Et si vous placiez vos économies au beau milieu des sapins ? Investir dans les forêts peut vous sembler une idée saugrenue mais ce genre de placement bénéficie de dispositifs d'incitation fiscale depuis près de quinze ans. Si l'investissement forestier n'offre pas des rendements mirobolants comparé à d'autres placements, il vous permet d'alléger votre facture fiscale, pour l'impôt sur le revenu comme pour l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF), tout en diversifiant votre portefeuille et en contribuant à un mouvement plutôt vertueux au niveau écologique.
Inciter les particuliers à investir dans la reforestation était l'objectif de la loi d'orientation sur la forêt de 2001. Elle a donc mis en place un dispositif d'encouragement fiscal à l'investissement en forêt, aussi appelé Défi forêt. Il se divise en 3 catégories :
La loi de finances rectificative pour 2015 a étendu ces différents bonus aux personnes réalisant un investissement dans un groupement d'intérêt économique et environnemental forestiers (GIEFF).
Autre avantage fiscal, et de taille, pour l'investissement dans les forêts : l'exonération de 75% d'impôt de solidarité sur la fortune (ISF). En effet, si vous possédez un terrain forestier, seulement 25% de la valeur de celui-ci sera prise en compte dans le calcul de votre patrimoine (sur lequel se basera l'ISF). Si vous investissez via un GIEFF, l'exonération sera de 50% du montant des parts détenues.
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L'exonération est aussi de 75% pour les donations et successions, jusqu'à 76.000 euros (50% au-delà). Le marché des biens forestiers étant assez fermé, la plupart des terrains sont transmis lors d'une succession. Si vous héritez d'une forêt, vous savez désormais à quoi vous avez droit.
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