Immobilier : l'activité du bâtiment s'améliore mais ce n'est pas encore çà

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Entre 15 000 et 25 000 mises en chantier de plus que prévu en 2013. Signe de reprise de la construction ? REUTERS
Entre 15 000 et 25 000 mises en chantier de plus que prévu en 2013. Signe de reprise de la construction ? REUTERS (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2012. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
La Fédération française du bâtiment prévoit entre 15.000 et 25.000 mises en chantier de plus que prévu en 2013. Mais attention, les signes de reprise sont faibles.

La Fédération française du bâtiment (FFB) a annoncé ce mardi que l'activité du secteur en 2013 sera moins mauvaise que prévue. Elle table sur 330.000 ou 340.000 logements mis en chantier, contre 315.000 initialement. Toutefois, "il ne faut pas confondre moindre baisse avec sortie de récession, et encore moins reprise", a estimé son président Didier Ridoret, selon lequel "l'euphorie n'est pas de mise, ni au plan général, ni pour l'activité du secteur, qui sera vraisemblablement en recul sur l'ensemble de l'année de 2,6% en volume".

En 2013, il n'y a pas de "décrochage supplémentaire"

Fin 2012, la FFB anticipait un repli de 3,5% en volume. Le pronostic de la FFB des mises en chanter pour 2013 ne traduit que "l'absence d'un décrochage supplémentaire", selon Didier Ridoret. Malgré ce léger signal positif, l'activité du bâtiment, "reste et restera à la peine", estime-t-il. "Le retour à des temps réellement meilleurs, avec environ 2% de croissance du PIB par an, ne se profilera pas à l'horizon, tant que l'investissement sera en baisse et que les déficits perdureront". En outre, si le chômage persiste, "il y a des chances pour que l'activité reste mal orienté encore quelques trimestres", prédisait Benoît Heitz, économiste à la Société Générale. "Quand les perspectives d'emploi ne sont pas bonnes, les gens n'ont pas forcément envie de s'endetter, et s'ils ont envie de s'endetter, les banques n'ont pas forcément envie de leur prêter s'ils ne sont pas dans une situation très stable", expliquait l'analyste il y a quelques jours.

Le secteur du bâtiment va perdre 40.000 emplois en un an

Au premier semestre, le secteur du bâtiment a affiché 24.000 salariés et 6.000 postes d'intérim de moins par rapport à la même période de 2012. La FFB maintient ainsi sa prévision de 40.000 emplois perdus dans l'année, en incluant l'intérim. Compte tenu de cette conjoncture dégradée, Didier Ridoret a réitéré sa demande d'un abaissement de la TVA à 5% sur les travaux d'économie d'énergie. "Certes, le passage de 10% à 5% coûte environ 660 millions d'euros mais cette mesure est seule à même de dynamiser le marché", estime-t-il. La FFB attend une annonce en ce sens lors de la 2e Conférence environnementale, vendredi et samedi. Elle demande en outre une refonte du prêt à taux zéro (PTZ+) "dans les meilleurs délais" afin de soutenir la primo accession à la propriété, "l'homme malade du secteur".

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Commentaires
a écrit le 17/09/2013 à 20:14 :
haha!!!!!!!!!! hey, il y a 25 % de demandes de permis en moins, et on va rire ca va etre le bain de sang.... ft avoir une case en moins pour faire un duflop au lieu de payer ses impots, memes lourds, parce que vu les contraintes qui vont venir et les charges et impots qui vont tomber quand les gens seront pris au piege....
Réponse de le 17/09/2013 à 20:58 :
Winston Churchill a dit :"L?Angleterre s?écroule sans l?ordre, la France se relève dans le désordre." Alors plus d'activité dans le bâtiment, c'est crédible !!!
La France : plus grosse bulle immobilière européenne
En savoir plus sur http://votreargent.lexpress.fr/immobilier/les-prix-de-l-immobilier-francais-sont-les-plus-surevalues-d-europe_312936.html#CQDEw45YKsMJqx31.99 
a écrit le 17/09/2013 à 17:31 :
doit être très contrastée selon les régions. Effectivement à Paris, dans les grande villes en général et sur la "Côte" il me semble que la construction repart. Mais dans certaines régions plus rurales, où les municipalités, les particuliers et les entreprises sont ruinées, c'est totalement au point mort, limite sans espoir.
Réponse de le 17/09/2013 à 19:03 :
Dans l'ensemble, les particuliers n'ont jamais eu les moyens de payer les prix ayant doublé...Prenez les revenus médians des ménages et calculer la capacité d'emprunt des ménages si vous en doutez. Comptez le nombre de personnes capables d'acheter sans vendre, sans piocher dans les économies des parents et sans bénéficier de PTZ... Les particuliers ruinés, ils ne le savent pas encore. Pour beaucoup, ils ignorent qu'ils sont les derniers entrants d'une pyramide de Ponzi et ne sont pas conscient d'un point : Il faudra bien que quelqu'un paye les 100% de PV immobilières des uns.
Réponse de le 17/09/2013 à 20:06 :
@plus... : Ce que vous ne comprenez pas c'est que nous nous dirigeons vers un monde où une poignée de propriétaires (dont l'état) de moins en moins nombreux (mais fortunés) seront acquéreurs de l'ensemble du parc. Les autres, de plus en plus nombreux, seront exclus de l'accession à la propriété et locataires à vie. L'immobilier bon marché a été un rêve entretenu par les trente glorieuses, une croissance à deux chiffres, un coût du travail relativement bas,une énergie et des matières premières très bon marché et un foncier disponible, sans parler des nouvelles normes environnementales qui font encore grimper la facture. Aucun de ces facteurs ne repartira à la baisse à court ou moyen terme, rendant le coût de la construction de moins en moins abordable pour les non-institutionnels. Être propriétaire est et deviendra de plus en plus un luxe pour la grande majorité des français qui devront se loger quoi qu'il arrive...
Réponse de le 17/09/2013 à 22:13 :
Vous croyez que les jeunes qui peuvent payer pour subventionner cette bulle resteront sagement à se faire tondre dans les zones où l'immobilier est 2 à 6 fois plus cher pour 30% de revenus supplémentaires? C'est mal connaître les tendances actuelles! On serre les dents le temps d'avoir l'expérience sur le CV et on met les voiles. "L'immobilier bon marché a été un rêve entretenu par les trente glorieuses" : L'immobilier cher n'est que le résultat de subvention au profit de la même génération! Votre lobby gueule assez pour conserver les PTZ et Scellier pour que vous sachiez qu'ils maintiennent les acheteurs solvables non? Par quelle magie pensez vous que l'état rachètera le parc avec ses 1800 milliards de dette? Par quelle magie pensez vous que des fous achèteront des studios à 150 000 euros sans pouvoir les rentabiliser? Vous croyez peut-être que les marchés vont nous laisser monter les APL pour permettre une hausse des loyers? "Être propriétaire est et deviendra de plus en plus un luxe pour la grande majorité des français qui devront se loger quoi qu'il arrive..." : C'est mal connaître les politiciens. Vous avez vu le lien entre l'immobilier pas cher la génération des trente glorieuses. Dommage, vous ne voyez pas le lien avec les plus-values qui enrichissent cette même classe d'électeur! Si le nombre de propriétaires passe en dessous de 50%, vous vous imaginez qu'ils concentreront les mesures clientélistes sur qui? L'élection de la gauche, vous pensez que c'est sans lien avec les exonérations fiscales de la droite pour les détenteurs de patrimoine immobilier? Pari : Dans 4 ans, on pourra vous dire qu'il fallait savoir prendre le risque d'attendre et de mettre des loyers dans le vent. Et si c'est pas le cas, nous serons déjà là où l'immobilier a déjà perdu 40 à 50% en deux ans.
Réponse de le 18/09/2013 à 6:11 :
Arrêtez de réfléchir en terme de rationalité car l'immobilier en France ne l'a jamais été. Malgré la fin des aides depuis un an, les prix continuent de monter et la construction et la distribution de crédits repartent doucement.
Réponse de le 18/09/2013 à 6:21 :
Une baisse de 50% dans 4 ans... Ben voyons! Vous n'avez pas lu la fin de mon post sur les coûts réels et incompressibles de la construction. Même si l'immobilier baisse, la remontée des taux créera une illusion d'immobilier bon marché mais la note finale sera encore plus salée. Au milieu des années 70, l'immobilier était abordable au plus grand nombre avec des taux à ...12% (faites le calcul des sommes versées à la banque sur 20 ans!). Ne prendre qu'un paramètre est réducteur d'autant que les transactions continuent, les programmes neufs se vendent, mais de moins en moi s au particulier, que vous le vouliez ou non...
Réponse de le 18/09/2013 à 8:45 :
"Vous n'avez pas lu la fin de mon post sur les coûts réels et incompressibles de la construction." : 1500 euros de coût de construction, c'est bien ça? A plus de 4000 euros du m², le foncier n'y est pas pour beaucoup? "Ne prendre qu'un paramètre est réducteur d'autant que les transactions continuent, les programmes neufs se vendent, mais de moins en moi s au particulier, que vous le vouliez ou non..." : Les chiffres montrent qu'on construit à tour de bras en effet! Il y a tellement de clients se substituant aux particuliers que vos collègues en sont à baisser les prix et à limiter la production pour ne pas se retrouver avec des stocks.
Réponse de le 18/09/2013 à 10:17 :
Le gouvernement qui a reçu récemment une note sur les "méfaits" de la propriété sur les employés concernant l'absence de mobilité professionnelle est en train de tout mettre en ?uvre (fiscalité) pour attirer de nouveaux les investisseurs institutionnels dans la construction. Le gouvernement ne l'avouera pas mais il ne veut plus d'une France de propriétaire. Je le répète donc et malgré vos ?illères il faudra vous y faire (ou réagir par les urnes), l'accession à la propriété sera de plus en plus réservé aux institutionnels, français fortunés et l'état (qui va s'endetter pour construire du logement social), pour les autres ce ne sera qu'un rêve inaccessible et l'obligation de rester locataires à vie. Allez, on en reparle dans 10 ans...
Réponse de le 18/09/2013 à 11:31 :
Ce n'est pas le marché qui est irrationnel, ce sont les acteurs et leur besoin irrépressible d'accéder à la propriété.
Réponse de le 18/09/2013 à 16:42 :
12% de taux d'intérêt dans les 70's, mais pour combien d'inflation ? Le taux réel était en fait négatif pour les particuliers ! Et sinon, dans la belle société que vous nous promettez, quel sera le levier pour que les gens se lèvent et aillent bosser ? Et à qui on va taper du fric pour payer ces gens qui resteront chez eux ?
Réponse de le 19/09/2013 à 2:23 :
Etre locataire ne serait pas un problème avec des loyers corrects. Avec les premiers logements capable d?accueillir une famille à plus de 1000 euros par mois à 40 minutes à la ronde, autant foutre le camp et s?asseoir sur 30% de salaire supplémentaire pour aller là où l'immobilier est 3 à 5 fois moins cher!
a écrit le 17/09/2013 à 16:16 :
Je ne sais pas, mais je vois en effet des tas de HLM sortir de terre et des rond-points et trottoirs refaits un peu partout. Heureusement que nos amis les élus ont à coeur de dynamiser notre économie. Sans eux, nous n'aurions plus rien...
Réponse de le 17/09/2013 à 18:14 :
@C'est vrai,C'est avec nos impôts, pas de quoi s'en réjouir!
Réponse de le 18/09/2013 à 0:15 :
mais je ne m'en réjouis pas, je me moque... que nous rester-t-il bientôt d'autre que l'humour?
Réponse de le 18/09/2013 à 20:09 :
il le faut bien pour que les entrepreneurs aient encore du boulot.

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