En Auvergne Rhône-Alpes, la direction régionale de Vinci Autoroutes se positionne comme "la" zone de test des nouvelles mobilités à l'échelle nationale. Dernier essai en date : un fourgon électrique Renault, équipé d’une remorque visant à accroître son autonomie. Actuellement en phase de tests, cette solution constitue un pas de plus vers l’objectif que s’est fixé Vinci, de réduire de 50 % ses émissions de CO2 d’ici 2030.Sur la centaine de véhicules que compte la flotte Vinci en Auvergne Rhône-Alpes, "les fourgons ne représentent que 15 % de la flotte, mais ils sont responsables de 50 % des émissions de CO2", annonce Jérôme Pissonnier, directeur d'exploitation adjoint et directeur régional.
D'où la volonté de mener des expérimentations avec des véhicules moins polluants. "Il fallait absolument trouver une solution", soutient le directeur régional. Un premier fourgon au biogaz a ainsi intégré la flotte régionale en septembre 2020. Depuis avril, un Renault Master ZE équipé d'une remorque de recharge électrique autonome conçu par la startup francilienne EP-Tender ainsi qu'un fourgon Fiat Ducato électrique sont en cours d'essai.
"En 2018, après les accords de Paris, l'objectif national de réduction de 40 % des émissions de CO2 d'ici 2030 a été fixé. A Vinci, nous nous sommes dits qu'il fallait agir sur les autoroutes, car elles participent à 20 % des émissions de CO2 dans les transports et 6 % du total en France", rappelle Jérôme Pissonnier.
Avec la nécessité de "donner l'exemple", Vinci s'est fixé l'objectif d'une réduction de 50 % des émissions de CO2 d'ici 2030.
La délégation régionale de Vinci en Auvergne Rhône-Alpes compte environ 400 salariés. Elle s'étend de Clermont-Ferrand aux portes du Vaucluse, soit environ 350 kilomètres. Cette zone est divisée en deux districts : A89/A72, entre Clermont-Ferrand et Lyon, et A46/A7, dans la vallée du Rhône.
La délégation régionale mise sur l'électrique
Ce n'est pas un hasard si ce test a lieu en AuRA: "Nous sommes le terrain de jeu de tout Vinci Autoroutes !". Jérôme Pissonnier ne cache pas sa satisfaction et son engouement à tester des véhicules professionnels plus écologiques sur les autoroutes de la région. Si l'expérimentation fonctionne, elle sera déployée dans d'autres délégation régionales.