Il y a six mois encore, le dialogue venait tout juste de s'engager concrètement entre la première coopérative ferroviaire Railcoop, et les services de SNCF Réseau, chargés d'attribuer des sillons et horaires, dans le cadre de l'ouverture à la concurrence du monde ferroviaire.
Et après quelques premiers grincements au démarrage, le président de Railcoop, Dominique Guerrée, dresse un constat « rassurant » : « les discussions sont bien engagées, les rapports entre les techniciens horairistes de la SNCF et nos équipes sont très bons ». Et d'ajouter que sur certaines portions, où il manquait notamment des bras pour assurer l'ouverture de sillons en après-midi comme dans le Massif Central, « la SNCF a joué son rôle et affecté des équipes ».
Résultat ? Railcoop table toujours sur une ouverture de sa première ligne emblématique entre Lyon et Bordeaux aux alentours du 11 décembre. Avec, au démarrage, une fréquence de 2 allers-retours par jour, et un départ qui devrait s'effectuer, côté Auvergne Rhône-Alpes, d'abord en gare de Lyon Perrache,afin de désengorger le nœud ferroviaire lyonnais,pour passer ensuite par Lyon Part-Dieu.
« Il nous faudra forcément jongler un peu avec les capacités disponibles, car même si une nouvelle voie a été ouverte à Lyon Part-Dieu et des travaux réalisés, les sillons demeurent très demandés dans la région et il est certain qu'à un moment donné, va se poser un enjeu en matière de nombre de trains et d'offre », reconnaît le président de Railcoop.
De son côté, la coopérative prépare activement son arrivée sur le marché ferroviaire régional, étape par étape : les huit premières rames ont été achetées à la Région Auvergne Rhône-Alpes, qui avaient proposé un tarif préférentiel pour acquérir son matériel d'occasion (pour un montant non communiqué), tandis que Railcoop a déjà mis une option sur 20 autres rames disponibles, cette fois en provenance du réseau ferré national.