Grèce : Athènes lance un ultimatum à ses créanciers

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La Grèce n'honorera pas son paiement au FMI le 5 juin sans accord.
La Grèce n'honorera pas son paiement au FMI le 5 juin sans accord. (Crédits : © Alkis Konstantinidis / Reuter)
Un responsable de Syriza a prévenu qu'il ne paierait pas son échéance au FMI le 5 juin s'il n'y avait pas d'accord avec les créanciers d'ici là.

Cette fois, c'est la Grèce qui fixe un ultimatum à ses créanciers. Ce mercredi 20 mai, le porte-parole du groupe parlementaire de Syriza, le principal parti du gouvernement hellénique a annoncé, selon Reuters que, faute d'accord avec ces derniers, Athènes ne paiera pas son échéance de 302 millions d'euros qu'elle doit rembourser au FMI le 5 juin. Autrement dit, ce jour devient la nouvelle « date fatidique » dans la crise grecque.

Si aucun accord n'est trouvé alors, la Grèce fera le premier pas vers un défaut, et la crise prendra une autre tournure.

Pression replacée sur les Européens

Athènes entend désormais clairement presser le pas et placer la pression sur ses créanciers. Le calcul du gouvernement d'Alexis Tsipras est simple : les Européens et le FMI ne sont pas prêts à assumer le risque d'un défaut qui peut avoir de lourdes conséquences financières et politiques pour eux.

Un défaut grec serait en effet la première marche vers une sortie de la zone euro. Car s'il n'y a pas d'identité entre les deux événements ni de lien automatique, l'un peut entraîner l'autre, notamment si la BCE décide de ne plus accepter les collatéraux (garanties) d'un Etat en défaut pour accorder de la liquidité aux banques. Ou si, à court d'argent faute d'aide européenne, la Grèce doit sortir de la monnaie unique.

Des créanciers peu pressés de risquer le défaut

Athènes peut s'appuyer dans cette stratégie sur plusieurs faits encourageants. D'abord, le FMI, le 12 mai, a refusé de laisser la Grèce faire défaut et a accepté que le pays ait recours à un fonds spécial... du FMI. Autrement dit, le FMI s'est payé lui-même en grande partie pour éviter le défaut.

Quant à la BCE, elle a refusé jusqu'ici, et malgré des menaces répétées, de durcir les conditions de décote des collatéraux dans le cadre du programme d'aide à la liquidité d'urgence ELA. Une telle mesure aurait précipité rapidement le défaut grec. Preuve est donc faite que plusieurs créanciers ne veulent pas un défaut grec.

Le gouvernement grec les met désormais devant leurs responsabilités et cherche également à diviser le camp adverse. Car, ne l'oublions pas, certains, notamment au sein de l'Eurogroupe, ne s'effraient pas d'un défaut hellénique. En fixant un ultimatum, Athènes sème la zizanie chez ses adversaires et espère ainsi forcer la décision en faveur d'un compromis.

Faire que la peur change de camp

La Grèce a d'ores et déjà fait plusieurs pas en faveur de ce compromis : sur la fiscalité et la TVA, notamment. Mais le gouvernement refuse toujours les « réformes » des retraites et du marché du travail exigées par ses créanciers.

Dans ce jeu de poker qui oppose les deux camps depuis quatre mois, la phase finale semble être engagée. Le message qu'Athènes envoie à ses créanciers ce mercredi matin est que la Grèce n'a pas peur d'aller jusqu'au défaut.

C'est crucial dans ce type de situation. Le gouvernement grec rappelle que, dans une discussion entre créanciers et débiteurs, le créancier est aussi en position de faiblesse : il peut perdre sa mise. Ce mouvement stratégique vise à faire changer la peur de camp et à décider les créanciers à accepter un accord sans toucher aux « lignes rouges » fixées par le gouvernement.

Echec de la stratégie d'usure

Lundi soir, Yanis Varoufakis, le ministre grec des Finances avait déjà préparé le terrain : il avait prévenu qu'il préférait "faire défaut sur le FMI que sur les retraites et les salaires".

On semble donc être arrivé au terme de la bonne volonté grecque. Désormais, la stratégie d'attente des créanciers est dans l'impasse. L'Eurogroupe a longtemps cru que, à cours d'argent, Athènes viendrait déposer les armes et capituler. Ce mercredi, il semble que ce ne soit pas le cas.

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a écrit le 21/05/2015 à 16:53 :
des nouvelles et un article dans le droit fil des concepts defendus par l'auteur dudit article.
a écrit le 21/05/2015 à 1:09 :
Enfin, un journaliste qui sait mettre le mot "reforme" entre guillemets quand il le faut. Et, dans le présent cas, il faudrait quand même plusieurs paires de guillemets pour rendre compte de la réalité.
Car le véritable sens du mot "reforme", quand il est employé par des eurocrates néolibéraux, c'est "démantèlement"
Réponse de le 21/05/2015 à 11:41 :
@ Prof. Vassilis: Vous savez, ce Romaric Godin, il me surprend parfois, je ne sais pas quoi dire,c'est un peu le désarroi dans ma tête, enfin, il m'épate tout court. :-)
Réponse de le 21/05/2015 à 19:35 :
affligeant, les commentaires!
Réponse de le 22/05/2015 à 7:54 :
@leon22
Vous dites: "affligeant, les commentaires!"
Alors, y compris les vôtres?
Ou, peut-être, vous, vous êtes le seul à être en mesure d'en écrire de brillants.
Dans ce cas, pourriez-vous nous en fournir quelques exemples?
a écrit le 21/05/2015 à 0:54 :
Pourquoi Syriza est voué à fléchir , article lucide de l'agefi.com :)
Réponse de le 21/05/2015 à 8:52 :
Hum, je l'ai lu, et ça ressemble plutôt a de la prophetie que de la lucidité. Je cite :

"et si cet excédent primaire [] avait aujourd’hui en réalité disparu ? Dans une telle hypothèse, la menace du défaut ne serait plus crédible" : bon, l'excédent primaire n'a pas disparu, il est de plus de 2 milliards d'euros sur les 4 premiers mois, en constante progression. Donc la menace est crédible ?

"Seulement voilà, les autorités européennes disposent d’une troisième option face à l’éventualité d’un défaut de la Grèce. Plutôt que de pousser à la «Grexit», l’UE pourrait tout à fait piéger la Grèce à l’intérieur de la zone euro jusqu’à l’affamer de liquidités" : et pourquoi la Grece ne pourrait pas sortir de l'euro ? Que les textes de loi ne prévoient pas la sortie de l'euro ne signifie pas qu'une sortie de l'euro est impossible, ni que l'utilisation d'une autre monnaie est impossible, puisque c'est deja le cas pour de nombreux pays. Et dans le cas ou l'Europe ne l'accepterait pas et engagerait un combat juridique sans merci, que choisirait un dirigeant censé entre, je cite "se faire affamer" ou sortir complètement de l'Europe ?
Réponse de le 21/05/2015 à 9:12 :
Bien dit Fx.

Mais n'oublie pas de payer ton ENFIA ... ha il n'est pas encore arriver sur Taxisnet, mais ça ne saurait tarder!
Réponse de le 21/05/2015 à 9:41 :
L'article 50 du traité de Lisbonne autorise la sortie de l'UE de manière légale. Qu'attend-on tous? On se noie dans cette UE. Je signale que sortir de l'UE ne signifie pas qu'on ne puisse plus jamais avoir la moindre relation politique, économique avec les pays membres de l'UE et avec l'UE elle-même. On peut sortir de l'UE et signer des accord (régulés ou non) sur la libre circulation des personnes, des biens, des services et des capitaux avec les états qui le souhaitent et avec l'UE si elle le désire, comme le fond les pays scandinaves, Israël, la Suisse, les pays des Balkans, l'Islande... Le problème, c'est qu'on n'est plus dans la rationalité mais dans le dogme européiste, qui, comme tout dogme religieux aveugle le croyant sur la réalité des faits.
Réponse de le 21/05/2015 à 10:02 :
"Mais n'oublie pas de payer ton ENFIA ... ha il n'est pas encore arriver sur Taxisnet, mais ça ne saurait tarder!" Oui car de toute façon Tsipras se couchera tôt ou tard, ou bien il s'est deja couché ? Je ne sais plus trop avec tous ces articles dans les médias, c'est confu. Bref ...
a écrit le 20/05/2015 à 22:56 :
Merci pour cet article. Espérons que la Grèce tienne bon.
a écrit le 20/05/2015 à 17:53 :
Si l'on faisait payer les erreurs grecs au gens qui sont responsables d'avoir mal vérifié leur crédibilité avant de les laisser entrer dans l'Europe , ce serait juste .
Et puis nos technocrates vérifieraient avec plus de précaution la prochaine fois.
Les grecs nous ont carrément volé, nous contribuables européens, il ne faut pas l'oublier.
Et que l'euro se plante, ça permettra de penser à plus loin !!
Réponse de le 20/05/2015 à 18:01 :
Bof, si vous faites un tour en Grece, vous comprendrez que l'argent "volé" n'a pas atterri en Grece : hopitaux sales et bondés, écoles delabrées, 3e plus grande ville du pays sans autoroutes, routes défoncées, retraités touchant 300€ de pension, jeunes qui travaillent 10h journalières pour 250€ par mois.
Bref, on a été clairement volés, maitenant, reste a trouver par qui (un indice tout de meme, 90% de l'argent versé soit disant en aide a la Grece n'a jamais atteint la Grece).
Réponse de le 20/05/2015 à 18:39 :
@Fxd: des affirmations gratuites ou tu as des preuves de ce que tu avances ? Si c'est le cas, dénonce au lieu de sous-entendre !!! 250 euros/mois, c'est le salaire en Chine d'après ce que je crois comprendre et c'est au moins 10 fois le salaire du Bengladesh ou du Myanmar. Je veux dire par là qu'il faut arrêter de pleurnicher à tous vents !!!
Réponse de le 20/05/2015 à 19:25 :
@Patrickb, de preuves on attend toujours les tiennes!!! Je vois qu'on prend vite la mouche quand on se retrouve l'arroseur arrosé!!

Le salaire brut de base en Grèce pour un temps plein est de 586 €è Donc, oui il y a bien des personnes qui touchent 250€ net par mois.

En terme de vérité, t'as pas de leçon à donner.
Réponse de le 20/05/2015 à 19:38 :
Des preuves de ? Et c'est logique a votre avis de comparer un pays de la zone euro avec le Bangladesh, un des pays les plus pauvre du monde. Au moins on sait a quoi s'attendre en restant dans l'euro !
Réponse de le 20/05/2015 à 20:43 :
quand il y a un joueur nul dans une équipe de foot et que ses fautes monumentales font perdre l'équipe, la faute en revient à l'entraineur et non à ce joueur.
La grèce a triché certes mais nous mêmes nous sommes en faillite. C'était d'ailleurs le constat de M. Fillon en 2007 alors que nous n'avions que 1100 milliards de dettes.
Nous avons contracté le double de dettes aujourd'hui pour sauver le système bancaire, nous n'avions pas le choix. Pourquoi ? parce que le libéralisme implique des règles strictes. Les états ont laissé les banques mettre les peuples en danger.
Mais avec ces dettes impossibles à rembourser sans des taux de croissances qui ne sont plus de ce monde, les peuples sont en danger.
Réponse de le 20/05/2015 à 21:12 :
@Fxd: on aimerait un peu de rigueur intellectuelle de la part de certains n'est-ce pas :-) 1) Si tu relis ton commentaire, tu nous parles "d'argent volé". Si tu as des preuves et des noms, donne-les, merci. 2) je ne fais personnellement pas la différence entre un pauvre et un autre, mais bon, certains font de la discrimination sans le savoir n'est-ce pas :-)
Réponse de le 20/05/2015 à 22:15 :
C'est le commentaire initial que je cite qui parle d'argent "volé", d'ou mes guillemets.
Je dis juste que cet argent n'a pas atterri en Grece. C'est plus clair pour vous ?
Et pour vous, 250€ pour vivre en Chine c'est équivalent a 250€ pour vivre en Grece ?
Vous ne connaissez pas le cout de la vie en Grece, on dirait ! Et noter une différence ne veut pas dire discriminer, pour votre information !
Et c'est moi qui manque de rigueur intellectuelle après ça ?
Réponse de le 21/05/2015 à 8:30 :
@V_v: mes sources sont la Banque mondiale et Bloomberg pour ne citer que les rectifications des chiffres de Fx. Mes preuves sont donc des faits provenant d'institutions reconnues.
@Fx: 1) prouve que l'argent n'a pas atterri en Grèce au lieu d'affirmer gratuitement. 2) désolé, mais être pauvre dans un pays A ou dans un pays B, c'est la même chose. Quand on veut manger du caviar sans en avoir les moyens, on ne dit pas qu'on est pauvre parce qu'on habite en Grèce :-)
Réponse de le 21/05/2015 à 9:11 :
Voici par exemple un article qui explique comment a été reparti l'argent des prêts :

http://www.macropolis.gr/?i=portal.en.the-agora.2080

Et pour le niveau de pauvreté, il a été défini suivant les criteres europeens a 432 euros / mois pour la Grece en 2013, et 233€/mois pour la pauvreté extreme. Pour la chine, d'apres ses propres critères, le seuil de pauvreté est de 375 dollars PAR AN. Donc non, être pauvre dans un pays A ou B ne signifie pas la meme chose, malgré ce que vous en pensez. Et ça parait pourtant évident, les niveaux de vie et le cout de la vie n'étant pas similiaires !
Je passe votre ineptie sur le caviar, je n'ai meme pas compris ce que vous vouliez dire tellement c'était bete et mal formulé !
Réponse de le 21/05/2015 à 9:17 :
"pour ne citer que les rectifications des chiffres de Fx" : depuis quand sortir des chiffres de la chine ou du bengladesh rectifie les chiffres que j'annonce sur la Grece ? Un travailleur sur trois en Grece touche environ 300€ par mois selon l'OIT.
Et vous m'accusez en plus de manquer de rigueur intellectuelle ? Vous ne manquez pas d'air (mais de logique, oui !) !
Réponse de le 21/05/2015 à 13:01 :
@Fx: 1) mémoire très courte ou sélective ? Ne t'ai-je pas rectifié à 2 reprises sur tes chiffres ? 2) la pauvreté ne se mesure pas à l'aune de ce que gagne le voisin, mais à l'aune des ce que les vrais pauvres peuvent, malheureusement, récupérer dans les poubelles :-)
Réponse de le 22/05/2015 à 14:36 :
@pierre non ce n'est pas un problème d'avoir 2000md€ de dettes quand on a 2000md€ de PIB : si j'achète une maison 300 000 € à crédit et que je ne gagne "que" 3000€/ mois je ne suis pas en surendettement si j'étale mes mensualités sur 25 ans! C'est pareil pour les pays, les emprunts contractés s'élèvent à 2000 md€, mais la charge de ces emprunts est de 65md€ par an (annuités + intérets)... Une paille quand on voit que les aides publiques aux entreprises étaient de 110 md€/an en 2012 (cf rapport du ministère du redressement productif de l'époque). Le surendettement est un mythe créé de toute pièce pour casser le progrès social.
Tout patron le sait, s'endetter permet d'investir et donc de progresser. C'est la meme chose avec les Etats.
a écrit le 20/05/2015 à 17:22 :
Il n'y a pas besoin d'être très malin pour savoir que la Grèce est dans une situation de surendettement depuis quelques années. Et donc qu'un jour elle ne remboursera pas.
Les créanciers de la Grèce ont fait un choix en toute connaissance de cause: des taux d’intérêt très élevés mais un risque de défaut de paiement.
Un peu comme du credit revolving à taux usurier. Sauf que là , les investisseurs acceptent les taux d'interet mais n'accepte pas le risque et comptent sur l'UE pour éponger la dette aux frais du contribuable...
a écrit le 20/05/2015 à 17:00 :
La Grèce ceci, la Grèce cela ...

La Grèce fait avec les moyens dont elle dispose et qu'on veut bien lui accorder. Jusqu'à present et depuis mi-août 2014, elle n'a reçu aucun fond de ces créanciers, elle a remboursé 17,5 millirads sur ses propres ressources, mais ces resources ne sont pas infini et un moment donné elles s'épuisent. Donc, la Grèce a raison de dire les choses comme ells sont et de prévenir qu'elle ne pourra pas rembourser au FMI l'échéance du 5 juin si elle ne reçoit pas une aide. C'est plutôt vis-à-vis de ses créanciers, elle pourrait créer la surprise en ne disant rien. Où est le problème? C'est un simple calcul mathématique et inutile de chercher la stratégie derrière.

Ce qui est certain, c'set que la Grèce n'a pas peur de faire défaut, et pourquoi devrait-elle? Quand on a pas les moyens, inutile de se faire du soucis.
Si les créanciers n'ont pas de problème avec le défaut grec, et bien tout va bien. Qu'on foute la paix aux grecs, les créanciers seront content de ne plus avoir à la financer.

Séparation à l'amiable: je ne peux pas te rembourser, je n'ai pas assez, tu ne veux pas me prêter, tu ne veux de moi : bye bye au-revoir et bonne chance chacun de son coté.
Réponse de le 20/05/2015 à 19:55 :
@V-v: "elle pourrait créer la surprise en ne disant rien", je trouve cela super drôle :-) En effet, personne ne sait que la Grèce est en faillite, sauf peut-être Fxd qui nous dit que sa "situation financière est saine". En bref, tout le monde va tomber de l'armoire tellement l'info est extraordinairement inattendue :-)
Réponse de le 21/05/2015 à 8:17 :
Soyons biens clair, la Grece est en surendettement, mais les finances actuelles sont saines : excedent primaire de 1,5% (Contre 2% pour l'Allemagne, a comparer aux 4% que cette meme allemagne demande a la Grece et -2% pour la France, sans commentaire), les recettes sont en hausses, et les dépenses en baisses.
Et la Grece n'est pas en faillite, ça n'existe pas la faillite pour un état, on parle de défaut.
a écrit le 20/05/2015 à 16:19 :
Big deal! ce n'est pas la première fois qu'un pays ne remboursera pas sa dette au FMI, et Mme Lagarde continuera de voyager en first. Quant aux sommes prêtées à la Grèce, elle sont déjà perdues, le seul problème pour les créanciers publics étant qu'elles ne le soient pas comptablement en les rééchelonnant à 30,50 ans ou plus avec un taux réduit. Un coup de planche à billets, et les braves contribuables déposants seront floués. Tout le reste...
a écrit le 20/05/2015 à 16:07 :
La Grèce a remboursé le 15 mai (Tbills ou FMI, je ne sais plus très bien) car le FMI a fait une grosse avance et malgré l'annonce d'aujourd'hui - une fois de plus intempestive - qui pourrait être interprétée comme signe avant coureur d'un défaut de paiement, les marchés ne bougent pas....
Pour être provocateur, une annonce de défaut pourrait paradoxalement être salué par les marchés (Enfin ! on s'est coupé la main, on ne perdra pas le bras)
Cordialement
Réponse de le 20/05/2015 à 17:49 :
"une annonce de défaut pourrait paradoxalement être salué par les marchés" : sauf si ces marchés se mettent en quête de leur prochaine victime dans la foulée (au hasard, Espagne, Portugal, Italie, Irlande, ...) !
Réponse de le 20/05/2015 à 23:13 :
"sauf si ces marchés se mettent en quête de leur prochaine victime dans la foulée"

Les marchés, ils ont un outil pour dire qui ils vont attaquer: les taux d'emprunts . A leur actuel, les taux des PIIGS moins la Grèce restent ridiculement bas. La Grèce, par contre...

Et oui, les marchés, disent qu'il y a une pomme pourrie en Europe et cette pomme c'est la Grèce.
Réponse de le 21/05/2015 à 8:19 :
C'est gentil a vous de me decrire le présent, que je peux aussi constater facilement. Je parle bien entendu du futur proche, après un défaut grec.
Réponse de le 21/05/2015 à 10:08 :
@Fxd: les marchés anticipent toujours et ont donc pris en compte le Grexit, qui n'est plus une question économique, mais une question politique :-) En effet, la sortie d'un pays serait une première qui créerait un précédent et la possible sortie d'autres pays, dont l'Allemagne. La sortie de plusieurs pays, mais surtout de l'Allemagne, sonnerait la fin de l'Union européenne, mais pas la fin du monde, et cela ne résoudrait en rien les problèmes de la Grèce qui devra quand même faire face à son laxisme :-)
Réponse de le 21/05/2015 à 11:10 :
"@Fxd: les marchés anticipent toujours et ont donc pris en compte le Grexit, qui n'est plus une question économique, mais une question politique :-)" : je n'ai pas dit le contraire a ce que je sache ? Je répète encore un fois pour vous : je parle de ce qui risque de se passer APRES le défaut. Toujours pas compris ?
a écrit le 20/05/2015 à 15:50 :
Perso. suis pour le défaut et la faillite de toutes les banques qui ont prêté si il en reste qui ont des créances, ça fera comprendre à tous que prêter à un état c'est risqué et qu'il faut le faire avec beaucoup d'attention.
Après c'est certain qu'en sortant de l'euro les grecs vont perdre des choses et payer leurs matières premières très cher mais d'un autre côté ils auront une main d'oeuvre peu chère qui va attirer les investisseurs à condition qu'ils fournissent un cadre fiscal et social raisonnable.
Réponse de le 21/05/2015 à 8:29 :
Entièrement d'accord, le libéralisme repose en tres grande partie sur la sélection faite par les succès et les faillites. Si on empeche la faillite, on empeche la sélection, on empeche l'équilibre.
Apres, les peuples peuvent contribuer aussi, comme un parisien paye deja en partie pour un creusois, mais c'est le jeu !
a écrit le 20/05/2015 à 15:50 :
Qui sommes nous? Que sommes nous? Plus rien Junker l'a très bien dit "les personnes élus démocratiquement ne peuvent pas étre au dessus des traités européens. Le pouvoir appartient à la Commission européenne non élue démocratiquement. Bilan nous vivons en mini dictature mais la dictature c'est pour bientôt. Ils tiennent toujours leurs promesses pour anéantir les peuples.
a écrit le 20/05/2015 à 15:30 :
Si on vous suit dans ces grandes envolées du genre "le pouvoir au peuple", qu'on commence par faire un référendum en France et dans d'autres pays, référendum du style "Acceptez vous que votre gouvernement prête quelques milliards à la Grèce?"
Ce serait un bon début. Pourquoi seul le peuple grec pourrait se prononcer?

Les investisseurs privés ont pris leurs pertes il y a quelques années puisque quelques 200 milliards de dette grecque ont déjà été effacés. Ce qui reste ce sont les prêts accordés par les états européens, les institutions européennes, le FMI ...
Donc pour une grande, l'argent direct de nos impôts.
Prêter encore et encore de l'argent à la Grèce est il un bon usage de nos impôts? Quand il manque tant de logements, et tant d'autres choses ici en France
Quand Syriza fait ce genre d'annonces, ce n'est pas sous la gorge des fonctionnaires de l'UE qu'ils mettent un couteau. Eux s'en foutent. Quoiqu'il arrive ils seront payés. Et à la limite, ils ont plus intérêt à ce qu'il y ait des prêts et encore des négociations. Cela leur fera du travail, des primes, ...
Non Syriza met un couteau sous la gorge des citoyens français (entre autres)
Réponse de le 20/05/2015 à 17:12 :
@disle
les seuls qui usent du couteau sous la gorge ne sont pas du camp de l'orthodoxie -)
et si nos bons gouvernants ont mis un peu plus de pression fiscale ces deux dernières années, ce n'est pas pour aider les grecs mais pour complaire à la Commission européenne et à leur partenaire privilégié l' Allemagne, a qui ils ne peuvent rien refuser, même pas de se mettre à genoux, le pantalon baissé, pour recevoir la fessée! (pardonnez moi cette image hélas peu risible!).
a écrit le 20/05/2015 à 15:28 :
La question est: la dette grecque est-elle légitime? Il y a une enquête actuellement qui répondra probablement non.
Savez-vous que c'est la banque Goldman Sachs qui a aidé la Grèce à maquiller ses comptes pour lui permettre d'entrer dans la zone euro, en lui fournissant un prêt à taux exubérant qui est une des raisons de la dette grecque?
Réponse de le 20/05/2015 à 17:36 :
Non seulement illegitime, mais Eric Toussain a laissé entendre qu'une partie pourrait aussi être illégale aux yeux du droit international et europeen, car non décidée dans des conditions démocratiques.
Réponse de le 20/05/2015 à 18:02 :
Non seulement illegitime, mais Eric Toussain a laissé entendre qu'une partie pourrait aussi être illégale aux yeux du droit international et europeen, car non décidée dans des conditions démocratiques.
a écrit le 20/05/2015 à 14:45 :
La Grèce s'accroche, c'est très bien, bravo à eux. Et merci à Monsieur Godin de nous faire part de l'avancée des négociation.
a écrit le 20/05/2015 à 14:33 :
Une fois de plus une excellente analyse de l'expert-ès Grèce M. Godin

Il en ressort la plus grande confusion dans nos esprits : à mesure que l'on se rend compte que jamais la Grèce ne réformera assez pour pouvoir assainir les finances du pays, nous ne sommes pas plus avancés sur le résultat de l'analyse systémique du risque de Grexit : les Américains semblent en avoir très peur, les Allemands semblent prêts à passer cette éponge là.

Ma devise restera donc "Qui vivra verra" en espérant qu'elle ne devienne pas "Qui survivra au défaut Grec verra la fin d'un monde"

Fosco
Réponse de le 20/05/2015 à 17:37 :
"jamais la Grèce ne réformera assez pour pouvoir assainir les finances du pays" : et pourtant, avec un excedent primaire, et une tendance des dépenses en baisse et des rentrées a la hausse, on peut dire que c'est deja fait : les finances sont saines !
a écrit le 20/05/2015 à 14:08 :
Merci à Romaric GODIN de nous livrer des analyses objectives et notoirement différentes de la soupe servie par ses confrères sur d'autres médias.
De nombreux commentaires ci-dessous se font les avocats des créanciers ou plutôt les procureurs contre les grecques.
Ces commentateurs manifestement bien conditionnés risquent de se désillusionner rapidement et brutalement car la situation grecque va se généraliser en Europe si la commission européenne et la troïka continuent à imposer ses objectifs contraires aux intérêts des peuples.
Les Islandais l'ont compris puisqu'ils ont abandonné d'eux-mêmes leur demande d'intégration à l'UE et les autrichiens, membres de l'UE, organisent un référendum d'initiative populaire dans un mois sur la sortie de l'UE et de l'euro.
Réponse de le 20/05/2015 à 15:13 :
Je vous remercie eric de m'apprendre la tenue imminente d'un referendum en Autriche. Je n'en reviens pas : seul des "sites alternatifs" ont relaté cette information, si j'en crois google!

INCROYABLE
Réponse de le 20/05/2015 à 15:27 :
Cette fois, c’est la Grèce qui fixe un ultimatum à ses créanciers. Eh oui, je vous disais. Ce mercredi 20 mai, le porte-parole du gouvernement helvétique a annoncé que, faute d’accord avec ces derniers, Athènes ne paiera pas son échéance de 302 millions de dollars qu’elle doit rembourser au FMI et au Crédit Lyonnais le 5 juin. Autrement dit, ce jour devient la nouvelle « date fatidique » dans la crise ukrainienne. Si aucun accord n’est trouvé alors, la Grèce fera le premier pas vers un défaut et la crise prendra une autre tournure, cependant celle-ci n'aura rien à voir avec le régime de Kiev. À bon entendeur, salut !
Réponse de le 20/05/2015 à 22:50 :
Vous résumez bien la chose Tonton du tonnere :)
Cependant, vous auriez pu citer le nom de Poutine tout de meme !
a écrit le 20/05/2015 à 14:00 :
@Alai1498: tout à fait, et la plus grosse erreur maintenant serait de se soumettre au chantage de la Grèce. Qu'ils partent surtout avec un billet aller simple et qu'on ne leur donne plus rien. Comme dit Fx, chacun doit donner la priorité aux siens, et pour nous ce sont les contribuables européens n'est-ce pas :-)
a écrit le 20/05/2015 à 13:52 :
Il est temps qu on en finisse avec cette mascarade. Raz le bol de ce theatre grec !
Les grecs ont vecu 30 années grasses grace aux prêts et subventions de l EU et du FMI.
La Grece ne peut pas rembourser. Les créditeurs devront essuyer leurs pertes mais le gros gros perdant sera la peuple grec et ca pour un bon moment !
Il faudra s attendre a une ruée de refugués économiques grecs dans les autres pays de l UE.
Réponse de le 20/05/2015 à 15:43 :
"Les Grecs ont vécu 30 ans grâce ...".
Et les français continuent à survivre grâce à ce que leur rapportent, aujourd'hui encore, les courageux Grecs. Les banques françaises ont été sauvées grâce à l'"aide" imposée de force à la Grèce. L'état français ne peut truquer ses comptes que grâce aux dizaines de millions (plus de 720 jusqu'à présent) que lui rapporte l'"aide" à la Grèce.
Et donc, pour vous paraphraser : "les français vivent depuis des décennies grâce aux prêts et subventions de l'EU, du FMI ...et de la Grèce".
Merci qui, cher papa fox ?
a écrit le 20/05/2015 à 13:38 :
Heureusement que la BCE s'est mise au Quantitative Easing, autrement on serait encore en méga-crise des dettes souveraines. Si la Grèce sort de la zone euro, notre super gouvernement va devoir expliquer la bêtise qu'il a faite des dizaines de milliards d'euros engagés (et perdus) pour la Grèce.
a écrit le 20/05/2015 à 13:17 :
On sait depuis le début qu'ils ne paieront pas leur dette. L'Europe paiera pour éviter le risque politique dans la zone. D'ailleurs la France non plus ne paiera pas sa dette notamment celle détenue au travers des contrats d'assurance-vie. A bon entendeur...
a écrit le 20/05/2015 à 13:08 :
Accepter le chantage grecque donnerait raison aux gauchistes de Syriza apportant du crédit et de l'espoir aux mouvements populistes des autres pays européens. J'espère que nos gouvernants ne se laisseront pas mener par le bout du nez et ne cèderont pas à la facilité.
Le pire de tout est que les Grecques eux mêmes n'admettent pas qu'ils ont vécu à crédit au frais de la princesse Europe et qu'il faut devenir sérieux. J'ai l'impression que pour eux, tout doit continuer comme avant ...
Réponse de le 20/05/2015 à 18:08 :
Vous avez raison, il ne faudrait surtout pas que les pays découvrent qu'ils peuvent s'en sortir autrement qu'a grand coup d'austérité inefficace en plus d'etre injuste !
Réponse de le 20/05/2015 à 18:53 :
..." s'en sortir autrement qu'a grand coup d'austerité ..."
mais , ceux qui s'en sont sortis , n'est ce pas par la rigueur ( que beaucoup appellent austerité ) : la Gr Bretagne / l'Allemagne / et desormais l'Espagne ..., sans compter l'Italie et le Portugal qui sont sur la bonne voix
et , ce n'est pas specifiquement en Europe ...:
la règle a été la meme pour le Canada ,en d'autres temps .
Réponse de le 20/05/2015 à 19:55 :
A part l'allemagne (et encore, on pourrait parler de la paupérisation des classes inférieurs, des déficits structurels, et du vieillissement de la population), j'attends de voir pour les autres. Parce qu'une GB en récession, je n'appelle pas ça s'en être sorti !
Pareil pour l'Espagne et le Portugal, je ne sais pas si vous y etes allé récemment, mais mes amis sur place ne sont pas vraiment optimistes. Les taux baissent, mais c'est a peu près tout, le reste n'est que conjecture, et si ce sont les memes que pour la Grece (PIB prévu en 2014 : +3,2%, PIB réel : -4,5%), alors les pauvres ne sont pas vraiment sortis de l'auberge.
a écrit le 20/05/2015 à 12:45 :
Réelle question politique que posent les Grecs. Qui a le pouvoir ? Le peuple ? Une oligarchie financière soutenue par une classe moyenne européenne endettée ? Les Grecs, seuls en Europe, répondent le peuple. Nous autres, avec nos peurs, avec ce qui nous reste de porte monnaie comme veau d'or, avec nos socialistes de droite toujours prêts à collaborer avec l'Allemagne, où trouverons-nous la force d'agir, comme les Grecs, pour une Europe démocratique ?
Réponse de le 20/05/2015 à 16:25 :
@ambulo
Merci pour ce commentaire qui en peu de lignes pose les bonnes questions!
a écrit le 20/05/2015 à 12:41 :
Le dernier mot de cette confrontation reviendra a la Banque centrale europeenne. L'attitude de la Banque Centrale europeenne semble difficile a cerner. D'un côte, elle a refuse d'accepter les collateraux des banques grecques des le mois de fevrier. De l'autre, elle augmente la ligne de liquidite d'urgence chaque semaine. Va t-elle poursuivre cette politique ou y mettre un terme des ce soir?
a écrit le 20/05/2015 à 12:38 :
Si la Grèce ne peut pas honorer ses créances, elle doit prendre ses responsabilités. Il faut qu'elle sorte de la monnaie unique et de la zone euro
a écrit le 20/05/2015 à 12:35 :
"Cette fois, c'est la Grèce qui fixe un ultimatum ..."
Ah bon les autres fois c'était qui ???
Les grecs doivent déjà plusieurs milliers d'euros à chaque français. Il est évident que jamais ils ne rembourseront leur dette. Pourquoi surcharger la barque en octroyant un nouveau prêt ?! En plus il y a, la menace de l'ultimatum !!
Bien irresponsables seraient ceux qui céderont en mon nom !!!
Réponse de le 20/05/2015 à 13:14 :
Gagner du temps! , et la soupe est si bonne...
Réponse de le 20/05/2015 à 13:22 :
Bien irresponsable celui qui a mis au pouvoir des gens dont les amis et représentant ont fait entrer la Grec dans l'Europe en falsifiant ses comptes. peut-on compte sur l'avis d'une telle personne pour expliquer ce qu'il faudrait faire maintenant ?
Réponse de le 20/05/2015 à 13:29 :
Vous êtes certainement un troll de l'UE pour parler de manière aussi caricaturale.
La Tribune, pourriez-vous vérifier les adresses IP s'il vous plaît? Qu'on rigole un peu...
Réponse de le 20/05/2015 à 18:05 :
"Les grecs doivent déjà plusieurs milliers d'euros à chaque français."
Avez vous des chiffres précis?
Réponse de le 20/05/2015 à 21:06 :
A vrai dire c'est plusieurs milliers d'euros à chaque contribuables.
La France a prêter 40 milliards d'euros à la Grèce (à travers divers organisme européens). Il y avait 19,2 millions de contribuables en 2013 (qui sera diminué cette année de plusieurs millions). Soit par une division : 2083 euros par contribuables.
Ceci sans tenir compte des 100 milliards de remise accordés par les banques privées (renflouées par les contribuables) à l'état grec !
Les 40 milliards sont à comparer au 72,5 milliards d'impôts sur le revenu récoltes (?!) en 2013 par l'Etat !!
Réponse de le 20/05/2015 à 22:19 :
Non, la France n'a pas preté 40 milliards a la Grece. La France s'est porté caution pour 40 milliards en cas de défaut grec. Ce qui fait une différence.
En plus vous manquez de rigueur, on vous parle de la somme par Francais, et vous comptez la somme par contribuable, pensant surement que ceux qui ne sont pas assujettis a l'impôt sur le revenu ne payent aucun impôts ?
a écrit le 20/05/2015 à 12:10 :
Pardonnez-moi dans ce mercredi plutôt pluvieux (où j'habite) mais une question pertinente s'impose: pourquoi ne voit-on des billets au sujet de la situation économique en Ukraine, ce pays qui fait depuis une année l'objet de plusieurs prêts internationaux (FMI, Banque mondiale, BCE, plusieurs banques françaises) et dont la gestion catastrophique de ses autorités nous faire craindre le pire ? pourquoi un journal qui fait autorité comme LT préfère-t-il se pencher sur d'autres dettes qui ne nous regardent pas directement (ici je ne parle pas de celle de la Grèce, bien entendu, mais des dettes argentine, japonaise, etc), mais ne dit rien sur la moratoire que l’Ukraine vient de proposer sur les paiements de sa dette ? ce qu'il ne faut pas être un expert en économie pour deviner qu'il s'agit là d'un premier pas vers la faillite. En faisant abstraction du coté politique de la crise ukrainienne, peut-on savoir sur le sort de l'argent du contribuable français (car, je vous rappelle, il s'agit aussi de prêts de la BCE) lors d'un cas de faillite de l'Ukraine ?
Merci pour la tribune à ma question, bonne journée à tous.
Réponse de le 20/05/2015 à 17:19 :
@ Martin Ch: vous avez touché un point très important: pourquoi un journal économique comme LT ne livre pas à ses lecteurs une analyse sur l'actuelle et réelle situation économique en Ukraine? est-il pour nos journalistes un sujet sans importance? perso je ne crois pas, il y a de l'argent du contribuable français dans les prêts accordés par l'Union Européenne au régime de Kiev, ne l'oublions pas. À quand un billet à ce sujet?
Réponse de le 20/05/2015 à 17:49 :
@Martin: 1) tu peux t'adresser à Proposer une tribune libre - latribunelibre@latribune.fr qui a semble-t-il devancé ta question. 2) tu peux regarder RT Television Network (en anglais) ou Vesti.ru (en russe) et là tu vas être largement rassasié avec l'Ukraine :-)
Réponse de le 20/05/2015 à 18:09 :
@ Martin Ch : c'est exact ce que dit Patrickb. Vous pouvez aussi vous informer (en français) sur l'excellent blog: //gaideclin.blogspot.fr

Sur ce blog, cherchez le "connectablogs" à droite de l'écran et vous y trouverez une liste de sites d'information alternative en français et qui font quotidiennement le point sur la situation en Ukraine. :-)
Réponse de le 20/05/2015 à 20:11 :
Allez, d'autres liens moins centrés sur l'Ukraine, mais généralement intéressants :

russeurope.hypotheses.org
www.les-crises.fr
Réponse de le 20/05/2015 à 21:02 :
Un grand merci à Viktor, à Patrickb et à Lyonel pour votre chaleureux accueil à ma demande. Les adresses sont bien notées, très bientôt je visiterai ces sites. Salutations amicales. Martin
Réponse de le 20/05/2015 à 21:05 :
Pardon, Fx, votre commentaire n'est apparu que maintenant. Un grand merci à vous aussi, c'est noté. Amitiés, Martin.
Réponse de le 20/05/2015 à 22:51 :
Je ne m'en serais pas formalisé, mais avec plaisir donc ;)
a écrit le 20/05/2015 à 11:49 :
Tout le monde peut comprendre qu'il s'agit de répondre à la question politique : qui a le pouvoir ? Le peuple ? Ou une oligarchie financière soutenue par une classe européenne moyenne endettée ? Les Grecs ont choisi de répondre : le peuple et ils sont isolés car il n'y a pas d'Europe démocratique. Cette question nous est donc posée. La seule solution pour nous autres "européens riches" serait de faire pression pour une Europe du peuple. Mais avec qui ? Avec quelles forces politiques ? En France, la peur, le repli douillet vers ce qui reste de porte monnaie, la collaboration, historiquement récurrente chez les socialistes de droite avec l'Allemagne, nous laissent dans le brouillard.
Réponse de le 20/05/2015 à 12:52 :
Question: avant la crise de 2009, quel était l'état de l'économie grecque ? Est-ce "l'oligarchie financière" (elle est bien pratique cette appellation nébuleuse pour tenter de faire croire à une méchante pieuvre qui étrangle les pauvre Grecs) ou bien les représentants du peuple grec qui ont choisi de s'endetter toujours plus tout en ne faisant rien pour améliorer leur solvabilité ?

Croyez-vous que les Espagnols, Irlandais, Portugais qui ont subi la même cure d'austérité et qui voient enfin le bout du tunnel auraient envie de vous suivre dans votre "Europe du peuple" au nom de la solidarité avec les Grecs ?! Croyez-vous que le "le pouvoir au peuple" c'est la liberté d'emprunter et de ne pas rembourser ?!
Réponse de le 20/05/2015 à 13:17 :
Le peuple veut le pouvoir. Oui, mais avec leurs argent pas avec le mien. Trop facile . Je veux faire n'importe quoi, les autres financerons!!!!!
Réponse de le 20/05/2015 à 13:30 :
vous devriez plutot faire pression sur votre entourage pour que chacun envoie un cheque de plusieurs centaines de milliers d'euros aux grecs!
ca, ca serait constructif! au lieu de ne rien faire et de maintenir volontairement les grecs dans la misere alors qu'il vous suffirait d'tere genereux
Réponse de le 20/05/2015 à 14:16 :
@Beber
Les grecs ont sûrement emprunté en masse auprès d'investisseurs privés, dont le manque de discernement n'est pas sanctionné; Vous citez les espagnols et les irlandais, ce sont leurs gouvernements qui rallent pour avoir eux accepté de nationaliser les dettes de leurs banques au détriment de leur population. Les grecs refusent.

En droit privé, le créancier qui prend trop de risque (et consciemment compte tenu de sa participation à truquer les comptes) peut être poursuivi pour soutien abusif et/ou complicité de banqueroute. Et là : zéro.

Quand on juge, c'est à charge et à décharge,...
Réponse de le 20/05/2015 à 15:33 :
Dans la plupart des cas, les prêteurs privés ont demandé, et obtenu, la garantie de leurs états. Par conséquent, en cas de défaut, les banques prêteuses exerceront un appel en garantie, et ce seront les états qui paieront la facture. . Donc ce sont bien les états qui sont actuellement en risque, pas les banques (FMI et BCE mis à part). D'ailleurs, si les états n'avaient pas cautionné les prêts bancaires, pratiquement aucune banque privée n'aurait pris le risque de prêter à la Grèce.
Réponse de le 20/05/2015 à 15:44 :
@Xtof69
Il me semble pourtant que l'effacement de la moitié des dettes de créanciers privés est une sanction. C'était une bonne centaine de milliards d'€, c'était en 2012.

Qu'on parle de dureté des créanciers envers la Grèce après ça, c'est aller un peu vite en besogne.

Ce que refusent vraiment les grecs, c'est d'assumer leur responsabilité collective, ce laisser aller, ce manque de rigueur généralisé dans leur gestion du pays.
Ils ont fraudé pour entrer dans l'UE (falsification des comptes), ils n'ont rien fait depuis pour rectifier la situation.

On a d'ailleurs en France le même problème, quoique moins grave, avec la chance d'avoir une économie et une administration plus solides.
Mais pour eux comme pour nous, plus on tarde à se soigner, plus le remède sera lourd et plus long sera la convalescence.

Les Irlandais, les espagnols, les Portugais, les Islandais même (quoique situation très différente), ont fourni de très gros efforts, ont fait de grands sacrifices et leur situation se redresse.
Au nom de quoi les Grecs en seraient-ils dispensés ? Parce qu'une banque les a aidé à frauder pour entrer en zone euro ? Parce qu'ils ont inventé une première forme de démocratie ? Parce que sinon ils vont s'allier à la Russie (lol) ? Parce qu'ils vont quitter la zone euro ?

Céder à leur chantage, c'est cracher au visage des autres pays qui étaient dans la même situation et qui ont retroussé leur manche.
Le peuple Grec est souverain, parfaitement. Il était souverain pour faire des bêtise, il était souverain pour demander l'aide des autres pays européen, et il est toujours souverain aujourd'hui pour assumer.
Réponse de le 20/05/2015 à 17:23 :
@beber. L'oligarchie financière n'est pas une nébuleuse. En France par exemple, François Hollande qui rodomontadait contre elle au Bourget en janvier 2012 s'est précipité ensuite pour en faire partie. Je n'irai jamais jusqu'à comparer Hollande à une méchante pieuvre. Cela dit.
Réponse de le 20/05/2015 à 21:18 :
@Xtof69: je n'ai pas dit que les créanciers furent irréprochables, je réponds juste à un commentaire qui cherche à absoudre les débiteurs de toute responsabilité avec des arguments et des termes plutôt vagues ("oligarchie financière", "Europe des peuples" etc). Par ailleurs c'est assez savoureux de stigmatiser les créanciers qui n'auraient pas suffisamment mesuré les risques: c'est PRECISEMENT ce qu'ils font en ce moment, ils cherchent à obtenir des garanties avant d'envisager de nouveaux prêts, et refusent tout nouvelle aide tant qu'ils ne les ont pas...vous devriez être content, c'est une attitude responsable non ? :-)

Mais évidemment, les marxistes préfèreront y voir une "stratégie du noeud coulant", "une colonisation économique" ou encore "une ingérence insupportable dans les affaires du peuple Grec souverain"...que d'éléments de langage pour noyer le poisson !

@ambulo: les promesses n'engagent que ceux qui les croient, pour ma part je savais depuis le début que Hollande était un social-démocrate, et qu'il cherchait juste à piquer des électeurs à Mélenchon avec cette formule purement électoraliste.

Pouvez-vous nous décrire précisément qui constitue cette oligarchie financière ? A-t-elle une quelconque cohérence en termes d'intérêts économiques, de buts recherchés et de moyens d'y parvenir ?
Réponse de le 20/05/2015 à 23:03 :
"Pouvez-vous nous décrire précisément qui constitue cette oligarchie financière ? A-t-elle une quelconque cohérence en termes d'intérêts économiques, de buts recherchés et de moyens d'y parvenir ?" : sans être vraiment partisan de ce concept de nébuleuse financière, on peut quand meme s'interroger. Loukas Papadimos de Goldman Sachs pilote le maquillage des comptes de la Grece. La banque empoche un beau pactole tout de meme, proche de 800 millions d'euros. Chez Goldman Sachs toujours, Mario Draghi, vend des produits derivé avec de la dette grecque dedans, et realise d'importants bénéfices (je ne saurais dire combien, mais on parle de plusieurs dizaines de milliards d'euros). Loukas Papadimos, toujours lui, après être passé par la banque centrale grecque, est nommé premier ministre par intérim (nommé, et non élu, attention !) et mets en place le plan d'aide a la Grece. Qui profite a qui, difficile a dire pour le moment, mais pas a la Grece en tous cas. Pendant ce meme temps, Mario Draghi, le revoilà, se retrouve a la tete de la BCE, et Petros Christodoulos, un autre Goldman Sachs est chargé par l'ancien gouvernement grec de la gestion de la dette. Sans compter Mario Monti, nommé a la tete de l'Italie la encore sans consultation démocratique. On a beau ne pas être paranoiaque, on peut se douter que tout ça n'est pas vraiment clair ni vraiment dans l'interet des pays concernés !
Réponse de le 20/05/2015 à 23:03 :
Source (entre autres) :
http://www.lemonde.fr/europe/article/2011/11/14/goldman-sachs-le-trait-d-union-entre-mario-draghi-mario-monti-et-lucas-papademos_1603675_3214.html
a écrit le 20/05/2015 à 11:45 :
Ah du Godin comme on l'aime ! On le sentait un peu déprimé ses derniers temps, mais là on sent qu'il retrouve la gnak. Tous les éléments de langage sont là. Une vraie compil de ses articles des 4 derniers mois !
a écrit le 20/05/2015 à 11:42 :
Quel article biaisé !
Ce n'est pas en répétant que la peur change de camp qu'elle changera vraiment.

On assiste juste à une énième tentative de bluff de la part des grecs. Et d'ailleurs, le 20 mai est fixé comme "date fatidique" par le porte parole des parlementaires de Syriza, pas par le gouvernement, pas par un membre de l'équipe de négociation.

Les grecs parlent et menacent, comme ils le font depuis le début, ils parlent de négociations, d'avancées "positives", mais en réalité ils ne font que se rapprocher de la ligne exigée par les créanciers. Et c'est en ce sens que les créanciers accordent du temps, car le temps les aide.

Le passage par referendum, qui est abordé depuis peu, c'est la recherche d'une porte de sortie honorable, pour leur permettre de revenir sur leurs promesses intenables.

Et pour les formules de Varoufakis, c'est purement de la communication : "faire défaut sur le FMI que sur les retraites et les salaires".
Il présente ceci comme un choix qu'il aurait à faire, une décision à prendre. En vérité, faire défaut au FMI, c'est faire défaut sur les retraites et les salaires, et bien plus encore.
La tornade qui s'abattrait sur les grecs n'aurait rien à voir avec leurs soucis actuels. Et cette fois ci ils seraient bel et bien seul pour l'affronter.
Réponse de le 20/05/2015 à 13:13 :
La situation de conflit entre l'Europe et la Grec me fait penser a celle entre l'occident et la Russie. Malgre les insultes, les prophéties calamiteuses, la Russie se reconstruit et se tourne vers d'autre partenaire, vers l'avenir. Comme par hasard, les grecs ont des relations avec les russes, et il est question de les etendre aux alliés asiatiques de la Russie. Il me semble clair, que la manière de negocier des grecs se rapproche de celle de la Russie, ce qui inclut la négociation mais aussi la possibilité de se couper la main pour eviter la gangrène de l'ensemble du corps. Je suis donc convaincu que les grecs agiront comme ils le disent, au moment ou ce sera necesasire, et ne baisseront pas leur pantalon! Ils en paieront les conséquences, se redresseront sur une base saine, alliés des russes, et l'Europe ne pourra que vociférer et se plaindre de sa trop grande dureté pour avoir ete trop servile via-à-vis de ses maitres outre-atlantique...
Réponse de le 20/05/2015 à 19:04 :
Vous êtes bien en train de dire que le pays qui annonce qu'il va faire faillite est en position de force et se redresse?
êtes vous sérieux?
a écrit le 20/05/2015 à 11:42 :
Il est temps d en finir avec cette comédie ,qu ils sortent avec Chypre et que l on s attaque à une véritable intégration de la zone euro ,l ue redevenant une simple zone de libre échange comme cela les anglais seront contents ,harmonisons la zone euro ou sinon elle moura.
a écrit le 20/05/2015 à 11:26 :
Un défaut vaut mieux qu'un accord laissant au grecs le soin de définir eux même combien nous allons devoir leur donner d'argent dans le futur, et cela pour le bien des contribuables européens qui ne comprendraient pas pourquoi ils devraient continuer de payer.
Réponse de le 20/05/2015 à 12:32 :
@Alai1498: tout à fait, et la plus grosse erreur maintenant serait de se soumettre au chantage de la Grèce. Qu'ils partent surtout avec un billet aller simple et qu'on ne leur donne plus rien. Comme dit Fx, chacun doit donner la priorité aux siens, et pour nous ce sont les contribuables européens n'est-ce pas :-)
Réponse de le 20/05/2015 à 14:15 :
Tout à fait Alai1498 !
Réponse de le 20/05/2015 à 19:46 :
"Comme dit Fx, chacun doit donner la priorité aux siens" : oh pas du tout, d'ailleurs je reverais d'un peuple europeen. Et je vous signale a tout hasard que je paye aussi des impôts en France !
Mais dans l'état actuel des choses, imposer plus d'austerité a la Grece et leur prêter encore plus d'argent me semble la plus mauvaise des choses a faire ! Donc Tsipras a raison de refuser !
a écrit le 20/05/2015 à 11:21 :
Le débiteur est aidé jusqu'au moment où les créanciers font leur deuil de relations à liquider coûte que coûte. Tout le monde sait bien que le dépôt de bilan est un mode de gestion . Il y a belle lurette que le DSK du FMI disait qu'il faut savoir prendre ses pertes. Le problème est plutôt : à qui les financiers ont-ils refilé le bébé ? à quels fonds ou véhicules vendus à l'épargnant lamda du foirail mondial ?
Réponse de le 20/05/2015 à 12:18 :
C'est beaucoup plus simple que ça, c'est directement integré a l'impot des citoyens européens !
Réponse de le 20/05/2015 à 13:06 :
Si DSK dirigeait les instances dont il est question ici, le gouvernement grec aurait en face de lui un partenaire plus qu'un adversaire, beaucoup plus realiste et pret a comprendre ou se situe l'interet commun. C'est une des raisons pour lesquelles il a été écarté. On voit le piètre résultat, dans le monde, l'Europe et en France...
a écrit le 20/05/2015 à 11:20 :
Le système "euro", c'est vraiment du n'importe quoi : les débiteurs menacent les créanciers, du jamais vu !
a écrit le 20/05/2015 à 11:09 :
Il a "prévenu qu'il préférait "faire défaut sur le FMI que sur les retraites et les salaires"" ! Mais qu'est-ce que ça change ? A part peut-être pour les électeurs à courte vue qui en concluront que le FMI est responsable...
a écrit le 20/05/2015 à 11:02 :
C'est le bon moment pour éjecter la Grèce : plus personne n'en parle.
a écrit le 20/05/2015 à 10:57 :
Je suis souvent censuré quand je dis que ce sont les grecs qui nous tiennent. Là encore l'UE va céder et combler une fois de plus la cagnotte grec pour éviter d'affronter la réalité qui est que les grecs ne pourront jamais rembourser la moindre dette.
Réponse de le 20/05/2015 à 12:44 :
Pas sur dutout
Les grecs ont crachés sur leurs créanciers et maintenant tous le monde en a marre de leurs bazars
a écrit le 20/05/2015 à 10:56 :
c'est le chante du cygne ha ha ha ^^_^^
a écrit le 20/05/2015 à 10:44 :
Ce n'est pas un ultimatum...! c'est du chantage ordinaire marxo/socialiste...généralement cela conduit au ridicule ..cela fut déjà validé ..., mais pire , (puisque le ridicule ne tue pas) ,c'est le début d'un collapse financier inquiétant ,car les grecques seront plus pauvres après Syriza au pouvoir...qu'avant ! voilà encore une démonstration de plus (ou de trop) que l'utopie marxo/socialiste se vend encore...mais gare , à ceux qui l'achète ,ils vont vite en connaitre le prix final....
Réponse de le 20/05/2015 à 12:06 :
Marxo socialiste ? Pourtant de ce que j'en vois, aide aux plus demunis, relance pragmatique de l'economie, chasse au fraudeurs et a la corruption, re instauration de l'honneur et de la souveraineté perdus de la Grece, je pense que ça devrait figurer au programme de tous les partis !
Vous leur reprochez quoi de marxo socialiste ? Non parce que moi, entrepreneur relativement libéral, j'aurais bien du mal a classer Syriza politiquement !
Réponse de le 20/05/2015 à 13:13 :
Le vrai chantage, c'est celui qui consiste a prêter de l'argent a quelqu'un que vous savez insolvable (c'est ce que nous avons fait en 2012 avec la Grèce), en exigeant de lui par la suite qu'il rembourse, alors que vous saviez dés le départ qu'il n'en aurait pas les capacités.
Réponse de le 20/05/2015 à 14:33 :
Marxo socialiste ? Pourtant de ce que j'en vois, aide aux plus demunis, relance pragmatique de l'economie, chasse au fraudeurs et a la corruption, re instauration de l'honneur et de la souveraineté perdus de la Grece, je pense que ça devrait figurer au programme de tous les partis !
Vous leur reprochez quoi de marxo socialiste ? Non parce que moi, entrepreneur relativement libéral, j'aurais bien du mal a classer Syriza politiquement !
Réponse de le 20/05/2015 à 17:55 :
Marxo socialiste ? Pourtant de ce que j'en vois, aide aux plus demunis, relance pragmatique de l'economie, chasse au fraudeurs et a la corruption, re instauration de l'honneur et de la souveraineté perdus de la Grece, je pense que ça devrait figurer au programme de tous les partis !
Vous leur reprochez quoi de marxo socialiste ? Non parce que moi, entrepreneur relativement libéral, j'aurais bien du mal a classer Syriza politiquement !
a écrit le 20/05/2015 à 10:30 :
Ce n'est pas un ultimatum, c'est juste ... la stricte vérité. La Grece ne peut pas payer ses créancier, elle préfère sauver son peuple en priorité. La Grece est un pays souverain, ses décisions doivent être respectées.
Réponse de le 20/05/2015 à 13:32 :
nous respectons leur decision souveraine de partir et de battre leur propre monnaie de singe pour payer leurs retraites et leurs fonctionnaires
c'est leur choix democratique, mais a titre personnel nous n'avos pas vote pour tsipars democratiquement, nous souhaitons donc democratiquement qu'il ne nous fasse plus les poches et respecte nos choix democratiques en prenant democratiquement la decision souveraine de se debrouiller tout seul
bref... qu'il nous respecte
Réponse de le 20/05/2015 à 16:53 :
V comme vainqueur, Winston
Réponse de le 20/05/2015 à 17:23 :
"nous respectons leur decision souveraine de partir et de battre leur propre monnaie de singe pour payer leurs retraites et leurs fonctionnaires" : Vous êtes un naïf ou un défenseur des banques qui se sont accordées le droit de créer la monnaie?
Au cas où ça vous échappe, la plupart des pays industrialisés sont endettés auprès d'organismes financiers qui ne produisent rien d'autre que de la monnaie.
La complaisance dans nos démocraties parait presque liées au fait qu'ils ont rincé des plans entiers de la population à l'aide de bulle immobilière...
Vous avez prêté de l'argent au grec à des taux délirants puisqu'il y avait un risque? Assumez maintenant ce risque au lieu de le reporter sur les contribuables qui n'achètent pas personnellement des dettes d'état!!!
a écrit le 20/05/2015 à 10:25 :
Pour avoir fait un sanctuaire national du Moni Arcadiou, il y a un côté suicidaire dans le héroïsme grec. On pourrait aussi l'appeler entêtement aveugle.
a écrit le 20/05/2015 à 10:18 :
Ce n'est pas un ultimatum, c'est un moyen de prouver aux Grecs que le gouvernement fait tout pour mettre en oeuvre un plan de sauvetage et de demontrer, encore une fois, que les 'mechants' europeens du Brussels Group font tout pour couler la Grece. Je pensais que la troika etait parti !
Le relevement du ELA n'est qu'une maniere pour eviter le defaut de paiement, c'est vrai, mais la Grece continue a emprunter et a un taux plus haut que si elle empruntait avec un 3e plan d'aide. Encore une fois, la dette s'allonge.
a écrit le 20/05/2015 à 10:15 :
Quelle leçon de négociation !!

La Grèce passait pour le pot de terre dans la négociation au lendemain de l'élection de Syriza, Tout était plié un mois plus tard, lorsque les créanciers sont rentrés dans une logique de perfusion sans aucune autre issue que de continuer.

Cette affaire révèle au grand jour l'immense hypocrisie qui règne entre les "membres" de la ZE/UE qui n'ont plus en commun que des enjeux climatiques et autres banalités supérieures.

Je pense que c'est plus les créanciers qui ont perdu la partie que la Grèce qui a gagné.
Réponse de le 20/05/2015 à 18:57 :
..." il ne faut pas vendre lapeau de l'ours ....."
vous etes me semble t il bien optimiste .
a écrit le 20/05/2015 à 9:51 :
Ce n'est pas un ultimatum, c'est un aveu d'incapacité à remplir ses obligations contractuelles, ce qui n'a rien de glorieux. En droit privé, cela s'appelle une "déclaration de cessation de paiements".
Réponse de le 20/05/2015 à 10:34 :
Une declaration de cessation de paiements se fait APRES le défaut de paiement, donc techniquement, c'est juste un avertissement !
Réponse de le 20/05/2015 à 10:43 :
Vous vous placez sur le terrain du droit, ça fait longtemps que cette affaire n'est plus ni sur le terrain du droit ni sur celui de l'économie mais sur le terrain politique nettement plus complexe et nauséabond.

Cette affaire avec l'apothéose de l'ultimatum me fait penser à la crise des Sudètes en 1938 qui s'est terminé avec les Accords de Münich avec cette fameuse citation de W.Churchill qu'on pourrait paraphraser en l'occurrence : « Ils devaient choisir entre le déshonneur et la guerre. Ils ont choisi le déshonneur, et ils auront la guerre »
Réponse de le 20/05/2015 à 10:55 :
Vivant en Grèce, je pourrais signaler ce commentaire de "onze" comme un contenu abusif... les "partenaires" européens, après avoir sauvé les banques, ne font que sucer le sang du peuple grec... je ne vois aucune honte à ce qu'il appelle "déclaration de cessation de paiements"...90% et plus des milliards "prêtés" à la Grèce sont retournés aux banques, alors....
Réponse de le 20/05/2015 à 11:33 :
Tout à fait, mais la vision de M.Godin est si orientée qu'il considère un avertissement sur un prochain défaut comme un ultimatum. Ensuite si la Grèce fait effectivement défaut et sort de la zone euro, il nous vendra du "La Grèce gagne la bataille et retrouve son indépendance" ou encore "vers un éclatement de l'UE ?" etc etc
Même les membres francophones de Syriza le trouvent aveuglément optimiste à leur propre sujet, c'est dire !
Réponse de le 20/05/2015 à 14:07 :
Alors quoi Christine..? Vous vivez en Grèce et donc je devrais payer des impôts et taxes au Luxembourg pour que la Grèce puisse continuer à etre un État parasite... Et vous voulez le mot de passe de mes comptes cash et titres avec ça?
En anglais et en deux mots: f... o..
Réponse de le 20/05/2015 à 14:44 :
Christine, votre commentaire "après avoir sauvé les banques" : Avez vous conscience que sans banque les gens n'ont plus d'argent ? Il fallait donc en passer par là, à moins que vous ne dormiez avec votre tas d'or sous l'oreiller ? (Sachez que ce n'est pas le cas de tout le monde)
Comme vous le soulignez, le problème de la Grèce c'est le surendettement, pas les banques , (il est étonnant que davantage de politiciens Grecs qui ont permis cela de soient pas sous les verrous, vu que c'est le peuple qui trinque. ). Le malheur dans le surendettement, c'est que justement l'argent qu'on emprunte sert à rembourser les créanciers ... à moins de faire faillite, c'est à dire cesser de rembourser...et l'on ne parle pas rembourser des banques, mais bien des deniers prêtés par les contribuables européens sans leur accord. C'est ce que dit Onze, je ne vois pas en cela un commentaire abusif.
Réponse de le 20/05/2015 à 16:54 :
Petit correctif cher fosco "sans gens les banques n'ont plus d'argent…"
Réponse de le 20/05/2015 à 17:41 :
Les banques ont joué l'argent de leur déposant, et les ont ruinés, il est donc logique de renflouer les banques. Brillant !
Réponse de le 20/05/2015 à 19:43 :
"Même les membres francophones de Syriza le trouvent aveuglément optimiste à leur propre sujet" : Auriez vous un lien ?
a écrit le 20/05/2015 à 9:49 :
Depuis quand le débiteur fixe les règles ! Il veut ni baisser les retraites ni les salaires ! Donc , qu'il fasse défaut ! Point barre et on se débrouillera sans eux !!
Réponse de le 20/05/2015 à 11:50 :
3on" se débrouillera sans eux. Sûr. Mais êtes vous allé demander l'avis des banques allemandes sur le coût que leur fera subir cette sortie ???
Réponse de le 20/05/2015 à 12:51 :
Mr Rico semble etre un grand specialiste en géopolitique et en economie.j'attend de voir si sa reaction est toujours aussi enjouée lorsqu'il apprendra que son assurance-vie a subie une perte liée a l'abandon du portefeuille d'obligation grecques.
Réponse de le 20/05/2015 à 14:37 :
@pm Les banques allemandes (comme les banques francaises) ont déja pris leur pertes (considérables) en 2012. Le Grexit ne leur coutera quasi-rien. Après un peu d'agitation sur les marchés les 1ers jours, cet épisode sera vite oublié.

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