Ce mercredi 30 mars, les automobilistes devront rouler bien moins vite dans les rues de Lyon. La Ville passe en effet d'une limitation de vitesse jusqu'ici appliquée en centre-ville de 50 km/h à 30 km/h.
Annoncée l'an dernier par l'exécutif écologiste, cette mesure a pour objectif de réduire l'accidentologie et "d'accélérer le bien-être", selon les mots du maire EELV, Grégory Doucet.
En 2021, c'était déjà près de 250 villes qui avaient franchi le cap. D'ailleurs, de premières études s'étaient intéressées au sujet, avec des résultats encore contrastés : du côté des bienfaits espérés, l'Ademe avait évalué dans une étude dont les enseignements remontent cependant à 2014 que les résultats du passage de 50 à 30 km/h sur les voies urbaines restaient contrastés, du point de vue de leur impact sur la qualité de l'air. Ils nécessitaient notamment, selon l'Ademe, de prendre en compte l'impact de ces mesures sur la congestion routière, avec « des variations importantes pouvant être enregistrées en fonction des typologies de zones choisies (avec des évolutions allant de -40 à +30% pour les concentrations de NO2 par exemple) ».
Cependant, une autre étude menée par le centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement (Cerema) sur la généralisation d'un dispositif de « ville apaisée » à 30 km/h depuis 2016 à Grenoble, sur 43 des 49 communes de la métropole (soit environ de 80 % de la voirie sur les 43 communes), évoquait en 2020 des plus-values à l'égard d'une baisse sensible des vitesses (« moins 5 km/h en moyenne par rapport à la situation avant le dispositif ») mais également « une accidentalité qui semble baisser, en nombre et en gravité, et les piétons particulièrement épargnés par les accidents » ainsi qu'une « diminution des trafics motorisés entre 2016 et 2018 (-9% de véhicules légers et - 20% de poids lourds) ».