Après avoir réuni un capital social de 5,8 millions d'euros, la coopérative basée dans le Lot travaille toujours sur une levée de fonds en titres participatifs (en cours), qui a récolté à ce jour près de 2,8 millions d'euros. Mais le chemin est encore long, puisqu'elle a estimé l'ensemble de ses besoins en financements à une quarantaine de millions d'euros au total, comme La Tribune le rappelait ici. Et ce, dans l'objectif de lancer sa ligne de transport de voyageurs entre Bordeaux et Lyon et d'accueillir à terme 1,4 million de personnes sur cette liaison.
Une somme qui devrait servir notamment à financer l'acquisition de sept autres rames (en plus des deux premières déjà acquises), ainsi que l'aménagement des espaces en gare, une campagne de recrutement et les besoins en fonds de roulement.
Pour débloquer la situation, on savait déjà que les quatre conseils régionaux concernés par son tracé pourraient jouer un rôle crucial dans les prochaines semaines, afin de se porter garants des prêts bancaires envisagés au sein du tour financier de la coopérative.
A ce sujet, les choses avancent mais doucement, puisque seule l'Occitanie a pour l'heure donné son accord de principe. Restent donc les régions Auvergne Rhône-Alpes, Grand Est et Nouvelle-Aquitaine, qui n'ont pas encore donné leur feu vert. L'enjeu reste de taille puisque Railcoop compte sur ce soutien pour solliciter, auprès des banques, une enveloppe de prêts de 36 millions, selon son business plan originel.
Mais en cette fin janvier, le projet a passé un cap supplémentaire et symbolique avec l'arrivée de la Métropole et de la Ville de Lyon qui, au terme de plusieurs mois de contact, viennent d'annoncer qu'elles rejoignaient toutes deux le capital de Railcoop.