"Nous sommes toujours confiants, mais nous avons besoin de plus de temps". C'est, en substance, les propos qu'ont tenu ce matin les dirigeants de Railcoop, qui se positionnait depuis quelques mois comme la première coopérative ferroviaire de France.
Mais force est de constater que deux obstacles majeurs se dressent encore sur la route du futur Bordeaux-Lyon, et ils vont désormais conditionner la mise en opérations de cette première ligne qui se voulait emblématique, et dont le lancement est désormais repoussé à une date encore inconnue.
Railcoop comptait en effet au départ sur un apport de 15 millions d'euros en fonds propres, et de 15 millions d'euros en prêts bancaires. Or, à ce jour, malgré plusieurs campagnes de financements, la coopérative n'a levé que 7 millions d'euros,dont 2 millions lors de sa dernière levée en titres participatifs.
Railcoop n'a toutefois pas rendu les armes et vient de s'adosser à une campagne de financement sur Lita avec d'autres Scop (Enercoop, Commons, Label Emmaius, etc) et prépare déjà un second round de sa levée de titres participatifs, qui pourrait être cette fois réservé aux personnes morales.