La Métropole de Lyon franchit le pas d’une ZFE « pédagogique » dès septembre, mais obligatoire en janvier

Marie Lyan
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Il s'agissait d'un symbole à plus d'un titre pour la majorité écologiste : celui de brandir à nouveau la nécessité d'accélérer sur la question de la qualité de l'air pour se conformer aux seuils fixés par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), tout en franchissant une nouvelle étape, qui était désormais celle de faire entrer les véhicules détenus par les particuliers dans la danse.
La majorité EELV, soutenue par le groupe socialiste, défendait en effet depuis plusieurs semaines une amplification de sa Zone à faibles émissions (ZFE), à l'égard des véhicules diesels les plus polluants, détenus cette fois par les particuliers, Crit'Air 5.
Tout juste bouclée, la concertation publique de six mois, qui étudiait cette question ainsi que celle des aides et dérogations proposées pour accompagner cette nouvelle phase, a abouti ce lundi à l'adoption de cette proposition, souhaitée par la majorité écologiste du Grand Lyon, à 84 voix pour, 40 voix contres et 21 abstentions.
A savoir une extension du parc automobile concerné par la ZFE actuelle, qui intégrait jusqu'ici uniquement les véhicules professionnels disposant de vignettes Crit'air 3, 4, 5 ou non classés sur le périmètre de la métropole, qui s'étend lui-même sur les communes de Lyon, Caluire-et-Cuire et Villeurbanne.
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Et à l'issue de deux heures d'échanges où chaque groupe politique aura pris la parole pour exposer ses positions, le conseil métropolitain conduit par l'écologiste Bruno Bernard a finalement voté, sans surprise et malgré les nombreuses réserves de l'opposition, le principe de l'accélération de la zone à faibles émissions.
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Marie Lyan