Immobilier : les prix en Ile-de-France atteignent des records

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(Crédits : © 2010 Thomson Reuters)
Au deuxième trimestre, en Ile-de-France, les prix des logements anciens ont encore augmenté de 2,5% et devraient poursuivre leur hausse au second semestre. A Paris, les prix atteignent un nouveau record à 6.680 euros le mètre carré.

Les prix des logements anciens en Ile-de-France ont poursuivi leur hausse au deuxième trimestre, dans des volumes en nette progression par rapport à l'an dernier mais encore loin de leurs niveaux observés avant la crise, selon la note de conjoncture des notaires d'Ile-de-France publiée ce jeudi. Les prix et les volumes devraient continuer à augmenter au second semestre, a déclaré à Christian Lefebvre, président de la Chambre des notaires de Paris-Ile-de-France.

A Paris, les prix des appartements anciens devraient afficher une progression à deux chiffres sur l'année 2010. Quant à l'activité, elle devrait être soutenue par la réforme en vue pour 2011 du dispositif fiscal Scellier, a-t-il précisé lors d'une interview, en marge d'une conférence de presse. "On a une pénurie (d'offres) qui fait que les prix continuent à augmenter", a-t-il dit. "Il est probable que l'on arrivera sur la fin de l'année à une progression à deux chiffres."

Au cours du deuxième trimestre, les appartements parisiens ont vu leurs prix monter de 3,1% en variation trimestrielle et de 9,8% en variation annuelle, atteignant un prix moyen record de 6.680 euros par mètre carré, selon l'indice notaire-Insee. "On a rattrapé la crise et on l'a dépassée en termes de prix pour Paris", a souligné Christian Lefebvre.


Franchir le pas

Mais, soulignant que la solvabilité des ménages sera vite érodée si les prix continuent à grimper au même rythme, les notaires estiment que les prix sont proches de leurs plafonds. Sur l'ensemble de la région Ile-de-France, la hausse des prix des logements anciens (maisons et appartements) a atteint 2,5% au deuxième trimestre, le même rythme que celui du premier trimestre, et 7,8% en variation annuelle.

En ce qui concerne les volumes, "on peut imaginer que les dispositions fiscales qui vont intervenir à partir du premier janvier 2011 inciteront les acquéreurs et les investisseurs à franchir le pas", selon le président de la Chambre des notaires. Le risque d'une remontée à terme des taux d'intérêt, qui ont touché leurs plus bas niveaux depuis 1964, pourrait être une incitation supplémentaire.

"Tous les facteurs sont là aujourd'hui pour inciter les vendeurs à vendre et les acheteurs à acheter. Même les secondo-accédants ont intérêt à vendre avant d'acquérir un nouveau logement, avec la reprise des crédits relais", a déclaré Christian Lefebvre.

Les volumes sur le marché de l'ancien ont progressé de 38% avec 44.740 transactions en Ile-de-France au deuxième trimestre par rapport à la même periode de 2009, et de 32% à Paris avec 8.840 transactions. Toutefois, ils restent en retrait de 8% sur la région et de 19% à Paris par rapport à leur niveau moyen des deuxièmes trimestres de la période 1999-2007, avant la crise.

 

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