Suppression des cotisations chômage et maladie : ce que veut dire la proposition Macron

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(Crédits : JEAN-PAUL PELISSIER)
Le candidat à la présidentielle veut supprimer les cotisations maladie et chômage à la charge des salariés. Elles seraient remplacées par une hausse de la CSG (+1,5 point). Concernant le chômage, il s'agirait d'une vraie révolution pour la protection sociale, le basculement vers un système beveridgien.

"Pour permettre à chaque Française et Français de pouvoir vivre plus dignement de son travail", "on a besoin de répondre à un problème, c'est de diminuer l'écart qu'il y a entre le salaire brut et le salaire net", a affirmé ce jeudi l'ex-ministre de l'Economie et candidat à l'élection présidentielle, Emmanuel Macron. "Ce que je veux faire, c'est supprimer les cotisations maladie et les cotisations chômage que paie le salarié", a-t-il dit, précisant que cette mesure s'appliquerait "sur tous les salaires" et "pour les indépendants aussi" (en fait, ces derniers ne paient pas de cotisations aujourd'hui).  "Pour un couple qui est au Smic aujourd'hui", le gain net par an serait d'"au moins 500 euros" affirme Emmanuel Macron (soit 250 euros par salarié au smic). Il estime qu'il financerait cette mesure "par de la CSG", qui "a une base beaucoup plus large", incluant les revenus des actifs, mais aussi ceux des retraités et les revenus du capital. "Toutes les petites retraites auront leur pouvoir d'achat protégé", précise cependant le candidat à la présidentielle.

A priori, la proposition Macron apparaît généreuse à l'égard des actifs et beaucoup moins envers les retraités, dont la CSG augmenterait sans aucune avantage en contrepartie. Si la cotisation maladie à la charge des salariés est désormais faible -0,75% du salaire brut, soit une recette pour la sécu -au sens large- proche de 5 milliards d'euros-, les cotisations à l'assurance chômage sont supérieures (2,4% du salaire brut). Au total, une vingtaine de milliards d'euros seraient ainsi transférés sur la CSG, qui devrait être augmentée de 1,5 point afin de compenser le manque à gagner pour les comptes sociaux.

Cette réforme du financement de la protection sociale, qui s'inscrit apparemment dans la logique du créateur de la CSG, Michel Rocard, consistant à élargir la base de taxation des cotisations au delà du seul travail et à transférer du pouvoir d'achat aux salariés au détriment des autres revenus, serait en fait lourde de changements. Pas concernant l'assurance maladie. Il est logique que cette assurance désormais universelle, couvrant toute la population, soit financée par un prélèvement obligatoire touchant l'ensemble des revenus.

Une nouvelle logique

En revanche, l'idée de financer l'assurance chômage par un impôt -tel est bien le statut de la CSG- est beaucoup plus révolutionnaire, au sens où l'entend Emmanuel Macron. Ce serait introduire une toute nouvelle logique dans l'organisation de la protection sociale en française. L'amorce d'un passage d'un modèle surtout bismarckien à une logique beveredgienne. Qu'est-ce à dire ?

Pour résumer, le modèle bismarckien est basé sur l'assurance du travailleur, qui finance, avec son employeur, sa protection au moyen de cotisations proportionnelles à son salaire. Les prestations versées, quand le « risque » se matérialise, qu'il s'agisse de retraite ou de chômage dépendent des montants cotisés auparavant (on parle de système contributif).

Le modèle beveredgien, du nom de William Beveridge qui l'a conçu pendant la guerre pour le gouvernement britannique, s'inspire d'une logique radicalement différente. Ce n'est plus le travailleur qui est protégé, c'est toute la population, selon un principe d'universalité. Le financement n'est donc pas assuré par des cotisations sociales payées par les salariés, mais par l'ensemble de la population, via l'impôt. En conséquence, la prestation versée ne dépend plus du revenu antérieur, elle est uniforme. En général, elle est d'un niveau faible : il s'agit d'un simple filet de sécurité. C'est pourquoi on parle aussi de modèle « assistanciel » (il s'agit d'assister les personnes qui risqueraient de tomber dans le dénuement le plus total) par opposition au système bismarckien, « assurantiel ».

L'assurance chômage financée par l'impôt, un bouleversement majeur

Décider de financer l'assurance maladie, qui est désormais universelle -elle profite effectivement à tout le monde- et dont les prestations ne dépendent évidemment pas des revenus, par la CSG, voilà qui n'est guère surprenant. C'est d'ailleurs pour l'essentiel déjà le cas, s'agissant des salariés, dont la cotisation maladie a été fortement diminuée par Lionel Jospin, pour être basculée sur une CSG d'un montant moins élevé (d'où un gain de pouvoir d'achat pour les salariés). Cette proposition d'Emmanuel Macron ne change donc pas grand'chose au système actuel.

En revanche, vouloir financer les allocations chômage par l'impôt, c'est-à-dire par l'ensemble de la population, qui n'en bénéficie pas toujours, constituerait un bouleversement majeur. Un véritable changement de philosophie pour l'assurance chômage. L'idée d'Emmanuel Macron est d'étendre les allocations à des actifs qui n'y ont pas droit aujourd'hui (indépendants), comme il l'a déclaré récemment dans une interview à Mediapart. Mais les retraités ? En quoi sont-ils intéressés au financement de prestations chômage ? Ils ne le sont évidemment pas, sauf si elles sont ramenées à un simple filet de sécurité, qui, au nom de la solidarité nationale, permettrait à leurs concitoyens d'éviter de tomber dans l'extrême pauvreté. On passerait d'une logique assurantielle à un principe de solidarité:  beaucoup plus de gens sont couverts, mais reçoivent alors une allocation nettement plus faible. Il s'agit bien de la philosophie de Lord Beveridge, c'est celle qui est mise en oeuvre d'ailleurs toujours au Royaume Uni, où les allocations chômage sont uniformes. A partir de 25 ans, un chômeur touche 65,45 livres par semaine, quel que soit son revenu antérieur.

C'est cette logique beveredgienne et anglo-saxonne que veut manifestement promouvoir Emmanuel Macron. Présentant sa proposition politique comme du pouvoir d'achat supplémentaire pour les salariés, le candidat oublie au passage d'en décrire les conséquences. Il n'évoque pas en outre la nécesssaire nationalisation de l'Unedic -puisqu'elle serait financée par l'impôt, voté au nom de la nation. Exit, alors,  les partenaires sociaux...

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Commentaires
a écrit le 30/07/2017 à 20:45 :
Cette réforme peut s'inscrire dans le cadre d'une redistribution sociale si le bénéfice est plafonné pour les salariés. Je suis prêt à accepter que ma retraite soit amputée de 500 €/an pour aider à une revalorisation des bas salaires mais pas question que cela bénéficie à de salariés payés 5000 €/mois. J'ai cru lire qu'un salarié au smic aurait un gain de 390 €/an mais qu'un salarié à 5000 €/mois aurait un gain de 1000 €/an. Il faut un plafonnement sinon la mesure est injuste socialement.
Cette mesure s'inscrit par contre dans la logique de la flat tax si chère aux libéraux et si injuste socialement donc vigilance!
a écrit le 30/07/2017 à 18:35 :
Je lis les commentaires et j'ai envie de pleurer. Personne ne se rend compte de l'escroquerie ? En quoi il faut redresser la France en donnant de l'argent au secteur privé ? Argent qui part dans les paradis fiscaux avec les 80 milliards de fraudes fiscales non récupéré ? CICE : 45 milliards d'Euros Pour le secteur privé ? Le problème de la France, c'est la dette, non ? La politique Macron va coûter plus de 106 milliards d'euros par an en faveur du secteur privé. Pour rappel, le CAC40 ne s'est jamais aussi bien porté, les patrons n'ont jamais été aussi bien payés et les dividendes des actionnaires ont augmenté de 75% ... Du. Jamais vu ! Réveillez-vous !
Réponse de le 30/07/2017 à 20:31 :
Entièrement d'accord remboursons la" dette" avec la fraude fiscale et il n'y aura plus de problème !! Si le peuple pouvait tous réclamer ça!! Pression..exigeons!!!
a écrit le 13/12/2016 à 9:13 :
" ....la proposition Macron apparaît généreuse à l'égard des actifs et beaucoup moins envers les retraités...."
Les retraités en ont marre d'etre ciblés !
Ils ont cotisé toute leur carrière pour les AUTRES !!!
a écrit le 13/12/2016 à 8:13 :
Les retraités paient déjà une cotisation de 1% pour l'assurance maladie. Cette cotisation sera-t-elle supprimée ou devront-ils payer deux fois : une fois par cotisation + une fois par la CSG. Il est normal de participer au financement de la sécurité sociale mais pas deux fois.
a écrit le 12/12/2016 à 19:52 :
PS : sans revenu d’activité ou de remplacement, un résident qui vit d’un revenu locatif doit s’assurer à la Sécu à titre personnel, en payant les deux parts des cotisations (« salariale » et patronale), pour donner un sens à sa CSG sur revenu foncier (du patrimoine) !
a écrit le 12/12/2016 à 17:20 :
Petit problème oublié par l'auteur et ses commentateurs : contrairement à la CSG sur revenu d'activité ou de remplacement, la CSG sur revenus du patrimoine n'ouvre droit, à elle seule, à aucune prestation. C'est donc de l'escroquerie pure et simple. D'autant plus que des résidents en nombre croissant (retraités ou frontaliers au régime d'assurance d'un Etat membre de l'UE autre que la France) sont assurés à l'étranger, ne cotisent pas en France, même sur les revenus du patrimoine (jurisprudence de Ruyter sur Règlement 1408/71 de l'UE) et bénéficient en France des prestations maladie dans les mêmes conditions que les Français.
a écrit le 12/12/2016 à 14:18 :
Croyez vous que la CSG soit aujourd'hui un impôt juste Mr MACRON...Nous payons une taxe sur un salaire brut que nous ne touchons pas!!!Le commun des mortels touche son salaire net...Chercher l'erreur...
Initialement Mr ROCARD un socialiste a instauré cette taxe égale à 1% aujourd'hui elle est à 6,5% sur tous les revenus même bruts.....
a écrit le 12/12/2016 à 13:13 :
Très bien bravo M. Macron, enfin la liberté et un bon débarras pour les entreprises, le chomage et maladies étant pris en charge par l'état au travers de la CSG :))) M. Macron, je vote pour vous !
a écrit le 12/12/2016 à 13:01 :
Très bonne idée et surtout fini le chomage payer a 3 4 5 000 €/mois sauf pour celui qui prend une assurance chomage privé ou mutualisé !
a écrit le 12/12/2016 à 12:36 :
A partir de 25 ans, un chômeur touche 65,45 livres par semaine, quel que soit son revenu antérieur.

EST CE QU'IL AURA LE COURAGE D'APPLIQUER CELA A TOUS LES POLITIQUES QUI N'AURONT PAS DE RENOUVELLEMENT DE LEUR MANDAT
DEPUTES
SENATEURS
MINISTRES
PRESIDENTS...
ETC
a écrit le 12/12/2016 à 10:09 :
??? ravie de savoir que "les indépendants" ne payent pas de cotisations aujourd'hui !!!
je n'avais pas remarqué,ni mes collègues indépendants noyés sous les charges,ni ceux qui se plantent parce qu'ils n'y arrivent plus.

bonne journée quand même
Réponse de le 16/12/2016 à 11:44 :
Les indépendants (dont je fais partie) ne paient pas les cotisations "chômage" car il n'y auront jamais droit. Ils en paient par ailleurs beaucoup d'autres! Avec cette réforme, nous payerions 1.7% de plus (sous l'appellation CSG) sans rien gagner de plus! Pour augmenter le pouvoir d'achat, on a vu mieux....
a écrit le 10/12/2016 à 23:51 :
LE CHOIX EST DESORME ENTRE LA TVA SOCIAL POUR TOUS AUGMENTE SUIVENT LES BESOIN ENTRE 1 A 2 % OU LA C S G AUGMENTE A PEUT PRES DE LA MEME FACON?. JE PENSE QUE SI LE JEUNE MACRON A CHOISI LA C S G . C EST QU IL A CES RAISONS? NOUBLIONS PAS QU ILS UN BON NIVEAUX PUISQU IL SORT D UNE BANQUE ET QU IL PARLE PLUSIEURS LANGUES CE QUI EST ENCORE UN GROS AVENTAGENON NECLIGABLE???
a écrit le 10/12/2016 à 16:39 :
Ce n'est pas comme ça que tous ces vendeurs de soupe trouveront la solution pour sortir la France de sa mélasse. Ils brassent tous le même argent pour le redistribuer afin de satisfaire l'électorat pour se faire élire, et ce sera encore le meilleur menteur qui se fera élire, et qui créera encore plus de misére.
Le bon président sera celui qui remettra la France au travail, parce que pour avoir de l'argent, il faut le produire, le redistribuer comme ils font tous c'est partager la pauvreté.
Ca suffit avec ce socialisme à outrance, produisons, créons des emplois, créons de la richesse, et seulement aprés je dis bien aprés redistribuons là.
Réponse de le 12/12/2016 à 13:03 :
Oui bien sur comme au états unis mdr ! Surtout nul !
a écrit le 10/12/2016 à 11:05 :
Très bonne idée car actuellement les actifs payent chers les cadeaux faits a nos ainés.Pour charger la hotte les actifs cotisent plus pour avoir une retraite plus faible dans l avenir. on nous parle de repousser jusqu a 67 ans alors que certains sont parti a 55 ans .L écart entre les retraités et les actifs est beaucoup trop élevé .je sais il y a beaucoup de petite retraite ,mais aussi beaucoup de retraité très a l'aise. Vous pouvez lire le livre LA FRANCE ANTI JEUNE de Grégoire Tirot.
Réponse de le 10/12/2016 à 18:04 :
http://www.marianne.net/les-eco-att/remplacer-cotisations-salariales-csg-erreur-projet-cache-emmanuel-macron-100248519.html
a écrit le 09/12/2016 à 11:40 :
Certes des reformes sont indispensables et même urgentes, mais de là à proposer des solutions irrationnelles : quelle est la logique de faire payer l'assurance chômage par des retraités ? Qu'il faille élargir l'assiette c'est logique, car le nombre de demandeurs d'emplois va mécaniquement augmenter en raison de la poursuite de l'automatisation et de la robotisation. Sans compter la concurrence mondiale qui oblige à des sacrifices, pour garder un semblant de compétitivité.

La solution est de taxer non pas la masse salariale, mais l'outil de production (lire Sismondi et Paul Jorion), ou les profits des entreprises = cela s’appelle l’impôt. Et en théorie cela fonctionne bien quand cela permet une juste répartition des richesses.
Or une majorité des candidats promettent des baisses d’impôts et l'augmentation de la TVA ! Cadeau empoisonné car une fois au pouvoir, il faut bien financer la dette et les services publics. Taxer les plus pauvres n'est bénéfique qu'à court terme et accroit dans la 2e phase les inégalités et donc les besoins de protection sociale.

Dans le climat actuel, seule une taxation équitablement répartie a une chance de passer. Tout soupçon d'injustice ou de clientélisme ne fait qu’alimenter le populisme et la fracture de la société.
Gauche, centre et droite devraient s'accorder sur un programme commun de réformes et le mettre en œuvre au plus tôt, sinon c'est l’extrême droite qui va profiter de ces errements politiques et économiques.
Concernant les retraités, il faudrait aussi avoir le courage admettre que certains sont privilégiés ( départ prématuré, revenus élevés et autres avantages, devenus extrêmement couteux en dehors du contexte des 30 glorieuses, ce qui revient à faire payer ces avantages par les générations actuelles et futures).
Il faut tout de même avoir l’honnêteté d'admettre que Alain Juppé avait déjà raison dans les années 90 en voulant reformer un système déséquilibré et donc inégalitaire.
a écrit le 09/12/2016 à 11:14 :
Transferer les charges sociales (familiales, maladies,...) à l'ensemble des revenus me parait une bonne chose pour baisser le cout du travail.
Par contre, si tout le monde paie, il faut que tout le monde en bénéficie. Et contrairement à ce que dit l'auteur, les indépendants cotisent aujourd'hui : mais peut être qu'il n'a jamais entendu parlé du RSI ??!
Par contre, il y a un problème pour l'assurance chômage : seuls les salariés peuvent en bénéficier : pourquoi un indépendant cotiserait pour financer une assurance dans laquelle il est exclu en tant que bénéficiaire !? Ou alors, il faut qu'un artisan/commerçant qui dépose le bilan ait le même droit qu'un salarié ...
On arrive alors à l'idée d'un revenu minimum garanti, sans rapport avec le statut (salarié ou non)
a écrit le 09/12/2016 à 10:22 :
///MORALE POLITIQUE ET ECONOMIQUE///UN VIEUX PAYSAN POUR EVITE QUE SONT VIEL ANE MEURE TROP VITE A REPARTIE SES CHARGES SUR DEUX AUTRE ANES QU IL A ACHETE. RESULTAT IL A PU TRAVAILLES PLUS? CAR IL A REPARTIE LES CHARGES /// DE PLUS L EMPLOIE VAS DIMINUEZ IL FAUDRAS TROUVEZ DES SOLUTIONS POUR LES JEUNES LE REVENUE FIXE POUR EUX JUSQUA 25ANS ET UNE BONNE IDEE / DONC DECIDEMENT LES IDES DE MACRON SONT REVOLUTIONNAIRE ET CERTAIN RETRAITE TOUCHE PLUS EN RETRAITE QUE CERTAIN SMICARD/???
a écrit le 09/12/2016 à 10:20 :
///MORALE POLITIQUE ET ECONOMIQUE///UN VIEUX PAYSAN POUR EVITE QUE SONT VIEL ANE MEURE TROP VITE A REPARTIE SES CHARGES SUR DEUX AUTRE ANES QU IL A ACHETE. RESULTAT IL A PU TRAVAILLES PLUS? CAR IL A REPARTIE LES CHARGES /// DE PLUS L EMPLOIE VAS DIMINUEZ IL FAUDRAS TROUVEZ DES SOLUTIONS POUR LES JEUNES LE REVENUE FIXE POUR EUX JUSQUA 25ANS ET UNE BONNE IDEE / DONC DECIDEMENT LES IDES DE MACRON SONT REVOLUTIONNAIRE ET CERTAIN RETRAITE TOUCHE PLUS EN RETRAITE QUE CERTAIN SMICARD/???
a écrit le 09/12/2016 à 8:12 :
Macron, dont le bilan réel est plus que léger, commence à raconter n'importe quoi pour se faire mousser. Bref, un vrai politique dans le plus mauvais sens du terme, mais qui ne durera pas.
a écrit le 09/12/2016 à 5:39 :
J'ai écouté sur RMC M. Macron il m'a fait sourire surtout avec le pouvoir d'achat pour un smicard son basculement sur la CSG pour un gain explosif !!!de 250 €/an voilà enfin, pour un politique, la fin de la galère pour les millions de salariés payés au smic. Pour ceux qui ont une part fiscale peut-être un peu plus d'impôts et pour ceux qui touchent l'APL pour certains une aide moindre ou carrément annulée. J'aime bien ce genre de politique qui ne connaissent pas la vie au smic c'est à dire la galère pour vivre, emprunter ..... Autre point intéressant la CSG la chou chou des politiques la CSG le nouvel impôt "indolore" corvéable à merci pour tous les citoyens. En fait M. Macron a parait il envoyé ses troupes sur le terrain pour connaître l'avis des citoyens si cela est exact il a retenu peu de chose mais ceux qui ont frappé aux portes sont ils dans la galère??? J'ai bien aimé sa distribution un peu de saupoudrage à tout le monde oui en bon politique il faut faire plaisir en promesses après les élections on verra ce qu'il en reste en général peu ou rien et puis un tour de passe passe, un peu!!!de CSG, un redéploiement au détriment d'autres secteurs d'une partie du CICE normal il en a est le créateur type haut fonctionnaire pour dire que tout est financé. J'ai également apprécié!! sa vision de la vie avec l'employeur qui doit non plus gérer ses affaires en fonction de son business mais en fonction de la vie du salarié, Karl Marx aurait été jaloux de notre futuriste chef d'entreprise. Sacré M. Macron pas un politique comme il dit mais il en a tout compris les mensonges, les promesses bidons, les poses sur les journaux people voulues et non pas comme il dit non voulues. La seule chose que je lui reconnais il ne profite pas d'argent public comme les autres familles politiques. Je dis famille car cela rythme avec une réalité du mot maffia. Les partis politiques sont une grande famille si nous étions italiens je dirais Calabrese, Napolitaine ou japonaise nos yakuzas français en moins intelligents, car les magouilles financières sont toujours misent à jour.
Réponse de le 10/12/2016 à 4:42 :
Je ne vous comprends pas. Si vous croyez que la situation actuel est préférable que celle que propose Mr. Macron. Tous le monde n'est pas riche comme vous. Le pauvre se contenterais de la proposition de Mr. Macron. Au lieu de le critiquer proposez meilleur solution.
a écrit le 09/12/2016 à 1:56 :
On peut aussi directement supprimer l'alloc chômage pour la remplacer par le RSA, ça fera des économies, moins de taxes. Et puis on peut aussi fusionner RSA, et toutes les prestations sociales depuis l'enfance, et même la retraite minimale en un revenu universel sous direction de la banque de France pour générer du bottom-up, de l'injection monétaire par le bas, pour compléter le top-down habituel qui est de prêter aux plus riches en croyant que l'économie va repartir alors que ces derniers mettent leur argent en bourse.
Je rappelle qu'une révolution, ça efface les dettes et ça réduit les impôts.. toujours ! Une révolution est là pour casser le système devenu trop gros, trop lourd, trop complexe( et virer tous ceux sur-adaptés qui vivent de cet éco-système) et recommencer avec un neuf en repartant de la réalité, la base, les gens qui bossent, qui construisent, qui créent.
Il nous faut un système qui empêche de tomber dans la pauvreté et l'abaissement de la personne, mais aussi qui encourage et permette de s'améliorer, et je ne parle pas de monnaie là. Car c'est bien cela le libéralisme, c'est libérer, se libérer des carcans, de la léthargie, de l'oppression, fut-elle étatique, sociale, familiale, ou simplement dans sa tête car cela génère des contradictions. Le libéralisme est donc inséparable de l'éducation, et de chercher les bons exemples, les bons comportements à suivre, l'état et ceux qui sont à sa tête doivent donc être exemplaires, la transparence est là aussi inséparable du libéralisme, comme le bon sens et l'honnêteté. Le libéralisme est un concept de gauche qui rejette l'argent comme "valeur", l'argent est un outil et doit le rester.
Réponse de le 09/12/2016 à 10:52 :
Votre.remarque sur le remplacement de l'allocation chomage par le RSA est pleine de bon sens. Si j'ai bien compris, l'allocation chomage à la mode Macron serait un minimum social versé à tous les chomeurs avec une somme identique quelque soit leur salaire précédent. Cela ressemble bien au RSA.
Mais bonjour les dégats. Si vous perdez votre emploi, vous vous retrouver avec une somme dérisoire, quelques centaines d'euros. Une somme qui ne vous permettra ni de payer votre loyer ou de rembourser un pret finançant votre logement. Tout le monde sous les ponts
Avec ce programme Macron devrait fait quelques % à l'élection présidentiel.
qu'en pense ceux qui avec des revenus conséquents ont vu baisser leurs allocations familiales? Ils ne sont pas à l'abri du chomage.
Réponse de le 10/12/2016 à 4:48 :
Désolé, je me suis tromper de personne.
Réponse de le 10/12/2016 à 14:42 :
Pour vous répondre, on peut faire un système à étage et plafonné, dont le premier étage serait le RSA; si une personne n'est plus capable de travailler alors s'y rajoute une indemnité; si elle reçoit une bourse d'étude ça se rajoute etc.. la somme de tous les étages ne doit bien évidemment ne jamais dépasser le salaire dit minimum comme le smic. Après si les gens veulent mettre de l 'argent de côté et vivre de cela c'est leur droit.
a écrit le 08/12/2016 à 22:25 :
Je donne d'une main, je reprends de l'autre en augmentant quelques taxes et impôts au passage, le principal étant de donner l'illusion d'avoir plus...je dis que les vieux qui ne foutent rien peuvent bien payer plus au titre de la solidarité, j'y ajoute 2 ou 3 termes économiques qui font "compétent", je dis que c'est moderne "changement de paradigme" je suis jeune....et hop je deviens Président......plus belle la vie! On dirait Giscard en 1974....il manque plus que l'accordéon...enfin pour lui on connaît son instrument ; le pipeau! J'oubliais un élément important sa voix est agaçante....
Réponse de le 09/12/2016 à 2:40 :
Il ne s'agit pas là d'une illusion, il y a bien plus. Car ce n'est plus les salariés qui payent mais TOUT les revenues, qu'ils soient immobiliers, actionaire...
a écrit le 08/12/2016 à 22:06 :
"Exit, alors, les partenaires sociaux..."
Macron est clair sur ce sujet.
Finies les grand-messes syndicales qui, au bout d'un temps infini, finissent par s’achever sur un accord, bien adapté pour les grandes entreprises en général mais pas toujours pour les PME et applicable pour tous dans toutes la France.
Ainsi l'accord syndical sur la pénibilité, retranscrit en loi, partait d'une bonne intention mais s'est révélée être une horreur de complexité pour les PME.
.
Macron envisage dans ce domaine des lois-cadre qui fixent les bornes à ne pas dépasser et confie aux syndicats (salariés/employeurs) des Branches le soin de fixer des règles applicables à leurs professions (bâtiment, hôtellerie-restauration, métallurgie, aéronautique etc...).
Ces Branches, à leur tour, doivent laisser une liberté aux entreprises afin qu’elles puissent mieux s’adapter encore à leur cas particulier : accord syndical d’entreprises ou référendum.
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Des incitations fiscales à l’affiliation syndicale favoriseraient le niveau des entreprises ou des Branches sur le national.
Le dialogue social devrait s’en trouver profondément amélioré car pour obtenir une modification le patron devra se montrer diplomate et donner des contreparties.
a écrit le 08/12/2016 à 21:32 :
Bon idée pour replacer les revenus sociaux, quelles économies :)))) On pourrait aussi arrêter le cumul allocation familiale et déduction sur l'impots de part et demi part/enfant !
a écrit le 08/12/2016 à 21:26 :
Macron promet de permettre aux travailleurs indépendants de bénéficier du crédit d'impôt compétitivité-emploi (CICE).  
Il s'engage à transformer le CICE en allègement de charges dans la durée.

Il a promis aussi une refonte du régime social des indépendants (RSI), qui assure la couverture maladie et retraite des artisans et des commerçants, dont le coût et les dysfonctionnements sont très critiqués par les intéressés.
a écrit le 08/12/2016 à 21:19 :
LOGEMENT : Pour permettre aux plus fragiles d'accéder au parc privé Macron veut mettre en place un "bail mobilité" avec "des droits plus restreints".
Ce nouveau type de bail serait conclu "pour moins d'un an, avec des droits plus restreints pour le locataire, mais permettant justement l'entrée dans le marché de certains publics face à un droit très monolithique 'dedans/dehors'"
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Il souhaite aussi abandonner les grands objectifs nationaux de construction de logement pour les concentrer sur 3 grandes agglomérations: Paris, Aix-Marseille et Toulouse, où les besoins sont les plus forts et les loyers très élevés.
Fini le saupoudrage.
.
Loi Duflot : Avant de la débrancher il faut répondre à la problématique de l'offre de logements d’autant que la loi a permis "malgré tout une petite modération" des loyers.
Réponse de le 09/12/2016 à 11:28 :
Je vous propose que les Caisses d'Allocs logement passe un contrat avec les propriétaires privés volontaires :
baisse des loyers de 20% par rapport au prix du marché, pas de caution demandée au locataire ni dépôt de garantie pour le propriétaire.
En contrepartie, la CAF se charge d'encaisser le loyer du locataire, de se garantir éventuellement. par des cautions...ou non,...
Loyer payé ou non, la CAF garanti le paiement intégral au propriétaire. En cas de dégradation, c'est la CAF qui paierait la remise en état, charge à elle de se faire rembourser par le fautif !
Dernier point : la CAF choisirait le locataire...
Allez, chiche : perso, je signe tout de suite, et je vous assure que TOUS les logements vacants reviendraient sur le marché !
Et pourquoi pas, les HLM pourraient être locataire de propriétaires, et sous-louer au locataire final, en se portant garant !
Mais il faut que les pouvoirs publics prennent leurs responsabilités au lieu de fustiger les propriétaires en rognant leurs droits !
a écrit le 08/12/2016 à 21:17 :
"Exit, alors,  les partenaires sociaux..."
Excellent !
L’État doit prendre en main l’assurance chômage actuellement gérée par les syndicats car c’est lui qui CAUTIONNE leur gigantesque et croissante dette (30 milliards aujourd’hui, 39 milliards dans 3 ans... )
Facile de "gérer" dans ces conditions.
Les partenaires sociaux sont nuls pour gérer. Ces organismes sont des repaires où s’engraissent des apparat-chics des 2 bords...
Le financement ne doit plus être basé sur les salaires car doivent aussi être couverts :
- les salariés démissionnaires quel qu’en soit le motif (persécuté par ses collègues, par son patron etc. ). Une vraie petite liberté.
- les auto-entrepreneurs, ubérisés ou non, bien qu’ils ne cotisent pas.
De mon point de vue les partenaires sociaux devraient apurer leur dette... (je ne sais pas ce que prévoit Macron).

Par ailleurs, les auto-entrepreneurs, ubérisés ou non, pour qu’ils puissent évoluer, doivent avoir le droit à la Formation continue.
Formation continue qui sera aussi à enlever des mains des "partenaires sociaux" et être confiée aux Régions et aux Formateurs.
Actuellement c’est un vrai tombeau des Danaïdes (32 milliards d’euros par AN !).
Réponse de le 09/12/2016 à 10:58 :
Que l'assurance chomage soit géré par l'état. D'accord. Que celle ci bénéficie à d'autres catégories de personnes. Egalement d'accord.
Mais vous oubliez que le projet Macron c'est une allocation chomage minimum. Personne ne sera satisfait. Pas plus ceux ayant acquis un droit nouveau que ceux qui y avaient déjà droit
a écrit le 08/12/2016 à 21:14 :
"Exit, alors,  les partenaires sociaux..."
Excellent !
L’État doit prendre en main l’assurance chômage actuellement gérée par les syndicats car c’est lui qui CAUTIONNE leur gigantesque et croissante dette (30 milliards aujourd’hui, 39 milliards dans 3 ans... )
Facile de "gérer" dans ces conditions.
Les partenaires sociaux sont nuls pour gérer. Ces organismes sont des repaires où s’engraissent des apparat-chics des 2 bords...
Le financement ne doit plus être basé sur les salaires car doivent aussi être couverts :
- les salariés démissionnaires quel qu’en soit le motif (persécuté par ses collègues, par son patron etc. ). Une vraie petite liberté.
- les auto-entrepreneurs, ubérisés ou non, bien qu’ils ne cotisent pas.
De mon point de vue les partenaires sociaux devraient apurer leur dette... (je ne sais pas ce que prévoit Macron).

Par ailleurs, les auto-entrepreneurs, ubérisés ou non, pour qu’ils puissent évoluer, doivent avoir le droit à la Formation continue.
Formation continue qui sera aussi à enlever des mains des "partenaires sociaux" et être confiée aux Régions et aux Formateurs.
Actuellement c’est un vrai tombeau des Danaïdes (32 milliards d’euros par AN !).
a écrit le 08/12/2016 à 19:46 :
Hausse de la csg qui est par définition du vol.
Chaque salarié est imposé sur une part de la csg, c'est à dire imposé sur une cotisation sociale; la plus grande arnaque de ces 30 dernières années que l'on doit à Rocard. C'est de l'impôt sur l'impôt.
Hausse de la CSG c'est encore massacrer les classes moyennes et moyennes supérieures alors que durant 5 ans leurs impôts ont fortement augmenté.
Ce macron est une arnaque totale mais il est bien dans la tradition de gauche pour proposer d'augmenter la CSG
a écrit le 08/12/2016 à 19:23 :
Il faut baisser les charges.
Surtout les charges patronales.

Macron pourrait être plus "travailliste", lui qui est contre les rentes (et il a 100x raison) devrait reporter le montant des charges patronales sur l'immobilier.
=> 4% de la valeur d'un bien immobilier

En parallèle plafonnement des loyers à 6%
=> 2% rentabilité brute maximum


Oui l'immobilier va tomber! Mais cela n'aura pas d'impact négatif sur l'économie au contraire les loyers vont baisser (car montants max proportionnel à la valeur qui va tomber) et la consommation repartir

Pas d impact sur la construction si l'immobilier neuf n'est pas touche (exemption jusqu'à 10ans)
Réponse de le 08/12/2016 à 19:53 :
Dans quel monde vivez vous ?
L'immobilier n'est qu'une rente pour vous ?
1/ oui cela peut être une rente pour ses vieux jours mais cette rente à ete payée par des emprunts et souvent toute une vie de labeur.
2/ QUE dites vous a ceux qui comme moi ont acheté et ont dû louer car ils ont dû déménager car change de job et n'ont pas pu vendre leur appartement ?
J'ai un crédit sur 20 ans, 1000 euros par mois et je perçois 650 euros de loyer; non seulement cela ne couvre pas mon propre loyer, ca couvre encore moins mon emprunt mais EN plus je suis imposé sur cette somme !
La vous êtes content je perds de l'argent et ne peux même pas louer POUR moi le logement QUE je veux; mes locataires sont mieux logés que moi et POUR moins cher
Réponse de le 08/12/2016 à 19:53 :
Dans quel monde vivez vous ?
L'immobilier n'est qu'une rente pour vous ?
1/ oui cela peut être une rente pour ses vieux jours mais cette rente à ete payée par des emprunts et souvent toute une vie de labeur.
2/ QUE dites vous a ceux qui comme moi ont acheté et ont dû louer car ils ont dû déménager car change de job et n'ont pas pu vendre leur appartement ?
J'ai un crédit sur 20 ans, 1000 euros par mois et je perçois 650 euros de loyer; non seulement cela ne couvre pas mon propre loyer, ca couvre encore moins mon emprunt mais EN plus je suis imposé sur cette somme !
La vous êtes content je perds de l'argent et ne peux même pas louer POUR moi le logement QUE je veux; mes locataires sont mieux logés que moi et POUR moins cher
Réponse de le 08/12/2016 à 21:39 :
"Il faut baisser les charges. Surtout les charges patronales."
Le CICE n'est rien d'autre qu'une réduction de charges patronales de 6% (7% en 2017) sur tous les salaires inférieurs à 2.5 SMIC.
Macron envisage de le transformer en réduction directe de charges sociales patronales (plafonnée aussi à 2.5 OU avec un plafond plus élevé mais un taux plus faible ?).
Ce sera plus compréhensible.
a écrit le 08/12/2016 à 18:27 :
Passez par l'impôt pour financer une baisse de cotisation sociale, non Merçi le matraquage fiscal est de retour, le seul sujet c'est d'abord de reduire la dépense. Publique
Réponse de le 08/12/2016 à 19:48 :
D'accord, mais en supprimant au maximum les aides sociales qui pèsent énormément sur la dépense publique.
Réponse de le 08/12/2016 à 19:48 :
D'accord, mais en supprimant au maximum les aides sociales qui pèsent énormément sur la dépense publique.
a écrit le 08/12/2016 à 18:07 :
"Exit, alors, les partenaires sociaux..."Pour des libéraux, un Monde idéal... sans partenaires sociaux, sans syndicats. Des décisions faciles à prendre, sans avoir besoin de négocier, où quand les libéralismes (ultra-néo-ordo) flirtent allègrement avec le totalitarisme, la dictature, les méthodes coloniales. Fondamentalement, des méthodes de banquiers, de financiers, de spéculateurs.
a écrit le 08/12/2016 à 17:40 :
Les indépendants: "ces derniers ne paient pas de cotisations aujourd'hui". Merci de préciser qu'il s'agit uniquement des cotisations chômage mais pas des cotisations maladies ou retraite : la CIPAV et le RSI sont bien connus, ils ont suffisamment défrayé la chronique.
Concernant le chômage, c'est vrai qu'il ne cotise pas. En même temps un indépendant ne peut pas pointer à l'ANPE, et ne peut pas toucher de chômage. S'il ne travaille pas, il est dans la rue. C'est un risque qu'il prend, en toute connaissance de cause.
Réponse de le 12/12/2016 à 13:41 :
@qsdmlk

Justement, le RSI, ça a commencé comme ça : des indépendants et des privés se sont dit : "La Sécu c'est nul, faire une caisse d'Assurance Maladie ça doit pas être difficile" et ont créé leur caisse. On voit le résultat aujourd'hui : service pathétique et caisse en grave déficit.
Une des propositions de Macron est justement de ré-assujettir les indépendants au régime général de la Sécu.
a écrit le 08/12/2016 à 17:37 :
Pour info Monsieur Macron, les retraites sont gelées depuis 3 ans , taxer les retraites
va encore accentuer la paupérisation d'une population qui a pourtant travaillé durement.
Un conseil aux jeunes générations , faites vous une retraite perso sinon vous risquez
que les politiciens viennent se servir sur vos pensions pour boucler des dépenses jamais
financées mais votées par les députés.
Réponse de le 08/12/2016 à 20:35 :
Pour se faire une retraite perso, encore faut-il travailler....
Réponse de le 08/12/2016 à 21:25 :
C est sur que depuis 3 ans les salaires ont flambes... encore un baby boomer qui se croit encore en 1970 ! Si les actifs ont un niveau de vie inferieur aux retraites, ces quand meme pas pour rien. Mais c est sur qu il faut pas toucher aux vieux et faire payer les jeunes
Réponse de le 12/12/2016 à 19:36 :
Il y en a marre de taper sur les retraités qui ont cotisé toute leur vie : pour le chômage, pour la sécu, pour toutes les caisses et dont les impôts ont permis de construire, des écoles, des routes et des infrastructures. Oui pendant qu'on cotisait ces jeunes qui s'en prennent aux seniors benéficiaient des allocations familiales de leurs parents, d'écoles en bon état, de salle de sport et j'en passe. Nous aussi nous avons été des actifs quand certains n'étaient pas touchés par le chômage. j'ai travaillé 43 ans, la caisse n'en retient que 40 pour m'attribuer une rente. Pourquoi chercher des poux aux plus faibles pendant que nos politiques cumulent toutes leurs retraites de députés, parlementaires, ministres et eux cumulent. Un veuf ou veuve ne peut pas cumuler les 2 pensions. Pendant qu'on enlevait 1/2 part déductible des impôts aux veufs, les parlementaires accroissaient le rallongement de leur retraite. Nous avons fait des sacrifices pour construire des maisons et élever nos enfants, nous avons galéré pour y arriver et sous prétexte que les temps changent il faudrait que l'on soient sacrifiés. Notre travail a permis d'assurer les retraites de nos prédécesseurs qui sortaient de la guerre, et nous venons aujourd'hui en aide à nos plus jeunes, les études le montrent. Cessez de vous tromper de cible, ce ne sont pas les politiques qui font des sacrifices, ils ne se sont jamais si bien portés, mais bien nous tous qui nous faisons mener comme des veaux à l'abattoir.
a écrit le 08/12/2016 à 17:30 :
Tout ça parait bien compliqué. Ce qu'il faut, c'est basculer la fiscalité du travail, (les cotisations sociales) sur la fiscalité énergétique (une taxe sur la consommation d'énergie).
a écrit le 08/12/2016 à 17:00 :
Je suis en parfait accord avec vous concernant la mal nommée "assurance maladie" il est justifié d'en répartir la charge sur tous les citoyens (donc tous les revenus) et c'est déjà presque le cas.
Concernant l'assurance chômage, je suis plus partagé.
D'abord, je rappelle que le système de retraite Français est un système par répartition, ce qui signifie que les retraités sont financés par les travailleurs (salariés surtout). Il n'est donc pas forcément totalement illogique qu'ils participent à l'assurance chômage de ces mêmes travailleurs.
Ensuite, tous les revenus, quels qu'ils soient (même la spéculation et la rente) résultent directement ou indirectement du travail. Sans travail, il n'y a pas de création de richesse, et donc pas de revenu. Il n'est donc pas anormal, non plus que tous les revenus contribuent à protéger les salariés du risque de perte d'emploi.
Enfin, de nombreuses études prospectives montrent qu'à échéance plus ou moins longue (quelques décennies) le chômage ne sera plus ni un accident de parcours professionnel, ni même un "passage obligé" sur le chemin de l'emploi, mais bien une condition permanente et pour la majorité de la population. Autrement dit, il n'y aura, dans quelque décennies, du travail que pour un minorité d'élus (entre 5% et 20% selon les études)... Le travail sera donc un privilège réservé aux meilleurs, qui ne pourront, à eux seuls, nourrir tous les autres. Il faudra donc bien que tous les revenus contribuent à nourrir les "non travailleurs". Cette mesure en serait un peu la préfiguration et ce ne serait pas si mal qu'un politique prépare les 30 prochaines années plutôt que la prochaine élection.
Encore que je ne sois pas certain que Macron ait pensé à ça ????
Réponse de le 09/12/2016 à 11:14 :
Vous avez parfaitement raison sur l'augmentation futur du chomage. Les politiques, média et divers expert ont un diagnostic erroné du chomage. Celui-ci résulte plus des gains de productivités accumulés depuis 30 ou 40 ans et de devoir partager le travail avec les autres pays de la planete.
Quand on constate cela, il ne peut pas y avoir de miracle. On a besoin de moins en moins de travailleurs et il y a de plus en plus de chomeurs ou de travailleurs précaires. Dans certains pays, ces derniers masquent l'absence de travail. L'Allemagne et l'Angleterre ont moins de chomeurs mais plus de travailleurs pauvres.
ET cela ne va qu'empirer et s'accélérer. Quand je vois les chauffeurs de taxi se plaindre de la concurrence du covoiturage, que feront ils demain lorsque les compagnies de taxi feront rouler leurs voitures sans chauffeur. On en est pas si loin que ça, c'est juste un problème juridique.

Le problème n°1 dont devrait s'occuper les politique c'est l'absence de travail. Comment faire pour rendre la société vivable avec de moins en moins de gens qui travaille. Mais pour cela, il ne faut pas penser à court terme. Pour les politiques c'est l'élection suivante, pour les financiers et chef d'entreprise c'est obtenir le plus grand bénéfice en fin d'année

Que deviendront ils lorsqu'ils auront plus de clients capables d'acheter leurs produits?
a écrit le 08/12/2016 à 16:47 :
> "Il oublie d'évoquer en outre la nécessaire nationalisation de l'Unedic"

Non il ne l'oublie pas. Il l'a déjà dit dans une interview pour l'Obs, en meeting et c'est également dans son livre.
C'est vous qui avez oublié de faire votre boulot :-)
Oui la proposition qu'a fait aujourd'hui Macron, il l'avait déjà faite. La nouveauté ici est qu'il donne le financement (CSG - mais c'est dans son livre).
a écrit le 08/12/2016 à 16:45 :
Entre Fillon, élu par des retraités qui propose que les actifs bossent plus longtemps pour maintenir le niveau actuel des retraites, et Macron qui ici propose de faire financer la sécu par les retraités plutôt que par les actifs, cette élection va tourner au conflit de générations.
Réponse de le 08/12/2016 à 18:09 :
Une des générations citée en a déjà plus que profité sans jamais rien cotiser à hauteur de ses consommations... excessives !?
Réponse de le 12/12/2016 à 13:36 :
@Hueb
Ce que dit Macron est logique :
- Les retraités sont les principaux consommateurs de Sécu (70% des dépenses médicales sont effectuées pendant la seule dernière année de la vie, donc si on commence à mesurer à partir de l'âge de la retraite, c'est pire).
- Les retraités ont accumulé une capital indécent, saignant les jeunes et les actifs au passage. On est sur une situation sans précédent dans l'Histoire. D'ailleurs, c'est intéressant, "faire contribuer les revenus du capital au financement de la sécu" se transforme instantanément en "faire payer les retraités". Vous avez vous-même implicitement admis cette répartition édifiante du capital.

Il est donc somme toute logique de faire contribuer les principaux consommateurs de Sécu au financement de la Sécu.
a écrit le 08/12/2016 à 16:30 :
Et puis surtout l'UE ne voudrait jamais et on peut être persuadé que c'est pas macron qui s'opposerait à elle.

Démagogie politicienne.
a écrit le 08/12/2016 à 16:12 :
Du coup, ça ne serait plus vraiment une assurance mais un impôt solidarité. C'est amusant, parce que c'est à contre courant total de la logique assurantielle individuelle du monde capitalistique. Mais peut-être faudra t-il souscrire à des complémentaires chômage avec des assurances privées...
a écrit le 08/12/2016 à 16:02 :
Etatiser l'UNEDIC et financer le chômage par l'impôt est une bonne idée. Mais le choix de l'impôt ici n'est pas le bon. Il y a plus intelligent à faire. Il est temps de supprimer le CICE et de le remplacer par une vraie baisse de charges. Le bon choix serait me semble-t-il d'annuler grâce au CICE les cotisations chômage des CDI. Ainsi, mécaniquement le chômage serait financé d'une part minoritairement par les cotisations CDD et heures sup (qui ne baissent pas dans mon hypothèse) et d'autre part majoritairement par l'IS (puisqu'il ne serait plus crédité du CICE). C'est assez logique : une entreprise qui recrute un CDI n'a pas à payer le chômage, par contre si elle fait des bénéfices, il est normal qu'elle contribue. Augmenter la CSG avec le chômage est donc inutile et serait contreproductif car la CSG sera en fait déjà très importante, comme cible remplaçant l'IR pour financer le revenu de base (dont la famille et le RSA actuel), la santé, l'école et la formation post bac...La deuxième transformation consisterait à abandonner la notion d'assurance pour subventionner un emploi garanti au SMIC sous forme de CDI interimaire (avec 30Ge on saurait le faire, en collaboration avec les sociétés d'interim).
a écrit le 08/12/2016 à 15:55 :
Allez continué,cela ne suffit pas de trois années sans aucune revalorisation des retraites,maintenant Macron veut augmenter sérieusement la CSG sur les retraites .Cela devient impensable et honteux
Réponse de le 12/12/2016 à 13:31 :
@dan
"Macron veut augmenter sérieusement la CSG sur les retraites"

Bien tenté, mais en lisant plus loin que les titres d'articles, on apprend que les petites retraites sont épargnées, voire plus (60% des retraités), et que le but est principalement de faire contribuer le capital.

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