La Tribune

La Grèce en "défaut partiel" selon Standard & Poor's

Copyright Reuters
Copyright Reuters (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2012. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
latribune.fr  |   -  218  mots
L'agence Standard and Poor's a placé mercredi la Grèce en situation de "défaillance partielle", à un cran du défaut de paiement, à l'heure où le pays est engagé dans un complexe programme de rachat de sa dette visant à débloquer l'aide de ses bailleurs de fonds.

L'accord arraché le 27 novembre dernier par la Grèce auprès de ses bailleurs de fonds publics n'aura pas suffi à rassurer l'agence de notation Standard & Poor's ((S&P). Mercredi soir, elle a placé la Grèce en situation de "défaillance partielle", à un cran du défaut de paiement. 

Deuxième fois en moins d'un an

L'agence d'évaluation financière avait déjà placé la Grèce dans cette catégorie de "selective default" en février avant de remonter sa note d'un cran à "CCC" en mai. En août, elle avait toutefois attribué au pays une perspective "négative" laissant augurer d'une possible dégradation dans les mois suivants.

Pas d'explication

Cet abaissement de la note de la dette grecque n'a pas fait l'objet d'explications de la part de l'agence. Le défaut partiel signifie que l'agence considère que la Grèce ne peut déjà plus faire face à ses obligations de paiement sur une partie de sa dette.

Premiers résultats du programme de rachat le 13 décembre

Conformément au compromis arraché à Bruxelles le 27 novembre, la Grèce a lancé un programme de rachat d'une partie de sa dette afin de convaincre ses créanciers publics d'aller de l'avant. Les premiers résultats de l'opération sont attendus le 13 décembre.

Réagir

Commentaires

rapaces  a écrit le 06/12/2012 à 10:46 :

Si les vautours ont fait une découverte pas nous.

gerardc27  a écrit le 06/12/2012 à 10:36 :

Je ne comprends pas cet article qui enfonce des portes ouvertes. Si "NORMAL ET PAUVRES" fait désormais le constat que la GRECE est en défaut partiel alors qu'elle est en comas dépassé; alors il vaut mieux que cette agence change de métier.

arcesilas  a répondu le 06/12/2012 à 14:31:

Tant qu'il se trouve de braves gens pour confier de l'argent à la Grèce pour qu'elle puisse rembourser ses vieilles obligations, la Grèce, son Etat, n'est pas techniquement en défaut.
Qu'est ce que notre agence a donc repéré...?

betafoin  a écrit le 06/12/2012 à 8:45 :

Presque n'importe qui aurait pu dire l& même chose depuis des années, tant il était évident que la Grèce ne rembourserait rien. Alors que dire de la compétence des agences de notation, qui se permettent de faire la pluie et le mauvais temps, et de l'aveuglement des politiciens, énarques et similaires, financiers, FMI, BCE,, ..., qui trompent les peuples depuis des années ?

mauvaise foi  a répondu le 06/12/2012 à 11:08:

Je vous renvoi aux commentaires effarouchés aux débuts des problèmes de la Grèce, comme quoi 'Un pays européen ne fait pas défaut' et les dégradations de la note de la Grèce ne sont 'pas mérités et jettent de l'huile sur le feu'. Si évident que ça ?

candide  a répondu le 06/12/2012 à 12:51:

La raison est simple : la Grèce ne devait pas faire défaut tant que les banques Françaises et Allemandes principalement n'avait pas blanchie leur risques (c'est à dire, refourgué leurs bons du trésor Grecque à la BCE, c'est à dire à nous, c'est à dire en jargons économique, socialiser les risques ou créances pourries) maintenant que ces banques ne sont plus sensibles au risque de défaut de la Grèce, nous "accompagnons en douceur" (pour masquer la magouille expliqué ci-avant) la Grèce vers son défaut.

JKLMN  a écrit le 06/12/2012 à 8:38 :

La situation reelle de la France fait présager la fin de l'Euro et de l'Europe...et des dizaines de millions de personnes sur le carreau. Seule consolation, les 27 commissaires européens qui bénéficieront chacun encore de 3 ans (minimum) d'un très gros salaire pour se recaser. La fortune de ces gens-là est bien connue.

GILOU  a écrit le 06/12/2012 à 8:04 :

S&P a récemment dégradé la France d'un cran. La même S&P s'aperçoit seulement aujourd'hui que la Grèce est "en défaut partiel", alors qu'elle est sous perfusion depuis des années, qu'elle ne remboursera jamais sa dette et qu'elle est en faillite réelle.
Dans ces conditions, on peut s'inquiéter de la situation réelle de la France...jusqu'à ce que S&P se réveille.

jpolyon  a écrit le 06/12/2012 à 7:33 :

Peut on savoir combien ont été donné à la Grèce depuis tout ce temps....?

candide  a répondu le 06/12/2012 à 12:55:

voir mon commentaire plus haut : on ne donne aucun argent à la Grèce. Cet argent va directement dans les coffres des banques et cela donne une opportunité à la finance d'acheter des actifs publics à moindre coût. Mais pour les français qui sont toujours en mode autruche, ce procédé sera bientôt appliqué à l'Espagne, Portugal et nous y passerons aussi !