Au Royaume-Uni, le nombre de "contrats zéro heure" ne faiblit pas

 |   |  398  mots
Les contrats zéro heure sont particulièrement répandus dans les secteurs de l'hôtellerie et de la restauration, des services aux personnes et de l'éducation.(ici un restaurant au nord de Londres).
Les "contrats zéro heure" sont particulièrement répandus dans les secteurs de l'hôtellerie et de la restauration, des services aux personnes et de l'éducation.(ici un restaurant au nord de Londres). (Crédits : Reuters)
Le nombre de Britanniques déclarant être employés dans le cadre d'un contrat sans garantie horaire et sans salaire minimal a augmenté de 20% à 744.000 sur un an. Ils sont près de 1,5 million en réalité.

Les contrats de travail extrêmement flexibles sont monnaie courante au Royaume-Uni. Mercredi 2 septembre, l'Office national de la statistique (ONS) estime le nombre de personnes employée dans le cadre d'un contrat dit "zéro heure" à 744.000, soit 2,4% de la population active, au deuxième trimestre, contre 624.000 un an plus tôt.

Pour rappel, ces contrats sont sans garantie d'horaire ou de salaire minimal. Ils sont particulièrement répandus dans les secteurs de l'hôtellerie et de la restauration, des services aux personnes et de l'éducation.

Une partie de cette hausse serait liée au fait que certaines personnes ont pris conscience du fait qu'elles étaient employées dans le cadre d'un contrat "zéro heure", explique l'ONS.

Car en réalité, toujours selon une étude de l'ONS conclue en s'appuyant sur le nombre de contrats et non les déclarations des salariés cette fois-ci, le nombre d'emplois offert aux conditions "zéro heure" avoisine les 1,5 million, selon les derniers chiffres de janvier.

En 2013, dans une étude publiée le 5 août, le Chartered Institute of Personnel and Development (CIPD) affirmait qu'un million de personnes étaient employées via des contrats "zéro heure" au Royaume-Uni. Soit 3 à 4% de la masse salariale du pays. Les chiffres avancés par le CIPD, une association spécialisée dans les ressources humaines, étaient quatre fois plus élevé que celui calculé, en 2012, par l'Office national des statistiques.

Un chômage en baisse, mais une précarisation du travail qui progresse

Certains économistes expliquent ainsi le recul du chômage à 5,6%, -qui a baissé ces deux dernières années plus rapidement qu'ailleurs en Europe- avant tout par le développement des travailleurs indépendants et d'autres formes de travail sans garantie.

L'OCDE, bien que satisfaite des réformes économiques du gouvernement de David Cameron, observait dans une note en février que le marché du travail s'est fortement précarisé en raison de cette forte flexibilité.

La secrétaire général de la fédération syndicale Trades Union Congress, Frances O'Grady, a d'ailleurs déclaré en réaction à la dernière publication de l'ONS que "les contrats 'zéro heure' constituent un rappel douloureux du fait que le marché britannique du travail est à deux vitesses".

De son côté le Labour a aussi réagi parlant des Tories (parti au pouvoir) comme du "parti de l'insécurité au travail".

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 03/09/2015 à 19:39 :
@Charles, sans vouloir être discourtois je préconiserais que vous ne vous usiez pas à argumenter avec @Churchill....Chacun sait que c'est un disciple de Friedman et de facon plus contemporaine un compagnon de route spirituelle de Fiorentino.Par ailleurs choisit on un tel pseudo par hasard? Reste l'hypothèse de l'humour....anglais évidemment. Pas sûr .
a écrit le 03/09/2015 à 9:23 :
Les chiffres augmentent parce que les gens prennent conscience qu'ils appartiennent à telle catégorie ? Cela ne vous dérange pas de reprendre des assertions aussi simplettes ?
a écrit le 03/09/2015 à 8:27 :
un contrat o heure, c'est pas un contrat, dans le meilleur des cas, c'est un produit derive, genre call
pour le reste, ne compter que sur des gens a 0 heures c'ests'exposer au fait qu'ils ne soient pas dispo le jour venu si plusieurs employeurs les demandent; he oui, comme en yield management, y a aussi risque de overbooking ( pour certains, pas pour tous)
Réponse de le 03/09/2015 à 11:33 :
Vous n'y êtes pas mon ami, le contrat 0 heures vous empêche de travailler pour un autre employeur, c'est toute la subtilité de ce contrat qui fait d'un homme libre, un esclave ... Au sens British du terme "of course"...
a écrit le 03/09/2015 à 7:26 :
Chez nous on préfère avoir des chomeurs ou des fonctionnaires ...
a écrit le 02/09/2015 à 23:09 :
Quelle anarque
a écrit le 02/09/2015 à 22:08 :
Comment voulez vous croire les chiffres du chômage dans le royaume désuni . Si on rajoute le nombre d’employés embauches ....sans travailler ,ils sont plus mauvais que nous ,et si on rajoute les salaries exclus pour raisons médicales ,on a tout compris ,les perfides rosbifs ont encore bidouiller les chiffres ......les pauvres ils ne boivent moins de champagne mais du propesco ....beurk !
Réponse de le 02/09/2015 à 23:46 :
Moi jetais serveur en Angleterre il y a 2 ans. A l'époque javais 20 ans. Je n'ai jamais etait exploité, mais bien payé: (7,5£/h) + pourboire partager au sein de lequipe et repas gratuits. Tout ca pour dire que ce genre darticle est a lire avec moderation. Nous on a bien des francais qui ne trouvent pas de travail (et ou nen cherche pas) et qui doivent vivre avec moins de 500 €/mois. Quel model choisir ?
Réponse de le 02/09/2015 à 23:49 :
*Pourboire à partager
Réponse de le 03/09/2015 à 9:44 :
On peut toujours trouver des exemples et des contre-exemples, ce n'est pas ce qui fait une généralité.
a écrit le 02/09/2015 à 21:43 :
est ce que l'on connait le nombre d'heures réellement effectuées ?
c'est l'info la plus importante.
a écrit le 02/09/2015 à 20:58 :
Bientôt en France...
Réponse de le 02/09/2015 à 21:51 :
Clair. Bienvenu dans le monde du capitalisme... Vivement une bonne oligarchie style us.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :