Les Suisses voteront pour ôter aux banques leur pouvoir de création monétaire

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La Banque nationale suisse aura-t-elle le monopole de la création monétaire dans la Confédération ? Il faudra voter.
La Banque nationale suisse aura-t-elle le monopole de la création monétaire dans la Confédération ? Il faudra voter. (Crédits : © Ruben Sprich / Reuters)
Une initiative populaire visant à donner à la banque centrale suisse le monopole de la création monétaire a obtenu assez de signatures pour organiser une votation. Son adoption serait une révolution dans la Confédération.

Avec la crise qui a débuté en 2007, l'idée d'ôter aux banques le pouvoir de créer de la monnaie commence à faire son chemin, progressivement, dans l'opinion. L'an passé, un rapport parlementaire islandais a clairement proposé d'en finir avec ce pouvoir. Mais - et ce n'est pas le moindre des paradoxes - le débat pourrait s'accélérer à partir de la Suisse, pays connu pour son système bancaire démesuré.

Vers une votation

Jeudi 24 décembre, en effet, la chancellerie fédérale helvétique a enregistré officiellement l'initiative populaire « monnaie pleine » qui vise à donner à la Banque nationale suisse (BNS) le monopole absolu de la création monétaire. Cette initiative, lancée en juin 2014 par un groupe dirigé par un instituteur alémanique, Hansruedi Weber, a recueilli 111.824 signatures, soit davantage que les 100.000 nécessaires pour provoquer une votation, autrement dit un référendum.

C'est une étape importante pour cette initiative. Désormais, le conseil fédéral (gouvernement) et le parlement suisses vont devoir se prononcer sur le projet qui prévoit la modification de l'article 99 de la constitution helvétique. Puis, à une date qui reste à définir, le peuple suisse sera amené à se prononcer dans une votation. Pour être acceptée, cette initiative devra alors obtenir non seulement la majorité populaire au niveau fédéral, mais aussi dans au moins 12 des 23 cantons de la Confédération.

Les problèmes de la situation actuelle.

Le chemin est donc encore long. Mais une chose semble certaine : le débat aura bien lieu. Que propose concrètement cette initiative ? Pour ses promoteurs, la constitution helvétique est aujourd'hui inadaptée. Cette dernière reconnaît dans son article 99-1 à la « Confédération » seule le droit de battre monnaie et donne dans son article 99-2 à la BNS reconnue « indépendante », le droit de mener « une politique monétaire servant les intérêts généraux du pays. » Rien de plus.

Concrètement, ceci donne de fait à la BNS le monopole de l'émission des pièces et billets, les seules formes monétaires qu'elle maîtrise. Mais elle ne maîtrise pas l'essentiel de la monnaie créée qui, en Suisse, comme ailleurs, est de la monnaie « scripturale », faisant l'objet d'un jeu d'écriture et non d'échanges physiques. Cette monnaie est, pour l'essentiel, créée par les banques lors de l'attribution de crédits à l'économie physique ou à d'autres banques.

Pour les auteurs de l'initiative, cette situation pose deux problèmes. D'abord, en « privatisant » via les banques la création monétaire, l'Etat perd là un revenu. Ensuite, contrairement à ce que prévoit la constitution, la BNS ne maîtrise que difficilement la création monétaire. Certes, la politique de taux joue en théorie sur le prix du crédit et donc sa distribution, mais cette transmission est imparfaite, on le constate encore en zone euro. La capacité de création monétaire donnée aux banques encourage la formation de bulles spéculatives ou, au contraire, freine la production de crédit lorsque celle-ci serait nécessaire. La financiarisation de l'économie a été le corollaire de ce pouvoir monétaire des banques.

Transmettre à la BNS le pouvoir de création monétaire

Pour disposer d'une économie plus stable et mieux maîtrisée et d'une création monétaire plus centrée sur l'économie réelle, les auteurs de l'initiative proposent donc de préciser que la BNS « émet désormais seule » non seulement la monnaie physique, mais aussi la « monnaie scripturale. » Conséquence : les banques perdront leur capacité de créer de l'argent ex nihilo. Tout prêt accordé par une banque devra ainsi être couvert par de la monnaie de la banque centrale au bilan de l'établissement. Dès lors, la BNS maîtrisera entièrement la création monétaire.

Le rôle des pouvoirs publics

L'initiative prévoit trois modes de distribution de l'argent créé par la BNS. D'abord via un transfert de cet argent aux pouvoirs publics pour alimenter l'économie. Ce transfert ne se fera pas sous forme de prêt, mais de « don. » La BNS alimentera donc directement les caisses publiques de la Confédération et des Cantons à la hauteur qu'elle aura déterminée. Certains s'émeuvent de la perte d'indépendance de la BNS, mais Reinhold Harringer, le porte-parole du groupe à l'origine de ce projet contacté par La Tribune, estime qu'une « complète indépendance n'existe jamais. » Il compare cette indépendance à celle de la justice fédérale : ses tribunaux sont « sous la pression de l'opinion publique, mais ses décisions sont acceptées par tous. » La BNS aura un « mandat légal clair » et « pourra agir en toute indépendance », tout en devant « rendre des compte à l'opinion publique. » Concrètement, la BNS ne fournira pas tout l'argent dont aura besoin les budgets publics, elle alimentera ce budget à la hauteur qu'elle jugera juste. Quitte, du reste, à utiliser ceci comme un moyen de pression sur les autorités pour les contraindre à réduire leurs dépenses qui, par ailleurs, en Suisse, sont déjà encadrées par une « règle d'or. »

Un « QE pour le peuple » ?

Deuxième moyen de transmission de l'argent de la BNS : les ménages eux-mêmes. Le nouvel article 99-a-3 de la constitution fédérale proposée par l'initiative prévoit l'attribution directe d'argent de la BNS aux particuliers. L'initiative émet donc la possibilité d'un « QE pour les gens », idée qui circule actuellement en Europe. Mais il est possible d'imaginer que cet argent soit aussi celui d'un revenu de base qui est actuellement en discussion en Suisse, comme en Finlande.

L'importance du circuit bancaire demeure

Dernier mode d'alimentation de l'économie en argent de la banque centrale : les banques elles-mêmes. Mais cette fois, à la différence d'aujourd'hui, les banques ne pourront prêter que l'argent qu'elles auront auparavant emprunté à la BNS selon les moyens traditionnels déjà existant de refinancement. « Il est important de conserver cette possibilité », explique Reinhold Harringer pour qui c'est un moyen important d'une gestion « fine et adaptée » des besoins de l'économie. Avec cette proposition, la distinction entre l'argent de banque centrale et la masse monétaire disponible pour l'économie disparaît. La capacité des banques d'alimenter des bulles est alors réduite, car elle doit rembourser l'argent qu'elle prête. Or, en zone euro, par exemple, c'est un des problèmes de la BCE : son bilan enfle avec l'assouplissement quantitatif, mais le crédit aux entreprises reste en faible croissance.

Gestion plus efficace pour la croissance ?

Cette gestion directe de la masse monétaire par la banque centrale sera-t-elle alors plus « efficace » que le système actuel pour générer de la croissance ? Reinhold Harringer le croit. « La banque centrale dispose d'une vision globale de l'économie de meilleure qualité que chacune des banques qui agissent avec une vision commerciale propre », souligne-t-il. Il estime aussi que la banque centrale disposera également des moyens de mieux réagir aux évolutions conjoncturelles, que ce soit un risque de ralentissement ou de surchauffe. Mais le but de l'initiative est clairement de disposer d'une croissance de « meilleure qualité », plus centrée sur l'économie réelle et plus stable.

Changement de modèle pour la finance helvétique

Cette initiative dispose du soutien de plusieurs économistes, suisses et européens. Mais elle fait, on s'en doute, l'objet de vives critiques de la part du secteur bancaire helvétique, qui est, avec près de 12 % du PIB suisse, un des piliers de l'économie nationale. Mais Reinhold Harringer estime que l'initiative va permettre au secteur de revenir à une activité « plus traditionnelle et plus solide. » Il cite le cas de banques comme la banque postale suisse, qui, sans avoir la possibilité de créer de la monnaie, réalisent de bons bénéfices. Reste que, pour les géants bancaires comme Credit Suisse ou UBS, qui vivent sur les activités de marché, le coup pourrait être rude et ils pourraient ainsi décider de quitter le pays. Mais l'initiative semble viser un changement de système : mieux vaut des banques plus modestes, mais plus utiles, que des géants bancaires instables et qui font peser un risque continuel sur les comptes publics. Une vraie révolution, donc.

Le risque de la transition

Egalement critique, le think tank libéral Avenir Suisse, financé par les grandes sociétés du pays, prône plutôt une politique de « petits pas mesurés » dans la réforme de la finance plutôt que la révolution prônée par l'initiative « monnaie pleine. » Selon Avenir Suisse, ce système de « monnaie pleine » conduirait à un « état transitoire permanent » dangereux. Reinhold Harringer, lui, répond qu'une phase de transition est prévue. Le premier jour, les engagements vis-à-vis des clients des banques vont devenir des engagements vis-à-vis de la banque centrale et seront sortis du bilan des banques. Mais rien ne sera changé. Les remboursements des crédits contractés par les clients viendront alimenter les remboursements à la banque centrale. Le tout, affirme-t-il, pourra être corrigé en cas de besoin.

Une idée ancienne

L'initiative n'est, il est vrai, pas fondée sur du sable. Elle s'inscrit dans une longue histoire. C'est, dans les années 1930, l'économiste Irving Fisher, qui avait lancé la proposition dans le cadre du « plan de Chicago » proposé au président Franklin Delano Roosevelt. Ce dernier a rejeté cette proposition, mais elle a été reprise par plusieurs économistes, dont le monétariste Milton Friedman. Cette idée a cependant été progressivement oubliée sous le triomphe de la financiarisation de l'économie. C'est la crise de 2007-2008 qui la fait revivre avec notamment une étude de deux économistes du FMI, Jaromir Benes et Michael Kumhof, qui reprennent et valident les thèses d'Irving Fisher, voyant dans le retrait aux banques de la création monétaire, un moyen de dynamiser la croissance en réduisant les risques de crise.

L'Islande a ouvert le bal

L'idée a alors retrouvé des défenseurs. Fin mars 2015, un parlementaire islandais Frosti Sigurdjonsson a remis au premier ministre de l'île nordique un rapport très complet sur le sujet en recommandant d'ôter aux banques la capacité de création monétaire. Ce rapport n'a pas débouché sur une proposition concrète pour le moment, mais il a amplifié le débat autour de cette idée entre économistes. Plusieurs autres initiatives visent à renforcer le pouvoir des banques centrales vis-à-vis des banques commerciales. En Irlande, le parti conservateur Fianna Fàil propose ainsi dans son programme des élections de 2016 de donner à la banque centrale irlandaise le moyen de limiter la capacité des banques à émettre des emprunts immobiliers.

Révolution dans la finance ?

Une adoption par la Suisse de cette initiative serait indéniablement une révolution dans le monde de la finance et ses conséquences dépasseraient largement les frontières de la Confédération. Car la Suisse n'est pas la petite Islande, c'est un des centres financiers les plus importants de la mondialisation. Or, les rares sondages sur la question ont donné une large majorité au « oui » à l'initiative. Le plus récent, datant d'août, donnait 57 % pour l'initiative, mais il doit être pris avec beaucoup de précaution, car il n'a pas été réalisé par un institut de sondage reconnu. Reinhold Harringer estime que les sondages montrent, au moins, que les citoyens helvétiques rejettent majoritairement le système actuel et se dit donc « confiant. »

Rien ne dit cependant que cela débouchera sur une majorité pour l'initiative. Le secteur bancaire va sans doute peser de tout son poids dans la campagne, emportant une partie des partis de droite, traditionnellement favorables à ce secteur. D'autant que, dans le cas qui nous occupe, il faudra aussi obtenir une majorité dans la moitié des cantons (et il existe en Suisse six demi-cantons comptant pour une demie voix). Mais les votations helvétique ont des résultats parfois surprenants.

Au-delà des divisions traditionnelles

Une chose est certaine : le sujet dépasse les divisions politiques traditionnelles. Les porteurs de ce projet sont plutôt des conservateurs et des libéraux alémaniques, inspirés par les idées monétaristes de stabilité. Mais l'idée de réduire l'influence des banques et de placer la BNS face à sa responsabilité économique en termes de croissance peut séduire plus d'un électeur de gauche, plus nombreux en Suisse romande. Si les partis politiques suisses n'ont pas encore pris position dans ce débat, il n'est pas certain que leurs consignes de vote soient ici réellement suivies. La Suisse pourrait donc donner le ton à un changement notable dans la finance internationale.

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Commentaires
a écrit le 11/01/2016 à 20:41 :
La BNS est une institution qui relève principalement du droit privé, avec un droit de regard du Conseil Fédéral. Le directoire est l'organe exécutif supérieur, dont les trois membres sont proposés par le conseil de la banque au conseil fédéral, qui avalise leur nomination.
Quels seraient les changements en ce qui concerne le contrôle démocratique qui pourrait être exercé sur la BNS, sachant qu'il y aurait une centralisation du processus monétaire sur une institution qui finalement échappe largement au contrôle de la population et de ses représentants parlementaires?
a écrit le 05/01/2016 à 12:38 :
SALUONS une VRAIE démocratie ! Rêvons . En France une telle chose
sera t-elle UN JOUR envisageable ? Ben non ? J'plaisante bien sur !
a écrit le 04/01/2016 à 15:21 :
Nous en Europe, on a créé un système qui permettra aux banques privés qui feront faillite de spolier leurs clients,à la condition que ces dits clients disposent de plus de 100 000 euros en dépôt.
Je comprends que nos politiques s'opposent à la création de la votation, vous imaginez, le peuple, cette populace qui ne comprend rien pourrait décider de ce qui est bon pour lui.
Enfin de compte, nos pseudos élites sont fâchés avec la démocratie.
a écrit le 04/01/2016 à 12:20 :
La "Finance" va bien trouver un remède pour abattre la démocratie, elle en a les moyens!
Réponse de le 04/01/2016 à 23:47 :
Haha xD

Du grand n'importe quoi ! ....

Elle l'a déjà fait très cher, ça s'appelle la révolution française.

Renseigner vous, je suis sérieux, y'a des wagons de retard la ^^
a écrit le 02/01/2016 à 17:19 :
Puisque l'idée nous semble bonne pourquoi ne pas lancer la discussion en France.
Certaines personnes semblent particulièrement bien maîtriser le sujet, donc ouvrez le sujet sur le site https://www.parlement-et-citoyens.fr/ideas.

"La boite à idées vous permet de demander aux parlementaires d'organiser des consultations et de proposer des amendements sur des lois en discussion au Parlement".
J'ai découvert ce site hier, tentons de faire bouger les choses, les élections arrivent.... Bon je sais c'est pas gagné.
a écrit le 02/01/2016 à 14:24 :
Continuons à assainir, à "dé-gangsteriser"
a écrit le 01/01/2016 à 17:43 :
Les suisses ont une grande culture bancaire. C'est bien de leur expérience ancestrale que peut venir une nouvelle lumière sur la finance internationale. Ce sera la mort de la fameuse banque universelle qui favorise la spéculation sur les valeurs au détriment du financement de l'économie réelle autrement dit la banque de détail. Pourtant les lumières dans la France du 18éme siècle fustigeaient déjà les spéculateurs comme des parasites nuisibles.
a écrit le 01/01/2016 à 0:15 :
Felicitations a Romaric Godin pour la qualite de son article. Lors du deces de Maurice Allais, la Tribune (papier a l'epoque) avait publie un article en hommage a l'economiste Allais ou on avait completement oublie la propsition de celui-ci , d'enlever la creaion monetaire aux banques commerciales privees.
a écrit le 31/12/2015 à 11:49 :
Notre président qui devait stopper la spéculation des banquiers a perdu son programme sur son scooter. Les autres n'en parlent pas Attendons la prochaine catastrophe financière. Dans la constitution remaniée il n'y a rien sur ce point d'interdire toute spéculation.
a écrit le 31/12/2015 à 11:03 :
LES BANQUES ONT ORGANISEZ LA SPECULATION A OUTRANCE? ET SONT RESPONSABLE DE LA CRISE ACTUEL ? SIL Y AVAIS MOINS DE BANQUES LE MONDE ECONOMIQUE SE PORTERAIS MIEUX?PLUS DE SURVEILLANCE DE L ETAT SUR CES BANQUES SERAIS URGENT POUR SAUVEZ L ECONOMIE FRANCAISE???
Réponse de le 31/12/2015 à 12:07 :
Le ciel vous entende... Maintenant, "SIL Y AVAIS MOINS DE BANQUES...", je ne suis pas tout-à-fait d'accord. Une banque vraiment d'État s'impose, OK. Les banques privées, locales, régionales, cantonales ou autres, ont toujours eu leur utilité. J'en sais quelque chose. C'est le regroupement forcé en super-structures, devenues ainsi incontrôlables par ses petits clients, ces 20 dernières années en France, qui, entre autres et à mon humble avis, a détruit les forces économiques du pays.
a écrit le 30/12/2015 à 20:29 :
La création monétaire résulte bien, en partie mais pour beaucoup, de l'octroi de crédits par les banques commerciales. Pour cela les Pouvoirs Publics ont mis en place des mécanismes de surveillance et de contrôle de cette création monétaire : taux de refinancement, niveau de réserves obligatoires, encadrement du crédit. Ce contrôle relève de la Banque Centrale. Si un pays veut ôter ce rôle aux banques commerciales, c'est que sa Banque Centrale assume mal son rôle. Dans ce cas, autant aller jusqu'au bout du raisonnement et créer une Banque Unique qui serait dans les mains des Pouvoirs Publics. Cela existe dans certains pays. On ne peut pas dire que ce sont les plus démocratiques.
Pour ceux qui soulignent les milliards donnés aux banques, je suis curieux de connaître leurs exemples. En dehors de banques nationalisées (Crédit Lyonnais, Dexia ...), je ne connais pas d'autres banques commerciales qui, en France, aient reçues des fonds de l'Etat depuis au moins 70 ans. Peut-être certains pourront m'éclairer.
Réponse de le 31/12/2015 à 9:16 :
I ne s'agit pas d'etatiser les banques mais de leur ôter le pouvoir de création monétaire et aussi de ne plus dépendre d'elles en cas de crise financière grave
Réponse de le 02/01/2016 à 9:31 :
L'octroi de crédit peut tout à fait être distingué de la création monétaire dont la banque centrale peut avoir le monopole sans qu'il soit nécessaire de nationaliser les banques commerciales. La banque centrale pourrait ainsi servir directement les besoins de l'état ou alimenter directement les citoyens sous la forme d'une allocation universelle.
a écrit le 30/12/2015 à 17:16 :
Ne pas oublier qu'en Suisse, le Franc Suisse n'est pas l'unique monnaie légale ... il existe aussi le WIR (dont la valeur est fixe à 1 Franc Suisse) .. mais qui est géré et crée par la BANQUE WIR .. pour plus d'info http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/08/18/creer-des-monnaies-par-millions_1229556_3224.html
Réponse de le 30/12/2015 à 19:02 :
En Suisse, d'après l'art 99 de la constitution, le franc suisse (pièces, billets et monnaie centrale) sont les seuls moyens de paiement légaux. La monnaie de crédit bancaire, faussement libellée en francs suisse, n'est qu'une monnaie de substitution, sans cours légale. De même, le WIR (monnaie privée) et autres chèques Reka et assimilés. En revanche, dans le texte de l'initiative "monnaie pleine" il est prévu que ces monnaies privées puissent continuer à s'échanger librement. Seul la monnaie scripturale du crédit bancaire sera nationalisée et affermie en monnaie dite pleine, équivalente à de la monnaie centrale. Indestructible par nature, elle sera gérée indépendamment des bilans bancaires, et ne tombrea plus dans la masse en faillite.
P. Mottier, membre du comité d'intiative
Réponse de le 30/12/2015 à 22:09 :
Merci de votre commentaire M. Mottier.
a écrit le 30/12/2015 à 16:42 :
Pourquoi pas en France, sans attendre ?
Depuis 1973, la Banque de France n'émet plus de monnaie et de ce fait notre endettement est catastrophique à ce jour !
Voilà un référendum passionnant à mettre en œuvre !
Réponse de le 30/12/2015 à 17:46 :
Et en meme temps on sort de l'Euro, chiche.....
Réponse de le 30/12/2015 à 17:49 :
Il en dit quoi l'élu Ps !!!!!!!
a écrit le 30/12/2015 à 15:35 :
j'espère quelle fera boule de neige, et que cela se fera partout dans le monde, y inclue la Banque Européenne. Car celle ci c'est si faire avec la monnaie de singe depuis que Dhragi est aux commandes. c'est une honte, et c'est toujours le concitoyen qui doit payer. Idem en France, c'est le client qui paie quand la banque joue au casino, jamais un seul banquier derrière les barreaux, pourtant on a payé des milliards????????? Notre système politico financier est à bout. Il faudrait aussi faire des pétitions en France afin de faire des référendums dans ce pays, nos dirigeants savent très bien que nous n'adhérons pas à sa politique...... Laissons aussi créer d'autres courants politiques, et donnons la possiblité aux français de vôter pour la réduction du nombre d'élus, de ministres, de parlementaires, de sénateurs. Les grandes régions nous coûteront plus chères comme d'hab,et aucune économie est en cours. Faut il toujours gouverner comme si on était une royauté, avec plus d'un millier de salarié rien qu'au château, alors que les caisses sont vides. Faut il un tel apparat au sénat, faut il maintenir tout cela non???? Faut il avoir plus d'ambassades que les E.U. ,,,, Faut il faire autant de guerres???? en même temps alors que les caisses sont vides. Mettons aussi un référendum en place pour que les élus rendent comptent de leurs gestions, ainsi que tous les ministres........
a écrit le 30/12/2015 à 15:28 :
La Suisse est une vraie démocratie. De même que les Américains pour les décisions locales, ce sont les citoyens eux même qui tranchent sur les décisions importantes. Ils ne sont pas considérés comme des enfants ayant besoin d'élus pour les représenter et décider pour eux.
Enfin c'est le vieux débat entre Voltaire et Rousseau.
a écrit le 30/12/2015 à 14:48 :
Ah si la France et l'Europe pouvaient prendre exemple sur les Suisses et leur système de référendums (ou de votation), alors on pourrait parler de démocratie ! Au lieu de celà, nos élus s'ingénient à refuser de peur d'être contredits sur le modèle de société qu'ils nous IMPOSENT....
Ne nous étonnons pas de la montée du FN ....
Réponse de le 31/12/2015 à 11:58 :
Oui la France peut prendre exemple sur la Suisse, il faut juste en avoir la volonté. Le pouvoir est entre les mains du peuple mais il ne le sait pas et c'est pour cela que rien ne change. Rendez vous compte, cela fait 40 ans que nous participons à élire les mêmes personnes, appartenant aux mêmes partis et nous nous préparons à refaire la même erreur pour 2017 alors que ce pays est ruiné. Si ce n'est pas du masochisme associé à de la folie, il faut qu'on m'explique...!
a écrit le 30/12/2015 à 14:48 :
Ah si la France et l'Europe pouvaient prendre exemple sur les Suisses et leur système de référendums (ou de votation), alors on pourrait parler de démocratie ! Au lieu de celà, nos élus s'ingénient à refuser de peur d'être contredits sur le modèle de société qu'ils nous IMPOSENT....
Ne nous étonnons pas de la montée du FN ....
Réponse de le 31/12/2015 à 11:54 :
En France, le FN ne "monte" pas, il plafonne depuis quelques années (notamment les dernières européennes) en nombre de votes. Ce sont les médias qui le donnent "montant". Ceci étant précisé, BRAVO LES SUISSES! Ne lâchez rien. Entièrement d'accord avec JUJU plus haut. Ça peut devenir (croisons les doigts) un évènement considérable. La comparaison avec le semblant de "démocratie" US est quand même largement usurpée.
Réponse de le 24/02/2016 à 21:45 :
en Réponse à NoNo42 (le 31/12/2015 à 11:54) :

Le FN ne progresse pas en nombre de vote ?? :
- élections régionales 2010 :
2 223 800 de voix, soit 5,09% des inscrits;
- élections régionales 2015 :
6 018 672 de voix, soit 13,29% des inscrits.
Et des élections européennes 2014 aux régionales 2015, le parti obtient 1 306 211 voix de plus.
La même évolution se constate sur toutes les élections depuis 2009.
Donc, si, le FN progresse réellement.
Réponse de le 27/02/2016 à 18:32 :
en Réponse à NoNo42 (le 31/12/2015 à 11:54) :

Le FN ne progresse pas en nombre de vote ?? :
- élections régionales 2010 : 2 223 800 de voix, soit 5,09% des inscrits;
- élections régionales 2015 : 6 018 672 de voix, soit 13,29% des inscrits.
Et des élections européennes 2014 aux régionales 2015, le parti obtient 1 306 211 voix de plus. La même évolution se constate sur toutes les élections depuis 2009.
Donc, si, le FN progresse réellement.
a écrit le 30/12/2015 à 14:42 :
En voilà un très bonne nouvelle!
a écrit le 30/12/2015 à 14:31 :
Bravo au peuple Suisse... Et à son système résolument démocratique...
a écrit le 30/12/2015 à 13:24 :
Initiative admirable et profondément démocratique dans un Etat dont la constitution est profondément au service du citoyen.

Chez nous on frémis quand on sait que, en cas de faillite , les banques privées pourront, en Europe à partir du 1 janvier prochain, se servir sur les avoir des clients pour toutes sommes au-delà de 100.000€ !

Cette glorieuse avancée démocratique décidée par l'Europe sous la contrainte de l'Allemagne, préfigure des manipulations épouvantables. Et des spoliations légales d'épargne, qui on déjà commencé en Italie!

Faut il fractionner ses avoirs dans différentes banques en dessous de 100.000€ pour y échapper ? Oui sans doute.

Si on sort enfin de la spirale destructrice de l'euro, de la BCE et de la coercition de l'Allemagne qui dirige l'Europe de fait, il faudra rétablir les banques centrales nationales, sur le modele Suisse.
Réponse de le 31/12/2015 à 16:31 :
pensez-vous un instant que dans l'éventualité (bien probable) d'une faillite, les comptes ne seront prélevés qu'au-delà de 100000 € ? Il y aurait bien peu de "bienfaiteurs", la moyenne des dépôts est si faible et quand on sait que seuls les petits ruisseaux font les grandes rivières, alors dépêchez-vous de planquer votre argent ! Pour moi, c'est fait, je dors tranquille depuis (devises, métaux précieux, pierre... Il y a le choix, mais il faut faire très très vite à ce jour !!!)
Réponse de le 31/12/2015 à 23:45 :
Vous avez raison. Au lieu de faire payer les actionnaires ou requisionner les banques en faillite, on veut expolier les deposants. Cela a deja ete applique a Chipre. C'est une idee chere aux allemands et au FMI et elle est maintenant applicable en Europe.
Réponse de le 01/01/2016 à 21:55 :
mon commentaire doit être gênant, je tente de le remettre, sera-t-il publié ?
pensez-vous un instant que dans l'éventualité (bien probable) d'une faillite, les comptes ne seront prélevés qu'au-delà de 100000 € ? Il y aurait bien peu de "bienfaiteurs", la moyenne des dépôts est si faible , . Quand on sait qu'il faut tous les petits ruisseaux pour faire les grandes rivières, alors dépêchez-vous de planquer votre argent ! Pour moi, c'est fait, je dors tranquille depuis [devises, métaux précieux, pierre... Il y a le choix, mais il faut faire très très vite à ce jour, le temps presse comme disait Alain Baudiou (là-bas si j'y suis) dans "penser les meurtres de masse"!!!]
a écrit le 30/12/2015 à 13:17 :
Je suis moi-même chaud partisan de de la théorie du top-down/bottom-up; c'est à dire que la banque centrale doit pouvoir injecter de l'argent par le haut de l'économie( banques qui filtrent les besoins des entreprises/entrepreneurs ) mais aussi par le bas( les gens); mais aussi que les banques doivent être considérées comme des filiales de la banque centrale donc que c'est à cette dernière de les réguler et de les renflouer ou mettre en faillite si nécessaire. Chacun fait son boulot pour que l'argent circule le mieux possible en tendant vers l'allocation d'actifs optimale, car tout déséquilibre durable crée un jour sa contrepartie, une crise de réajustement.
Maintenant, comme à chaque fois on résout les problème de la crise précédente mais qu'on installe les moyens pour générer la crise suivante, il faut se garder de nouvelle exagération, car les politiciens seront tentés d'appuyer sur le champignon de l'impression d'argent par la banque centrale( surtout si l'expérience Finlandaise est un succès, je trouve d'ailleurs qu'elle part d'un revenu universel trop haut il aurait dû être plus progressif) et c'est là un nouveau grand risque.
Réponse de le 01/01/2016 à 0:00 :
Je ne crois pas que la creation monetaire par une banque centrale sous controle democratique (et non pas du gouvernement) represente un risque de faire fonctionner laplanche a billets de maniere exageree.
Pour le revenu universel finlandais,il serait de 1000 euros,ce qui me parait pas trop haut.En France l'economiste Frot l'avait evalue a 1200 euros et un economiste finlandais a 1166 euros ,recemment.
A ce niveau-la,la pauvrete disparaitra en Finlande mais pour le moment c'est une experimentation dans les provinces qui ont le taux de chomage le plus eleve.Par ailleurs,le financement annonce par le gouvernement finlandais ,ne me parait pas suffisant.La simple suppression des aides existantes ne suffit pas a financer cette mesure.
a écrit le 30/12/2015 à 12:57 :
Visiblement les modérateurs n'aiment pas mes commentaires historique sur l'histoire le la création monétaire par les banques privées. Notament aux USA avec la création de la FED en 1913 suite à la décision de retirer au Trésor cette prérogative, appuyée par quelques grands nom de la finance (Rockefeller, Merrill Lynch...) afin de toucher des intérêts (eh oui la dette publique avant 1913 c'était gratuit!)
a écrit le 30/12/2015 à 11:48 :
Peu importe les sujets traités, en Suisse on ne peut qu'admirer le fonctionnement de cette véritable démocratie participative unique au monde. Nous devrions nous en inspirer en mettant fin à notre monarchie dont les pouvoirs sont détenus par une poignée de politicards incapables qui décident de tout et de rien sans jamais nous consulter et on voit le triste résultat aujourd'hui. A méditer si on veut qu'un jour notre pays sorte enfin de sa léthargie mortifère...!
a écrit le 30/12/2015 à 11:48 :
Peu importe les sujets traités, en Suisse on ne peut qu'admirer le fonctionnement de cette véritable démocratie participative unique au monde. Nous devrions nous en inspirer en mettant fin à notre monarchie dont les pouvoirs sont détenus par une poignée de politicards incapables qui décident de tout et de rien sans jamais nous consulter et on voit le triste résultat aujourd'hui. A méditer si on veut qu'un jour notre pays sorte enfin de sa léthargie mortifère...!
a écrit le 30/12/2015 à 11:05 :
incroyable

(je ne pense pas que les echos feront un article la dessus!)
a écrit le 30/12/2015 à 11:00 :
Article d'inspiration de gauche ..? bon, a voir... , par ailleurs il ne faut pas exagéré ...! la Confédération Helvétique a ((sauf erreur) 26 cantons ...! et non 23 comme nommé dans l'article...
Réponse de le 30/12/2015 à 14:12 :
6 cantons comptent pour une demi voix dans le décompte des voix des cantons lors des votations fédérales... Ce qui fait 23 voix de cantons en tout.
a écrit le 30/12/2015 à 10:46 :
La proposition ici n'est pas de dire aux banque à qui prêter (elles ont déjà leurs propres outil d'analyse), mais d'interdire aux banques de créer de l'argent seule afin de mieux gérer cette création monétaire. Cela n'empêche en rien la concurrence, les banques auront juste besoin obligatoiement de se refinancer auprès de la banque centrale.
L'article est incomplet dans le sens où si Roosevelt a refusé dans les année 30 un retour à la création par la Banque Centrale, c'est aussi car celle-ci est jeune (création officielle en 1913) et a fait un peu n'importe quoi dans les années 20 (hyperinflation, aggravation de la crise de 29 pour certains...). Il faut savoir qu'avant 1913 c'est l'Etat qui créait la monaie pour se financer, ne payait donc pas d'intérêts sur cette dette (fameux intérêts qui font aujourd'hui exploser les pays fragiles comme la Grèce), et maîtrisait donc aussi l'emploi de cet argent. Bizarement en cette riche année 2013 les USA ont ausi créé l'impôt sur le revenu...
Les principaux argentiers américains ont réussi à faire passer cette idée formidable que leur payer des intérêts ça serait mieux et donc ont privatisé une dette publique...
a écrit le 30/12/2015 à 10:02 :
Un prêt fait par une banque privée n'est pas de la création monétaire, c'est de l'intermédiation, elle prête ce qu'elle a emprunté ailleurs, aucune création monétaire.

En quoi donc les bulles spéculatives ont elles un quelconque rapport avec de la création monétaire de banques privées ? Aucun.

Amusant de voter pour abolir un truc qui n'existe pas, les suisses ont de l'humour à la Monty Python.
Réponse de le 30/12/2015 à 10:52 :
Les banques prêtent plus d'argent qu'elles n'ont (d'où les ratios de solvabilité), elle créent de la monnaie à chaque fois qu'elles accordent un prêt, monnaie qui est détruite au fur et à mesure des remboursements.
Les bulles spéculatives arrivent (par exemple en ce moment) car l'argent créé ne va pas dans l'économie réelle mais dans d'autres actifs . Actuellement cela se voit par la faible croissance des crédits accordés par rapport à la masse monétaire créé M1 et M2. l'argent alimente les hausses boursières (un CAC 40 à +12%, une croissance mondiale à +3...)
Réponse de le 01/01/2016 à 16:03 :
"Les banques prêtent plus d'argent qu'elles n'ont"

L'argent qu'elles ont sont les capitaux propres, ce qu'elle n'ont pas elles l'empruntent comme n'importe quelle autre entreprise dont une part du bilan est constituée de capitaux propres et le reste d'emprunts à diverses institutions. Emprunter de l'argent pour le prêter ou l'investir n'a jamais créé de l'argent. Sur le plan comptable, il n'y a aucune différence entre une banque et une entreprise qui fabrique des slips, zéro création monétaire de leur part. La création monétaire par les banque privées est une fumisterie de gens qui ne comprennent rien à ce qu'est un bilan d'entreprise.
Réponse de le 01/01/2016 à 20:07 :
"Bulletin de la Banque de France • N°191 • 1er trimestre 2013

L'évolution de la monnaie et du crédit en 2012

La distribution des crédits au secteur privé, principale source de création monétaire, s’est progressivement ralentie en 2012,
en France comme dans la zone euro, qu’il s’agisse des crédits aux ménages ou de ceux consentis aux sociétés non financières.
En France, l’encours des crédits au secteur privé continue de croître en valeur nominale, alors qu’il se contracte légèrement
dans la zone euro."

Tiens ben pourquoi la Banque de France émet un bulletin tous les ans qui met en rapport la monnaie et le crédit ??

Alors comme çà la création monétaire ça n'existe pas, ouvrez n'importe quel livre d'économie moderne au chapitre "création monétaire", c'est expliqué noir sur blanc. On l'apprend dès le lycée en première.
Réponse de le 02/01/2016 à 0:47 :
Extrait du livret "la monnaie et nous" réalisé par LA BANQUE DE FRANCE :

"Prenons le cas d’une entreprise: pour fonctionner, elle a
souvent besoin d’argent frais. Car il lui faut du temps pour
fabriquer ses produits, les vendre et être payée. Et en
attendant, elle doit payer ses fournisseurs, acheter du
matériel et rémunérer ses salariés.
Elle s’adresse donc à sa banque, qui va pouvoir lui accorder
un crédit, moyennant intérêt bien entendu. La banque
inscrit le montant du crédit au compte de l’entreprise : la
banque a créé de la monnaie.
C’est ainsi que la banque augmente par le crédit le montant
des dépôts et crée de la monnaie. De son côté, l’entrepreneur
s’engage à rembourser le crédit et les intérêts
correspondants, grâce aux profits qu’il compte retirer de son
activité.
L’entrepreneur a maintenant les moyens de produire, puis
de vendre sa production. Il peut alors rembourser son
banquier, et ses recettes lui permettent de payer les intérêts
de son emprunt, qui sont la rémunération de la banque.
Quand elle a reçu le remboursement, la banque annule le
crédit accordé et la quantité de monnaie diminue.
Au total, la masse monétaire ne cesse de varier au rythme
des créations et des destructions continuelles de monnaie."

Seriez-vous en train de dire que la BANQUE DE FRANCE raconte n'importe quoi ?
Réponse de le 04/01/2016 à 8:28 :
"La création monétaire par les banque privées est une fumisterie de gens qui ne comprennent rien à ce qu'est un bilan d'entreprise. " : D'où vient la différence entre les actifs des banques et les fonds propres?
a écrit le 30/12/2015 à 10:00 :
!!!!!!!!!...La création de la monnaie ne devrait JAMAIS être confiée aux banques privées.
Cette mission doit se faire sous contrôle démocratique... et vu que la démocratie ce n'est pas ce qui "étrangle" le monde de la finance, leur retirer ce pouvoir c'est le début du commencement pour le faire rentrer dans le rang. Un retour au Glass Steagall Act complèterait le tableau.
a écrit le 30/12/2015 à 9:46 :
C'est mal connaître le nepotisme ambiant de la fonction publique que de soutenir une démarche pareille. C'est très tendance après la crise en la bancophobie mais c'est stupide.

Si une banque unique maîtrise tout le circuit de création, elle décide qui peut se voir financer ou non. C'est la porte ouverte aux copains du pouvoir pour faire financer leurs projets les plus stupides et de couler les vilains-pas-copains du pouvoir de la façon la plus arbitraire qui soit.

De donner ce pouvoir aux banques, concurrentes, offre la possibilité au client de voir ailleurs si sa banque ne remplit pas ses exigences en terme de financement. Et si aucune banque ne le finance c'est que peut-être son projet est objectivement merdique.
Réponse de le 30/12/2015 à 16:17 :
1/ Ce n'est pas stupide, notamment car fondé sur des théories économiques reconnues, reprises et ce de longue date
2/ Ce n'est pas 1 banque mais la banque centrale défendant l'intérêt du pays donc l'intérêt publique donc l'intérêt général en lieu et place de banques privées défendant l'intérêt de leurs actionnaires, fonds d'investissements pour la majorité
3/ On ne parle pas ici de modifier les critères d'accès au crédit mais de plus donner aux banques privées le pouvoir de création monétaire donc en aucune mesure il n'y a d'impact sur l'analyse d'un projet...

Les crises de dettes souveraines ont commencé à partir du moment où ce sont les banquiers privés qui ont prêté aux états en lieu et place des banquiers centraux, leur enlevé cette emprise sur les états sera forcément dans l'intérêt du peuple et ce aux détriments des fonds d'investissements
Réponse de le 30/12/2015 à 16:17 :
1/ Ce n'est pas stupide, notamment car fondé sur des théories économiques reconnues, reprises et ce de longue date
2/ Ce n'est pas 1 banque mais la banque centrale défendant l'intérêt du pays donc l'intérêt publique donc l'intérêt général en lieu et place de banques privées défendant l'intérêt de leurs actionnaires, fonds d'investissements pour la majorité
3/ On ne parle pas ici de modifier les critères d'accès au crédit mais de plus donner aux banques privées le pouvoir de création monétaire donc en aucune mesure il n'y a d'impact sur l'analyse d'un projet...

Les crises de dettes souveraines ont commencé à partir du moment où ce sont les banquiers privés qui ont prêté aux états en lieu et place des banquiers centraux, leur enlevé cette emprise sur les états sera forcément dans l'intérêt du peuple et ce aux détriments des fonds d'investissements

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