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Budget - 24/08/2011 | 07:56 - 549 mots

Rentrée politique : la course à la rigueur

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François Fillon annoncera ce mercredi des mesures de redressement des finances publiques. François Hollande préconise d'aller plus loin dans la baisse du déficit en 2012.

Alors que François Fillon annoncera ce mercredi des mesures de redressement des finances publiques, dont le montant global avoisinerait les 3 à 4 milliards d'euros en 2011, avant d'atteindre les 10 milliards en 2012, la question de la crise et du budget de la France agite le Parti socialiste. Annonces gouvernementales obligent, les candidats à la primaire ont précipité leur rentrée, à la veille de l'université d'été du PS, qui se tiendra ce week-end à La Rochelle.

Pour combattre l'austérité à la mode Fillon ? Non pas. Ils en rajoutent plutôt dans l'affichage d'une volonté de rigueur. Dans une interview à « Libération », Manuel Valls préconise ainsi d'affecter à la baisse du déficit la totalité des recettes nouvelles qu'un gouvernement socialiste dégagerait après 2012 (50 milliards d'euros, prévoit le projet du PS) grâce à la remise en cause des « cadeaux » de Nicolas Sarkozy et une réforme fiscale. Le projet socialiste prévoit, lui, de réserver la moitié seulement de ces recettes au désendettement.

François Hollande, qui tiendra ce mercredi midi une conférence de presse, refuse certes cette « surenchère dans l'austérité » à laquelle se livre Manuel Valls, comme le déclare l'un de ses soutiens, le secrétaire national du PS à l'Économie, Michel Sapin, dans une interview à « La Tribune » (cf. ci-contre). Mais l'ancien premier secrétaire du PS se veut plus rigoureux que Nicolas Sarkozy : il va préconiser d'aller plus vite dans la baisse du déficit en 2012, comme l'explique Sapin. Il souligne que la baisse du déficit est la condition de la croissance, un raisonnement plutôt nouveau dans la bouche d'un socialiste : ils sont d'ordinaire plus proches des positions keynésiennes, selon lesquelles l'accroissement du déficit peut favoriser la croissance. Bref, c'est à qui donnera le plus de gages de rigueur.

En face, à droite, le gouvernement sait les risques qu'il prend à présenter un nouveau budget de rigueur mis en oeuvre en pleine année électorale. Pas question, évidemment, d'obérer le pouvoir d'achat des salariés une année d'élection présidentielle. Ainsi, l'exécutif pourrait certes revenir sur les exonérations de charges attachées aux heures supplémentaires, la dernière mesure de la loi Tepa restée encore intacte. Mais pas question de remettre en cause les allégements de charges dont bénéficient les salariés réalisant des heures sup. Ce sont les entreprises qui paieront plus de cotisations. Formellement, le dispositif Tepa - pas de cotisations à la charge des salariés sur les heures sup ni d'impôt sur le revenu - ne sera donc pas touché (voir ci-dessous). C'est ainsi que Bernard Thibault a pu se féliciter de constater que « les salariés ne sont pas ciblés » par les mesures évoquées par François Fillon auprès des leaders syndicaux.

Qui paiera, alors ? Les riches aux revenus « exorbitants », selon l'expression de Valérie Pécresse, ministre du Budget. Mais cette contribution, probablement exceptionnelle, ne représentera qu'une toute petite partie des 10 milliards d'euros évoqués. Ce sont donc, surtout, les entreprises qui seront mises à contribution. À travers une série de mesures, remettant en cause leurs niches fiscales. Là aussi, le gouvernement marche sur des oeufs, voulant éviter de mettre trop les PME à contribution. Une distinction est faite entre les grandes entreprises, que le gouvernement n'hésite pas à taxer plus, et les petites. Taxer sans obérer leur compétitivité. Un équilibre délicat à trouver.

Ivan Best - 24/08/2011, 07:56  | 
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  • le journal de personne a écrit le 01/09/2011 à 06:40 :

    • Les couleuvres politiques On m'a demandé en haut lieu de peindre... ou de dépeindre notre paysage politique d'aujourd'hui... En premier, le grand Bleu, ni turquoise, ni gris ardoise... mais bleu l'océan qui désire tout submerger... reprendre les terres que les hommes n'ont pas su exploiter. C'est la vague qui voudrait nous laver de la tête aux pieds et nous débarrasser de toutes les impuretés. Il faut que tout change, pour qu'on redevienne les mêmes que nous-mêmes... pour qu'on revienne au même avec cette eau originelle... seule capable d'étancher notre soif du berceau jusqu'au tombeau. http://www.lejournaldepersonne.com/2011/09/les-couleuvres/

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  • marie210917 a écrit le 24/08/2011 à 17:56 :

    • Et la rigueur pour nos politiques où est-elle ? N'est-ce pourtant pas eux (quelque soit le bord) qui nous ont mis dans une si triste et lamentable situation ? ce n'est pas la compétence qui dominent chez ces gens ! En 2012 ? UMPS dehors !

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  • mateur / mateuse a écrit le 24/08/2011 à 14:22 :

    • L'équation est rapidement faite .... Hausse des impôts = hausses des privilèges pour nos élus or même si les impôts restent stagnant = les élus toujours privilégiés Nos impôts pour l'Etat, on oeil ouaiiiiii !!!! Ou alors l'État s'appel sarko et croyez moi l'État providence est loin derière et très très très loins deVant nous ...

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  • famuck a écrit le 24/08/2011 à 11:51 :

    • personne ne parle des vrais chiffres déficit de la france budget 2011 100 MILLIARDS D EURO, la vraie rigueur serait de redevenir bénéficiaire et meme le retour au prétendu critére dit de Maatrich de MOINS trois il doit fonctionner avec l'endettement limité a 60 % DU pib, donc 10 Milliards c'est pour amuser les médias et cela ne va pas tromper les agences de notation, on va continuer de s'endetter de 100 ME en 2011? DE 80 MILLIARDS EN 2012 de 60 M en 2013? génilal la régle de bronze et il faudra en sus ajouter les intérets de ces nouvelles dettes, déja 42 MILLIARD DE SERVICE DE LA DETTE EN 2011 - sans compter le super emprunt que je n'arrive a trouver dans les chiffres que l'on nous propose, car on s'est en sus endette de 45 ME pour se super emprunt, ....

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  • Démosthène a écrit le 24/08/2011 à 10:36 :

    • Il est temps de faire le nécessaire pour réduire la dette. Poursuivre la réduction des dépenses de l'Etat et surtout entreprendre celles des collectivités locales qui dépensent à tout va. Ce ne serea pas suffisant et prendra du temps, il faut donc aussi supprimer l'essentiel des avantages particuliers non indispensables (niches fiscales) et sans doute augmenter certains impots : tranche supplémentaire pour l'IR, légère hausse de la tva. Je pense cependant qu'il faudra veiller à ce que l'impôt ne soit pas confiscatoire, 50% du revenu paraissait un bon critère à condition qu'il soit bien appliqué sur l'ensemble du revenu et sans possibilité d'abus. La loi fiscale est trellement complexe que tout nouveau texte a tendance à laisser des trous béants dans lesquels s'enfoncent les spécialistes pour en faire bénéficier leurs clients.

      • marie210917 a répondu le 24/08/2011 à 17:58 :

        • Que nos politiques (les responsables de la situation gauche droite confondues) montrent l'exemple et se mettent eux aussi à la diète diantre. La classe moyenne, majorité silencieuse jusqu'à ce jour risque de finir par voir rouge et se révolter . Les incompétents ? la porte leurs est grande ouverte

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  • Gauche-droite a écrit le 24/08/2011 à 10:22 :

    • L'histogramme est parlant, mais il manque les années précédant 2004 : sous Jospin le déficit était très inférieur au plafond des 3% (je crois qu'en 2001 il était à 2,2% du PIB). Lorsque la droite "décomplexée" est arrivée au pouvoir en 2002 elle s'est empressé de faire des exonérations de charges et d'impôts et a fait grimper le déficit au dessus des 3%. Le comble c'est depuis 2007. Sarkozy a osé faire voter pour 2010 un budget où les dépenses dépassent de 55,2% les recettes... N'importe quel dirigeant d'entreprise osant présenter un budget aussi déséquilibré aurait été viré immédiatement.

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  • bancopasillico a écrit le 24/08/2011 à 09:58 :

    • et réduire les dépenses de focntionnement de toutes nos srates politicienne?? Personne pour avoir le courage d'aborder ce sujet,,

      • marie210917 a répondu le 24/08/2011 à 18:00 :

        • because ils touchent tous tout simplement : reprenons la marseillaise : "aux armes citoyens, formez vos bataillons..."

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  • Thierry_R a écrit le 24/08/2011 à 09:51 :

    • Chers amis fortunés, toutes ces annonces n'engagent que les classes populaires qui vont y croire, ne nous affolons pas, c'est juste un mauvais moment à passer. Aprés les elections les objectifs que nous avons fixé à N.S reprendront : Supression du SMIC, diminution des allocations de retraite, disparition des Prud'hommes, diminution du budget de l'éducation nationale, diminution du budget de la secu, augmentation des primes assurances santé, privatisation totale d'EDF. Serrons les rangs et rentrons dans le jeu en feignant d'adhérer à cette mascarade!!!!

      • jpc65 a répondu le 24/08/2011 à 11:27 :

        • tout a fait d'accord et le pire c'est que les classes moyennes qui ont de plus en plus de mal à joindre les deux bouts sont taxés par les banques ce qui fait qu'au lieu de relever des situations délicates iles enfoncent vive les banquiers qui sont tous une bande de requin

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  • Gilles a écrit le 24/08/2011 à 08:50 :

    • Toujours les impôts et les taxes presque jamais la baisse du train de vie de l'État et surtout des Collectivités locales (fief et fonds de commerce de la Gauche). Cette déclaration des "riches" prêts à payer plus est une mascarade pour faire passer la pilule aux classes moyennes qui vont devoir venir à la rescousse.

      • Collectivités a répondu le 24/08/2011 à 10:36 :

        • Contrairement à l'état les collectivités territoriales ont des budgets de fonctionnement en équilibre. Le total de leurs dettes est faible et exclusivement consacré aux dépenses d'investissement. (Sauf pour quelques collectivités qui se sont fait arnaquer par les banques en se faisant fourger des emprunts toxiques dont les taux d'intérêt explosent, comme à Rambouillet chez Larcher).

      • michel a répondu le 24/08/2011 à 10:45 :

        • Arrêtez de rêver. L'abolition des prvilèges(1789) ce n'est pas pour demain. Et que ce soit la gauche ou la droite ou le centre, ils ne vont pas couper la branche sur laquelle ils sont tous assis sans exception. Ne rêvez pas

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