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Comment l'Assurance maladie espère faire des économies drastiques en 2017

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L'Assurance maladie espère réaliser 430 millions d'euros d'économies, notamment en améliorant les prescriptions.
L'Assurance maladie espère réaliser 430 millions d'euros d'économies, notamment en améliorant les prescriptions. (Crédits : © Regis Duvignau / Reuters)
Utilisation accrue des génériques et des biosimilaires, amélioration des prescription, réduction des durées d'hospitalisation... L'Assurance maladie espère économiser 1,42 milliard d'euros en 2017.

L'Assurance maladie espère engranger 715 millions d'euros d'économies cette année. Pour 2017, le double est attendu, soit 1,42 milliard d'euros, rapporte Estelle Emonet de l'AFP. Un chiffre somme toute attendu, l'Assurance maladie avait annoncé en 2015 un objectif de trois milliards d'euros d'économies en trois ans.

Dans un rapport présenté qu'elle a présenté à son conseil d'administration, la Caisse nationale d'assurance maladie (Cnamts) formule plusieurs propositions pour réaliser des économies.

  • L'Assurance maladie espère réaliser 430 millions d'euros d'économies, notamment en améliorant les prescriptions et en luttant contre la iatrogénie (effets indésirables provoqués par les médicaments) responsable de milliers de décès par an, rapporte l'AFP.
  • En utilisant des médicaments "biosimiliaires" (copies de médicaments fabriqués issus des biotechnologies) moins chers, et en essayant de convaincre patients et professionnels de santé à avoir plus souvent recours à des génériques, elle espère enregistrer 230 millions d'euros d'économies supplémentaires, ajoute l'agence.
  • Les réductions des durées d'hospitalisation, avec le virage ambulatoire, pourraient rapporter 390 millions, est-il écrit dans le rapport.
  • Autre piste importante, l'organisation est prête à serrer la vis sur les arrêts de travail en renforçant le contrôle afin de parvenir à "une plus grande homogénéité", rapporte l'AFP. Des économies de 100 millions d'euros sont visées.

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Commentaires
a écrit le 01/07/2016 à 14:07 :
Les actionnaires sont sans aucun doute heureux d'être rémunérés pour l'argent qu'ils ont placé dans ces boîtes, mais aussi les salariés qui y ont un emploi et sont plutôt correctement payés. A contrario imaginons l'industrie pharmaceutique nationalisée, il faudrait attendre des lustres avant d'avoir des médicaments adaptés et efficaces. En URSS ou c'était le cas, le médicament qui a longtemps été le plus utilisé, c'était le jus de citron !!
a écrit le 01/07/2016 à 9:15 :
Engraisser les labos à coût de milliards avec des traitements pour les cancers par exemple à 100.000 € par patient ! Il n y a pas de marge de manœuvre ?
Réponse de le 01/07/2016 à 10:38 :
y a un traitement pour lequl on n'a pas "trop" à se plaindre, on paie moins cher que d'autres pays d'Europe, ce qui ne veut pas dire que c'est le "juste prix".
Je ne sais pas s'ils peuvent dire : "pas assez cher, on ne le commercialise pas en France" ? Voire créent la pénurie (y a plus de stock, on ne peut pas livrer).
Les labos sont devenues des machines à cash, les actionnaires veulent du rendement, c'est devenu une branche de la finance.
a écrit le 01/07/2016 à 6:45 :
Marre de la pub invasive du site de la tribune
a écrit le 01/07/2016 à 6:43 :
Limiter les abus en tous genre:
- Limiter les arrêts maladie bidons.
- Arrêter de soigner le monde entier à nos frais.
- Les abus des labos.
- La sur-médication.
Dès ce moment, une bonne partie du déficit sera résorbé, selon candide.

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