Accès français du Lyon-Turin : les autorités se renvoient la balle sur les 40 millions d'euros à trouver
Emma Rodot
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Ce devait être la troisième et dernière réunion de bouclage du financement des études sur les 150 kilomètres de voies ferroviaires françaises du Lyon-Turin. Jeudi 18 janvier, la Préfecture régionale d'Auvergne-Rhône-Alpes réunissait à nouveau onze collectivités territoriales (la région, cinq départements et cinq agglomérations, dont Lyon et Grenoble) autour de la table.
L'objectif : boucler au moins la moitié de l'enveloppe de 220 millions d'euros (170 millions pour le projet Lyon-Turin, et 50 millions d'euros pour le contournement nord de Lyon, dit « CFAL Nord »), afin de la déposer avant le 30 janvier auprès de l'Union européenne, qui en financerait ainsi l'autre moitié dans le cadre du « Mécanisme pour l'interconnexion en Europe ».
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À dix jours de la date butoir, alors que cet appel à projets européen ne reviendrait ensuite qu'en 2027 - soit un an avant l'échéance de la Déclaration d'utilité publique du tronçon - les collectivités ne se sont toujours pas mises d'accord : il manque en effet environ 40 millions d'euros, à trouver en moins de deux semaines, pour lancer la demande de subvention et derrière, le projet. Sans quoi les autorités, si elles veulent poursuivre la construction de voies d'accès entre Lyon et le tunnel côté français, devraient se mettre d'accord sans l'aide de l'Europe.
Emma Rodot