Grèce : derrière les sourires, le noeud coulant se resserre encore

 |   |  1348  mots
Angela Merkel et Alexis Tsipras ont voulu détendre l'atmosphère lundi, mais sans avancer sur les dossiers.
Angela Merkel et Alexis Tsipras ont voulu détendre l'atmosphère lundi, mais sans avancer sur les dossiers. (Crédits : Reuters)
La visite d'Alexis Tsipras à Berlin a donné une impression de détente. En réalité, la pression continue à augmenter sur le gouvernement grec qui ne devrait avoir d'autres choix que de céder aux réformes voulues par les Européens.

La visite d'Alexis Tsipras à Berlin a atteint son but : celui de ramener un semblant de calme et de respect dans la crise avant tout politique qui oppose la Grèce à ses créanciers. Finis donc, du moins en apparence, les débats sur les doigts d'honneur et les menaces de part et d'autres. Place aux sourires et aux échanges d'amabilités. Du moins en apparence.

Maintien de la situation objective

Car, dans les faits, ce voyage n'a rien réglé. La situation objective reste la même que celle qui a commencé le 20 février dernier avec l'accord (qui prend de plus en plus la forme d'un pseudo-accord) au sein de l'Eurogroupe. La Grèce a un besoin pressant de liquidités et ses créanciers européens attendent qu'elle se range à « leur » raison pour libérer les fonds. Ce lundi 23 mars, Angela Merkel n'a, en réalité, pas bouger d'un pouce. Elle a même précisé explicitement (mais avec le sourire de circonstance) qu'elle ne pouvait en réalité rien pour la Grèce. Selon Bild Zeitung, citant des « participants » aux discussions, il n'a, du reste, été discuté de rien de concret concernant ce problème. Autrement dit, Angela Merkel a renvoyé Alexis Tsipras face à l'Eurogroupe et à la troïka. On revient donc au point de départ.

Un apaisement inquiétant ?

Concrètement, cette visite du premier ministre hellénique à la chancellerie n'a donc été qu'une entreprise de communication. Elle rassure tout le monde. Mais en réalité, elle est fort inquiétante, car elle prouve que Berlin reste dans sa position hiératique d'attente. Et qu'attend Angela Merkel ? Qu'Athènes propose enfin une liste de réformes conforme à ce que l'on entend par réformes chez les hauts fonctionnaires européens. Lundi, du reste, fort opportunément, l'agence allemande DPA annonçait que « selon des sources proches du ministère grec des Finances », la Grèce pourrait proposer un relèvement de la TVA sur les nuitées d'hôtel, le tabac et l'alcool, une hausse de la taxe de séjour dans les îles, un relèvement à 67 ans (contre 62 ans aujourd'hui, même s'il sera toujours possible de partir à cet âge avec 40 ans de cotisations) de l'âge minimal de départ à la retraite et une accélération des privatisations. Ce programme pourrait être en réalité les conditions auxquelles les créanciers sont prêts à accorder quelques milliards d'euros à la Grèce.

La carotte et le bâton

On comprend donc aisément la stratégie d'Angela Merkel : elle n'a aucune raison d'avancer autrement que sur le plan de la communication. Dans les faits, le temps joue pour elle. Plus les caisses grecques se vident, moins Alexis Tsipras n'aura le choix des « réformes. » Ce qui importe pour Berlin comme pour Bruxelles, c'est avant tout de dissimuler cette stratégie du « nœud coulant » où l'on laisse le patient grec s'asphyxier de plus en plus jusqu'à ce qu'il accorde tout ce qu'on lui demande. D'où ces sourires et cette bonne volonté affichée. D'où aussi les deux milliards d'euros de « fonds inutilisés » qui vont être mis à la disposition de la Grèce par l'Union européenne. Une manne subitement découverte et qui vient fort opportunément « réparer » l'impair d'un fonctionnaire de la Commission qui, mardi 17 mars, avait voulu bloquer la mise en place de la loi sur l'urgence humanitaire. Et pour enfoncer le clou, voici que Jean-Claude Juncker lui-même adopte le vocabulaire de Syriza et parle d'urgence humanitaire.

Pourquoi la Commission a-t-elle subitement découvert et libéré ces fonds «inutilisés » ? On peut faire confiance aux fonctionnaires européens pour trouver une réponse « rationnelle » à cette question. Mais, en réalité, c'est une opportunité supplémentaire de convertir le nouveau gouvernement grec aux « bonnes » réformes. Avec ces 2 milliards d'euros, qui sont une bonne nouvelle pour l'économie grecque qui en a fort besoin, Alexis Tsipras dispose, s'il le souhaite d'un argument supplémentaire pour « vendre » les réformes promues par les Européens aux Grecs et les faire accepter par la population et la majorité à la Vouli, le parlement grec. Bref, Bruxelles joue la carotte, l'Eurogroupe le bâton. Mais le but est le même : faire accepter au gouvernement Syriza des réformes qu'il pouvait le 25 janvier juger inacceptables.

Ce que la Grèce pourrait obtenir : du temps

Dans ces conditions, on voit mal comment Alexis Tsipras pourrait résister. Selon le porte-parole du gouvernement, une liste de réformes « qui n'auront pas d'impact récessif sur l'économie » sera présentée d'ici à lundi. Dans la foulée, selon des informations publiées le 23 mars par le quotidien grec To Vima, si l'Eurogroupe valide cette liste, 4,9 milliards d'euros pourraient être débloqués. Il s'agira de 1,2 milliard d'euros de la dernière tranche de l'aide européenne, du déblocage des 1,9 milliard d'euros d'intérêts engrangés par la BCE sur les bons grecs et de 1,8 milliard d'euros de remboursement d'aide bancaire trop perçue par le fonds européen de stabilité. De quoi tenir jusqu'en... juillet, date à laquelle la Grèce va devoir rembourser 3,5 milliards d'euros à la BCE. Autrement dit, les créanciers de la Grèce vont conserver la maîtrise du temps. Ils vont défaire un peu le nœud coulant, puis recommencer à serrer. Avec toujours le même but : ne pas laisser d'initiatives à Athènes, notamment sur la renégociation de la dette dont on notera qu'il n'est plus guère question.

Comment faire passer les réformes en Grèce ?

L'enjeu pour Alexis Tsipras sera désormais de faire passer ses reculs pour des victoires. Il dispose de quelques arguments : les 2 milliards d'euros de l'UE, on l'a vu, pèsent lourd (c'est plus de 1 % du PIB), mais il peut aussi insister sur cette loi pour gérer la crise humanitaire qu'il est parvenu à faire adopter, malgré la résistance de l'UE ou sur le nouvel objectif d'excédent primaire pour 2015 (qui reste à définir). Surtout, Alexis Tsipras pourra s'appuyer sur un argument massue : il faut stopper la détérioration de l'économie, condition nécessaire à l'application du programme de Syriza. Et pour cela, il faut accepter les conditions de l'Eurogroupe. A ce point, le nœud coulant aura réalisé parfaitement son œuvre. Sera-ce suffisant pour conserver sa majorité parlementaire et sa très grande popularité alors qu'il pourrait accepter une hausse de la TVA que même le gouvernement précédent avait refusée ? Les Grecs semblent désormais surtout soucieux de sortir de la crise, et on les comprend. Il devrait pouvoir passer dans l'opinion.

Triple revers pour Alexis Tsipras ?

Reste néanmoins que si ce scénario se confirme, Alexis Tsipras aura subi un triple revers, même s'il faudra se garder de juger son gouvernement au bout de deux mois avec des exigences démesurées. Le premier, c'est le maintien de la Grèce dans ce « péonage » de la Grèce décrit par l'économiste Costas Lapavitsas et qui consiste à mobiliser l'essentiel des ressources de l'Etat pour le remboursement des créanciers. Le second, ce sera de ruiner la marge de manœuvre des partis proches de Syriza en Europe en prouvant qu'une victoire électorale ne permet pas réellement de renverser la vapeur. Enfin, il hypothèque l'avenir des négociations, en se retrouvant dans une situation étroite de dépendance et en ayant fait aveu de faiblesse.

Victoire des créanciers ?

Pour autant, chacun, Grecs comme créanciers, devrait, au final, se considérer comme vainqueur. Mais il n'est pas certain que la victoire des créanciers ne soit rien d'autre qu'une victoire à la Pyrrhus. Leurs « réformes » ne permettront pas de redresser réellement la Grèce et cette « victoire » ne découragera guère les électeurs des partis « populistes » dans d'autres pays, notamment ceux qui prônent des solutions plus radicales et qui, en réalité, se trouvent renforcés par l'autisme de l'Eurogroupe, dans leur idée que seule la rupture paie...

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 26/03/2015 à 17:06 :
"Ce lundi 23 mars, Angela Merkel n'a, en réalité, pas bougER d'un pouce." La faute qui pique.
a écrit le 25/03/2015 à 9:34 :
Et quand les Grecs auront perdu toute confiance en Syriza, ils se tourneront vers Aube dorée. Ainsi pour imposer leur idéologie économiste, les dirigeants de l'Europe déploieront le tapis rouge à ceux-là mêmes qui veulent la fin de l'Europe. L'aveuglement de quelques uns qui refusent de donner à l'Europe sa dimension politique, cédant en cela aux pressions américaines, russes et chinoises, nous fera retourner à une situation étrangement semblable à celle des années 1930...
a écrit le 25/03/2015 à 8:29 :
Si tant est que Tsipras accepte les reformes europeennes ... et pour l'instant, il ne semble pas vraiment décidé a les accepter, contrairement aux affabulations de la presse europeenne. Je pense plutôt que d'ici quelques semaines nous aurons un referendum nous demandant si on souhaite les nouvelles reformes et rester dans l'euro, ou bien en sortir et devenir maitre de notre destin ... l'issue ne fait AUCUN doute !
Réponse de le 25/03/2015 à 19:16 :
Je ne vois pas pourquoi il s'embarrasserait d'un référendum. Le scénario de M. Godin ne tient pas debout. Je ne vois pas par quel étrange pirouette la conclusion logique découlant de "il faut enrayer la détérioration de l'économie" ce serait "il faut accepter les conditions de l'eurogroupe", alors qu'ils ont passer les cinq dernières années à les appliquer, les conditions en question, et qu'ils ont le résultat sous les yeux. La conclusion logique à la lumière de l'expérience, c'est "salut, l'eurogroupe, on n'a plus le temps d'attendre, donc soit vous vous écrasez, soit on sort de l'euro. Vous avez 10 minutes pour vous décider".
Pas besoin de referendum. Si M. Godin pense que son scénario est possible alors celui là est carrément probable.
Réponse de le 27/03/2015 à 9:30 :
Referendum parce que Tsipras est profondément démocrate. Il a été élu pour négocier en restant dans l'euro. Si son mandat change, il demandera l'avis du peuple.
Réponse de le 27/03/2015 à 9:30 :
Referendum parce que Tsipras est profondément démocrate. Il a été élu pour négocier en restant dans l'euro. Si son mandat change, il demandera l'avis du peuple.
a écrit le 25/03/2015 à 6:22 :
Continuons à enfoncer les Grecs.
La Russie et la Chine sont à l'affût.
Faudra pas se lamenter après.
Réponse de le 25/03/2015 à 8:38 :
Enfin un commentaire censé. D'autant plus quand on sait que Tsipras rencontrera Poutine le 8 avril ...
a écrit le 24/03/2015 à 19:36 :
Rien n'est moins sûr que la Grece puisse tenir jusqu'au mois de juillet si les banques grecs sont en faillite. A ce moment-la, l'Eurogroupe ne pourra rien faire pour sauver le Grece. C'est la fameuse sortie "par accident".
a écrit le 24/03/2015 à 19:26 :
je trouve ça assez pathétique. La trahison de Tsipras est au bout du chemin. Les chefs d'état européens sont des belles ordures, mais pour de l'argent pas de sentiment. Les grecs s'ils ne veulent pas d'un minimum de réforme doivent sortir de l'euro, mais en faisant le maximum de dégats au niveau européen. Le problème un jour se posera pour nous et les méditerranéens quand les taux remonteront la dette nous submergera.
Réponse de le 24/03/2015 à 20:41 :
votre position est incompréhensible.Depuis quand la tricherie ( en maquillant des comptes pour entrer dans l'union européenne et profiter de sa manne) , depuis quand
dépenser plus que ce que l'on gagne deviendraient un principe pour se présenter ensuite en victime de ceux qui vous ont prêter leur deniers ?
Réponse de le 24/03/2015 à 21:44 :
@orion
L'entrée de la Grèce dans l'UE date de 1981 et ne doit rien à Goldman Sachs. Par la suite, la banque a effectivement joué avec les écritures comptables pour favoriser l'entrée la Grèce dans la zone euro mais c'est surtout après la crise des subprimes en 2009, que Goldman Sachs a délibérément truqué les comptes grecs pour berner les investisseurs tout en pariant sur l'effondrement de la Grèce ( son client donc ). La morale ne voudrait-elle pas qu'on condamne cette banque plutôt qu'un peuple grec déjà écrasé par 5 ans d'austérité inutile et mortifère ?
Pour le reste, on le voit bien face au refus de Merkel de changer de cap, l'avenir de la Grèce passe évidemment par une sortie de l'euro. et c'est la même chose pour la France. L'Union Populaire Républicaine ( UPR ) est le seul parti qui propose aux Français de sortir de l'euro et de l'UE.
Réponse de le 25/03/2015 à 11:52 :
Les peuples sont malgré tout toujours responsables des politiques faites par leurs élus, même si c'est injuste pour ceux qui n'ont pas voté pour eux. Mais c'est ainsi. Je paye bien aujourd'hui comme tout le monde les erreurs faite par un président pour qui je n'ai pas voté.
a écrit le 24/03/2015 à 18:49 :
J'ai du mal à comprendre pourquoi le peuple grec n'a pas encore pendu Tsipras pour trahison... Peut-être est-ce là encore une simple question de temps ?
Réponse de le 25/03/2015 à 8:32 :
Tout simplement parce que contrairement a ce qu'on vous raconte dans la presse europeenne, pour l'instant Tsipras n'a commis aucune trahison. Il a mis en oeuvre quasiment tous les points prévus de son programme, et sa popularité ne cesse d'augmenter, selon les derniers sondages publiés la semaine derniere.
Mais comment pourriez vous le savoir, vu la pietre couverture médiatique qui est faite concernant la Grece, malheureusement !
a écrit le 24/03/2015 à 18:42 :
"Bref, Bruxelles joue la carotte, l'Eurogroupe le bâton. Mais le but est le même : faire accepter au gouvernement Syriza des réformes qu'il pouvait le 25 janvier juger inacceptables."

S'il les jugeait vraiment inacceptable comme vous dites, Syriza aurait dès le départ, demandé à sortir de l'UE par l'article 50 du TUE, en toute légalité. On ne peut vouloir une chose et son contraire ! Ce parti est donc un parti leurre qui a canalisé la colère de l'électorat grec à bout de souffle pour l'offrir sur un plateau d'argent à la Troïka. Les Grecs vont certainement lui dire merci !
Réponse de le 24/03/2015 à 20:26 :
Et j'ajouterai, promu médiatiquement avec le soutien financier de Soros pour faire oublier le seul parti l'EPAM qui proposait à priori la sortie de l'Union... Un parti leurre, comme le FN qui a le soutien des mêmes promoteurs... Oh, peuple quand cessera tu d'être abusé..? Ré-informe toi..
Réponse de le 25/03/2015 à 8:36 :
Je vous conseille de vous renseigner un peu mieux sur le déroulement des opérations ici en Grece. Jusqu'a présent Tsipras a tenu TOUTES ses promesses, c'est facile a constater si vous cherchez un peu. Ne pensez pas qu'il va plier si vite : Tsipras n'est pas Hollande ! Il a proposé l'idée d'un referendum su la question, ou de nouvelles élections, en cas d'échec des negociations. Sa popularité étant au plus fort (il a plus de 80% d'opinion positives, et Syriza remporterait quasiment 50% des voix aux prochaines élections), l'issue ne ferait AUCUN doute, la grece sortirait de l'euro !
a écrit le 24/03/2015 à 18:35 :
le cirque n'a que trop duré
Réponse de le 24/03/2015 à 20:59 :
Ayez au moins le courage de vous présenter !!
Réponse de le 24/03/2015 à 21:49 :
" Qu'on achève le Grec..." No comment. Quoi qu'il en soit, quand votre tour viendra, vous comprendrez peut-être pourquoi il fallait soutenir les Grecs dans leur combat plutôt que de les insulter.
a écrit le 24/03/2015 à 18:09 :
S'endetter, c'est perdre de la liberté. Tout le monde ne le sait-il pas depuis l'Antiquité ?
Réponse de le 24/03/2015 à 21:45 :
Depuis l'Antiquité, tout le monde sait que la démocratie athénienne est née le jour même où Solon le Nomothète a aboli la dette des Athéniens.
Réponse de le 24/03/2015 à 22:27 :
référence intéressante, mais de là à dire "tout le monde sait".... il y a un grand pas, voire plus...
a écrit le 24/03/2015 à 16:18 :
Déjà Angela Merkel avait cité ??: au 1er siècle de notre ère, Fabius Persicus, gouverneur de la province d'Asie, rappelle à tous les magistrats d'Ephèse, cité lourdement endettée; s'ils empruntent plus qu'ils ne peuvent rembourser en un an, ils seront redevables sur leurs biens propres. On trouve une administration semblable sous la plume de Cicéron, proconsul de Cilicie 51 à 50 avant J-C.
a écrit le 24/03/2015 à 14:29 :
N'à pas bougé ... et non pas "bouger "
Réponse de le 24/03/2015 à 17:38 :
je vous "plein"de n'avoir qua corigé les fotes !!!!
a écrit le 24/03/2015 à 12:52 :
Notre tour viendra (logiquement).
a écrit le 24/03/2015 à 12:05 :
Les différentes parties en cause savent parfaitement que la Grèce ne peut pas rembourser sa dette. Il faut la réduire et tout les monde est d'accord là dessus, c'est la solution du moindre mal. Les voies pour la réduire (et le montant supportable) sont multiples, mais il ne faut pas qu'elles soient réutilisables par les autres endettés. C'est le nœud du problème.
Pour le moment personne n'a la solution , peut être qu'il n'y en a pas. Mais comme pour l'Irlande ou pour Chypre il y aura un autre climax à la suite duquel une solution "de la dernière chance" et applicable au seul cas grec sera sortie du chapeau après avoir été "discutée" entre les parties prenantes.
Les irlandais payent, les autres aussi, la Grèce le fera aussi, entre temps, l'inflation revenue, la charge s’allégera peu à peu.
Réponse de le 24/03/2015 à 13:39 :
Une des solutions serait peut-être un prêt sans intérêt à la Grèce, qui se contenterait alors de rembourser le capital emprunté (surtout en cette période de non-inflation) ? De toutes façons, les prêteurs français, mais aussi italien, portugais, espagnol, les pays de l'est et europe centrale, eux, n'ont pas la volonté ni les moyens de faire cadeau de l'argent prêté !!
Réponse de le 24/03/2015 à 21:54 :
Trop tôt, trop facile. Il faut d'abord soumettre ce gouvernement qui a le culot de demander un rééchelonnement de la dette. Sur ce point, l'accord est unanime au sein de la zone euro !
a écrit le 24/03/2015 à 12:01 :
La Grèce avance quand même et continue de se battre, malheureusement bien seule. J'ai honte de la France !
"La présidente du Parlement grec, Zoé Konstantopoulou, a annoncé ce mardi 17 mars 2015 lors d’une conférence de presse la constitution d’une commission d’audit de la dette publique grecque. Cette commission sera coordonnée sur le plan scientifique par Éric Toussaint, porte parole du CADTM International et ex membre de la commission d’audit de la dette équatorienne en 2007-2008. « L’objectif est de déterminer l’éventuel caractère odieux, illégal ou illégitime des dettes publiques contractées par le gouvernement grec », le peuple « a le droit de demander que la partie de la dette qui est illégale – si cela est avéré à l’issue de la commission – soit effacée », a déclaré la présidente du parlement grec.
http://syriza-fr.org/2015/03/22/lancement-de-la-commission-daudit-de-la-dette-par-la-presidente-du-parlement-grec/
Réponse de le 24/03/2015 à 12:57 :
au lieu de pleurnicher sterilement sur le sort des grecs, soyez positif, et envoyez leur un gros cheque...
si vous mobilisez tout votre entourage et que tt votre entourage leur envoi un tres gros cheque, ils pourront augmenter leurs fonctionnaires comme promis
sinon, ils seront en faillite et ca sera votre faute car vous n'avez rien fait alors que vous pouviez, et vous pourrez des lors avoir honte de vous meme
Réponse de le 24/03/2015 à 13:29 :
Ce genre d'arguties débiles ne méritent aucun commentaire. Exit Churchill !
Réponse de le 24/03/2015 à 17:33 :
« L’objectif est de déterminer l’éventuel caractère odieux, illégal ou illégitime des dettes publiques contractées par le gouvernement grec », le peuple « a le droit de demander que la partie de la dette qui est illégale – si cela est avéré à l’issue de la commission – soit effacée » On retrouve ce genre d'ânerie dans le programme du FN pour invoquer un défaut de paiement. Quand on se présente devant les électeurs, on est prêt à assumer les engagements de ses prédécesseurs, c'est la raison d'Etat qui prédomine. Demander aux contribuables européens de payer leurs impôts nationaux et ceux que les grecs ne paient plus, c'est tout simplement inacceptable. Les grecs souhaitent conserver leur chambre dans l'hotel européen et la faire payer aux autres. Ca fait 5 ans qu'ils n'ont pas restauré un Etat digne de ce nom. Ca fait un mois qu'ils nous balladent en gagnant du temps à coup de ronds dans l'eau, Le feuilleton finit par lasser tout le monde au point que plus personne ne le suit. Ce qui est en cause, c'est la cohésion de l'UE. Comme toute communauté, la cohésion de l'UE repose sur le respect par tous des règles acceptées lors de l'adhésion. On observe que des délais sont accordés à certains, que d'autres sont étranglés par des ultimatum, et dans tous les cas les uns et les autres s'en fichent complètement. Que peuvent penser les pays qui respectent les règles ???
Réponse de le 24/03/2015 à 18:55 :
@livestrong1002
Heu, concernant le programme du FN, il n'y est rien écrit de tout ce que vous citez au sujet du défaut de paiement. Pourriez-vous en reproduire l'extrait correspondant s'il vous plaît, sauf à croire que votre commentaire soit faux à des fins partisanes, voire électoralistes entre ces deux tours... Les malhonnêtes de l'UMPSUDIEELVPCFMODEM sont tellement nombreux qu'il est important de les débusquer car il serait dommage que vous en fassiez partie, n'est-ce pas ?
a écrit le 24/03/2015 à 11:54 :
Bon, on redescend sur terre et c'est tant mieux. La Grèce n'a pas d'autre alternative que de faire des réformes qui remettent le pays dans les normes d'un pays développé et non d'une aventure à la Venezuela dont on voit aujourd'hui les résultats absolument desastreux.
Réponse de le 25/03/2015 à 9:32 :
Les réformes que vous appelez de vos voeux ont justement eu des "résultats absolument désastreux" et ont conduit ce magnifique pays à une crise humanitaire sans précédente.
Mais je suppose que vous n'êtes pas à une contradiction près ;)
Réponse de le 25/03/2015 à 11:47 :
Les reformes "que j'appelle de mes vœux" n'ayant pas encore été mises en place, je ne vois pas bien comment elles auraient déjà pu avoir des effets désastreux.
Mais passons. Donc d'après vous, il ne faudrait rien faire d'autre que de régler la "crise humanitaire", comment? et avec quel argent? le votre peut être?
a écrit le 24/03/2015 à 11:24 :
la Grèce ne devrait pas avoir à rembourser ses créanciers surtout les banques qui lui ont fait des prêts à des taux usuraires et ont spéculé sur la dette enclenchée par ces prêts.
En bon français cela s'appelle de l'escroquerie et c'est puni par la loi mais hélas pas en ce qui concerne la finance

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :