Politique européenne

BCE : pourquoi Angela Merkel a laissé faire

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Romaric Godin | 06/09/2012, 17:21 - 602 mots

Derrière la décision de la BCE, il y a l'ombre d'Angela Merkel. Si Berlin ne s'est pas opposé à une action qui viole les principes de l'Allemagne, c'est qu'elle sert - aussi - les intérêts politiques de la chancelière.

Si Mario Draghi a décidé de sortir son « bazooka », c'est qu'il a reçu la bénédiction de Berlin. Car comment en effet imaginer qu’il ait pu engager la BCE dans une politique de rachat illimité des dettes souveraines sans l’accord de l’Allemagne? C’eût été mettre en jeu la participation même de la première économie européenne à la zone euro. C’eût été en réalité suicidaire pour la BCE.

L'équation de la chancelière

Il semble donc bien que la chancelière ait décidé de mener à bien une stratégie qu’elle a mise au point cet été. Devant la fronde de son propre camp face à sa politique européenne et à un an de nouvelles élections fédérales, Angela Merkel ne veut prendre aucun risque. Pas question donc de renforcer les moyens accordés au Mécanisme européen de Stabilité (MES), ce qui nécessiterait d’en passer par un vote au Bundestag qui serait loin d’être acquis et qui fragiliserait sa coalition. Pas question pour autant de fâcher trop ouvertement avec les sociaux-démocrates plus europhiles par une politique trop complaisante pour les eurosceptiques de son propre camp. Enfin, pas question de prendre le risque d’une implosion ou d’une fragilisation de la zone euro par la sortie de la Grèce ou une attaque des marchés contre l'Italie. Ceci mettrait en effet à jour l’échec de la politique menée par la chancelière depuis le printemps 2010.

Gagner sans jouer

Angela Merkel n’avait donc d’autres choix que de transférer la gestion de la crise à la BCE. Ce choix permet de faire sortir la gestion de la crise du cadre intergouvernemental qui a ouvertement échoué. Et, du coup, d’ôter à la chancelière le fardeau de cet échec et des échecs futurs de la politique de sauvetage de l’euro. Avec l’action de la BCE, la chancelière peut espérer un répit sur les marchés qu’elle utilisera pour faire campagne. Et nul doute qu’elle en profitera pour mettre ce répit au crédit de sa propre politique !

L'argument de l'indépendance

Quant aux critiques des eurosceptiques et de ceux qui craignent l’hyperinflation, la chancelière pourra toujours faire mine de se désoler avec eux, affichant comme mercredi sa solidarité avec Jens Weidmann, le patron de la Buba. Au final, elle affichera la sacro-sainte « indépendance de la banque centrale » pour justifier son inaction. Outre-Rhin, l’argument porte. Comment ceux qui critiquent une BCE « aux ordres des Etats » pourraient s’y opposer ? L’essentiel pour la chancelière, c’est qu’ils ne puissent déstabiliser sa propre coalition et pour cela, elle devait à tout prix éviter un nouveau vote européen au Bundestag.

Ouverture au centre-gauche

Enfin, dernier avantage non négligeable, l’action de Mario Draghi ouvre la voie à une socialisation des dettes au sein de la zone euro. C’est un authentique pas fédéral qui pourrait ne pas déplaire aux sociaux-démocrates et aux Verts. Lors des discussions sur la future coalition qui suivra les élections de 2013, l’argument pourrait avoir du poids. En laissant ce pas se faire, Angela Merkel se rapproche clairement du centre-gauche. Comme, dans les derniers sondages, son partenaire actuel le FDP semble devoir ne plus compter de députés après 2013, ceci permet de laisser ouverte la porte d’une coalition Verts-CDU ou SPD-CDU sous la direction… d’Angela Merkel.

Coup habile

Le coup est donc habile politiquement. La chancelière n’a pas hésité à brader les peurs et les convictions profondes des Allemands à son propre intérêt. Comme, en 2010, elle avait jeté au feu les intérêts européens pour apaiser sa situation politique intérieure. Car rien n’a d’importance pour elle que son maintien à la tête de l’Allemagne. Mais désormais, Angela Merkel a lié son destin à celui de la BCE. Nouvel exemple du pragmatisme radical de la chancelière.

Commentaires

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Arthorg a écrit le 07/09/2012 à 14:53 :

Au delà de l'intérêt électoral de Mme Merkel, si les allemands acceptent ce changement (ce qui reste à être vérifié), il ne faut pas imaginer qu'ils ont signé un chèque en blanc. Ils vont simplement mettre au pied du mur les états de l'euro. Car la contrepartie d'une assistance renforcée est une plus grande fédéralisation. Si il n'y a pas d'avancée sur le sujet, l'Allemagne retirera sa caution (par ex. en laissant filtrer des rumeurs de sa sortie de l'euro si les choses ne bougent pas).

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lorenzo a écrit le 07/09/2012 à 12:16 :

Les allemands ont ravagé deux fois l'Europe, ont bien bénéficié du plan marshall tout en s'armant moins, d'aides à la réunification, ont prêté 7 milliards d'euros avec les pays scandinaves et la Grande Bretagne à l'Islande (pays de 320 000 habitants). Leur attitude me semble plus cohérente.

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hector31 a écrit le 07/09/2012 à 08:59 :

Bonne question la Tribune!!! Les Allemands ont toujours fait preuve de pragmatisme, la crise est en train de leur revenir en pleine face car leurs principaux clients européens n'achètent plus leurs produits vu qu'ils sont en faillite. Alors ils lâchent un peu de lest, mais ont ils le choix? Non, Angela doit ménager la chèvre électorale et le chou économique! C'est pas gagné!!

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Mauvais ! a écrit le 07/09/2012 à 00:19 :

Très mauvais article de politique fantasmagorique, avec une perle à la fin. En effet, reprocher à Merkel de vouloir se maintenir au pouvoir à tout prix est le comble de la bêtise du commentaire politique, alors que se maintenir au pouvoir est le but commun à tout le personnel politique sans distinction de couleur politique. Mettons cela sur le compte de la naïveté et l'inexpérience dues à la jeunesse du rédacteur. Mais surtout, il faut vraiment être un piètre observateur, obnubilé par ses petites convictions politiciennes, pour ne pas voir le fil rouge de la politique de Merkel, politique inchangée depuis le début de la crise et aujourd'hui renforcée par l'intervention de la BCE.

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Truk a écrit le 06/09/2012 à 23:54 :

Surtout, surtout, les dirigeants allemands savent que si l'Euro explose, l'industrie de leur pays s'effondrera en 12 à 18 mois. Sans l'Euro, VW, BMW, Daimler, etc., perdraient la majeure part de leur compétitivité coût, et leur capacité à investir. Ils le savent. Donc, l'impression de monnaie, pour eux, c'est le moindre mal. A noter : le dernier rempart vient d'être érigé. S'il ne tient pas...

pragmatisme a répondu le 07/09/2012 à 08:18:

comme on le voit et l'article en atteste ce sont les volontés politiques qui finissent par l'emporter; que la chancelière ait pas mal louvoyé c'est compréhensible eu égard à son opinion publique remontée par des groupes de presse "exhibitionnistes" et accrochés à leurs tirages, mais sera-t'elle gagnante l'année prochaine: quid des électeurs du SPD, des Piraten et des Grünen?

Truk a répondu le 07/09/2012 à 09:06:

Les volontés politiques ne finissent pas toujours par l'emporter : les réalités sont plus fortes. La volonté politique inouïe des dirigeants soviétiques leur aura permis de tenir plusieurs décennies bien que cet entêtement ait été désastreux et opposé aux lois économiques les plus fortes. Nos dirigeants actuels, en s'entêtant à maintenir coûte que coûte une monnaie qui a largement échoué - où sont la croissance, la convergence, la création d'emplois massive promises par les créateurs de l'Euro - semblent l'emporter, mais pendant ce temps, la réalité continue de se venger, aux dépens des peuples.

loulou de russie a répondu le 07/09/2012 à 09:15:

L'économie de l'Allemagne s'effondrer? Au nom de quel principe? Si des pays doivent s'effondrer, l'Allemagne n'en fera pas partie, les pays du Sud, dont la France, oui! L'Allemagne va attendre que, les mêmes causes produisant les mêmes effets, la BCE creuse davantage la crise, par le rachat de dettes, l'impression de monnaie, l'Europe s'écroule en se coupant en deux, de par la demande des peuples eux-mêmes, pour créer une Europe du Nord, avec sa propre monnaie, qui vivra très bien.

Loulou de Poméranie a répondu le 07/09/2012 à 10:02:

à Loulou de Russie: Si l'Euro explose, l'Allemagne explosera aussi. Bien sûr peut-être un peu après les autres, mais son économie s'effondrera. Plus de 60% de ses exportations sont pour la zone Euro. Donc plus d'Euro, plus de commerce européen. CQFD.

Stanley a répondu le 07/09/2012 à 12:12:

beaucoup imagine encore que la France ou l'Allemagne vivent dans des bulles loin du monde et de ses horreurs. ils pensent comme dans les années 30 mais non ça n"arrivera pas chez nous, nous nous sommes un pays sérieux, ... une économie forte, une monnaie forte .. convertible en or (en son temps)". et puis hop l"économie mondiale s'éffondre, et hop la dépressions s'entend dans le monde entier. et hop on a des dictatures partout en Europe. L'Union Européenne est la premiere economie du monde. Si elle s"effondre brusquement, il est EVIDENT l'Allemagne qui en fait partie sera la première a en souffrir (son économie ne repose que sur l'exportation) car elle n'est pas en "suspension" dans l'air. Et les autres économies du monde seront fortement secouées (pleonasme)

Clyde a répondu le 07/09/2012 à 12:14:

A lire les eurobéats, on a l'impression que l'économie n'a jamais existé avant cette monnaie. Figurez vous que si et avec un mark fort, l'Allemagne a toujours tiré son épingle du jeu donc si l'euro venait à mourir, l'Allemagne s'en sortirait tout autant, mais en plus les pays du sud pourraient se relancer au lieu de crever de cette camisole.

Burp a répondu le 07/09/2012 à 13:03:

Certains commentaires (surtout ceux de Truk) sont affligeants et très loin des réalités: 1. NON, on ne peut réduire les succès récents de l'économie allemande à l'industrie automobile (VW, Daimler etc.). L'économie allemande est beaucoup plus diversifiée. 2. NON, l'industrie allemande ne jouit pas véritablement d'une "compétitivité coût". Et sans l'Euro, l'Allemagne n'y perdrait pas forcément. Les succès sont basés sur plein d'autres facteurs (positionnement, recherche, innovation, partenariats stratégiques, flexibilité dans l'utilisation de la main d'oeuvre etc.). 3. "Sans l'Euro, l'Allemagne perdrait sa capacité à investir". AU CONTRAIRE, en cas d'explosion de la zone, elle verrait un afflux de capitaux, qui devront bien servir à quelque chose!! 4. "plus d'euro = plus de commerce européen"?? Vraiment? NON! Les pays/régions etc. continueront de commercer (les économies sont déjà très interdépendantes, difficile de revenir en arrière), même si le commerce intra-communaitaire sera peut-être affecté. Par contre, plus d'euro = plus de projet politique pour l'Europe, et ceci pour au moins 50 ans!!

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miseenscene a écrit le 06/09/2012 à 22:29 :

Autrement dit : Tant qu'il y aura de l'encre ; le système tiendra debout ! Moi j'ai peur que celui ci ,avec ses idéologies stupides , nous mène la vie dure... Et encore si c'était pour un mieux....

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Coma81 a écrit le 06/09/2012 à 22:26 :

Encore un très bon article de RG. C'est si rare. http://et-pendant-ce-temps-la.eklablog.com/quelles-reponses-a-la-crise-zone-euro-c656718

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matlac a écrit le 06/09/2012 à 21:35 :

Messieurs de LA TRIBUNE pourriez nous nous expliquer avec quel argent la BCE va racheter les dettes souveraines et quelle en est la conséquence à court moyen et long terme. Et puis une foi racheté que va t elle en faire? Merci d'être didactique.

jb a répondu le 06/09/2012 à 22:12:

Tout simplement par un processus de création et de destruction monétaire comme la BCE en a le pouvoir. C'est une manière d'effacer la dette matérialisée par des obligations à validité courte détenues par les opérateurs financiers. Ceci contribuera à donner un peu d'oxygène aux détenteurs et à maintenir la hausse des taux dans des limites raisonnables.

@matlac a répondu le 07/09/2012 à 00:02:

Si vous admettez que ce qui sort de la BCE (l'argent frais de la création monétaire) est créé ex nihilo, vous devez comprendre également que tout ce qui entre dans la BCE retourne au néant. Mais il s'agit d'un "néant provisoire" (les dettes qui sont stockées dans le bilan de la BCE existent toujours), ce qui évite une transformation immédiate en inflation. Grâce à cet effacement provisoire de dettes, à court terme, le programme OMT va faire baisser les taux que doivent payer les PIIGS (et sans doute faire monter les taux allemands et français). A long terme, comme il ne s'agit nullement d'une mutualisation des dettes comme l'imaginent les naïfs, chaque Etat devra quand même rembourser sa dette. Les Etats sont donc contraints d'agir à moyen terme pour mettre fin à leur gabegie financière, équilibrer leurs comptes et commencer à réduire leurs stocks de dettes. Ils vont être d'autant plus contraints que la BCE peut désormais décider de NE PAS acheter les titres publics de tel ou tel Etat financièrement déviant, ce qui signifierait sa faillite immédiate.

@@matlac a répondu le 07/09/2012 à 06:43:

pas d'accord:les taux courts français ont baissé parce que les financiers français rappatriaient leurs fonds des piigs.les états ne sont pas contraints d'equilibrer leur budget,la gabegie continue en espagne en irlande ou en grèce.la bce a depuis deux ans racheté des titres espagnols et italiens sur le second marché avec le succès que l'on connait

@@@matlac a répondu le 07/09/2012 à 12:49:

oui, les taux cours francais ONT baissé, ces derniers temps. Mais dans les semaines qui viennent (ce dont parle @@matlac)? Jusquà présent, les investisseurs jouaient le "flight to quality" et préféraient (quasiment) perdre de l'argent avec les dettes francaise et allemande plutôt que de prendre des risques trop grand avec les PIIGS. Mais maintenant, si les choses peuvent se stabiliser pour les PIIGS, on peut parier que le marché sera moins demandeur de dettes francaise et allemande...

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floppy a écrit le 06/09/2012 à 21:28 :

Merkel a bien vécu en allemagne de l'est et maintenant de l'ouest. Elle n'a pas d'enfants et ne songe pas aux autres. elle gagne 10 ans de survie en laissant imprimer du papier: dans 10 ans les dettes seront toujours là. Les milliardaires seront partis car ils auront échangé le papier européen avec de l'or, des forêts, des bâtiments.. ils restera sur place une masse souffrante. Bienvenu de nouveau dans le passé "an 1900". Dommage que l'être humain n'avance pas dans l'évolution.

Stanley a répondu le 07/09/2012 à 10:00:

oui et dans 10 si on ne fait rien aujourd'hui on est tous mort. Facile de dire "ça ne sert à rien" quand AUCUNE alternative n'est proposée. Par ailleurs les autres grands pays du monde font EXACTEMENT le même politique. Mme Merkel serait elle la seule à avoir raison contre tout le monde ? y compris en Allemagne (tous les journaux allemands ne sont pas contre ces mesures et tous les hommes politiques allemands ne sont pas favorable à la politique suivie. dieu merci) Je ne sais pas mais je constate simplement qu'on suit la politique demandé par Berlin ne produit AUCUN des effets vertueux attendus puisque les déficits et la pression des marchés explosent. alors Mme Merkel est tout simplement pragmatique et réalise peut être enfin que elle envoyait l'Europe dans le mur.

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yvan a écrit le 06/09/2012 à 19:22 :

La socialisation des pertes, seuls les milliardaires y gagneront. Tout simplement.

bertrand a répondu le 07/09/2012 à 04:27:

si les milliardaires y gagnent, toi aussi tu y gagne, car cela limite l'effondrement de l'?. en revanche les gouvernements du sud de l'Europe se révèlent incapables de relancer la machine !!! malgré les gentillesses de la BCE : Pourquoi ?? mystère. les besoins sont toujours là. pour ma part, au lieu d'emprunter, il serait plus judicieux de supprimer les impôts en contrepartie de quoi obligation d'investir dans des projets solides (tels que logement de qualité etc...) mais les francaîs préfèrent le social au travail

@bertrand a répondu le 07/09/2012 à 06:47:

si les milliardaires y gagnent nous n'y gagnons pas,l'argent n'est pas réinjecté dans l'economie mais dans les paradis fiscaux.la baisse de la fiscalité est inévitable,mais faites vous confiance aux politiques pour décider quels sont les projets solides?(a part les trottoirs et les parkings relais)

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Danub a écrit le 06/09/2012 à 18:59 :

dogmatisme et opportunisme radical plutot ; Merkel a laissé faire par ce qu'elle est bien obligé de constater que la politique d'austerité à tout va qu'elle a imposé en europe avec le soutien de Sarkozy a echoué et que maintenant son propre pays commence à en subir les consequences.

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A gauche toute a écrit le 06/09/2012 à 18:54 :

L'arrivée du SPD au pouvoir l'an prochain dégagera cette chancelière seule responsable de la crise actuelle. Point positif : les Etats nations, responsables de tant de malheurs en Europe, vont enfin disparaître pour laisser place à une Europe fédérale hyper-puissante, qui pourra peser dans la destinée du monde.

Paulo a répondu le 06/09/2012 à 19:45:

Si vous regardez bien à quelle profondeur cette europe nous a mis dans le trou, encore plus d'europe et la perte de notre souveraineté alors soyez en sur la misérisation du peuple français ne se fera pas gratuitement, et il faudra s'attendre au pire (surtout quand il n'y a plus rien à perdre).

Clyde a répondu le 07/09/2012 à 12:09:

@ A gauche toute: vous êtes un ennemi de la démocratie, prêt à solder l'existence de votre pays sur l'autel de la technocratie. Heureusement, votre fantasme, cauchemar pour d'autres dont moi, n'arrivera jamais.

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Plutard a écrit le 06/09/2012 à 18:39 depuis un Iphone :

Elle n'est pas la seule. Aucun dirigeant européen n'a pour l'instant eu le courage de présenter une politique européenne. Chacun va à la pêche aux voix dans son pays, à la chare du contribuable, que les gouvernants évitent soigneusement de consulter sur le sujet. À quand un démocratie ou le peuple serait directement consulté sur les budgets, nationaux, régionaux et locaux.

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Corso a écrit le 06/09/2012 à 18:23 :

La BCE n'a surtout rien fait, autre que parler. Nous verrons ce qui sera fait réellement. Cette régulation douce revient à dire à l'Allemagne de calmer ses prétentions tout en conservant sa ligne de conduite. Bon, à peine un petit compromis, l'essentiel pour Merkel est que l'on ne cherche pas trop les fondements de ce pillage inter pays. Du moins jusqu'a ses élections, après ce sera une autre histoire.

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par Arthorg le 07/09/2012 à 14:53

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