Accord sur la Grèce à l'Eurogroupe sur un financement de quatre mois

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Un accord a enfin été trouvé sur la Grèce par l'Eurogroupe.
Un accord a enfin été trouvé sur la Grèce par l'Eurogroupe. (Crédits : © Yves Herman / Reuters)
La Grèce a obtenu un financement pour les 4 mois à venir. Elle pourra constituer son propre programme de réformes, mais la surveillance reste étroite.

Après quatre réunions, trois semaines d'intenses discussions et quelques mélodrames et coups de théâtre, un accord a finalement été trouvé au sein de l'Eurogroupe, l'instance qui regroupe les 19 ministres des Finances de la zone euro. Tous ont donc fini par signer un texte de deux pages. Rien n'était pourtant joué, car, après les concessions grecques et le refus allemand qui avait suivi jeudi 19 février, les positions de chaque camp semblaient bloquées.

Une extension de quatre mois

Que contient ce texte ? Le gouvernement grec va demander une extension de quatre mois du programme de financement issu de l'accord de 2012. Ceci conduirait donc Athènes à être couvert jusqu'à fin juin. Il s'agit là d'une concession importante du ministre hellénique des Finances, Yanis Varoufakis, car en juillet et en août, le pays doit rembourser deux emprunts détenus par la BCE et arrivant à échéance pour un montant cumulé de 6,7 milliards d'euros. Il faudra donc absolument trouver un nouvel accord avant la fin juin. Le compte à rebours est déjà reparti.

Flexibilité dans les conditions actuelles

Cette extension sera fondée, précise par deux fois le texte de l'accord sur « la base des conditions de l'accord actuel. » C'est une manière détourné de reprendre l'exigence allemande de la poursuite du « programme actuel » qui avait fondé le refus par Berlin de la demande grecque formulée jeudi. En réalité, c'est bien le programme de 2012 qui se poursuit « en faisant usage de la flexibilité qu'il contient », terme présent dans le texte refusé par Athènes lundi. Le nouveau gouvernement grec accepte donc le principe de laisser à l'appréciation de ses créanciers la flexibilité dont il bénéficiera. C'est une défaite de principe importante.

Un programme de réformes lundi

Reste à savoir si c'est également une défaite de fait. Dès lundi, le gouvernement grec devra soumettre à ses créanciers un plan de réformes qui devront être validées afin de donner lieu, par la suite, au début du processus de versement du financement. Ce programme de réformes devra être finalisé avant la fin du mois d'avril. Il faudra évidemment observer de près cette liste. C'est en réalité elle qui déterminera si l'ancien programme s'applique encore ou non. Il semble que la Grèce ait obtenu des changements par rapport aux exigences de l'ancien programme. Les exigences de la troïka formulées en décembre ne sont plus d'actualité et c'est un point important. Yanis Varoufakis a indiqué que si son plan de réformes était repoussé, "l'accord sera mort". Mais la tutelle de la troïka, baptisée les « institutions » reste en place, même si elle est cette fois a posteriori.

Des objectifs d'excédents corrigés

Par ailleurs, Athènes a obtenu que l'objectif d'excédent primaire pour 2015 (initialement de 3 % du PIB) soit « réévalué » en fonction des « circonstances économiques. » Elles sont actuellement mauvaises, le début de l'année a été difficile, donc on peut imaginer un effort pour 2015. Mais l'Eurogroupe a répété que l'objectif de 2012 pour 2016 d'un excédent primaire de 4,5 % du PIB en 2016 restait en vigueur. Le gouvernement grec n'a cependant là pas réellement obtenu de marges de manœuvre supplémentaires : juste un ajustement des objectifs de 2015 aux circonstances. Et un objectif 2016 qui suppose un effort budgétaire important. La Grèce voulait maintenir un objectif de 1,5 % du PIB en 2016 également.

Athènes va pouvoir respirer

Avec ces concessions essentielles, le gouvernement grec va pouvoir faire face à ses obligations, à commencer par les 4,1 milliards d'euros que la Grèce doit rembourser au FMI. L'autre élément important, c'est que la BCE, puisqu'un accord a été trouvé, va pouvoir réintroduire la dérogation qui permettait aux banques grecques de se refinancer normalement à son guichet en utilisant les dettes d'Etat comme collatéraux, autrement dit comme garantie. Ceci permettra, in fine, à l'Etat de financer une partie de ses besoins par l'émission de bons à court terme. Enfin, cet accord permettra peut-être de stopper les retraits des dépôts dans les banques grecques. Mais Athènes a dû renoncer à pouvoir utiliser les 10,9 milliards d'euros destinés à la recapitalisation des banques pour son financement. Cette somme, que Berlin voulait récupérer intégralement en partant du principe que les banques avaient passé avec succès les stress tests seront réservés aux besoins de capitalisation des banques.

Tsipras pourra-t-il appliquer son programme ?

Appliquer le programme social de Syriza ne sera pas aisé pour Athènes, car les marges de manœuvre budgétaires seront faibles pour appliquer le programme. La question du maintien de l'objectif de relèvement du salaire minimum et des mesures sociales votées cette semaine se pose d'emblée. Elles devraient être maintenues en raison de leur faible impact budgétaire. Athènes s'est engagé à ne pas prendre de « mesures unilatérales » qui déstabiliseraient son budget (mais elle ne le peut pas, de toute manière). Le changement principal est que, contrairement à ce qui s'est passé auparavant, l'initiative des réformes est laissée à la Grèce, la troïka approuve ensuite.

C'est un point qui est essentiel et c'est sans doute sur cet acquis qu'Alexis Tsipras essaiera de transformer cet accord en victoire, malgré les concessions de son pays. La Grèce a retrouver la capacité, sous la surveillance étroite de ses créanciers, de diriger sa politique économique. Mais le cadre demeure rigide. Et le risque pourrait être que l'Europe ne laisse à la Grèce que la liberté de construire sa propre austérité... Au reste, Athènes n'a pas obtenu la reconnaissance de la « crise humanitaire » qui figurait dans son programme. L'idée est sans doute de parer au plus pressé. Une fois les réformes fiscales faites, les marges de manoeuvre seront plus importantes...

La deuxième phase des négociations va commencer

Reste que cet accord est provisoire. Peut-on croire que, dans la deuxième phase de négociation, les compteurs sont remis à zéro ? Pas réellement. Dans les négociations qui s'ouvrent, le gouvernement grec est clairement en position de faiblesse. Il a en effet abattu une carte importante en cédant le premier et donc en prouvant qu'il n'était pas prêt à prendre le risque d'un Grexit. Désormais, Berlin, la BCE et les autres Européens savent qu'ils sont en position de force. Ils sont financeurs et Athènes n'est pas prêt à prendre le risque ultime. Renverser cette situation ne sera pas simple dans les négociations, car qui croira réellement désormais à la volonté du gouvernement Tsipras d'aller jusqu'au bout ?

L'épée de Damoclès de l'été

D'autant qu'Athènes va devoir vivre ces quatre mois avec la perspective des 6,7 milliards d'euros à rembourser à la BCE en juillet et en août. Pour les payer, il faudra soit obtenir un geste qui semble aujourd'hui impensable de la BCE, autrement dit, l'acceptation d'une dette nouvelle qui remplace l'ancienne ; soit accepter un nouveau prêt des Européens. Et les discussions sur les conditions de ce nouveau prêt et son montant devront alors reprendre. Là encore, le court terme, c'est-à-dire la nécessité de verser ces 6,7 milliards d'euros à la BCE risquent de passer avant le long terme. Pour obtenir un nouveau financement, Athènes pourrait devoir renoncer à ses exigences de restructuration d'une dette dont les premiers remboursements interviendront en 2022. Elle pourrait se contenter d'un geste sur les intérêts.

Les injonctions contradictoires

Reste à savoir si ce prêt du mois de juin sera ou non le dernier. Les besoins de financement de la Grèce seront encore de 5 et 7 milliards d'euros en 2016 et 2017, avec des échéances de 11 milliards d'euros en 2019. Il faudra donc trouver encore de quoi financer, soit en dégageant des excédents primaires élevés, soit en demandant de nouveaux prêts. Dans les deux cas, Syriza devra renoncer à beaucoup de ses promesses : réduire les efforts budgétaires et cesser de prendre des prêts pour rembourser les échéances ne seront pas au programme.

Dans ce cadre, Alexis Tsipras va être soumis à deux contraintes contradictoires. D'un côté, montrer de la bonne volonté envers les « institutions » (nouveau nom de la « troïka ») afin de pouvoir espérer bénéficier d'un prolongement sur l'été du prêt. D'un autre engager, malgré le contrôle de ces mêmes « institutions », une partie de son programme social. Pour simplifier, il va devoir satisfaire les Européens, mais aussi sa coalition, son parti et ses électeurs. Vaste tâche...

Très clairement, la situation prouve qu'une nouvelle fois, dans ce genre de jeu, le premier qui cède est celui qui a perdu. Alexis Tsipras n'a pas encore perdu. Mais sa position est clairement difficile. Ce vendredi 20 février au soir, le camp de Wolfgang Schäuble semble avoir remporté une bataille.

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a écrit le 26/02/2015 à 23:49 :
J'ose espérer de Tsipras et Varoufakis un jeu politique à trois bande : donner des gages aux grecques qui n'ont pas encore, dans leur majorité, fais le deuil de l'euro. Pour avoir vécu ce processus (ie. me rendre compte que structurellement, ça ne fonctionne pas, comme un programme informatique (c'est mon métier) mal conçu conduit à un logiciel buggué), c'est long et pas facile à vivre, surtout quand on y a cru.

Une fois qu'ils auront montré que les européens néolibéraux sont par trop inflexibles, ils pourront convaincre leur opinion de quitter l'Euro, et les préparer aux années difficiles que cela implique, avant la renaissance qui suivra.

Espérons qu'il réussisse aussi à mettre sur pied une administration efficace et à taxer les curés...
a écrit le 22/02/2015 à 12:06 :
Le prochain pays sur le siége éjectable de l'EZ en tout logique devrait être "la France" : une grande (grosse?) grece, irréformable (loi micron),sous perfusion de dépenses publiques." too big to fail?!"
a écrit le 22/02/2015 à 11:11 :
La mascarade Grecque annuelle vient de nous être servie par nos chers euro atlantistes. Tsipras a obtenu pour son peuple le petit lot de consolation, ça va le calmer pendant 6 à 8 mois; tout est rentré dans l'ordre pour les banquiers de Goldman Sachs. Même le fervent européiste Mr Giscard vient de reconnaitre, la larme à l'oeil, que la seule chose qui pouvait redresser l'économie Grecque était sa sortie de l'euro. Tous les peuples de l'UE peuvent par application de l'article 50 du TFUE en finir avec la blague européenne qui les condamne à obéir à une commission non élues et sous l'influence des lobbys de sociétés privées anglo saxonnes et américaines. Autant faut il le savoir, et en France, seul l'UPR propose cette solution puisque les autres partis ont beaucoup trop à y perdre (PS, UMP, FN, parti de gauche ...)
a écrit le 22/02/2015 à 10:00 :
Les règles du jeu sont à géomètrie variable au sein de l'union.
Pour sauver la Grèce du désastre on risque de plonger le reste de l'Europe dans le chaos
Est-ce raisonnable ?
Que dit la théorie des jeux ?
a écrit le 22/02/2015 à 9:35 :
Quand on a trompé ses partenaires , que l'on ne peut pas respecter ses engagements, on doit faire profil bas et montrer un peu de modestie.
L'insolence devient insupportable
"Malheur aux élus démagogues et arrogants"
a écrit le 22/02/2015 à 5:31 :
De quel "accord" parle t-on? Aucun accord n'a ete signe. Le gouvernement grec doit soumettre ses propositions lundi. Apres cela, on pourra eventuellement parler d'accord a condition que les parlements de 19 Etats membres de la zone euro le ratifie. Ce n'est pas acquis.
a écrit le 21/02/2015 à 12:17 :
peuvent-ils emprunter ailleurs?
a écrit le 21/02/2015 à 12:06 :
Il faut bien se dire qu'a chaque fois qu'un pays sortira de la zone, l'euro perdra de sa valeur. Et cela sera bien plus le cas quand la France en sortira! Donc achetez plutôt "des dollars" que "des euros" quand le cas se présentera!
Réponse de le 21/02/2015 à 12:25 :
Le dollar US ne vaut rien car il est soutenu par des stocks d'or physique qui n'appartient pas aux USA et lorsqu'ils seront restitués, ce sera la faillite de l'empire de l'oncle Sam. D'ailleurs les américains le savent que trop bien et c'est bien pour cela qu'ils ont supprimé la convertibilité du dollar en or physique.
Réponse de le 21/02/2015 à 15:52 :
Pas du tout: l'Euro tiendra bien surtout s'il n'y a que les pays rigoureux rigoureux qui restent dans la zone Euro. Si la France sort, compter 20-30 % de dévaluation lors du passage au Franc et des taux d'intérêts à 10 ans passqui passent de 0.6 à
3-4% et il faudra bien rembourser notre dette qui est libellée en Euro.

Cordialement
.
Réponse de le 21/02/2015 à 16:09 :
Qui va faire confiance aux grecs pour investir un milliard dans une usine ?

Personne.
Réponse de le 21/02/2015 à 18:24 :
Ah bon ? Je pense plutôt que si un pays pauvre sortait de l'Euro, ça renforcerait l'Euro, et que si c'était un pays riche là, oui, cela ferait baisser l'Euro. Quant à la France, est-elle un pays riche ou un pays pauvre ???
a écrit le 21/02/2015 à 11:41 :
4 mois, c est le temps nécessaire pour préparer une sortie ordonnée de l euro et permetre aux grecs de vider leurs comptes ,ils garderont leurs euros comme de l or car là est bien le but final de l euro que les gens considèrent l euro de la même façon que l or autrefois,alors là oui l euro sera irréversible pour la nouvelle zone euro mark et on pourra aller vers une intégration plus poussée entre gens ayant la même mentalité .
Réponse de le 21/02/2015 à 16:08 :
Ce que vous écrivez est un peu provocateur mais cela peut se passer. Comme en Amérique du sud, certaines iles des Antilles et dans d'autres pays, le billet vert est roi.
Cordialement
a écrit le 21/02/2015 à 11:34 :
... et dans 4 mois ... le problème sera le même !?
a écrit le 21/02/2015 à 11:05 :
Le 2 février, M. Godin titrait ainsi son analyse: "Pourquoi la Grèce est déjà en position de force". Le 21, dans l'article ci-dessus, il écrit: "Dans les négociations qui s'ouvrent, le gouvernement grec est clairement en position de faiblesse". On ne peut toujours avoir raison...
a écrit le 21/02/2015 à 10:25 :
Le choix est simple. Les banques, qui sont à l'origine de la crise et des fonds partis aux paradis fiscaux, bref l'irresponsabilité à recapitaliser, ou la population à soutenir via un vrai gouvernement. On voit où en est rendu l'UE ! Aucune indépendance notamment militaire, et tout le pouvoir aux financiers. C'est la tombe des nations d'Europe.
Réponse de le 21/02/2015 à 10:56 :
Ce que vous exposez là n'est pas spécifique à l'UE. C'est planétaire.
Réponse de le 21/02/2015 à 15:59 :
Non, ce sont les Etats qui sont à l'origines de la crise ( endettement délirant, regulation, redistribution, subprimes).

Il caut donc que les Etats payent pour leur fautes, et les banques n'ont rien à vour la dedans.
a écrit le 21/02/2015 à 10:19 :
Le temps de préparer le Grexit de part et d'autre et d'y voir plus clair sur l'opinion publique de l'union!
Réponse de le 21/02/2015 à 10:33 :
+ 1
a écrit le 21/02/2015 à 10:06 :
Enfin, un article un peu plus objectif que les précédents. L'auteur a mangé son chapeau : on ne parle plus des gentils grecs et des affreux allemands. On voit bien que l'Allemagne n'est pas isolée. On voit bien aussi que si on prête encore, il faut se mettre d'accord avant sur les conditions, d'où la liste de réformes demandée a la Grèce. Tout cela est bien logique.
Réponse de le 21/02/2015 à 13:45 :
Vous avez raison: enfin un article plus "équilibré", avec moins de parti pris. Enfin! R. Godin est par ailleurs, avec J. Quatremer de Libération (et son blog), le seul journaliste français à bien connaître le dossier grec.
a écrit le 21/02/2015 à 9:43 :
Si comme vous le laisser entendre le Traité de Versailles est une erreur historique on ne comprends pas cet acharnement a vouloir conserver cette zone euro, zone de chomage c'est notre tombe..
Comme il a été dit et prouvé que une monnaie unique avec des peuples différents cela n'a jamais fonctionné ou que se soit...C'est bien la le problème, on va se casser la "gueule"...
a écrit le 21/02/2015 à 9:38 :
Eh bien, maintenant il va falloir livrer d´ici lundi et vendre à ses ouailles le programme dénoncé version remaquillée à l´ancienne. Au regard de l´ échéancier des dettes à court terme et ceux d´à moyen et long terme notre Hercule devra retrousser les manches et retirer son blouson ...!
Réponse de le 21/02/2015 à 10:45 :
La première proposition était plus avantageuse pour les Grecs, moins contraignante. Il fallait politiquement faire du théâtre. La politique est du cinéma.
a écrit le 21/02/2015 à 9:29 :
La balle est maintenant dans le camp du peuple grec.
Soit il accepte cet arrangement cosmétique, soit il impose au gouvernement de le refuser.
C'est-à-dire qu'il lui dise clairement qu'il est prêt à assumer une éventuelle éjection de l'eurozone.
Ce n'est qu'avec un soutien ferme de la population que Tsipras et Varoufakis pourront négocier en position de force.
Réponse de le 21/02/2015 à 9:41 :
Les grecs veulent le beurre et l'argent du beurre.De plus ils sont en position de force car l'UE a tellement peur de la montée des extrêmes qu'elle préfère repousser les échéances mois après mois. La France en profite également car elle n'a plus d'adversaires pour ses propres dérives budgétaires qui seront encore repoussées à "plus tard".!!!
a écrit le 21/02/2015 à 9:13 :
La bonne blague "Stipras n'à pas encore perdu" ! Vous croyez vraiment que les électeurs Grecs sont des demeurés ?
Réponse de le 21/02/2015 à 15:01 :
@TC: les Grecs ne sont pas des demeurés, ils pensent tout simplement qu'ils peuvent partir sans payer l'addition...comme ils le font d'ailleurs régulièrement chez eux. La meilleure solution serait une fusion avec la Turquie qui 1) a une mentalité proche de la leur et 2) qui est économiquement plus viable :-)
a écrit le 21/02/2015 à 9:06 :
Super..on a repoussé le probleme de la sortie de la Grece de l euro...Pourquoi? pour eviter qu elle devienne competitive avec une devaluation et cela pourrait nous gener??? Interets prives de Bruxelles qui ne travaillent que pour les financiers????
Réponse de le 21/02/2015 à 9:13 :
c'est vrai que les grecs vont se mettre à créer des voitures des centrales nucléaires des avions.... arrêtez de fumer!!!!!!
Réponse de le 21/02/2015 à 10:50 :
Il me semble que le Maroc, l'Algérie ou la Roumanie se sont mit à produire des bagnoles du jour au lendemain non ? Cela ne nécessite aucune technologie inaccessible. Au jour d'aujourd'hui une usine de n'importe quoi se monte et se demonte n'importe où en 2 temps, 3 mouvements.
Réponse de le 21/02/2015 à 23:16 :
Sauf que les constructeurs qui fabriquent en Roumanie ou en Algérie continueront a le faire dans ces pays. Il en faudra de la dévaluation compétitive avant qu'ils considèrent de s'implanter en Grèce.
a écrit le 21/02/2015 à 8:54 :
En réalité Syriza doit mettre en oeuvre rapidement les réformes que les précédents gouvernements grecs n'ont pas faites et qui portent sur le volet recettes : faire enfin en sorte que les grecs les plus aisés payent l'impôt et éradiquer la corruption.
Réponse de le 21/02/2015 à 9:18 :
vous croyez vraiment que cette extrême gauche va faire tout ceci? on peut toujours rêver, on va encore creuser leur déficit, qui est le nôtre en fait car nous sommes garants, pour échouer encore plus dans quelques mois avec une crise plus grave pour les grecs et pour l'Europe. l'absence de décision courageuse est toujours le crédo européen!!!!!!
a écrit le 21/02/2015 à 8:21 :
Dans notre pays, certains (je ne le cite pas mais vous les connaissez) doivent se rendre compte que tout n'est pas si simple.
Quand on me parle de l'intransigeance allemande, je crois que c'est un peu facile: il y a d'autres pays qui ont exactement la même position.
Comme l'écrit Gringo, le traité de Versailles a été un erreur historique mais la "prise" de pouvoir par Hitler est plus compliquée que cela. Dans ce cadre d'ailleurs, Mussolini est arrivé au pouvoir avant Hitler.
Cordialement
Réponse de le 21/02/2015 à 16:07 :
Hitler est arrivé au pouvoir aussi parce que le Traité de Versailles avait étè abandonné.

En tous cas, il n'aurait jamais eut les moyens de financer sa wermacht..
a écrit le 21/02/2015 à 8:20 :
Toujours la même politique on repousse les décisions au lieu d'en prendre, en fait c'est la marque de fabrique de nos dirigeants
Réponse de le 21/02/2015 à 8:26 :
+1
Réponse de le 21/02/2015 à 8:30 :
Oui dommage surtout qu a long terme le denouement est deja connu
Réponse de le 21/02/2015 à 9:07 :
+1
Réponse de le 21/02/2015 à 9:27 :
Vous avez en partie raison mais le cas est quand même compliqué (bien que je suis loin d'être un expert).
Les pays du nord et du centre de l'Europe (d'après ce que j'ai compris, ce sont ceux qui seraient les plus intransigeants) sont pragmatiques: la méthode est de discuter afin de trouver un compromis acceptable pour tout le monde. On aime ou on n'aime pas mais cela permet de progresser lentement mais surement et sans à-coups. Dans les pays "chauds", c'est plutôt la méthode de l'affrontement. Ce que j'écris est, bien sur, très schématique.
A noter que dans ce cas précis, le délai donné à la Grèce pour mettre un programme sur le papier est très court: lundi, mais je ne crois pas que cela soit une date couperet.
Cordialement
Réponse de le 21/02/2015 à 10:36 :
Ou de se donner le temps de sortir en bon ordre. ..
a écrit le 21/02/2015 à 7:30 :
En réalité la Grèce n'a pas plié, elle a repoussé sa sortie de l'euro inévitable et va seulement permettre aux grecs de continuer à vider leurs comptes jusqu'au dernier euro que les distributeurs voudront bien donner.Quand à la dette on peut déjà considérer qu'elle est gommée purement et simplement. Les seuls gagnant sont les fonctionnaires "gavés" de Bruxelles qui prient tous les matin en disant "pourvu que ça doure"
Réponse de le 21/02/2015 à 9:20 :
+1000000000
a écrit le 21/02/2015 à 6:18 :
certes au fil de ses articles consacres a la grece il y a des condradictions mais m godin sait tres bien expliquer. dans ce texte c est encore le cas....

concernant la situation grecque , rien, absolument rien , n est regle.
les dirigeants actuels ne resteront pas en place toute l annee 2015.a qui laisseront ils la place? la est la tres grosses inconnue......
a écrit le 21/02/2015 à 1:59 :
L'Allemagne veut que le gouvernement grec saute. Dixit Schauble: "Les grecs vont avoir avoir du mal à expliquer l'accord à leurs électeurs"... Tout est dit.
Réponse de le 21/02/2015 à 4:52 :
L'Allemagne n'est pas la seule à vouloir se séparer de la Graisse et c'est bien pour cela que le gouvernement d'Alexis TSIPRAS multiplie les demandes de crédits à ses voisins européens.
Réponse de le 21/02/2015 à 8:56 :
Si le gouvernement grec saute c'est aube dorée qui prendra sa place...
a écrit le 21/02/2015 à 1:00 :
Le traité de Versailles est une erreur historique car il a humilié le peuple allemand en exigeant des réparations sans doute politiquement légitimes mais économiquement démesurées.

La montée du Nazisme en a été une conséquence naturelle et dramatique.
Humilier le peuple grec et lui demander l'impossible risque d'avoir des conséquences similaires.

On va presser la Grèce jusqu'à ce que cette farce finisse dans un bain de sang, mais c'est une comédie dramatique qui se joue sous nos yeux!
Réponse de le 21/02/2015 à 16:11 :
N'importe quoi.
a écrit le 20/02/2015 à 23:40 :
Attendons lundi pour voir à quelles parties de son programme, le gouvernement Syriza va renoncer.
S'il y a trop de renoncements, des débordements dans la rue sont à craindre, car les communistes du KKE + les gauchistes dissidents d'Antarsia + les nazis d'Aube Dorée, quoique se combattant entre eux, restent à l'affut d'un échec de Syriza.
Pour info, Syriza c'est désomais un parti adoubé par la bourgeoisie et l'Eglise, une espèce de conglomérat de sans-cravates qui réunirait Mélenchon, Duflot et Montebourg, avec quelques batailllons d'antifas, donc pas de vrais révolutionnaires. Même Obama a donné son blanc-seing au nouveau gouvernement, c'est dire...
Réponse de le 21/02/2015 à 0:20 :
Ne pensez vous pas qu'ils vont finir par se vendre , lors des elections certains deputes avaient accepte des enveloppes pour voter comme il faut.tout le monde a un prix meme tsipras
Réponse de le 21/02/2015 à 9:00 :
La seule modification d'urgence à faire par Syriza dans son programme est d'accélérer le contrôle de l'impôt (cadastre...) et l'éradication de la corruption par une répression très sévère, et sans doute aussi de contrôler plus drastiquement les importations.
Réponse de le 21/02/2015 à 9:08 :
Boycottons les produits allemands pour aider la Grèce et aider la liberté en Europe face à l intransigeance des banques
Réponse de le 21/02/2015 à 9:15 :
Non, je pense qu'au niveau corruption il y aura une réelle amelioration. Les Grecs sont vraiment lassés du système clientéliste.
Par contre, je crois que Syriza va se révéler un parti plutôt atlantiste. Ce qui en surprendra plus d'un. Tout en ne se mouillant pas trop sur le dossier ukrainien, pour ménager quelques accords économiques avec la Russie.
En tout cas pas de sortie de l'OTAN en vue.
Réponse de le 21/02/2015 à 9:23 :
@Theophile
D'importants efforts sont fait depuis une dizaine d'années pour compléter le cadastre. Dans mon île, le chef-lieu (10 000 habitants) est couvert depuis 2004-2005. Je connais une des ingénieurs civils à la mairie et ce sont des gens honnêtes et travailleurs. Ils utilisent Google Earth pour accélerer le processus !
La Grèce change. A un rythme relativement rapide si l'on songe que le démarrage industriel date des années 20-30. Si l'on compare avec ce qui est comparable, donc les pays voisins (Bulgarie, Albanie, Macédoine, Turquie et même Italie du sud), au niveau corruption ou magouilles la Grèce est plutôt à son avantage. Franchement. Ne croyez pas tous ces propagateurs de haine anti-grecque.
Réponse de le 21/02/2015 à 12:19 :
@Lionel Gilles

Si les grecs sont aussi honnêtes que vous le prétendez, pourquoi ont-ils mis à leur tête un gouvernement qui propose comme programme économique la spoliation de leurs créanciers?
Réponse de le 21/02/2015 à 12:47 :
@Michel
D'abord comme dans tous les pays il y a des gens malhonnêtes et d'autres honnêtes. Avec nos Cahuzacs, nos Hauts de Seine Schulleriens et Balkaniens, nos rétrocommissions au Pakistan et à Taïwan, notre complaisance avec les paradis fiscaux au Luxembourg et a Jersey, etc, peut-on donner des leçons de déontologie ?
Ensuite, spoliation ???
Savez-vous ce qu'est le pragmatisme ?
Je reposte ce que j'ai déjà posté pour un autre article :
Quand après 5 ans catastrophiques, un gouvernement pragmatique arrive au pouvoir et constate que la médecine appliquée est plus néfaste au malade que bénéfique, il essaie de revoir sa politique pour qu’elle soit plus efficace. A cause du chômage intolérable (60% des moins de 25 ans) et de l’effondrement industriel (PIB - 25%), les rentrées fiscales calent. C’est un cercle vicieux. L’austérité tue la croissance et donc la récession qui en résulte augmente les déficits. D’ailleurs la dette grecque a presque doublé en 5 ans, malgré l’effacement d’une grosse partie ily a deux ans.
La seule solution est une bonne vieille relance Keynesienne ; en augmentant les salaires de plus pauvres, qui consomment tout et ne thésaurisent point, on sauve les entreprises grecques de l’asphyxie. Il s’agit d’une solution pragmatique et non socialo-marxiste, d’ailleurs appliquée par Roosevelt lors de son NewDeal.

Mieux vaut un débiteur vivant que mort. Tout créancier sain d'esprit vous le confirmera.
Réponse de le 21/02/2015 à 14:55 :
@Lionel Gilles
Je suis en grande partie d'accord avec ce que vous écrivez mais en partie seulement. La relance keynésienne ne fonctionne que si l'état arrive à contrôler le flux d'importation en faisant en sorte qu'on n'importe pas avec des prix excessifs qui ont engraissé les fournisseurs de la Grèce ces dernières années, ce que la Grèce serait susceptible de produire. Il faut aussi que l'impôt soit réellement recouvré et payé. Pour cela il faut assister la Grèce dans l'organisation d'une administration efficace ce que la troïka n'a pas fait jusqu'à présent.
Réponse de le 21/02/2015 à 16:16 :
Keynes est faux. Ca ne marche pas. C'est réfuté depuis plus de 60 ans du reste.

Non. Ce qu'il faut c'est libéraliser. Les grecs veulent pas. Ils font l'inverse. C'est leur droit. Mais en tous cas ils doivent atteindre zero de deficit, et aprés rembourser.

Quant a roosevelt sa politique fut un tel echec qu'il l'a abandonné de lui même. Elle a du reste fait durer la crise plusieurs années au lieu des trois quatre normal dans un pats libéral. Distribuer du fric ne sert a rien : les gens n'economisent pas, il consomment, se font plaisir.
a écrit le 20/02/2015 à 23:27 :
Ce que les technocrates ne comprennent pas c'est qu'un recul de Syriza prépare la victoire d'Aube dorée. A moins que cela soit le but : historiquement l'extrême droite a toujours eu la faveur des milieux d'affaires, de la bourgeoisie, bourgeoisie qui a le quasi monopole de la "représentation" du peuple dans notre europe "démocratique".
Réponse de le 21/02/2015 à 16:02 :
Nazi ou communisme, c'est évidement la même chose. Tout élus qu'ils soient les socialistes devront manger leur chapeau et expliquer au peuple pourquoi il lui mentent..
a écrit le 20/02/2015 à 22:59 :
Les Grecs ont donc laché le morceau, ils reconnaissent avoir plus besoin de l'UE que le contraire..
Réponse de le 21/02/2015 à 4:46 :
C'est inévitable lorsqu'un dirigeant se fait élire sans aucun autre programme que la démagogie...
a écrit le 20/02/2015 à 22:57 :
J'ai le souvenir d'un article de Monsieur Godin dont le titre prémonitoire était: "Pourquoi la Grèce est déjà en position de force".

Résultat: défaite en rase campagne pour le gouvernement Grec.

NB: les fautes d'orthographe piquent quand même beaucoup les yeux...
Réponse de le 21/02/2015 à 0:49 :
Oui je me souviens aussi de cet article. R. Godin a ses convictions, cela nuit bien souvent à sa lucidité.
Réponse de le 21/02/2015 à 1:02 :
4 mois de délais, le problème va revenir mais actuellement tout le monde gagne du temps.

A moyen terme on sait comment ça va se finir.
Réponse de le 21/02/2015 à 3:23 :
pas grave les fautes d'orthographes : il a fait sciences po !!! c'est cela les grandes écoles que nous voulons tant magnifier !!!
a écrit le 20/02/2015 à 22:47 :
D'après ce que j'ai compris: en gros, les échéances sont retardées de quatre mois mais mon sentiment est que cela va mal finir pour la Grèce car cela sera difficile au nouveau gouvernement de renoncer au programme sur lequel il a été élu.
Cordialement
Réponse de le 21/02/2015 à 2:23 :
surtout on va recommencer avec ce même morceau de théatre dans 4 mois et encore et encore ...
a écrit le 20/02/2015 à 22:35 :
Morale de l'histoire. C'est celui qui a le pognon qui décide point.....
a écrit le 20/02/2015 à 22:33 :
quelle comédie !
a écrit le 20/02/2015 à 22:31 :
Repousser pour mieux tomber. Et 5 points de plus pour le FN..
a écrit le 20/02/2015 à 22:25 :
je tombe
tu tombes
il tombe
nous tombons
vous tombez
ils tombent
Logique ! l’incompétence et la Mafia nous gouvernent.
...
Réponse de le 21/02/2015 à 0:56 :
Mafia et Incompétence et Argent trouble sont le même bateau et gouvernent une partie du monde, environ 90/100 !
Réponse de le 21/02/2015 à 3:25 :
argent trouble ou argent qui ne veut pas financer tout et n'importe quoi !!!! quelles preuves avez-vous d'argent trouble ???
a écrit le 20/02/2015 à 22:25 :
C'est marrant mais ma conclusion est inverse à la vôtre, un contrôle à postériori n'a pas beaucoup de poids, il se borne à constater!
Réponse de le 20/02/2015 à 23:29 :
Non en liberté surveillée
a écrit le 20/02/2015 à 22:18 :
L'essentiel est sauf: il n'y a pas d'effacement de dette et la Grece restera etroitement surveillee.

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