Immobilier en 2014 : peu d'espoir de rebond dans le neuf

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2013 fut une année de correction modérée sur le marché de la construction de logements en France. Selon les statistiques du ministère du Logement, presque 332.000 logements ont ainsi été mis en chantier dans un contexte économique morose, soit bien moins que le demi-million visé par le gouvernement. Les mises en chantier de logements neufs en France ont reculé de 4,2% en 2013 comparé à l'année précédente. Au final ce chiffre de 332.000 est inférieur à la moyenne des dix dernières années, qui était de l'ordre de 347.000 logements.
La tendance s'est en revanche dégradée en fin d'année, puisque les mises en chantier ont chuté de 10,4%, à 85.698 logements produits sur le seul quatrième trimestre, comparé aux trois derniers mois de 2012.
La demande plus faible de logements neufs "est liée avant tout à la situation économique, au fait que la croissance reste très modérée et que le chômage demeure à des niveaux élevés. Elle est liée aussi à des niveaux de prix élevés et aux mesures de resserrement fiscal" qui ont découragé une partie des investisseurs, qui achètent pour louer, note l'économiste.
De son côté, Bruno Heitz, à la Société Générale, se dit "surpris par la résistance" du marché immobilier, dans un contexte très défavorable, mais ne distingue pas de véritable "facteur de rebond en 2014". "J'ai du mal à voir ce moteur de l'économie redémarrer tant que l'environnement global ne connaîtra pas une reprise plus affermie, car les incertitudes sur l'avenir - celles des ménages, quant à leurs revenus, et celles des investisseurs, quant à la capacité des locataires à payer le loyer - demeurent un frein majeur", avance-t-il. Selon la dernière étude trimestrielle de l'Insee, les promoteurs ont été plus nombreux à indiquer une augmentation de leur stock de logements invendus au cours des dernières semaines.
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Ce recul de la demande est aussi lié au niveau élevé des prix de l'immobilier neuf: Résultat, de plus en plus prudents, les promoteurs lancent moins de programmes, redoutant d'avoir du mal à les commercialiser, souligne le Crédit Foncier. Ainsi les prix de revient - coût du foncier, coût de la construction et coût des honoraires - ont-ils augmenté de plus de 28% en Ile-de-France entre 2005 et 2011, et de 55% en dehors, indique cette source. Toutefois, les niveaux historiquement bas des taux d'emprunt, aux alentours de 3%, compensent en partie le haut niveau des prix. Ils redonnent du pouvoir d'achat immobilier aux ménages, qui empruntent davantage, à moindre coût. Ces taux devraient cependant remonter légèrement cette année.
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