L'Afer envisage de venir en aide aux 400.000 épargnants lésés

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L'empoignade prévue à Strasbourg lors de l'assemblée générale de l'Afer n'a pas eu lieu : Gérard Bekerman, président de l'Afer, a fait part de sa volonté de lancer une médiation pour "tourner la page" des deux fondateurs condamnés.

L'assemblée générale de l'Afer, mardi à Strasbourg, s'annonçait chaude même si Gérard Bekerman, président de l'Afer, n'avait guère de soucis à se faire sur le résultat des courses : la quasi-totalité des votes a déjà été enregistrée avant le 28 juin grâce à un vote par correspondance mis en place sur le site Internet de l'Afer. On attendait moins d'un millier d'épargnants au Centre des Congrès de Strasbourg, trop peu pour faire pencher la balance.

Depuis le début de l'année, l'association de défense des épargnants SOS Principes Afer ne cesse de demander à Gérard Bekerman, actuel président de l'Afer, de prendre position contre les fondateurs condamnés pour abus de confiance en décembre dernier et contre l'assureur du contrat, Aviva, afin d'indemniser les clients lésés. Le préjudice s'élèverait à 250 millions d'euros.

En fin de compte, la guerre n'a pas eu lieu. Le temps était même plutôt à l'accalmie...

Car Gérard Bekerman a profité de l'assemblée générale pour s'exprimer sur le sujet, souhaitant pouvoir tourner "cette page de notre histoire". Pour ce faire, il n'envisage toujours pas de poursuivre les fondateurs (Athias et Le Saux) au civil, ni l'assureur du contrat Aviva. La piste de la médiation a, en revanche, été largement évoquée afin d'obtenir une compensation pour les 400.000 épargnants floués. Elle permettrait, selon Gérard Bekerman, d'éviter aux épargnants des procédures juridiques longues, coûteuses et incertaines. Objectif de cette médiation : récupérer les 92 millions d'euros confisqués aux fondateurs lors du jugement afin de les redistribuer entre les épargnants victimes de l'abus de confiance.

François Nocaudie, fondateur de SOS Principes Afer, s'est prononcé en faveur de cette médiation, à trois conditions :

- Y être associée

- que l'assureur Aviva soit associé à cette médiation

- que les autres contentieux en cours entre SOS Principes Afer et l'Afer (frais de gestion de 1994 à 2003) ou en préparation fassent partie de la médiation.

Toutefois, il estime que le préjudice causé à 250 millions d'euros, bien plus que les 92 millions d'euros confisqués. Il n'a donc pas l'intention, pour l'heure d'arrêter les différents recours qu'il mène en justice.

La hache de guerre était déterrée depuis décembre dernier.

Quelques heures avant le début de l'assemblée générale, une telle réconciliation, même partielle, était totalement inconcevable. Depuis le début de l'année, en effet, François Nocaudie a dégainé tout l'arsenal juridique à sa disposition: missive sous forme d'ultimatum, ajout de résolutions à l'Assemblée Générale, et même, la semaine dernière, demande en référé pour reporter l'AG. La demande a été rejetée par le juge, et François Nocaudie a annoncé ce mardi que ses résolutions proposées en Assemblée Générale ont recueilli moins d'un tiers des voix sur Internet.

De son côté, Gérard Bekerman a décidé de proposer un accompagnement aux 400.000 épargnants lésés qui souhaitent aller au procès (informations, mise en relation avec un avocat...). Une ligne téléphonique pour répondre aux questions des adhérents a été mise en place le 21 juin dernier.

Devant l'ampleur du différent entre François Nocaudie et Gérard Bekerman, l'Elysée s'était même dit prêt à jouer les médiateurs.

Pour ne rien arranger, l'avocat Nicolas Lecoq-Vallon a rajouté de l'huile sur le feu à la veille de l'assemblée générale en ressortant la vieille histoire des contrats à cours connus qui ne concerne cette fois pas l'Afer, mais son assureur, Aviva.

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Commentaires
a écrit le 21/11/2011 à 16:53 :
Ce qui m'étonne c'est moi Jacques RICHIER , et mon prédecesseur Mr Jean-Philippe THIERRY ( à l'ACP aujourd'hui) de AGF ou ALLIANZ nous avons et continuons à spolier nos clients avec de vieux contrats comme le Nov'actifs. C'est pas pour celà que Mr Nicolas SARKOZY nous en empêchent. Alors qu'il avait promis de donner le droit de transfert en campagne présidentielle 2007
a écrit le 05/12/2010 à 16:28 :
Comment avez-vous su que vous faisiez partie des 400.000 lésés. Moi on ne m'a toujours rien dit. J'ai eu un récapitulatif de mes versements, c'est tout. Merci de me répondre si vous avez eu des détails car c'est une affaire qui aime à rester obscure !!!!

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