RER métropolitain : à Lyon, un vieux dossier qui attend "un coup d'accélérateur"
Marie Lyan, Zoé Favre d'Anne et Stéphanie Gallo
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DR ZFA
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Ce dimanche, Emmanuel Macron a annoncé, via sa chaîne YouTube, la création de RER métropolitains au sein de dix métropoles de France. Une annonce qui a surpris les collectivités locales. Contacté par La Tribune, Jean-Charles Kohlhaas, vice-président métropolitain aux déplacements, à l'intermodalités et à la logistique urbaine du Grand Lyon s'est dit "très surpris des annonces d'Emmanuel Macron, mais agréablement surpris."
Rien ne laissait en effet présager de telles annonces, alors qu'un travail avait été engagé concrètement sur le sujet à Lyon depuis plusieurs années. "Cela avançait jusqu'ici très lentement, en raison principalement de SNCF Réseau, et donc de l'Etat, qui investit de manière très insuffisante dans les infrastructures ferroviaires depuis très longtemps", ajoute le vice-président.
Car à Lyon, la question du RER métropolitain est également celle d'un serpent de mer : ce projet est dans les cartons depuis plusieurs années. Il vise ainsi à s'appuyer sur les lignes TER existantes, en renforçant la fréquence des dessertes, mais également à intégrer des infrastructures comme le tram-train de l'ouest lyonnais ou la ligne de bus à haut niveau de service (BHNS) de Trévoux.
Objectif affiché : passer dans une première couronne (entre Lyon et les villes voisines de Tarare, Villefranche sur Saône, Bourgoin-Jallieu ou encore Brignais) à des dessertes au quart d'heure. Et sur le reste du réseau, à une fréquence de deux trains par heure. Mais un tel projet n'est pas attendu avant 2035 : si la Région, contactée plusieurs fois à ce sujet au cours des derniers mois, n'a toujours pas répondu à nos sollicitations à ce sujet, c'est parce que le dossier patine jusqu'ici.
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La vidéo, postée par Emmanuel Macron, a suscité de premières réactions de la scène lyonnaise : à commencer par le maire EELV Grégory Doucet qui, s'il ne détient pas la compétence transports mais demeure aux commandes d'une ville labellisée 100 villes neutres d'ici 2030 par la Commission Européenne, a renchérit : « Nous sommes prêts à Lyon. C'est une politique dans l'intérêt de toutes et tous. Make the train great again ».
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