L'Opep se mobilise pour faire remonter les prix du pétrole

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Après avoir inondé le marché d'or noir et provoqué une dégringolade spectaculaire des prix depuis 2014, les membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) sont parvenus le 30 novembre à s'entendre sur une baisse de leur production de 1,2 million de barils par jour.
Après avoir inondé le marché d'or noir et provoqué une dégringolade spectaculaire des prix depuis 2014, les membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) sont parvenus le 30 novembre à s'entendre sur une baisse de leur production de 1,2 million de barils par jour. (Crédits : Reuters)
L'Organisation des pays exportateurs de pétrole va essayer, samedi lors d'une réunion à Vienne, d'inciter d'autres pays à rejoindre le pacte de production déjà conclu entre les membres du cartel.

L'Opep va tenter samedi, lors d'une réunion à Vienne, d'entraîner d'autres pays producteurs de pétrole dans le pacte de réduction de production récemment conclu entre les membres du cartel pour faire remonter les prix. La Russie, premier producteur de pétrole hors Opep qui s'est déjà engagée à participer à cet effort de baisse de l'offre, sera représentée par le ministre de l'Energie Alexandre Novak et retient toute l'attention des analystes qui s'interrogent sur la volonté de Moscou de tenir ses engagements. Il sont également sceptiques sur la détermination des autres participants à la réunion à rejoindre le mouvement. Sur quatorze pays invités samedi, dix devraient répondre présents samedi au siège de l'Opep à Vienne, selon l'agence Bloomberg.

Après avoir inondé le marché d'or noir et provoqué une dégringolade spectaculaire des prix depuis 2014, les membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) sont parvenus le 30 novembre à s'entendre sur une baisse de leur production de 1,2 million de barils par jour. Une première depuis le dernier accord de cette nature en 2008. Le cartel demande aux producteurs non membres de l'organisation de limiter également leur production de 600.000 barils par jour au total, un effort auquel la Russie a déjà consenti à hauteur de 300.000 barils.

De nombreux de pays sollicités

Enthousiastes dans un premier temps, les marchés cherchent désormais à évaluer les chances d'application de l'accord. Après avoir oscillé au fil de la semaine, les cours ont terminé vendredi à 54,16 dollars à Londres, en très léger retrait par rapport à la clôture de vendredi dernier.Le Kazakhstan, l'Azerbaïdjan, Oman et Mexico seront représentés à Vienne. Des invitations ont également été adressées à la Bolivie, au Brunei, la Colombie, le Congo, l'Egypte, à Trinidad et Tobago, au Turkmenistan et à l'Ouzbekistan.

Mais "l'optimisme qui a entouré l'annonce de l'accord (du 30 novembre, ndlr) s'est légèrement érodé, car l'Opep a dit à la presse que les pays qui ne sont pas membres du cartel (...) pourraient utiliser la baisse naturelle de leurs extractions pour atteindre cet objectif", a souligné vendredi Bjarne Schieldrop, analyste chez SEB. Comme ces baisse naturelles des extractions, liées à l'épuisement des ressources, sont déjà intégrées dans les modèles de prévision, "nous ne nous attendons pas à ce que cette rencontre joue un rôle significatif dans le rééquilibrage du marché", ont observé les analystes de DNB Markets.

Les discussions de Vienne pourraient par ailleurs offrir l'occasion à la Russie de rassurer les sceptiques sur son engagement à appliquer l'accord. Les autorités russes ont indiqué mercredi avoir le "soutien" des compagnies pétrolières privées pour baisser la production de concert avec l'Opep, mais sans apporter de précisions sur les modalités pratiques d'une telle mesure. Moscou, dont les finances ont été plombées par la chutes des cours, a à priori tout intérêt à un rebond durable des cours, qui donnerait à Vladimir Poutine des marges de manoeuvre budgétaires non négligeables à un peu plus d'un an de la présidentielle.

Changement de stratégie

Les gros producteurs de l'Opep, l'Arabie Saoudite en tête, que la chute des cours avait fini par plomber financièrement, s'étaient de leur côté résolus à changer de stratégie après avoir longtemps soutenu cette politique de prix bas, espérant ainsi évincer leurs concurrents, notamment les producteurs de pétrole de schiste américains, et regagner des parts de marché.

(avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 01/01/2017 à 14:47 :
On est loin, très loin d'une autonomie confortable et comparable à celle des moyens actuels (essence, gazoil, ..) que l'on connait aujourd'hui, pour circuler en toute autonomie. Mais on peut toujours rêver en attendant des progrès... En attendant d'autres décident sans nous consulter.
a écrit le 10/12/2016 à 21:55 :
le prochain choc pétrolier semble se dessiner
Cette recherche d'une augmentation du baril, ici produire moins pour gagner plus va trouver ses adeptes vu la conjoncture de ces pays qui subissent une crise économique financières sans précédent et qui ont compris qu'avec une bonne entente ils pourraient, peut-être s'en sortir
EUROPEEN gare à la facture, mais cette hausse des prix du carburant devrait réactiver l'interet du pétrole de schist (en Amérique) et le développement des transports électriques qui souffrent d'un problème d'autonomie, de durée de vie de la batterie et d'un pétrole trop bon marché
Allez le baril autour de 100 dollars d'ici 6/12 mois est à prévoir
a écrit le 10/12/2016 à 18:15 :
Et bien ils en génèrent des millions de tonnes de carbone eux pour leurs réunions ça c'est sûr.
a écrit le 10/12/2016 à 17:56 :
ce n'est pas assez cher mon fils. Le prix du baril doit être à 200 euros mon fils

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