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Le ministre de l'Education nationale pourrait modifier à la marge les rythmes scolaires à la rentrée prochaine.
Semaine de 4 jours, vacances d’été raccourcies… Le sujet échauffe les esprits depuis le lancement de la conférence nationale sur les ryhtmes scolaires en juin 2010 : parents, enseignants, élèves mais aussi collectivités territoriales, professionnels du tourisme et congrégations religieuses, bref toute personne susceptible d’être concernée.
Le débat est reparti de plus belle depuis que l’agence spécialisée AEF a relayé vendredi les pistes de travail du comité de pilotage sur les rythmes scolaires. Des pistes déjà évoquées ces dernières années tant par le gouvernement que par les collectivités locales, les parents d’élèves et étayées par de nombreux rapports tels ceux de l’Académie des sciences ou de l’ inspection générale.
Constat
Le constat n’est que trop connu. Les élèves français sont parmi ceux des pays développés qui ont le moins de jours de classe (et donc le plus de vacances), mais le plus d'heures de cours. En primaire, selon l'OCDE, les petits Français suivent 864 heures d'enseignement par an contre... 608 en Norvège et 622 en Allemagne ! A l'inverse, les élèves de primaire ont 144 jours de classe contre 185 pour la moyenne européenne. Et la réforme de la primaire à la rentrée 2008 a encore alourdi les journées avec la suppression des samedis et leur remplacement par 2 heures d'accompagnement personnalisé les jours de classe, Plusieurs rapports sont venus étayer cette thèse dernièrement.
Le rééquilibrage des cours en primaire sur 4 jours et demi, voire 5 jours et le raccourcissement des vacances d’été, est donc préconisé depuis longtemps. La circulaire de rentrée 2010 recommandait déjà aux recteurs d’encourager la semaine de 4 jours et demi chaque fois que cela était possible. Dans les faits, les conseils d’école ont déjà le droit d’infléchir le système actuel pour basculer sur 4 jours et demi avec des cours le mercredi ou le samedi matin. Mais une école seule peut-elle prendre une telle décision au risque de se couper de toute l’organisation périscolaire de sa commune (transports scolaires, cantine, centres de loisirs…). Certaines municipalités ont bien tenté de sauté le pas, comme Lille, mais on fait machine arrière.
Ouvrir l’école
En ce sens, les recommandations que présentera fin juin le comité de pilotage pourraient bénéficier d’un statut plus officiel. Selon un membre du comité, seront exposées les pistes qui font consensus, quant aux autres, elles pourraient faire l’objet de plusieurs scénarios. Au gouvernement de trancher ensuite. Pour l’heure, les pistes évoquées ne sont pas encore stabilisées, insiste ce membre. Le comité doit encore se réunir les 8 et 14 juin. Si la fin de la semaine de 4 jours fait consensus ainsi que la sanctuarisation d’un pause méridienne d’une heure et demi et deux heures d’accompagnement éducatifs incluant l’aide aux devoirs, le rabotage des vacances d’été de 15 jours fait encore débat ainsi que son éventuel zonage. Restera aussi à affiner le rythme des vacances intermédiaires. Concernant l’horaire quotidien (5 heures maximum sont proposées de la primaire à la 5ème et 6 heures en 4ème et 3ème), il pourrait faire l’objet d’âpres débats, notamment dans le secondaire, où les disciplines ont plus de poids. Pas sûr non plus que la volonté "d’ouvrir l’école aux collectivités, aux parents, aux associations" soit du goût de tout le monde.
Quoiqu’il en soit, il ne faut rien attendre de concret avant la rentrée 2013, les calendriers scolaires étant calés pour 3 ans. Luc Chatel a laissé entendre que des aménagements à la marge pourraient intervenir dès septembre, mais la présidentielle de 2012 pourrait changer la donne.
Amar a écrit le 31/05/2011 à 15:33 :
Aucun ministre ne pourra faire l'hunanimité au sein du gros mammouth qu'est l'éducation nationale. On ne peut pas changer leurs petites habitudes sinon ils descendent dans la rue. Je ne parle même pas de leurs privilèges qui attirent encore bon nombre de futurs raleurs. Non franchement, tant d'inertie est décourageant !!
Solidarité a répondu le 31/05/2011 à 16:19 :
Mais la gauche va remédier à tout ça. Hein la Gauche et ses éternels bons clients de l' Education Nationale et de la fonction publique (surtout territoriale, inflation de création de postes, productivité proche des pays de l'Est, absentéisme record). Camarades nantis. M'enfin c'est vrai pas tous, y en a qui douillent quand même, faut pas exagérer, allez dans les banlieues difficiles pour voir. Ouais une minorité de volontaires désignés qui justifie les énormités du reste.
Lys a répondu le 31/05/2011 à 20:14 :
vous semblez bien râleur aussi... et si ce métier présente tant de privilèges, pourquoi ne l'exercez-vous pas ? les concours sont très difficiles à obtenir et il faut de plus en plus de diplômes... et c'est peut être là que certains bloquent...
Ademar a répondu le 04/06/2011 à 21:46 :
Amar, votre message dégouline de haine et de frustrations contre les professeurs. J'aimerais bien vous voir à l'oeuvre devant une classe de 30 élèves de banlieue...
Il me fatigue ce mec a écrit le 31/05/2011 à 11:18 :
Il commence à me donner le touni, un peu comme l'autre. Entre nous, je préfère V. Pécresse, compétente, aimée par les étudiants (ce qui est un truc quand même très rare quand on est ministre de l'enseignement sup) et discrète. Le fait est que cette ministre dénote dans le gouvernement actuel, elle serait mieux avec Borloo.
matheo a écrit le 31/05/2011 à 10:05 :
ON S'apercoit que l'éducation ne devrait plus dépendre des élus .a Chaque ministre on change ,on invente une commission mais on ne travail qu'en fontion des voix aux élections sans s'occuper des enfants
odette a écrit le 31/05/2011 à 00:29 :
C'est le pire des ministres de l'Education National que nous ayons eu. indécis, sans aucune valeur personnelle -se souvenir lorsque des centaines d'enseignants se sont fait voler des milliers et des milliers d'euros par la CAMIF , il avait annoncé que tout le monde serait remboursé - c'était pour apaiser tout le monde ! un bluff !
sarlatg a écrit le 30/05/2011 à 23:56 :
Waouh, que de nouveautés ! Mais la réflexion sur les rythmes scolaires, est-ce que cela n'est que ça ? Est-ce que ce n'est pas plutôt de s'interroger sur : - le rythme de chaque semaine de cours, et notamment l'intégration du sport, des activités artistiques, et de l'ouverture aux enjeux de notre société - le rythme d'apprentissage de chaque enfant, pas cycle, par module, plutôt que par année, avec ses redoublements stigmatisants ? France Energies, oser un nouveau parti http://www.france-energies-2012.fr/xwiki/bin/view/Socracy/Rythmes-scolaires-de-quoi-parle-t-on-
endwina a répondu le 15/08/2011 à 17:42 :
Aucun ministre ne pourra faire l'hunanimité au sein du gros mammouth qu'est l'éducation nationale. On ne peut pas changer leurs petites habitudes sinon ils descendent dans la rue. Je ne parle même pas de leurs privilèges qui attirent encore bon nombre de futurs raleurs. Non franchement, tant d'inertie est décourageant !!.......... Tenir ce genre de discours stéréotypé et d'une telle pauvreté de réflexions est, en revanche, navrant et angoissant....Pas étonnant que nous en sommes là avec certaines personnes qui ont déjà des préjugés tout faits et qui s'ennivrent sûrement d'émissions abrutissantes pour être aussi peu conscients de ce qui se passe réellement dans notre pays...Ne vous trompez pas de cible!! réveillez vous!!
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Aucun ministre ne pourra faire l'hunanimité au sein du gros mammouth qu'est l'éducation nationale. On ne peut pas changer leurs petites habitudes sinon ils descendent dans la rue. Je ne parle même pas de leurs privilèges qui attirent encore bon nombre de...
par endwina le 15/08/2011 à 17:42
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Tulip a écrit le 01/06/2011 à 00:20 :
Rappelons que le zonage a été crée pour aider l'industrie du tourisme au détriment des grands-parents. Ils faut dépenser pour les vacances quitte à tomber dans la spirale du crédit. Il n'est cependant pas rare qu'un frère soit au collège dans une académie, un autre au lycée dans une voisine avec d'autres dates. Cela complique un peu plus les réunions de cousins. Mais, l'intérêt des enfants doit primer comme lors du passage du jeudi au mercredi il y a déjà 40 ans alors que certains réclamaient un long week-end pour eux-mêmes à la place.Les syndicats d'enseignants estimaient alors que les enfants avaient une limite quotidienne.