L'OCDE relève ses prévisions de croissance pour la France en 2017

 |   |  639  mots
Malgré des prévisions à la hausse pour 2017, l'OCDE prévoit une stagnation du PIB français pour 2018.
Malgré des prévisions à la hausse pour 2017, l'OCDE prévoit une stagnation du PIB français pour 2018. (Crédits : Reuters)
L'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) a relevé légèrement ses prévisions de croissance concernant le produit intérieur brut français pour 2017. Mais cette croissance reste très fragile et devrait déjà baisser dès 2018. En zone euro, la croissance devrait être freinée par le niveau élevé du chômage dans certains pays et la fragilité du secteur bancaire.

L'OCDE a relevé légèrement ses prévisions de croissance à la hausse pour 2017 pour la France. L'Organisation pour la coopération et le développement économique s'attend désormais à ce que le produit intérieur brut s'élève à 1,4% cette année, soit 0,1 point de plus que la dernière estimation publiée en novembre dernier. Cette légère révision à la hausse s'explique par "des mesures adoptées par le gouvernement concernant l'accélération de l'amortissement de l'investissement et la politique de soutien à l'emploi" selon Catherine Mann, chef économiste à l'OCDE.

En revanche, l'organisation internationale a revu des prévisions de croissance à la baisse pour 2018. La croissance devrait atteindre 1,4% l'année prochaine au lieu de 1,6% initialement prévu.

A titre de comparaison, le gouvernement table sur une croissance de 1,5% comme l'a annoncé le ministre de l'Economie Michel Sapin mardi 7 mars. "Lorsque la prévision de croissance avait été établie à l'automne dernier, il y a eu beaucoup d'interrogations, mais toutes les données depuis le dernier trimestre 2016 et les premières tendances de 2017 confirment notre chiffre de 1,5%. Les entreprises sont prêtes à investir et créent des emplois ce qui permet au chômage en France de diminuer" a-t-il précisé.

>> Lire aussi : Le prochain président pourra-t-il relancer l'économie ?

Amorce d'une croissance mondiale modeste

Selon l'OCDE, la croissance économique mondiale devrait s'établir en 2017 "à 3,3% à la hausse l'année prochaine pour ressortir aux alentours de 3.6 %". Les prévisions d'amélioration reposent avant tout selon les économistes de l'institution internationale sur "la mise en œuvre, ou à l'adoption attendue, d'un ensemble d'initiatives budgétaires dans les principales économies, notamment la Chine, le Canada et les États-Unis, conjuguées à une orientation de l'action publique dans la zone euro qui s'annonce légèrement plus expansionniste et qui pourrait être plus ambitieuse encore".

Pour les Etats-Unis, la demande intérieure devrait se renforcer, portée par une hausse du patrimoine des ménages et un "redressement progressif de la production pétrolière". La croissance devrait s'établir à 2,4% et 2,8% selon l'OCDE "grâce à l'expansion budgétaire attendue".

>> Lire aussi : Avec Trump, la croissance des Etats-Unis va accélérer, prédit le FMI

Du côté de la zone euro, la croissance devrait continuer à un rythme modéré avec une croissance annuelle prévue de 1,6% en 2017 et 2018. La progression du PIB dans certains pays devraient être freinée par "le niveau obstinément élevé du chômage et du sous-emploi, en particulier chez les jeunes, ainsi que par la faiblesse du secteur bancaire".

Enfin en Chine, la croissance devrait continuer son ralentissement pour atteindre 6,5% en 2017 et 6,3% en 2018. Les spécialistes de l'OCDE expliquent cette baisse par une transition économique en cours. "L'économie, auparavant dépendante de la demande extérieure et de l'industrie lourde, opérera sa nécessaire transition au profit de la consommation intérieure et des services."

Des perspectives assombries

La description de l'économie mondiale dressée par l'OCDE se caractérise "par une hausse insuffisante du PIB et des inégalités marquées". Les fruits de la croissance resterait inégalement partagés selon le secrétaire général de l'OCDE Angel Gurria qui en a profité pour exprimer ses recommandations :

"La croissance reste trop modeste et ses avantages trop étroitement partagés pour que les populations durement touchées par la crise et aujourd'hui laissées pour compte puissent voir leur situation s'améliorer réellement. Les gouvernements doivent, plus que jamais, prendre des mesures pour rétablir la confiance des citoyens tout en résistant à la tentation du repli ou du démantèlement des avancées déjà obtenues grâce à une meilleure coopération internationale."

>> Lire aussi : Les inégalités de revenus à des niveaux records dans les pays développés

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 09/03/2017 à 19:29 :
Acquisitions Françaises à l'étranger
Comme je l'avais prédit début 2016, la France a bien explosé les compteurs l'année dernière, notamment avec de nombreuses acquisition en Allemagne et aux Etats-Unis.
....
Selon PwC : acquisitions française d'entreprises allemandes :
2014: 38 acquisitions.
2015: 74 acquisitions.
2016 : "93 acquisitions en Allemagne en 2016, soit le volume de transactions le plus élevé sur les 15 dernières années au cours desquelles la moyenne s'est située à 35 acquisitions en Allemagne par an."
.....
2014 : 5ème investisseur en Allemagne
2015 : 4ème
2016 : 3ème derrière Etats-Unis et Royaume-Uni
"Au classement des pays investissant le plus en Allemagne, la France passe de la 5ème place en 2014, à la 4ème place en 2015, à la 3ème place en 2016"
....
http://www.pwc.fr/fr/publications/fusions-acquisitions/evolution-du-marche-des-fusions-acquisitions-franco-allemandes.html
a écrit le 09/03/2017 à 15:40 :
C'est surtout pour le Royaume-Uni, où le Brexit n'aura pas encore eu d'effets autres que psychologiques, que la situation s'annonce vraiment délicate.
a écrit le 09/03/2017 à 14:50 :
C'est une façon de dire que si elle n'est pas au rendez-vous c'est la faute au politique suite a l'élection présidentielle, si elle se maintient c'est que les politiques n'y sont pour rien!

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :