
Placements européens : que peuvent espérer les épargnants français ?
Des projets pour orienter l'épargne des ménages vers les entreprises européennes se multiplient, sans se concrétiser pour l'instant. Mais que valent vraiment ces placements ?
L'été 2013 a été plutôt bon sur le marché de l'immobilier ancien : à la fin août, 678.000 ventes ont été dénombrées lors des 12 mois précédents, soit le meilleur score de l'année, selon les chiffres du ministère. Les transactions restent tout de même en baisse sur un an de 7,4% malgré une lente remontée observée chaque mois depuis mars 2013.
Une note de conjoncture des notaires du 29 octobre ajoute qu'en Ile-de-France, zone tendue par excellence, 36.290 logements anciens ont été vendus de juin à août 2013, soit une hausse de 6% par rapport à juin-août 2012. "Il semble donc se confirmer qu'un point bas a été franchi au 1er trimestre 2013", assurent les notaires. Et que depuis, les volumes de ventes tendent à se redresser par rapport à l'année précédente.
Signe d'une offre mieux adaptée à la demande ? Oui, selon Ludovic Huzieux associé gérant du courtier immobilier Artémis courtage. "Les vendeurs se raisonnent et les acquéreurs sont prêts à faire des offres cohérentes pour des biens de qualité", explique-t-il.
Le toussotement du marché au premier trimestre 2013 a en fait donné du temps aux acquéreurs de résidences principales pour peaufiner leur dossier et arriver face aux vendeurs avec une idée bien précise des conditions d'achat auxquelles ils veulent souscrire. Résultat, même s'ils acceptent désormais que la hausse générale des prix de l'immobilier durant 10 ans ne se résorbera qu'à la marge, "leurs exigences sont en contrepartie renforcées", explique Ludovic Huzieux.
Désormais ils négocient quelques pourcentages de baisse des prix et portent une attention toute particulière à la qualité du bien. Ils reprennent en quelque sorte le pouvoir après plusieurs années de résignation. "A la fin 2010, deux tiers de nos clients n'auraient pas négocié le prix d'achat. Désormais 80% le négocient", indique le cofondateur d'Artémis qui réalise la très grande majorité de son chiffre d'affaires en Ile-de-France.
L'activisme des acheteurs est d'autant plus renforcé qu'ils voient poindre la hausse des taux d'intérêt de crédits et veulent profiter de taux bas pendant qu'il est encore temps.
La reprise est-elle pour autant durable ? Surement pas si les taux de crédits immobiliers remontaient trop rapidement. Ce qui n'est pour l'instant pas le cas, comme l'indique l'Observatoire référent en la matière Crédit Logement/CSA : "depuis juillet, lestaux remontent doucement. Ils ont ainsi repris 14 points de base en trois mois, pour s'établir à 3.04 % en septembre, dans l'ensemble".
Le marché des résidences principales reste néanmoins sous perfusion. "Tenu par des taux bas, il se stabilise aux niveaux de 2012", juge Laurent Vimont, président de Century 21. Ce qui masque dans les chiffres globaux le retrait des investisseurs particuliers de l'immobilier ancien qui préoccupe fortement les agents immobiliers.
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Laurent Vimont constate ainsi pour Century 21 un recul "du volume des ventes globales aux investisseurs de 5% au second semestre 2012, de 5% au premier semestre 2013, et de 6% au troisième trimestre 2013". Chez Guy Hoquet, le directeur général Fabrice Abraham déplore pour sa part un recul de 15% des ventes aux investisseurs au troisième trimestre 2013. Il l'explique principalement par la médiatisation de
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De même, Laurent Vimont attribue la chute des ventes aux investisseurs depuis l'intronisation au ministère du logement de Cécile Duflot au triptyque "réquisition, taxation, réglementation" orchestré, selon lui, par la ministre.
A ce jour, les agents immobiliers prévoient un volume de transactions dans l'ancien pour 2013 d'entre 600.000 et 650.000 logements.