Grèce : le stupéfiant aveu de la BCE

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La BCE n'a jamais menacé la Grèce de sortie de la zone euro pour de vrai selon son vice-président.
La BCE n'a jamais menacé la Grèce de sortie de la zone euro "pour de vrai" selon son vice-président. (Crédits : © Ralph Orlowski / Reuters)
Le vice-président de la BCE a reconnu que la menace de Grexit n'avait "jamais été lancée pour de vrai". Un aveu étonnant qui jette une nouvelle lumière sur les événements de l'été dernier.

C'est un aveu qui passera sans doute inaperçu, mais qui lève un voile sur la réalité brute de la stratégie des créanciers de la Grèce en juillet dernier. Dans une interview accordée à Reuters ce 16 septembre, le vice-président de la BCE, Vitor Constâncio, affirme, sans sourciller, que la menace d'expulsion de la Grèce de la zone euro, le fameux « Grexit », « n'a jamais été lancée pour de vrai parce que ce ne serait pas légal. » Et le Portugais de regretter que, du coup, il est désormais nécessaire de « supprimer les doutes qui demeurent sur la viabilité du bloc monétaire. »

La menace de Benoît Cœuré

Tout ceci n'était donc qu'une farce ? Rien de vrai ? Pourtant, la menace de Grexit a bel et bien été agitée, non seulement par Wolfgang Schäuble, mais aussi par la BCE. Mardi 30 juin, par exemple, trois jours après l'annonce par Alexis Tsipras de l'organisation d'un référendum sur les propositions des créanciers, Benoît Cœuré, membre du directoire de la BCE affirmait  dans une interview accordée aux Echos que « la sortie de la Grèce de la zone euro, qui était un objet théorique, ne peut malheureusement plus être exclue. » Et il allait encore plus loin, en se projetant dans l'hypothèse d'un Grexit : « ce serait un défi pour l'Europe qu'elle devrait relever au plus vite, en renforçant sérieusement son cadre institutionnel. » Avec ces mots très forts, le Français laissait entendre que la BCE était préparée à faire face à cette option. Ces déclarations étaient lourdes de conséquences, car seule la BCE pouvait, en privant la Grèce de liquidités, contraindre Athènes à sortir de l'Union monétaire.

Les déclarations du 3 juillet de Vitor Constâncio

Cette interview était donc une véritable menace sur le gouvernement, mais aussi sur le peuple grec qui s'apprêtait à se prononcer dans le référendum. Mais Vitor Constâncio affirme aujourd'hui que ce n'était pas « pour de vrai. » Pourtant, lui-même, quatre jours plus tard, le 3 juillet, déclarait que la BCE ne couperait pas le robinet de l'ELA, sauf s'il avait le soutien des dirigeants de la zone euro. Autrement dit, il mettait en place un processus d'exclusion de la zone euro : l'Eurogroupe estime qu'un pays n'est plus digne d'être membre de la zone euro et la BCE met la menace à exécution. Ceci n'était pas une parole en l'air. Dans la semaine qui a suivi le référendum, c'est ce qui a fait basculer le gouvernement grec.

Menaces supplétives de la stratégie de Wolfgang Schäuble

En effet, le 11 juillet, lorsque Wolfgang Schäuble a présenté son plan d'exclusion « temporaire » de 5 ans de la Grèce, Alexis Tsipras a pu croire que c'était « pour de vrai », puisque Vitor Constâncio avait indiqué qu'un feu vert pour le Grexit de l'Eurogroupe entraînerait la BCE à réaliser ce Grexit. Il a donc pris peur et cru qu'en effet, la Grèce était au bord de l'exclusion. Il a alors accepté le 13 juillet le principe d'un troisième mémorandum qu'il a signé le 19 août. C'est dire si la BCE a parfaitement servi la stratégie de Wolfgang Schäuble qui, in fine, a permis le triomphe d'Angela Merkel. La chancelière a pu ainsi, comme son alliée François Hollande, se présenter comme « sauveur de l'euro. »

La BCE avait un objectif politique

Ces déclarations de Vitor Constâncio mettent donc à jour le plan des créanciers : menacer de Grexit un gouvernement grec qui, il est vrai, était prompt à bien vouloir l'être, afin de remporter la victoire politique que les créanciers cherchaient depuis les élections du 25 janvier. Ces créanciers n'avaient, en réalité, aucunement l'intention de procéder à un Grexit qui les aurait tout autant fragilisés que la Grèce. Ils ont utilisé toute la force des institutions pour obtenir une victoire complète contre un gouvernement qui ne leur convenait pas afin de détruire la base politique de ce gouvernement.

Une pierre dans le jardin d'Alexis Tsipras

Cette déclaration de Vitor Constâncio induit trois conséquences. La première concerne Alexis Tsipras. L'aveu du Portugais détruit le storytelling de l'ancien premier ministre grec selon lequel il «n'avait pas le choix » et que s'il refusait de signer l'accord du 13 juillet, la Grèce était exclue de la zone euro. En réalité, on peut désormais affirmer que si Alexis Tsipras n'avait pas cédé, que s'il avait introduit un projet de monnaie parallèle, la balance des peurs auraient changé de camp. Si les créanciers craignaient réellement le Grexit, il aurait alors pu espérer obtenir un compromis plus favorable, sur la base de ses propositions du 22 juin. Alexis Tsipras s'est donc bien trop empressé de croire un Wolfgang Schäuble qui n'avait pas les moyens de ses menaces. C'est une mauvaise nouvelle pour le leader de Syriza à quatre jours de l'élection de dimanche.

La crédibilité de la BCE en question

Deuxième conséquence : la crédibilité de la BCE devrait être fortement atteinte par cet aveu. Voilà une banque centrale, une des trois ou quatre plus puissantes du monde, qui s'amuse à lancer des menaces sur l'avenir et la structure de sa propre monnaie « pour de faux » ! Son vice-président peut, sans rire, affirmer tranquillement qu'il a menti en pleine crise. Il y a là de quoi s'interroger sur la gestion de l'euro et sur l'indépendance de la BCE. L'institution de Francfort a donc bel et bien joué les supplétifs de la stratégie de Wolfgang Schäuble et de l'objectif politique des créanciers. Vitor Constâncio confirme que la BCE n'est pas une puissance indépendante dans la zone euro. Ceci permet sans doute mieux d'apprécier ses prises de décision. Si la menace du Grexit n'était pas pour de vrai, alors le mythe selon lequel les décisions de la BCE sur la liquidité d'urgence ou sur l'acceptation des bons grecs à son guichet était également une farce.

L'irresponsabilité des dirigeants de la BCE

Troisième conséquence : une fois encore, donc, la BCE a pratiqué une forme de « chantage » sur un pouvoir démocratiquement élu d'un pays membre. Ce chantage devient presque un mode de gestion de l'euro. Il a déjà été pratiqué sur l'Irlande en 2010 et sur Chypre en 2013. Mais, ce qui est frappant, c'est qu'à chaque fois, les dirigeants de la BCE ne sont aucunement rendus responsables de ces actes. Aucune poursuite, aucune enquête sur ces méthodes n'est possible. On a même vu dans le cas irlandais avec Jean-Claude Trichet que, une fois le mandat des dirigeants achevé, ils n'ont pas davantage de comptes à rendre. L'indépendance de la BCE est à géométrie variable : elle est utile pour protéger les banquiers centraux, mais négligeable pour mettre au pas des gouvernements indisciplinés. Cette irresponsabilité est une faille démocratique désormais béante dans la construction de la zone euro, mais on voit bien que, dans les projets de réforme de la zone euro, il n'est pas question de revenir sur ce fonctionnement. Tant qu'il en sera ainsi, le désaveu populaire vis-à-vis de l'euro ne pourra que croître.

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a écrit le 20/09/2015 à 10:07 :
On attend la suite : sûrement une plainte de l'État grec auprès des tribunaux intrenationaux
a écrit le 20/09/2015 à 5:40 :
En même temps le mec de la BCE ne ment pas, personne n'a jamais menacé la Grèce d'une "expulsion de la Zone Euro". On a juste menacé de rendre son maintien intenable pour elle. Aucun rapport bien sûr :-)
a écrit le 18/09/2015 à 8:00 :
Et Tsipras le savait.
a écrit le 17/09/2015 à 18:34 :
-25% de PIB ne fait-on pas des baudruches européennes et des erreurs de gouvernance à 6 millions de chômeurs?
Si la France fait de la croissance, c’est quoi ? Les américains ont 70% de consommation et 15% d’administration, la France fait 25% d’administration et 55% de consommation. Ne devrait-on réformer un système peu performant. L’OCDE publie la croissance française, entre 99 et 07 nous ferions 20,3 contre 24,6 pour l’OCDE. Ne faisons-nous pas dans la croissance veaux. Les allemands feraient 15,1 les américains font plus de croissance à 26,0. Nous serions bons dans la crise, de 2010 à 2014, la croissance serait de 4,9 et pour l’Allemagne 8,4, les anglais 5,9 et les usa 8,7… n’avons-nous pas décroché alors que nous faisons moins de croissance que les allemands et plus avant crise. De médiocres avant crise, ne sommes-nous pas devenus mauvais. Direction plein Sud ? Les 4 pays du Sud Europe baisseraient en monnaie courante la consommation des ménages, n’avons-nous pas un problème de régime en Europe ? Sur la période 2012-2014, nous aurions 1,1 contre 6,9 aux usa, 3,2 au Japon, 2,4 en Allemagne, 5,1 en Angleterre, 4,6 pour l’OCDE. Ne sommes-nous pas médiocres en croissance et donc en emplois ? Le Japon ferait 11,9 entre 99 et 07. On peut toujours faire pire en négatif… La qualité de la relance n’est-elle pas médiocre ? On ne serait pas des flèches en croissance, en agriculture ou en industrie ? A 6 millions de chômeurs n’avons-nous pas des remises en cause à opérer ? On entend dire qu’il faudrait des réseaux pour trouver du travail avec 61% de diplômés chômeurs, on pourrait imaginer un réseau diplômé. L’Europe ne sent-elle pas le bouc européiste béat du vieillissement anti jeune et anti croissance alors que l’Europe ne serait pas une ZMO, on est pour le tripatouillage monétaire ? L’Europe n’est-elle pas l’incurie administrative alors que les américains ou les allemands ont de bons résultats? Avec le chômage élevé chez les jeunes et qu’il n’existerait pas de droits avant 25 ans, on pourrait imaginer un boomster bête et lent sur un barbe quiou ?
a écrit le 17/09/2015 à 14:06 :
Stupéfiant! Et il n'y a que vous qui ait souligné toute l'importance de cette information. Vous mettez ainsi un point d'orgue à une série d'articles brillantissime sur la Grèce. Non seulement grâce à la qualité et au sérieux de vos informations, mais surtout à votre capacité à les intégrer dans une analyse qui fait sens. Vous devriez en faire un livre qui servirait une très vielle ambition, écrire l'histoire entrain de se faire.
Les ressorts de la tragédie grecque sont maintenant en pleine lumière. Concernant la nature de l'UE, plus personne ne pourra dire "je ne savais pas".
Réponse de le 18/09/2015 à 0:52 :
+1
Réponse de le 18/09/2015 à 15:04 :
Il faut désormais commencer à envisager une Europe sans l'Union Européenne. Le plus vite nous nous débarasserons de cette institution profondement antidémocratique, le mieux ce sera. Et il faudra tirer de slecons de nos erreurs pour envisager une autre Europe, démocratique et solidaire
a écrit le 17/09/2015 à 14:00 :
Mr Godin, dans un article paru au plus fort de crise grècque, vous nous avez appris que la menace de Mr Schauble de Grexit ce n'était pas pour de vrai, c'était pour de faux !
Puis, vous nous avez appris que quand Mr Tsipras disait qu'il voulait rester dans l'Euro ce n'était pas pour de vrai, c'était pour de faux !
Maintenant, vous nous apprenez que, comme la menace de Mr Schauble, la menace de lma BCE de Grexit ce n'était pas pour de vrai, c'était pour de faux !
Maintenant, moi je vous le dis, Marine Le Pen, présidente de la République Française, ce n'est pas pour de faux, c'est pour de vrai !
a écrit le 17/09/2015 à 12:13 :
Tout notre société MONDIALE est construite sur le mensonge de nos pseudos élites autoproclamées: mensonges de Hollande pour l'éléction présidentielles, mensonges de SARKOZY durant son mandat et sur ses affaires, mensonges de l'Amérique sur l'espionnage de ses ennemis et de ses "amis", mensonges de Chirac pendant son mandat, mensonges de Mitterand etc... etc.... tout ça pour que ces gens là nourrissent leur porte monnaie et leur égo !!
Mensonges des banquiers, mensonges des patrons de multinationales (qui affaments des populations entières, qui volent les états,...) etc...
Comment voulez vous que les citoyens "normaux" continuent a les croire et ne se rebiffent pas un jour peut être pas si lointain que ça ?
a écrit le 17/09/2015 à 11:13 :
agissent comme ils l'ont toujours fait. En-dehors de toute réalité, en-dehors de oute légalité. Les "aides" à la Grèce, qui ne sont qu'un racket institutionnalisé sont doubles : renlouer illégalementls caisses percées des banques et de l'état français, d'une part; metre un pays e sa population à genouxpour voir jusqu'où peut aller l'esclavagisme destiné ensuite aux autres pays européens, dont la france dont la dette est 7 fois supérieure à celle de la Grèce et qui ne parvient à rembourser vaille que vaille que grâce à ce que la Grèce lui rapporte plantureusment. les malversations européennes (france, allemagne et bce en tête) ont déjà été jugées illégales au niveau international. Mais le racket mafieux doit continuer parce que sans ça, france et allemagne croulent irrémédiablement. la france, notamment, n'a jamais réussi à vivre par elle-même. Elle a été obligée, pour tenter de survivre plus mal que bien, de ruander ses colonies, de jouer les carpetets pour devenir le nervi de vraies puissances et, aujourd'hui, de truander la Grèce et de voler les Grecs. Où sont, les bouches inutiles, les parasites et les assistés? Pas du côté d'Athènes, en tout cas !
a écrit le 17/09/2015 à 11:10 :
Pour être stupéfait, faut le vouloir ! Les bluffs, manipulations, postures de la BCE, voire ahurissants propos telle la Tricherie" de l'aseptisation des liquidités du précédent patron de la BCE..., tout ça n'est que l'exploitation d'innombrables naïfs. Plus puissante, la FED sait se trouver des patrons qui font sans en avoir l'air la même chose que le prédécesseur ; et avec un humour mariole : un tel qui inonde les moulins des marchés, puis accuse leur exubérance avant de céder la place et de découvrir la sagesse de l'âge en concluant que c'est la faute de la Nature Humaine. En France, l'on a pourtant bénéficié de la sagacité d'un très puissant homme politique qui jugeait le Parlement fait de députés qui se massacraient au couteau et de sénateurs qui souriaient en empoisonnant. C'est toute l'Europe qui stupéfie à continuer sans que personne ne bronche l'illusion doctrinale d'un foirail d'antagonistes converti en sacristie pour enfants de choeur.
a écrit le 17/09/2015 à 8:18 :
Cette europe c est vraiment du gris n importe quoi. Et si encore on respectait la volonté démocratique des peuples mais la claque au vote des grecs et le coup de force des quotas de migrants sont vraiment de tristes révélateurs d'une Europe contre les peuples.
a écrit le 17/09/2015 à 7:07 :
Le pire, c'est qu'on pourrais les sortir provisoirement de l'euro afin de baisser leur taux de change et permettre un investissement massif pour faire baisser le chômage et, enfin, les faire revenir.

Dans la zone euro, les seuls ajustements possible sont de faire baisser les salaires et les couts des entreprises. Dévaluer permet de faire cela sans toucher effectivement à tout un tas de critère très impopulaire.

Le tout serais de le faire de manière raisonnée et de manière pédagogique.

Mais quand on voie le comportement de nos dirigeants européens, même une si petite chose qui pourrais ramener à la paix est trop compliquée.
Réponse de le 17/09/2015 à 10:07 :
On lit assez bien pour qui vous votez. Avant de parler de dévaluation, favorable à des investissements massifs, il faudrait peut être regarder la structure de l'économie de ce pays. Dévaluer est bénéfique si on exporte: il n'ont quasiment rien à exporter. Pour les acquisitions, par exemple, il ne vous aura pas échappé que des aéroports grecs viennent d'être privatisés; en Euros; et au bénéfice d'un investisseur... allemand. Pas eu besoin de dévaluer. "LE" problème que pose la Grèce, c'est qu'elle ne se couche pas aussi aisément (que l'Espagne par exemple), aux dogmes ultra libéraux de l'U.E. actuelle.
Réponse de le 17/09/2015 à 13:02 :
Pour qui je vote? Je ne sais même pas si je vais voter alors pour qui...

Lorsqu'on dévalue, on peux le faire de différentes manière et permet d'avoir un petit paquet de pognon à placer, en Grèce il serais judicieux d'investir dans le tourisme. Dévaluer n'est pas nécessairement que pour exporter. Le vrai intérêt de la dévaluation, c'est de faire baisser le taux de change et que l'état ai de quoi investir.

Le problème de la dévaluation, c'est l'inflation et la perte de la valeur de la monnaie. L'inflation se fait surtout sur les produits importés.

Ce que les Européens n'aiment pas dans la dévaluation, c'est qu'elle fait perdre de la valeurs aux grandes fortunes de leurs pays, il leurs faut un Euro fort. Qu'il y ai un taux de chômage de 25%, c'est pas grave mais perdre de l'argent pour les riche c'est interdit. Voilà ce qu’est l'Europe aujourd'hui.

Que ce soit les allemands ou autre qui achètent un aéroport, ça n'a pas trop d'importance. L'Europe devrais devenir un pays, donc ce qui est aux allemand devrais aussi être aux Grecs. Le problème, c'est qu'il n'y a pas d'Europe dans le comportement des dirigeant. On se fait une guerre économique et les grecs pauvres n'ont qu'a se débrouiller.

Concernant l'Euro, j'ai envie de dire que ce n'est qu'une monnaie, un tas de cailloux et de papier, un outil et non un Dieu. Mais l’Europe, ce devrais être un peuple et une démocratie. Pour ne pas citer Junker: les traités ne peuvent être une alternative à la démocratie.

Personnellement, je suis un enfant de l'Europe, Franco-belge et j'ai la frite!
Réponse de le 18/09/2015 à 15:10 :
Réponse au deuxième commentaire d'Apo : Il ne faut pas confondre l'Europe et l'Union Européenne. Ces derniers temps. il y a beaucoup de personnes qui se sentent profondement Européens -fédéralistes même- qui ne se reconnaissent pas du tout à l'UE actuelle. Moi, je la considère comme l'ennemi le plus redoutable de l'idée européenne, bien pire que les eurosceptiques
Réponse de le 20/09/2015 à 12:23 :
@Vassilis
Je suis d’accord avec vous, et c'est pour ça qu'il faut engager le débat sur l'Europe. Pour le moment l'"Europe" s'est faite sans nous.

Quand on parle d'Europe, on reste vague. Rester vague permet de dépasser la limite imposer par le langage actuel sur le sujet. L'Europe peut être une zone géographique (comprenant une partie de la Russie), un ensemble de population, etc... Parler d'Europe permet de cantonner l'UE à ses traités et à une politique économique et de transcender le débat. Mais tout ça ne sont que des mots.

Pour ce qui est de l'Europe fédéral, je suis personnellement contre dans ce qu'il représente comme système politique aujourd'hui. Je ne veux pas d'une Europe ou ce seront des grands électeurs qui élirons un hypothétique premier ministre ou encore un ministre de la zone Euro. Comme si la politique économique était une instance supérieur à la démocratie. Ce système est pour moi moins qu’une république à la française. La république française est aussi pour moi un genre de compromis entre une démocratie et une dictature, on élis un dictateur pour 5 ans. On le vois avec Hollande, il fait de belles promesses et derrière il a carte blanche.

L'Europe se fédéralise actuellement à tout les échelons. Les réformes sur les comcom et les régions préparent un éloignement de la politique, de l'économie de l'électeur. Nous sommes en trains de nous faire bouffer notre suffrage universel directe.

Alors que nous devrions parler à comment rapprocher le citoyens de la démocratie, l'impliquer dans le débat, le faire voter; on nous infantilise, méprise et on nous écarte des choix politiques.

Aujourd'hui les grecs votent, mais leurs avenir ne leurs appartient visiblement plus. Dans une démocratie le peuple est tout de même sensé être souverain.
a écrit le 17/09/2015 à 2:22 :
cela s'appelle de la torture morale, de la persécution, et encore ils disent cela aujourd'hui, ce qui ne garantit aucune la crédibilité de ce dire, attention à l'article 6 du traité de Nuremberg !!!!!!!!!!!!!
a écrit le 17/09/2015 à 1:27 :
Stupéfiant, le bluff au poker?
a écrit le 16/09/2015 à 23:17 :
Mais qui êtes vous pour traiter des personnes de haut rang d irresponsables? Quel est votre CV et votre expérience sur les sujets économiques pour formuler de telles affirmations ? Pourquoi une phrase certainement jetée à la va vite donne lieu à un tel pamphlet? C est lamentablement démagogique (au moins autant que vos "ennemis" Shauble et cie) et je le répète ce n est pas du journalisme sérieux.
Réponse de le 17/09/2015 à 5:03 :
Vous avez raison, laissons notre destin dans les mains de Bruxelles et Francfort...eux savent, nous ne comprenons rien...
Réponse de le 17/09/2015 à 9:46 :
Et c'est responsable d'affamer et de diffamer un peuple entier ?!
C'est pour le moins HONTEUX !!!
Réponse de le 18/09/2015 à 12:22 :
Allez circulez y'a rien à voir, allez hop là...
Vous avez raison il est interdit de critiquer. Big Brother a toujours raison, il sait tout et il voit tout.
Réponse de le 18/09/2015 à 15:13 :
Pourquoi ne pas subordonner le droit de vote à un CV bien étoffé?
a écrit le 16/09/2015 à 22:44 :
Si l'UE ne se décide pas à créer un état de droit, elle sera rejetée par les peuples.
a écrit le 16/09/2015 à 22:38 :
Blabla blabla Godin comme d'habitude.
Tout le monde savait à l'époque que la sortie théorique de l'Euro n'existait pas. ON en a discuté sur les forums. Par contre la liquidation des banques Grecques et la mise en faillite de l'état Grec signifiait l'émission de "papiers" par l'état Grec qui allaient de fait devenir monnaie...
Godin comme d'habitude vous faites des articles pour amener vers vous des personnes qui auront peu d'idée sur la véritable histoire des faits. Lamentable et intellectuellement médiocre.
a écrit le 16/09/2015 à 21:42 :
On ne pouvait certes pas virer la Grèce de l'UE... mais lui couper l'accès aux liquidités, si, et de plein droit. Elle aurait alors été contrainte d'émettre des IOU, c'est à dire une monnaie parallèle, et pour les honorer, faute d'Euros, elle aurait bien dû, d'elle même, quitter l'€ et établir une monnaie nationale. R. Godin peut ressasser ses "démocratiquement élu", si un pays ne respecte pas ses engagements internationaux, ses partenaires n'ont plus à respecter les leurs vis-à-vis dudit pays.
Réponse de le 17/09/2015 à 9:49 :
Vous parlez de l'Allemagne n'est-ce pas ?
La règle des 3% c'est quand ça l'arrange; la liberté de circulation, c'est quand ça l'arrange; le remboursement de sa dette, on n'en parle même pas !
Réponse de le 18/09/2015 à 13:08 :
L'Allemagne n'a pas dépassé les 3% de déficit même au plus fort de la crise en 2008-2009. Quant à la suspension provisoire de Schengen, la France a déjà fait la même chose que l'Allemagne en rétablissant les contrôles à la frontière franco-italienne en 2011. Et l'Allemagne rembourse sa dette puisqu'elle est passée de 80% du PIB à 72% du PIB en quelques années.
a écrit le 16/09/2015 à 20:24 :
Et il y a encore des demeurés pour croire en l'U.E....
Réponse de le 16/09/2015 à 21:32 :
Oui il suffit de lire/écouter les Dupond et Dupond Jean Quatremer et Arnaud Leparmentier (ce dernier se faisait d'ailleurs passer les plats par l'inénarrable Demorand ce soir sur France Inter : les oreilles m'en sont tombées !)
Réponse de le 16/09/2015 à 21:44 :
Il y a surtout eu beaucoup de demeurés en Grèce pour croire aux promesses de Tsipras et de Syriza.
Réponse de le 18/09/2015 à 12:31 :
Ne vous en faites pas, il y en a de moins en moins.
L'UE va de crise en crise, et celle des clandestins à qui A Merkel a ouvert les portes de l'Allemagne avant de les refermer sans que l'UE n'ose la critiquer montre bien qu'il y a des pays qui sont plus égaux que d'autres (comme aurait dit Coluche).
Personnellement je pense que l'UE est déjà morte mais qu'elle ne le sait pas encore.
Cela dit l'explosion de l'UE va nous coûter cher, il faut en être conscient.
Réponse de le 18/09/2015 à 15:21 :
Réponse à Bruno_bd >>.. "Il y a surtout eu beaucoup de demeurés en Grèce pour croire aux promesses de Tsipras et de Syriza. " >>> Vous avez raison cher ami, mes compatriotes tarderont à devenir comme les Francais qui -quand ils votent par exemple pour Sarkozy ou pour Hollande-, ils sont vraiment sûrs que les candidats tiendront la moindre de leurs promesses. Vous ne pouvez pas imaginer combien je vous envie...
a écrit le 16/09/2015 à 19:53 :
"L'irresponsabilité des dirigeants de la BCE"
Ils n'en ratent pas une!
Ca nous a encore couté quelques dixièmes de points de croissance ces conneries, déjà que nos patrons ont les trouillomètres à zéro!
Idem pour nos voisins.
La belle affaire des arnaqueurs de la BCE!
a écrit le 16/09/2015 à 18:41 :
Tsipras n'est pas fort au poker menteur, Ce que j'avais écrit en commentaire mais le voulait-il faire la politique de "la terre brulé" mais il n'a pas eu assez de "corones"
Avec les voyous d'en façe il fallait pas faire de cadeau, voila ou cela la mené.
Réponse de le 16/09/2015 à 21:47 :
Il avait pourtant embauché un soi-disant spécialiste de la théorie des jeux. Baudruche universitaire en fait.
Réponse de le 17/09/2015 à 19:57 :
cojones ... pas "corones"
Réponse de le 18/09/2015 à 15:25 :
Réponse à Bruno_bd>>> Oui, en effet, il avait choisi Varoufakis comme ministre mais, au monent critique, faute de "cojones", il a fait marche arrière, tandis que Varoufakis -un véritable spécialiste à qui on ne la fait pas- demandait de perséverer
a écrit le 16/09/2015 à 18:07 :
François, Michel,
Ils ne peuvent pas nous virer et ils ne peuvent pas mettre leurs menaces à exécution.
On peut se lâcher. allez, les assistés, les fonctionnaires, les retraités, les agriculteurs, les CMU, les RSA, c'est open bar jusqu'à mai 2017
Réponse de le 16/09/2015 à 18:46 :
En fait pour l'instant c'est open bar pour les actionnaires..
Réponse de le 17/09/2015 à 0:21 :
Juste une manip de plus avt le scrutin de dimanche en Grèce
Qui croire au final ? Découvrir que la BCE de Draghi ne fait que de la politique est franchement naïf...mais il n'est même pas sûr que ce ne soit que de la politique européenne
a écrit le 16/09/2015 à 17:59 :
Les articles de Romaric Godin sur ce sujet ne sont rien d'autre que de l'agit prop gauchiste. Quand donc La Tribune cessera t-elle d'abriter ce trotskiste deguise?
Réponse de le 16/09/2015 à 19:28 :
J'adore cette imitation de Louis, cette sorte caricature à gros traits de citoyen de droite ne comprenant rien à rien, et traitant de trotskiste tout ce qui ne va pas dans le sens des puissants. Quel talent !
Réponse de le 17/09/2015 à 9:25 :
Quel fier défenseur de la liberté d'expression vous faites
Réponse de le 17/09/2015 à 14:38 :
Vous préférez sans doute les représentants des banques attablés chez Yves Calvi nous répéter "TINA", payez les intérêts de vos emprunts jusqu'à ce que vous en creviez. Et cessez de vous faire peur avec le mot "trotskiste", à l'heure des révolutions impossibles.
Réponse de le 18/09/2015 à 15:30 :
@Princedelu, @Yves, @nilbig
Louis a raison, le discours gauchiste doit être combattu de la même manière que l'on combat le discours d'extrême droite. Ils poursuivent le même objectif économique: accélération de la faillite des économies en difficulté pour pouvoir prendre le pouvoir et imposer leur dictature. L'histoire l'a prouvée maintes fois.
L'herbe est toujours immangeable dans les paradis utopiques.
a écrit le 16/09/2015 à 17:58 :
Curieux! Tsipras a-t-il vraiment dupe? L'Histoire de la Grèce dans l'Europe et avec l'Euro ne fait que commencer...et pourrait bien se terminer avec... si l'Europe et l'Euro ne sont pas refondés. (Sous-entendu, en faveur des peuples).
a écrit le 16/09/2015 à 17:42 :
le lièvre est intéressant mais les citoyens ne sont pas dupes sur les institutions européennes ; c'est un fond de commerce pour les élus et fonctionnaires , alors de là à sortir un pays de la zone euros c'est pour eux scier la branche sur laquelle ils sont assis
Réponse de le 17/09/2015 à 14:50 :
Tant que les gens (comme vous) se tromperont d'adversaires : les fonctionnaires, les chômeurs, les arabes... rien ne sera possible dans ce pays. Les vrais parasites , les vrais assistés sont les riches, les rentiers, les patrons surpayés, ce sont eux qui nous coûtent cher... par définition.
Réponse de le 18/09/2015 à 15:32 :
Réponse à nilbig: Les vrais parasites que vous mentionner sont très puissants. Alors c'est bien plus pratique -et sûr- de taper sur les fonctionnaires, les immigrés, les chômeurs, l'"Autre".

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