L'Opep plus optimiste sur le rééquilibrage du marché pétrolier en 2018

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L'Opep et des pays producteurs non membres du cartel emmenés par la Russie ont prorogé de neuf mois, jusqu'à fin mars 2018, l'accord de réduction de la production en vigueur depuis le début de l'année. Ils envisagent aujourd'hui une nouvelle extension pour au moins trois mois.
L'Opep et des pays producteurs non membres du cartel emmenés par la Russie ont prorogé de neuf mois, jusqu'à fin mars 2018, l'accord de réduction de la production en vigueur depuis le début de l'année. Ils envisagent aujourd'hui une nouvelle extension pour au moins trois mois. (Crédits : Reuters)
Dans son rapport mensuel, l'organisation a relevé de 410.000 b/j, à 32,83 mbj, l'estimation de la demande de ses clients en 2018. Elle entrevoit plusieurs signes de rééquilibrage du marché, dont une baisse des stocks, pour l'année prochaine.

L'Opep a relevé sa prévision de la demande pour son pétrole en 2018 et a fait état de signes montrant que l'accord d'encadrement de la production contribuait à réduire une offre excédentaire qui pèse sur les prix. Dans son rapport mensuel publié mardi, l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) estime que la demande mondiale pour son pétrole atteindra 32,83 millions de barils par jour (bpj) l'an prochain, soit 410.000 de plus que sa précédente prévision.

Le marché est en backwardation

L'Opep relève également une baisse des stocks et indique que la hausse des prix du Brent de Mer du Nord à livraison immédiate, donnant une prime sur les échéances plus lointaines (phénomène appelé "backwardation"), fait espérer que le rééquilibrage tant attendu du marché est en cours. "Ceci est dû à l'accélération de la demande pour les barils à livraison immédiate et on a de plus en plus le sentiment que le marché sera rééquilibré l'année prochaine, avec une importante réduction des stocks de brut et de produits distillés", dit l'Opep dans son rapport. "Ce mouvement de backwardation, le premier depuis que les prix du pétrole avaient dépassé les 100 dollars le baril, est perçu comme un signe de réduction de l'offre et de forte demande."

Le Brent a accru ses gains après la publication de ce rapport. Il gagnait 0,59% à 54,14 dollars à la mi-journée. Les cours sont néanmoins encore inférieurs de plus de moitié à leurs sommets de la mi-2014.

L'accord de réduction de la production prorogé

L'Opep et des pays producteurs non membres du cartel emmenés par la Russie ont prorogé de neuf mois, jusqu'à fin mars 2018, l'accord de réduction de la production en vigueur depuis le début de l'année. Ils envisagent aujourd'hui une nouvelle extension pour au moins trois mois. L'organisation, qui regroupe 14 pays, indique également que sa production au mois d'août a été inférieure à sa prévision de demande, s'établissant à 32,76 millions de bpj, en baisse de 79.000 bpj par rapport à juillet. Ces chiffres montrent que l'Opep a ainsi respecté à hauteur de 83% son accord de réduction de la production, à comparer à un taux de conformité de 86% en juin.

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Commentaires
a écrit le 13/09/2017 à 9:50 :
C'était son discours en 2016 également, bref le lobby pétrolier ne se remet pas de la baisse des salaires et donc de celle de la consommation des ménages et donc de la baisse de la croissance mondiale.

Et c'est pas l'OPEP qui va s'attaquer au vrai problème qui est en train d'euthanasier notre économie, les paradis fiscaux vu que rares doivent être ceux qui n'y sont pas.

L'empire des faibles
a écrit le 12/09/2017 à 17:20 :
Très bien ! Maintenir des prix hauts par raréfaction de l'offre va accéléré la transition énergétique vers l'électrique !

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