Impôts : Eric Woerth n'a pas renoncé à toiletter certaines niches fiscales

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Le ministre du Budget, Eric Woerth, veut s'attaquer à d'autres niches fiscales pour rééquilibrer la fiscalité en faveur du travail mais confirme qu'il n'y aura pas de "coup de rabot global".

Lors d'un déplacement ce mercredi à Créteil, Eric Woerth a précisé qu'il ferait des propositions au chef de l'Etat et au Premier ministre, en vue de corriger certaines niches fiscales, propositions qui pourraient être intégrées au projet de budget 2010 que Bercy doit boucler d'ici la fin de la semaine prochaine. "Il y a quelques avantages fiscaux dont on peut considérer qu'ils ne sont pas totalement en ligne avec la politique du gouvernement, par exemple des revenus qui sont moins taxés quand ce ne sont pas des revenus du travail et plus taxés quand ce sont des revenus du travail", a-t-il déclaré à la presse. "Donc il y a une cohérence à mettre et on fera quelques propositions pour essayer de continuer à être vraiment cohérents avec nous-mêmes, notamment vis-à-vis du travail".

Eric Woerth a toutefois souligné que "nous ne ferons pas de coup de rabot global sur les niches fiscales parce que cela pourrait être interprété comme une augmentation de la fiscalité". "On ne le fera pas en ces périodes de crise."

Prié de dire quand Bercy bouclerait le projet de loi de finances pour 2010, il a répondu : "nous devons envoyer le texte, vous savez il y a un long processus : conseil d'Etat etc..., on doit l'envoyer d'ici la fin de semaine prochaine."

Côté dépenses, "on serre vraiment bien la dépense publique, l'Etat, je trouve, a rarement tenu autant sa dépense publique". "On est en train de regarder définitivement la problématique des recettes", a-t-il ajouté, précisant que Nicolas Sarkozy et François Fillon devaient encore trancher sur la taxe professionnelle, la taxe carbone et les niches fiscales.

"Il y a un certain nombre de décisions qui sont à prendre, les choses sont sur la table, évidemment, prêtes à ce que les arbitrages soient rendus", a-t-il dit. Les taxes professionnelle et carbone, ce sont "deux sujets énormes", a-t-il ajouté. "Le PLF, c'est le début d'une transformation de notre fiscalité, on passe par exemple pour les entreprises d'une imposition sur la production à une imposition sur la pollution."

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Commentaires
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Woerth serre probablement la dépense de l'état, mais quid de la fiscalité locale qui progresse au grè du clientélisme local et de la multiplication des "machins" ?
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
"on serre vraiment bien la dépense" dit M. WOERTH, a t-il pris en considération les 70 MILLIARDS D'euros des niches fiscales dans ses dépenses, sans compter les exonérations sociales car ces non recettes sont des dépenses (ou subvention) déguisées. En tout cas ce qui est énorme c'est bien le déficit cumulé de la France.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
La "république française" n'est pas seulement un paradis fiscal mais un paradis du déficit et des rodomontades gouvernementales. Quand ferons-nous l'Evolution que nombre d'états "développés" ont faite avant nous? Cela fait deux siècles que nous attendons
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Bien d'accord acec "Linspecteur", le clientèllisme local et national SONT DES SPORTS DE HAUTE VOLTIGE pour NOS ELUS CARRIERISTES et LIMITE VOYOUS, mais que voulez vous AVEC DES PARLEMENTAIRES QUI DORMENT , et EN PROFITE BIEN !
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
et encore du changement en perspective, comment construire lorsque les reglès évoluent tous les ans.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Il faudrait déjà donner l'exemple en revoyant les salaires et pensions des députés, et autres personnels à leur disposition ainsi que les sommes versées pendant 5 ans aux députés non réélus voir http://www.politique.net/2008082101-le-salaire-des-deputes.htm et les retraites dorées http://www.marianne2.fr/Sarkozy-augmente,-regime-special-des-deputes,-le-Tous-pourris-repart-a-la-hausse_a80588.html

Il faudrait également débattre au niveau mondial des règles des marchés financiers en matière de produits financiers qui sont plus proches du pari que de l'investissement économique et bien entendu revoir les bonus des traders qui touchent quand ils font du chiffre mais n'ont pas de baisse lorsqu'ils se plantent.


Il faudrait aussi arrêter de prendre les professionnels libéraux pour des vaches à lait car ils sont dans le colimateur avec la révision de la taxe professionnelle qui leur sera défavorable et pour les médecins généralistes ce sera même pire puisque ce ne sont pas eux qui fixent leur rémunération, bien que leurs charges augmentent chaque année, la grogne sur leur manque de disponibilité, alors qu'ils passent de + en + de temps en paperasserie, entre autres choses pour monter les dossiers COTOREP de personnes envoyées par le pôle emploi qui souhaitent voir glisser une partie des chômeurs vers d'autres budgets.

Quant à la taxe carbone, il faudrait plutôt agir sur le sur-emballage, les produits industriels qu'on nous impose et qui pourraient être fabriqués sur place et donc générer moins de carbone, aider les entreprises en ouvrant les vannes du crédit pour accélérer le déploiement des actions de développement durable.

Les niches fiscales, facile de discourir là dessus alors que nombreux sont ceux qui ont bp d'argent et investissent hors de France ou sont dans des paradis fiscaux ! Ce seront ceux qui sont respectueux des règles qui vont trinquer et en cette période de crise franchement, il y a d'autres priorités. Le calcul du réel intérêt de lancer un emprunt national par exemple serait plus judicieux !
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Qu'Eric WOERTH et consorts cessent de nous bassiner avec ces mauvais Français; il y a de bonnes raisons à la méfiance instinctive que nous nourrissons vis-à-vis de ceux qui nous gouvernent, forts de l'appui sectaire de "leurs" électeurs. La France manque cruellement d'Hommes d'Etat, si elle est riche d'hommes politiques, et elle souffre de la morale catholique qui fait passer les "grands principes" avant le réalisme et nous vaut cette instabilité depuis deux siècles. Pour retrouver une démocratie apaisée et confiante, il faudrait avoir le courage de remettre en cause les rentes de situation qui pourrissent la société française et ne pas craindre de consulter les électeurs plus souvent

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