Michaël Ruysschaert est arrivé en pleine tempête ou presque, en octobre 2020. Sur la même période, le monde de la montagne affrontait une pandémie, ayant cloué ses remontées mécaniques à l'arrêt.
Mais le nouveau dg de cette agence, qui se pose comme le bras armé touristique des deux départements alpins de Savoie et Haute-Savoie, n'est pas vraiment arrivé les mains vides : car son parcours a été jalonné d'ingrédients qui lui serviront à tisser sa toile.
Avec d'abord, un volet marketing qu'il a cultivé dès 2013, en prenant à l'époque la direction de la promotion des marques pour M6, après sept années passées au sein du groupe RTL à des postes de direction marketing. Puis en 2017, lorsqu'il quitte Paris pour devenir le directeur de l'office du tourisme d'Avoriaz (Haute-Savoie). « La crise de la quarantaine, avec une femme et trois enfants sous le bras », sourit-il, mais qui semble naturelle pour ce natif des Pyrénnées, dont les parents sont hôteliers. « Je n'avais rien à perdre et un regard neuf à apporter sur le monde de la montagne ».
Celui qui se définit avec « un ADN de marketeur » aura ensuite été l'artisan du renouvellement de la stratégie marketing de la station haut-savoyarde, en signant notamment un partenariat BlaBlaCar (trottinettes, covoiturage, etc), en développant des hôtels éphémères à l'échelle de la station, ou encore en accompagnant un projet de station de recharge hydrogène, qui naîtra finalement cet été, en son absence.
Depuis octobre dernier, c'est désormais à la tête du bras armé de l'Agence Savoie Mont Blanc qu'il officie. Avec, comme dernier projet dans les cartons, celui de créer de grandes Assises de la relance du tourisme, Demain Savoie Mont Blanc. Une démarche collaborative misant sur l'intelligence collective et associant jusqu'à 200 acteurs socio-économiques de la montagne, mais aussi des experts de différents domaines pour ouvrir les horizons.
Le tout, financé par les deux Conseils départementaux de Savoie et Haute-Savoie (montant non communiqué). Avec justement, l'ambition non pas uniquement de sortir de « cette » crise, mais de se projeter à plus long terme.