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Retour aux diaporamas | auto defilement | 20/07/2011 à 12:39 -
Un scandale de corruption touchant le ministre des Finances Giulio Tremonti, assorti à la crise politique autour de Berlusconi, provoque la panique des marchés, qui craignent que le pays soit incapable de s'attaquer à ses déficits. Les banques italiennes chutent en bourse et les taux obligataires atteignent des records. La dette italienne (120% du PIB) devient la cible des spéculations. Pour rassurer les marchés, le Parlement italien prend les devants et vote en catastrophe, le 15 juillet, un plan d'austérité renforcé, prévoyant de nouvelles privatisations, le gel des salaires et des embauches de fonctionnaires, et une réduction des dotations des collectivités.
Après le vote du plan d'austérité grec qui prévoit 78,4 milliards d'euros d'économies d'ici 2015, les ministres des Finances de la zone euro débloquent la 5è tranche de 8,7 milliards d'euros du prêt de 110 milliards accordé en 2010. Ils se mettent également d'accord sur un second plan de sauvetage d'environ 110 milliards d'euros. Problème : les pays de la zone euro ont du mal à s'accorder sur ses modalités, notamment sur l'implication du Fonds européen de stabilité financière (FESF) et des créanciers privés. En photo, le ministre de Finances grec Evangelos Venizelos. (c) Reuters
Dans l'incapacité d'emprunter sur les marchés, le Premier ministre socialiste du Portugal José Socrates demande l'aide de l'UE et du FMI. Le 3 mai, les créanciers internationaux et le gouvernement portugais se mettent d'accord sur un plan d'aide de 78 milliards d'euros. Quelques semaines plus tard, les conservateurs remportent les élections législatives. Pedro Passos Coelho, le leader de la droite, sera chargé de l'appliquer. (c) Reuters
La faillite du système bancaire irlandais pousse l'Irlande à faire ce qu'elle voulait éviter à tout prix : demander l'aide de l'UE et du FMI. Très touchées par la crise des subprimes et plombées par des actifs « pourris », les banques irlandaises, « too big to fail », avaient été pour la plupart nationalisées depuis 2009. Mais à force de mettre les banques sous perfusion de fonds publics (29,3 milliards d'euros pour assainir l'Anglo Irish Bank), le gouvernement se retrouve confronté à des déficits abyssaux et doit faire appel à l'aide internationale dans le cadre du FESF. En photo, Brian Cowen, premier ministre irlandais, qui démissionnera en mars 2011.
L'UE et le FMI se dotent d'un Fonds européen de stabilité financière (FESF), un dispositif de soutien temporaire de trois ans aux pays au bord de la faillite, pouvant mobiliser jusqu'à 750 milliards d'euros, dont 440 milliards grâce à des titres de dettes émis sur les marchés et garantis par les Etats, 250 milliards par le FMI et 60 milliards grâce au Mécanisme européen de stabilité financière (MESF). En 2013, le FESF sera remplacé par le Mécanisme de stabilité européen (MSE). Par ailleurs, la BCE brise un tabou en déclarant vouloir acheter des titres des dettes des pays en difficulté pour faire baisser les taux des obligations. En photo, Jean-Claude Trichet, président de la BCE.
Feu vert de l'UE et du FMI pour un plan de sauvetage de 110 milliards d'euros à la Grèce, sous formes de prêts bilatéraux sur 3 ans à des taux d'intérêts de 5%, en contrepartie de mesures drastiques d'austérité. Les pays de la zone euro (sauf la Slovaquie) contribueront à hauteur de 80 milliards d'euros, le FMI fournira le reste (30 milliards). Le 7 mai, le Conseil européen valide le plan d'aide. En photo Dominique Strauss-Kahn, ancien directeur général du FMI. (c) Reuters
Le gouvernement grec de Georges Papandréou, élu en octobre, annonce un déficit de 12,7% du PIB pour 2009, alors que le précédent gouvernement avait prévu seulement 3,7% le 17 février. En décembre, les trois agences de notation (Fitch, Standard & Poor's et Moody's) dégradent leur note financière du pays. Le 14 janvier, un rapport de l'UE indique que la Grèce a fourni sciemment de fausses informations sur l'état de ses comptes à la Commission européenne. (c) Reuters
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