Perçu comme un ovni en 2005 lorsqu’il s’est installé à Lyon, le vélo en libre-service a depuis trouvé son public. Vingt ans après son lancement en précurseur dans la capitale des Gaules, JCDecaux et Cyclocity, sa filiale dédiée au cycle, dressent un bilan positif et envisagent l’avenir sous le signe de l’électrique.C'est « une deuxième révolution » pour les habitants. C'est par ces mots que le président du Grand Lyon, Bruno Bernard, qualifiait l'arrivée de la nouvelle génération de vélos électriques en libre-service (Vélo'v), installés fin janvier dans la Métropole. Une opération qui s'est déjà soldée par 165 000 trajets effectués en 10 jours, soit 9 % de locations en plus par rapport à 2024.
Avec un abonnement annuel compétitif à moins de 100 euros aujourd'hui, le vélo électrique pourrait en effet attirer de nouveaux usagers, estime JCDecaux, alors que l'ancienne génération n'a jamais trouvé son public en raison de son coût et du modèle consistant à louer sa propre batterie.
Un engouement rapide à son lancement
Car 2025 était aussi l'occasion de tirer un premier bilan, pour la capitale des Gaules, après deux décennies d'exploitation. En proposant des vélos en libre-service dès 2005 à Lyon et Villeurbanne, le Grand Lyon a fait figure de précurseur, rappelle Raynald Boidin, directeur adjoint de l'exploitation vélos en libre-service (Cyclocity) chez JCDecaux, groupe industriel spécialisé dans la publicité urbaine. À l'époque, l'engouement est rapide.
D'environ 150 stations et 2 000 vélos en 2005, la Métropole a doublé son parc en 2016 avant de passer au dispositif actuel en 2017 avec 428 stations et 5 000 vélos, la moitié désormais à assistance électrique (VAE).
« Depuis la pandémie, on observe une hausse constante du nombre d'usagers », révèle fièrement Laurent Vaudoyer, directeur régional Rhône-Alpes JCDecaux. Aujourd'hui, on décompte 92 000 abonnés, soit une hausse de 9,5 % par rapport à 2022. Des chiffres cependant encore loin de Paris et de ses 390 000 abonnés annuels en 2022.
Le taux de rétention s'établit quant à lui à 70 %, confie Raynald Boidin, un chiffre qui s'explique notamment, selon lui, par la population estudiantine et les déménagements.