Grèce : quand la presse allemande dérape...

 |   |  1140  mots
Die Welt a lancé une attaque contre les Grecs.
Die Welt a lancé une attaque contre les Grecs. (Crédits : reuters.com)
Le quotidien allemand Die Welt a publié une attaque contre la Grèce jugée responsable de la destruction de l'ordre européen depuis... 1821. Sans échapper aux explications douteuses.

Die Welt est un journal allemand connu pour son conservatisme. Très proche de la CDU, ce quotidien fait partie du groupe Springer qui détient également le puissant et très populiste Bild Zeitung. Die Welt est, en quelque sorte, le pendant « respectable » de Bild, mais il développe souvent des idées similaires. Die Welt est ainsi assez souvent italophobe, très volontiers francophobe et évidemment absolument mishellène. Il vient d'en donner encore voici quatre jours un exemple flagrant dans un article qui émeut les réseaux sociaux en Grèce et en Europe.

Destructeurs du bel ordre européen

L'article  est titré : « la Grèce a déjà détruit une fois l'ordre européen » et il évoque la guerre d'indépendance grecque, guerre qui dura huit ans de 1822 à 1830 et qui permit la naissance du royaume de Grèce après quatre siècles de domination ottomane. L'auteur semble regretter le fait que cette insurrection populaire, d'abord rudement réprimée par le Sultan, puis finalement victorieuse grâce à l'aide franco-russo-britannique, a détruit le système mis en place par le chancelier autrichien après la chute de Napoléon, lors du Congrès de Vienne, en 1815. Comme le rappelle l'auteur, Metternich avait mis en place en Europe un système de répression de toutes les révolutions d'une grande violence. En Italie, une tentative de révolte avait été écrasée en 1821. En Espagne, la France envoyait 100.000 hommes (« les 100.000 fils de Saint-Louis ») détruire les Cortès de Cadix. Mais le soulèvement grec fut permis et, mieux, soutenu par les puissances. Or, selon Die Welt, il détruisit l'ambition de Metternich d'une « paix éternelle. » Car, explique l'auteur, la victoire de la révolution grecque a conduit à ce que, en 1830, « la France, l'Italie et la Pologne soient à leur tour secouées. »

Les Grecs, agents du chaos ?

Cette vision est assez hardie. Car l'ordre de 1815 a, en réalité, duré jusqu'en 1848. Surtout, c'était un ordre honni par les peuples, un ordre militaire et réactionnaire qui niait l'apport de la révolution française sur le vieux continent. L'auteur pourrait lire quelques pages de Stendhal, par exemple, dans la Chartreuse de Parme, pour s'en convaincre. Il y découvrira ce qu'était la violence quotidienne de son ordre européen. Un ordre qui ne se maintient que par la violence est un ordre précaire, et le conservatisme de Die Welt semble parfois l'aveugler. Les Grecs ont donc plutôt rendu service à l'Europe en rejetant cet ordre.

Du reste, la Grèce chrétienne fut soutenue par les défenseurs de l'ordre européen avant de l'être par la gauche d'alors. Les Romantiques qui, alors, rêvent de noblesse et de chevalerie (qu'on s'en convainque par la lecture de l'ode à Charles X de Victor Hugo) ont été les principaux défenseurs des Grecs. L'argument des Grecs perturbateurs ne tient pas en réalité. L'auteur oublie évidemment de rappeler que la Grèce indépendante a été rapidement mise au pas par les Puissances qui ont supprimé sa constitution libérale et mis sur le trône un souverain bavarois de 18 ans avec les pouvoirs absolus ! Etrange victoire du chaos...

La faute du philhellénisme

Mais le pire n'est pas là, selon le quotidien allemand. Le pire, c'est la victoire du « philhellénisme. » Le soulèvement grec avait provoqué dans toute l'Europe un élan de solidarité pour les Grecs révoltés. Les intellectuels de l'époque avaient massivement pris fait et cause pour l'indépendance hellénique. Il en est resté quelques chefs d'œuvre : l'invocation pour les Grecs de Lamartine, quelques pages des mémoires d'Outre-Tombe, des poèmes de Byron, mort à Missolonghi en combattant avec les Grecs ou encore les Massacre de Chios de Delacroix. Or, pour Die Welt, voici l'erreur de l'Europe, la vraie. « La victoire du philhellénisme a renforcé encore des idéaux humanistes trompeurs. La représentation selon laquelle les Grecs modernes sont les descendants de Périclès ou Socrate et pas un mélange de Slaves, de Byzantins et d'Albanais, a été pour l'Europe érigée en credo. (...) C'est pour cela qu'on a accepté les Grecs fauchés dans le bateau européen en 1980. On peut en admirer chaque jour les conséquences. »

Bref, Die Welt ne se contente pas de regretter la victoire de l'insurrection grecque qui a détruit ce si bel ordre du Congrès de Vienne, il estime que la composition ethnique de la Grèce moderne la disqualifiait pour entrer dans l'Union européenne. C'est une injure au peuple grec, bien conscient qu'il n'est pas le peuple de l'Antiquité, mais qui tient à la fierté d'en être le descendant, même « impur. » Le terme « byzantin » utilisé dans le « mélange » de Die Welt est assez ambigu. Aucun peuple n'est le pur descendant des peuples antiques. Les Allemands aussi sont le produit d'un mélange. Ils sont à juste titre fiers de leur culture. Etrange vision de l'Europe que celle qui lie un problème financier à une pureté raciale. Les Grecs ne sont pas les descendants en ligne directe de Platon et c'est pour cela qu'on les a acceptés à tort dans l'Europe ? Mais avec de tels procédés, qui serait Européen ? Qui mériterait de rentrer dans l'Europe de Die Welt ?

Vieille théorie des Conservateurs allemands

En réalité, Die Welt reprend une vieille idée allemande développée par le tyrolien Jakob Philipp Fallmerayer qui a développé dans la première partie du 19ème siècle, au temps du bel ordre européen, la théorie que les anciens Grecs avaient été « chassés » d'Europe et que les Grecs modernes n'étaient que des Slaves, ce qui pour lui était une malédiction. « Pas le moindre goutte de sang grec non dilué ne coule dans les veines de la population chrétienne d'aujourd'hui en Grèce », écrivait-il. Fallmerayer était alors la coqueluche des Conservateurs allemands qui ne comprenaient guère ce petit peuple turbulent qui ne voulait pas de son roi bavarois (au reste fort dépensier) et qui a fini par le chasser.

Die Welt remet cette théorie racialiste au goût du jour (« pas une goutte de sang non dilué » à mettre en rapport avec le « mélange » de Die Welt qui utilise le terme décadent de « Byzantin » plutôt que celui de «Grec »). S'il est une preuve de l'échec cuisant de la gestion de la crise aujourd'hui en Europe, c'est bien celui de pouvoir lire à nouveau de tels textes. Car un peu partout en Europe, dans la belle ambiance de tolérance et d'humanisme qui caractérise notre époque apparaît la haine du Grec, comme si le Grec était le seul peuple que l'on pouvait détester sans crainte...

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 19/07/2015 à 22:48 :
Je suis un "petit belge" multilingue et je lis tous les jours plusieurs journaux dans 4 langues. C'est le meilleur moyen pour se faire une idée (plus) juste de l'actualité. 'Die Welt' est pour moi LE journal de référence en allemand et un des plus sérieux en Europe. R. Godin écrit bien mais manipule un peu LA vérité pour en faire SA vérité.
a écrit le 18/07/2015 à 1:57 :
A la lécture de tous les commentateurs ici qui sont allés vérifier l'article de la "Welt" en question, on constate que tous s'accordent à dire que R.Godin n'a apparament pas compris la teneur de l'article et qu'il en a fait une interprétation "liftée". Dont acte.
a écrit le 16/07/2015 à 1:24 :
(...) Je compare la Grèce à l’Allemagne où on remonte à 1945 lorsque la Guerre mondiale cessait pour constater le même niveau de pauvreté dans les deux pays, l’un occupé, l’autre occupant… Dévastée et libérée, le temps n’aura décidément pas comblé la différence… La Grèce ne pèse pas bien lourd puisqu’elle ne vent pas d’armes, ni les centrales nucléaires mais grâce au ciel, elle s’épargne le marché d’avions de chasse militaires qui seraient incapables de décoller, par contre ils font des plus-values sur le tourisme jusqu’à l’épuisement… Son monde agricole devant être au niveau du notre, hors grande industrialisation agricole, voire en-dessous… Vraiment pas de quoi plaisanter… Aujourd’hui ils devraient être pour le remboursement d’une dette grecque, certes, mais au prorata uniquement des investissements effectifs retrouvés dans l’‎économie sur le terrain sous la forme des liquidités réelles ayant été mises en circulation qui ne sont évaluées qu’à 1/3… Les 2 autres 1/3 sont restés malheureusement aux mains des banques pour nourrir les marchés spéculatifs, alimenter de l’évaporation fiscale derrière les commissions que se prennent au passage nos adulés traders européens du « marché commun » et chaque fois ils recommencent à alimenter les banques mais pas les populations… C’est pour le moins étrange…

Non de Zeus !

https://laurentgantner.wordpress.com/2015/07/07/sapin-macron-la-grece-pin-pon/
a écrit le 15/07/2015 à 14:20 :
La dernière fois qu'en allemagne on parlait de sang pur, je crois que ca a mal tourné. les même 70 ans après.
a écrit le 07/07/2015 à 8:56 :
Merci pour cet excellent article. Je suis Grec moi-même et je pense qu'un prolongement philosophique est utile à la compréhension de cet antagonisme germano-hellenique.
Depuis qu'Homère décrit avec degoût le roi des Grecs Agamemnon, et avec compassion le troyen Hector embrassant sa femme et son fils avant le combat ultime, l'hellenislevse définit comme le cheval de troie qui fait de tout "barbare" un hellène en puissance. Il n'y a pas de race hellène. Tout homme civilisé est hellènisé. Il y a bien des Grecs, au sens ethnique, mais on peut être Grec pur sang sans avoir une once d'hellènisme dans le coeur, de mêe qu'on preut être Inuit et s'hellèniser. Tout le contraire du racialise germanique. Mais heureusement le Germain aussi peut s'hellèniser. On est tous cousins... germains!
a écrit le 01/07/2015 à 15:57 :
NON A LA TYRANNIE ALLEMANDE.............NON A L' HEGEMONIE ALLEMANDE........NON AUX MENACES ALLEMANDES.....A LEURS CHANTAGES ET A LEURS HUMILIATIONS.............
Réponse de le 19/07/2015 à 22:51 :
... et on y va : ... AUX AAARMES CITOYENS ...
a écrit le 20/06/2015 à 23:18 :
Inutile Mr Godin de devoir justifier de telles idioties par cette article. Je suis heureux de savoir enfin une de mes soupçons validées, à savoir que la géopolitique de notre 21e siècle et celle du 19e est, mis à part quelques modifications, exactement la même. La seigneurie Allemande n'a toujours pas abandonné les vieilleries Prussiennes .... L'Autriche n'a toujours pas digéré la disparition de son Empire. A peine entrée dans l'UE en 1996 que son ex président s'était permis de dire : "l'UE doit s'arrêter là où commence l'Orthodoxie", tandis que les Allemands tentent maintenant de faire regretter au monde un 1815 chaotique .... Beau discours de la presse Allemande en cette anniversaire de la bicentenaire de la bataille de Waterloo. Champagne ! :)
a écrit le 19/06/2015 à 17:22 :
Lu l'article de Berthold Seewald dans "Die Welt":
Cet article est fondamentalement pro-hellène, Romaric! L'auteur affirme la cause de L'insurrection grèc et condamne la répression de Metternich. Comme cet article est écrit avec beaucoup d'ironie on peut facilement s'égarer dedans, surtout quand on a une opinion plutôt fixe du journal "Die Welt".
Mais il faut auss i savoir que les chapitres intellectuels sont toujours un espace de liberté de l'opinion. L'auteur montre comment par de multiples erreurs la juste cause des Grècs fût enfin soutenue par une alliance anglais-francais-russe. Ensuite cette révolution humaniste serait exporté à travers l'Europe.

Donc, il ne faut pas nous claquer les portes et avec un peu de chance et des efforts nous gagnerions des points au prochain eurovision songcontest. Rien n'est auss i mauvais qu'on a craint. Lauteur exprime un certain espoir.
Quand-même, je reste bien content d'avoir trouver ces articles, Romaric. Jw n'aurais pas lu "Die Welt" autrement.
Cordialement, Ingret
a écrit le 19/06/2015 à 16:45 :
Merci beaucoup pour cet article. J'avais aussi aimé celui concernant le discours sur la dette au parlement grèc. Ce que "Die Welt" écrit fait vraiment scandale. Et cela après que "nous" n'avions gagne pas un point au eurovision song contest. On vas nous claquer les portes, aux allemands.En fait, je trouve qu'il est difficile de trouver des articles de presse avec lesquelles les journalistes ne se font pas les haut parleurs de la chancelliere et le club de Bruxelles. Continuez! Cordialement, Ingret
a écrit le 18/06/2015 à 8:47 :
Et qui a deja détruit l'Europe par deux fois au cours du XXème siècle, et va probablement la détruire une troisième pour imposer sa vision hégémonique? Certes, avec de pareils raccourcis on ne va pas très loin, et on ne construit rien (et surtout pas l'Europe), mais la remarque me semble bien plus pertinente que les âneries développées dans ce torchon allemand.
a écrit le 17/06/2015 à 14:02 :
les grecs ? RAB !
a écrit le 17/06/2015 à 12:15 :
cela met en lumière une chose : la "crise grecque" n'est pas n'est plus une crise économique mais une crise politique.
Depuis le debut de la crise financière le gouvernement allemand est à la barre . j'ai d'ailleurs été assez surpris de certains commentaires que j'ai entendu à Berlin récemment à ce propose. Bref qui est aux commandes c'est uniquement Berlin aujourd'hui, les autres se couchent (les français en tête). C'est 1- anti democratique 2- contre l'esprit de l'union 3- et c'est le pire complétement catastrophique en termes économique. Nous verrons ce qui l'histoire retiendra mais une chose est sûre et indéniable, c'est que la zone euro pilotée par l'allemagne aura mis 10 ans à se sortir de la crise financière quand les autres régions du monde, tout aussi ou moins riche que l'Europe ont rebondi. L'union européenne est à la traine, frene le monde et ne joue pas pleinement son role ni sur le plan économique ni sur le plan politique. le gouverment allemand porte une grande part de responsabilité.
Réponse de le 17/06/2015 à 13:35 :
sur le plan économique, l'Allemagne veut détruire l'industrie de ses partenaires européens pour être ensuite en situation de quasi-monopole.
a écrit le 17/06/2015 à 10:04 :
Entre un théorie raciale fumeuse des sous-homme Grecs et la théorie selon laquelle le Mark Allemand est inadapté à l'économie d'un pays comme la Grèce, il faut choisir son camp. D'un côté l'Empire et de l'autre des nationalistes lucides.
a écrit le 16/06/2015 à 19:05 :
Une suggestion : lire ou relire le Discours sur la Servitude Volontaire qu’un certain Étienne écrivit à dix huit ans...cela pourrait calmer certains commentateurs aussi arrogants que vains.
a écrit le 16/06/2015 à 17:50 :
Vous savez ce qu'on leur dit aux Allemands , qu'ils aillent se faire voir chez les (grecs)
Leur Europe on n'en veux plus. Ils vendront leurs produits a qui !!!!!!!!
Les Grecs ont raison.
Réponse de le 16/06/2015 à 18:54 :
@grand qui a oublié de grandir : parce que tu crois que les gens achètent allemand par snobisme ou par amour ? Le jour où tu auras des produits et services (ce qui me parait fort improbable compte tenu de ton commentaire) qui tiennent la route, on achètera chez toi :-)
Réponse de le 16/06/2015 à 19:35 :
personne ne vous oblige à acheter leurs produits...
Réponse de le 16/06/2015 à 20:32 :
dans même pas 10 ans le made in Germany sera remplacé par le made in China en tout aussi bon et beaucoup moins cher.
Réponse de le 19/07/2015 à 22:36 :
Les allemands vendront leurs produits au monde entier parce qu'il sont simplement les meilleurs et que les allemands ont le sens inné de l'ouverture commerciale.
a écrit le 16/06/2015 à 17:35 :
L Europe détruite par les grecs dit par les allemands, c est l hôpital qui se moque de la charité puissance 100 milliards
a écrit le 16/06/2015 à 16:19 :
La sibylle dit que les choses vont de nouveau s'arranger et les dettes guerres payées .
a écrit le 16/06/2015 à 14:28 :
L'Europe il faut la construire ou reconstruire et ne pas passer son temps à chercher dans l'histoire des motifs bons ou mauvais pour opposer les Européens entre eux , ce petit jeu fait le lit à toutes les convoitises des "grands" pays, Etats Unis, Russie, Chine... sur la Grèce. Si elles devaient aboutir les pays d'Europe en pâtiront...et cela affaiblira non seulement les économies des pays européens les plus faibles mais en même temps la fin probable de l'Euro,pour l'Allemagne l'Euro est davantage un boulet, nous renverrait au rang de vieilles petites nation dont les économies deviendraient le jouet de leurs prédateurs.
a écrit le 16/06/2015 à 14:05 :
Cet article du WELT est néfaste, mais pas plus néfaste que les insultes proférées contre l'Allemagne par les politiciens grecs.

Et pas plus néfaste que l'éloge quotidien du gauchisme grec qui nous est impose par Romaric Godin.
Réponse de le 16/06/2015 à 17:57 :
@Louis: c'est vrai que Godin devient fatigant avec ses idioties permanents !!!
Réponse de le 16/06/2015 à 19:21 :
J'en connais deux qui le sont tout aussi fatigants, enfermés dans d'autres certitudes, et bien sur persuadés de détenir la vérité, ça si ce n'est pas de l'idiotie c'est quoi? esprits étriqués et bornés...
Réponse de le 16/06/2015 à 20:35 :
personne ne vous oblige à lire ses articles si ceci ne vont pas dans votre sens. Le journaliste ne fait que commenter un article nauséabond (un de plus) de la presse allemande.
Réponse de le 16/06/2015 à 21:33 :
Je lis ces articles pour débusquer le mensonge et le gauchisme. Je ne pense pas qu'on ait déjà instaure la censure en France, ou je me trompe?

Par ailleurs je constate que de plus en plus les lecteurs de cette tribune commencent a prendre conscience des excès de Romaric Godin
Réponse de le 17/06/2015 à 12:55 :
on peut surtout remercier M. Romaric Godin car sans lui ce genre d'article ne serait jamais divulgué.
Réponse de le 18/06/2015 à 8:38 :
"Débusquer le mensonge et le gauchisme"? Et qu'est-ce qui vous confère un tel pouvoir et une telle autorité en la matiere? Votre "droitisme"?
a écrit le 16/06/2015 à 13:07 :
merci monsieur Godin pour ses analyses percutantes qui nous éclairent comme un phare dans la nuit (((0))))(((0))) ses défenses pour la veuve et des orphelins. Bravo de votre neutralité çà fait du bien dans un monde complètement déformé par des attaques infondées envers le peuple grec travailleur comme des fourmis qui se crève à la tache ^^^O^^^
Réponse de le 16/06/2015 à 15:30 :
Quand vous relirez les articles de Godin dans 3 ans, vous comprendrez. Patience.
a écrit le 16/06/2015 à 11:42 :
Le journaliste ferait bien de mieux lire l'article en allemand qui n'a jamais été la langue forte des Français, ensuite les explications sont des interprétations de ce qui a été écrit, il y a d'abord les faits. Que la Grèce soit un pays dans lequel personne ne peut avoir confiance est un fait, car recevoir des fonds européens, des fonds du fmi pour plus de 300 milliard et le reste et de l'Europe et de ne pas être capable de rembourser tout en sachant que ce gouvernement populiste a augmenté les fonctionnaires réengager des fonctionnaires est empêtré dans les questions fiscales avec des niches partout, sans registre foncier et dont le budget est mangé par les retraites et l'armée, le pays doit finir sous tutelle c'est simple, il fallait le mettre en défaut de paiement et appliquer la recette chypriote. En plus il n'avait rien à faire dans l'euro.
Réponse de le 16/06/2015 à 13:18 :
Il ne faudrait quand même pas prendre les prêteurs pour des C....
Si ce n'est moi ce sera le russe ou le chinois. L'Amérique surveille cela de très près.
La partie géopolitique est grande ouverte dans la région. Le pouvoir turc vient de le constater.
Réponse de le 16/06/2015 à 15:40 :
"sans registre foncier"
Ce n est pas exact. Le cadastre, officiellement créé en 2004, couvre probablement plus de 50% du territoire, toutes les grandes villes et au moins les prefectures.
J ai moi-même payé 23 Euros pour un extrait, imprimé d un ordinateur. Oseriez-vous dire que j ai payé pour un service virtuel ?
Réponse de le 16/06/2015 à 20:07 :
@Lionel: Il parait que le cadastre était créé par Otto I. Ce qui est critiqué, c'est que ça n'a pas changé beaucoup depuis et la corruption lié à cette "Gouvernance".
a écrit le 16/06/2015 à 11:21 :
« impur», « mélange », « sang non dilué » ... alors tout ce qui n'est pas 'aryen'... comme il l'est l'écrivain original...
Réponse de le 16/06/2015 à 19:56 :
C'est le vocabulaire de l'auteur de l'article et non pas du journal "die Welt", mais l'interprétation de l'auteur de cet article.
a écrit le 16/06/2015 à 11:13 :
Finalement l'Europe technocratique que nous avons construit va faire le contraire de ce que devait être le projet européen. A la place de la paix et de la fraternité entre les peuples, nous avons de vieux relents nationalistes et la méfiance. Quel échec!
a écrit le 16/06/2015 à 11:10 :
Si "die Welt" est "la presse allemande", c'est un peu comme si, demain, die Welt écrivait, au sujet de La Tribune, "la presse française"^^,,, Bien sûr il faut attirer le chaland avec des titres ronflants...
Réponse de le 17/06/2015 à 0:44 :
C'est le problème de R Godin il choisit des sujets pas très interessant alors pour attirer le badaud il est bien obliger d'en rajouter un peu. Reconnaissez que vous n'auriez pas cliquer sur l'article si il avait écrit que c'est Die Welt dérape.
a écrit le 16/06/2015 à 10:47 :
Avec des idées pareils pas étonnant que le nazisme soit né en Allemagne...
Personnellement j'ai honte de faire partie de la même Europe que vous. Et si le vrai pays problème de l'Europe était l'Allemagne et pas la Grèce?
Honte à vous "chers" allemands!!!
Réponse de le 16/06/2015 à 15:00 :
Ach, Nein, nous allemands jamais responsable de rien.
Vous devoir continuez à acheter produits made in Germany pour soutenir Allemagne et Europe
a écrit le 16/06/2015 à 10:35 :
Ici tout le monde dérape et se défoule, entre les germanophiles et les philhellènes les affrontements sont de l'ordre d'une prochaine déclaration de guerre, il est vrai qu'il devient difficile de se défouler à bon compte sans prendre de risques, comme ici...
et au milieu de tout ça il y a une bien triste Europe...
P S les allemands devraient être heureux que les grandes puissances aient mis sur le trône du royaume grec un prince bavarois en 1932... déjà à cette époque la souveraineté grecque étaient bafouée comme elle l'est aujourd'hui...
a écrit le 16/06/2015 à 9:59 :
Soit dit en passant : une réalité historique souvent méconnue est qu'en stoppant l'offensive italienne début 1941, les Grecs ont obligé la Wehrmacht à lui venir en renfort, ce qui a retardé le déclenchement de l'opération Barberousse de quelques semaines (six selon Hitler). D'aucuns jugeront ce contretemps décisif car l'hiver russe empêchera ensuite l'armée allemande d'atteindre ses objectifs en 1941 et ce retard créera les conditions de la défaite de Stalingrad. Les allemands l'ont mauvaise contre les grecs (et les italiens !).
Cela dit, oui . les grecs contemporains ne descendent pas des athéniens de l'Antiquité. Cela me remémore le mot de Revel concernant les italiens d'aujourd'hui : "ce n'est pas pour habiter dans la maison de ses aieux qu'on hérite de leur esprit" ("Pour l'Italie", je cite de mémoire)
a écrit le 16/06/2015 à 9:09 :
N'est ce pas le dérapage du journaliste français qui ne sait plus, ni lire, ni comprendre le monde autrement que par l'idéologie débilo française.
Réponse de le 16/06/2015 à 11:35 :
Que l'on soit d'accord ou non avec cet article,, ce genre de commentaires haineux qui ne reprend pas le fond mais fait simplement appel à ce que ce Monsieur pense de ce que pense les autres pays est effectivement débilo . Ceci est caractéristique d'une certaine frange de la société française persuadée qu'elle est beaucoup plus intelligente que tout le monde, mais sans en apporter la moindre preuve ...
Réponse de le 16/06/2015 à 14:56 :
il ne fait que son travail de journaliste. Au contraire, grâce à LT on peut apprendre ce qui se dit dans la presse allemande, article qui devrait être repris par tous les médias en France (presse écrite et TV).
Ce n'est pas rare que Bild-Zeitung ou die Welt s'en prennent aussi à la France sur un ton très arrogant.
a écrit le 16/06/2015 à 9:04 :
Reconnaissons que la propension qu'a la presse grecque, voire certains politiques, de constamment ramener l'Allemagne à son passé nazi n'est pas plus brillante...
a écrit le 16/06/2015 à 8:49 :
Bravo Romaric Godin,
vos articles, qu'ils soient purement économiques ou géo-politiques, apportent une vraie richesse et diversité face aux discours anonnant de beaucoup de vos collègues. Ce n'est pas (seulement) de l'originalité ou de la largesse d'esprit dont vous faites preuve, c'est d'intelligence,
Merci.
a écrit le 16/06/2015 à 8:45 :
c'est un peu l'hopital qui se fout de la charite, hein?
j'ai pas vu les journaux allemands traiter les grecs de nazis ou autres... les grecs ne peuvent pas en dire autant !!!
Réponse de le 16/06/2015 à 10:33 :
normal, le Nationalsozialismus est made in Germany.
a écrit le 16/06/2015 à 7:55 :
Il faut absolument inventer "la machine a remonter le temps" et la confier a l'Allemagne!
a écrit le 16/06/2015 à 5:25 :
Il restait une réserve de sympathie à la Grèce, Tsipras par son arrogance et son dogmatisme a réussi à la ruiner. Même Renzi le remet à sa place.
Tsipras est en échec et chacun de ses mouvements peut le mettre mat : qu ils reviennent sur ses promesses ou qu il poursuive sa fuite en avant, il n est plus en mesure d améliorer la vie des grecs.
Même s il decide de ne pas payer, la dette est elle effacée pour autant ? La suite est se dessine déjà : nouvelles élections, gouvernement plus modéré pour rester dans l euro, le moindre mal
Réponse de le 16/06/2015 à 15:48 :
Merci de nous informer de l état d esprit régnant chez les psychopathes financiers devant un obstacle ridicule qui empêche tous leurs plans de se réaliser.
Le ridicule ne tue plus et Juncker doit s enivrer pour oublier sa tartufferie.
Réponse de le 16/06/2015 à 19:37 :
L'euro c'est quoi? un nouveau dieu? Est ce le symbole étincelant de la construction européenne, ou l'un de ses échecs les plus cuisants? j'aimerais avoir votre avis à ce sujet.. ça me parait plus intéressant comme sujet de débat que de faire le catalogue des "turpitudes" des uns et des autres en soufflant sur la braise toujours chaude de la haine de l'autre...Merci et bonne soirée.
a écrit le 16/06/2015 à 1:46 :
Je crois que l'article a été mal compris. Il est avant tout question de l'amalgame que nous, occidentaux, faisons entre la Grèce classique et la Grèce balkanique d’aujourd’hui.Il n'y a rien de répréhensible à rappeler que la Grèce est en effet un pays ethniquement très mélangé, composé de différentes populations devenues grecques orthodoxes au cours des siècles : slavo-macédoniens, valaques, pomaques, arvanites, etc. Ainsi, la région d'Athènes était à l’origine à 90 albanophone (les "arvanites") jusqu'à l'arrivée massive des réfugiés d'Asie mineur et du Pont-Euxin, bien souvent turcophones (comme les Karamanlis). Le mythe national grec voudrait que le "sang" grec soit resté pur depuis l'antiquité, une théorie ridicule qui n'est pas sans rappeler la thèse absurde de l'existence de l'aryen. L'extrême droite locale organise d'ailleurs régulièrement des récoltes de sang strictement réservées au Grecs...
Réponse de le 16/06/2015 à 16:02 :
La Grèce est un pays ethniquement très mélangé? Ni plus, ni moins que tout autre pays, d'Europe ou d'ailleurs, ni plus ni moins que ne le sont les Pomaques ou Valaques que vous mentionnez. Ni plus ni moins que ne l'était l'Hellade antique d'ailleurs, dont les peuples qui la composait étaient d'origine dorienne, achéenne ou encore ionienne.
Personne ne "fait l'amalgame" entre la Grèce antique et l'état grec moderne. Certains toutefois, conscients de l'importance des legs de la culture grecque antique à l'Occident et souffrant selon toute vraisemblance d'un vilain complexe, tentent comme ils le peuvent, c'est à dire de manière forcément absurde et usant d'arguments nauséabonds, de nier toute continuité entre la Grèce antique et la Grèce moderne. Et ce quand bien même la nation grecque moderne est établie sur le territoire des origines de l'Hellade antique et que ce peuple s'exprime dans une langue qui se trouve être la seule et unique descendante directe du grec ancien, langue qui était d'ailleurs parlée jusqu'au début du 20ème siècle non seulement dans le territoire de l'état grec moderne mais également en Ionie, ou Asie mineure si vous préférez, ainsi que dans d'autre régions de cette Anatolie ("orient" en grec) devenue progressivement turcophone entre le 11ème et le 12ème siècle après J.-C. Soit dit en passant, les Karamanlides auxquels vous faites référence, et qui employaient la la langue turque écrite en caractère grec, constituaient moins de 10% des réfugiés grecs hellénophones d'Asie mineur. Les 1,2 millions de réfugiés grecs d'Asie mineure n'étaient donc pas "bien souvent" turcophones contrairement à ce que vous affirmez.
Réponse de le 16/06/2015 à 19:55 :
Merci pour ce commentaire savant et très intéressant, qui remet les choses à leur vraie place.
a écrit le 16/06/2015 à 1:05 :
@floditt
L'attitude de l'Allemagne dans cette crise est une honte. Votre volk est allé trop loin. L'histoire de votre pays ne commence pas avec Hitler. Non, elle commence avec les auteurs du courant volkish, des intellectuels racistes du XIXème siècle qui jalousent les grandes puissances du moment qui viennent de se constituer en nation : France, Angleterre, Russie. Pour favoriser la naissance d'une puissance pangermanique ils développent la théorie de la race aryenne.Les aryens partagent le même sang, ils sont un volk, une nation de fait, appelés à s'unir pour se défendre des autres volk. De ce volk sont exclus d'office les juifs qui constituent un volk distinct (cela ne vous rappelle il rien ?).
Le traitement par les journaux allemands de la crise de la dette est directement issu de cette tradition intellectuelle nauséabonde : les peuples du sud au sang chaud sont des sous-hommes.
Pour votre information, les pays du sud ont des économies défaillantes à cause de l'euro. Les peuples protestants se sont mieux adaptés à la modernité et à la rationalisation du monde (cf M. Veber) d'où une + grande compétitivité. L'euro bloque les ajustements de change et permet des surplus commerciaux énormes à l'allemagne en même temps qu'il détruit les industries du sud.
Réponse de le 16/06/2015 à 12:02 :
"les grandes puissances du moment qui viennent de se constituer en nation : France, Angleterre, Russie."

La France ayant toujours été une nation, et les anglais encore plus, on ne comprend pas ce que vous racontez..


"Pour favoriser la naissance d'une puissance pangermanique ils développent la théorie de la race aryenne."

Vous devez mélanger avec les Indo-Européens. De fait nos ethnies actuelle descendent des Indo-Européens, mais évidement, ces histoires de sang purs sont du délire. Qu'est-ce qu'il y a de pur entre un Islandais et un Indien ? Rien, évidement. C'est n'importe quoi !


En tous cas, l'idéologie nazi officiel est que le Peuple Allemand est composé de plusieurs races germaniques ayant une culture commune blabla et referendum de tous les jours, peuple auquel d'autres races germanique, comme les Hollandais, vont à terme s'agglutiner. Donc nul histoire d'Aryens la dedans.


"Pour votre information, les pays du sud ont des économies défaillantes à cause de l'euro."

Alors qu'avant 2001, les pays du Sud étaient cité dans le monde entier comme exemple à suivre de réussite économique AH AH HA HA HA HA !!!!



" L'euro bloque les ajustements de change"

Comme si c'était LA SOLUTION miracle, bien voyons, ça se saurait....
Au passage, la RFA a "toujours" eut des exedents..
Réponse de le 16/06/2015 à 21:48 :
Vous avez entendu parler du miracle Italien par exemple ? Ou des 30 glorieuses en France ? L'Espagne à une histoire différente que tout le monde connait et dont l'Allemagne n'est d'ailleurs pas exclue (merci a la division condor par exemple...) au vue de cela elle ne s'en sortait pas si mal en 2001. Bref évidemment que l'Euro est responsable de l’État lamentable des économies du sud de l'Europe et que cela a profité à plein à l'Allemagne. Ce fil devient lamentable. Merci à Romaric Godin de mettre en évidence cette haine montantes contre les peuples en lutte. Evidemment les medias contrôlés par l'oligarchie et la finance de mettre de l'huile sur le feu et le gogo moyen de tout gober et de s'en prendre aux faible au lieu de comprendre ou se trouve son intérêt...
a écrit le 16/06/2015 à 0:41 :
Cet éditorial est très mauvais. Le contenu de l'article de la Welt et le compte rendu de M Godin ont si peu en commun que l'on se demande si la Tribune espère encore informer les lecteurs de la réalité du monde à l'avenir (Les commentaires ci-dessous démontrent en partie pourtant que le lecteur fait la part des choses). Quel intérêt de faire ce scandale ? La politique ne nous ment-elle pas assez pour que l’on doive lire ce type de « traduction liftée » ?

L'article original de SEEWALD (rubrique histoire) est bien plus prudemment nuancé et ne fait preuve d'aucune nostalgie de 1815 si ce n’est qu’il assimile la complexité de la situation politique au Balkan de jadis à celle aujourd’hui. Qui oserait à part la Tribune, lui donner tort ?

Le fait que les libéraux allemands de la Welt entendent préparer leur lecteur mentalement à une défection grecque au sein du système de stabilité européen (après s’être séparés mentalement de leur contribution financière) ne semble en outre pas être une réaction complètement outrée à première vue. On peut en discuter en tout cas avec de meilleurs arguments que ceux de « l’impérialisme pangermanique » de M Godin il me semble.

Le problème des dettes souveraines est loin d’être de la pacotille. La destruction invraisemblable de richesses que cela suggère en cas de défaut – d’abord en Grêce, et puis un jour, en France, en Allemagne, devrait nous encourager à ramener le débat en dehors du cadre purement émotionnel.
a écrit le 15/06/2015 à 23:39 :
Que l'Allemagne rembourse ses dettes de guerres et ensuite la Grèce pourra quitter la zone Euro.
a écrit le 15/06/2015 à 23:20 :
je ne suis qu'à moitié surpris de voir ce genre d'article dans la presse allemande. J'ai travaillé environ 10 ans en Allemagne et malheureusement leur mentalité n'a guère évolué. Il existe dans ce pays un nationalisme que j'ai rarement vu ailleurs. Ils se croient en permanence supérieures et adorent dénigrer les autres.
Réponse de le 16/06/2015 à 9:34 :
Tous les pays s'estiment supérieurs aux autres. La France n'est pas le dernier...
a écrit le 15/06/2015 à 22:33 :
On sent que Godin est à bout. Fin de partie Romaric.
Réponse de le 16/06/2015 à 15:55 :
Fatigué Godin ?
Peut-être. Il n y a que les journalistes qui font (bien) leur travail qui le sont. Les autres réécrivent les dépêches AFP au Starbuck du coin.
a écrit le 15/06/2015 à 22:18 :
Cela devient vraiment inquiétant!!!!
a écrit le 15/06/2015 à 22:12 :
Mouais, que d'efforts désespérés pour essayer de donner le mauvais rôle aux allemands... La vérité c'est que l'actuel exécutif grec a réussi à excéder l'Europe entière (et donc les allemands, principaux bailleurs de fonds de l'UE)avec ses atermoiements incessants, son double langage, son amateurisme, son impréparation, sa démagogie.Il est quand même extraordinaire d'entendre Tsipras appeler les créanciers au "réalisme" après avoir lu le programme de Syriza...
Réponse de le 16/06/2015 à 15:58 :
S occuper des pauvres en priorité, pensez, qu'elle abomination !
Réponse de le 16/06/2015 à 21:53 :
@ La vérité c'est que l'actuel exécutif grec a réussi à excéder l'Europe entière

Surtout les Espagnol de Podemos! Ou ce cher José Sócrates peut être de sa prison de Lisbonne? Les puissants l'Europe entière tremblent comme jamais ces dernières années et beaucoup des petits espèrent, je vous le garanti.
a écrit le 15/06/2015 à 21:46 :
Romaric Godin, je lis aussi souvent que possible vos articles sur la Grèce. Pondérés dans le ton, objectifs et analytiques quant au fond. Je vous félicite et vous encourage à informer sur ce cas qui peut, tout comme la guerre en Ukraine, être le déclencheur d'un chaos aux dimensions planétaires si les gouvernants européens ne prennent pas la mesure des effets de leur aveuglement dans ces deux cas de figure. Bravo!
a écrit le 15/06/2015 à 21:36 :
l'auteur ne dit pas que les grecs sont une race inférieure ou que les allemands supérieur. Il dit que les grecs actuel ne descendent pas des grecs de l'antiquité. Ce que même les grecs l'admettent hors-mis certains farfelus.
Réponse de le 16/06/2015 à 2:40 :
" Ce que même les grecs l'admettent". Quelles sont vos sources ?
Réponse de le 16/06/2015 à 10:38 :
Vu la faible démographie de l'Allemagne et l'immigration de masse actuelle, on peut douter que l'Allemagne en 2060 ressemblera à celle d'aujourd'hui.
Réponse de le 16/06/2015 à 16:26 :
Il serait alors intéressant de poser la question au journaliste de "Die welt" en quoi les Grecs actuels ne descendent pas des Grecs de l'antiquité. Selon toute vraisemblance, ce Monsieur s'appuye sur une conception racialisante de la nation, surranée et fondée sur de vieilles théories raciales invalidées par la Science du vivant de l'oncle Adolph déjà. Les Grecs modernes vivent sur les terres de la Grèce antique, sur des terres ou la langue grecque a été parlée sans discontinuité de l'antiquité à nos jours tout en évoluant comme toutes les autres langues. Territoire et langue sont les critères constitutifs de l'Etat-nation les plus souvent cités même si ce ne sont pas les seuls. Qui peut dès lors nier à nos amis grecs le droit de revendiquer cet héritage?
Réponse de le 16/06/2015 à 22:41 :
@PK : L'auteur l'argumente culturellement et non pas raciale.
Réponse de le 16/06/2015 à 22:41 :
@PK : L'auteur l'argumente culturellement et non pas raciale.
Réponse de le 22/06/2015 à 13:49 :
Bien entendu les populations actuelles de l'Europe sont constituées de mélanges dû à la migration constantes des peuples. Les grecs ancien n'échappaient pas à ce paradigme ce sont des population initialement originaires d'Anatolie puis suivent les invasions indo européennes ( au moins trois). Donc cessons de discuter de races, les métissages ethnique et culturel ont modélisé l'Europe actuelles, y compris l'Allemagne. Les remugles de la théorie nazie sont encore actifs, non seulement sur l'autre rive du Rhin mais aussi en France. Pour revenir au débat sur le défaut de paiement de la Grèce, soulignons que lors de son admission décidée à l'unanimité, les allemands ne s'y étaient pas opposés. Alors, les commentaires de Die Welt ne sont que le reflet d'une frange rancunière du désastre allemand et de son aspiration au retour des empires garant des guerres incessantes par les déséquilibres nationaux engendrés. Pour le reste l'auteur de l'article a le mérite d'avoir créé un débat intéressant.
a écrit le 15/06/2015 à 21:34 :
Ainsi donc, l'Allemagne, seule, montre les dents.
La France, exclusivement consacrée à voleter de ci delà entre deux match de foot, ne fait rien, ne dit rien.
Merkel, seule est en train d'arbitrer, et on peut craindre qu'il faille que le faible, le communiste, le dépensier, le vulgaire, cède, ou meure.
GREXIT !
Réponse de le 15/06/2015 à 22:05 :
D'une certaine manière, la France qui ne s'est pas imposé les mêmes efforts structurels que l'Allemagne, le Royaume-Uni, l'Irlande, l'Italie, l'Espagne et le Portugal, sait qu'elle est probablement la prochaine Grèce. Rien d'étonnant à ce qu'elle reste discrète...
Réponse de le 15/06/2015 à 22:20 :
Si vous aurez entendu Junker, plus saurez que l'Allemagne n'est ni seul (Pays bas, Finlande, l'Autriche, Slovaquie et les pays baltique sont au moins aussi exigeant voir plus.
Bizarre pourquoi en France on en parle pas ou seulement très peut.
Réponse de le 16/06/2015 à 9:38 :
@bruno-bd : ne dites pas de sottises a base de "French bashing"... Il s'agit d'une autre question, bien plus grave, celle de la résurgence des nationalismes identitaires européens agités par les médias, Die Welt, Bild, the Sun, the Mirror, Valeurs actuelles, certains articles du Point, et même le Figaro de M.Alexis Brezet....
Réponse de le 16/06/2015 à 12:05 :
"Il s'agit d'une autre question, bien plus grave, celle de la résurgence des nationalismes identitaires européens"

Art ! Nous avons toujours été nationalistes. Si vous le découvrez seulement aujourd'hui, bien, abandonnez la politique..
Réponse de le 16/06/2015 à 16:01 :
@floditt
Tous les pays que vous citez sont des vassaux économiques de l Allemagne réunifiée ! Autant s adresser au patron.
a écrit le 15/06/2015 à 21:04 :
V
a écrit le 15/06/2015 à 21:03 :
L'Allemagne n'a aucune leçon à donner en ce qui concerne l'ordre européen. Quand on porte la responsabilité de deux guerres mondiales, quand on est responsable de millions de morts, on se fait humble ou on se tait. Le danger européen n'est pas si loin que ça, il est outre Rhin. L'Allemagne se sent toute puissante et veut exercer sa volonté de puissance comme a une certaine époque (sans les armes, pour le moment).
Réponse de le 15/06/2015 à 22:29 :
l'Allemagne est en guerre économique avec ses partenaires européens depuis un moment déjà. Il suffit d'ouvrir ses yeux. Pensez-y en faisant vos courses et achetez français en priorité si possible.
a écrit le 15/06/2015 à 20:34 :
Cela craint car ce type de dérapages devient monnaie courante et pas qu'en Allemagne, en effet.
N'oublions pas que sans "saint" Goldman Sachs, les comptes publics grecs n'auraient pu être maquillés. A priori, il y a de grosses chances que la BCE et cie étaient au courant. C'est peut-être pour cela qu'elle ne poursuit pas Goldman Sachs pour faux et usages de faux. C'est tellement plus facile de tout mettre sur le dos des grecs Vu la baisse de leurs salaires et tout le reste, c'est le peuple grec qui soufre alors que leurs dirigeants qui ont magouillé avec Goldman Sachs et que nos "saints" banquiers, les principaux responsables de ce foutoir, se la coulent douce et doivent bien se marrer.
Réponse de le 15/06/2015 à 21:26 :
Quand à la responsabilité des deux guerres, ne faudra pas oublier une grande responsabilité des autres nations, comme la Russie, Autriche, France et l'UK pour le premier. Mais ça ne plaît pas certain d'écrire cela...
Réponse de le 15/06/2015 à 22:14 :
Dans cette affaire Goldman Sachs a fait ce que lui avait commandé l'exécutif (socialiste) de Costas Simitis.
Réponse de le 15/06/2015 à 22:47 :
Si il y a eu deux guerres mondiales, la faute en incombe à l'Allemagne.
Vous n'allez pas réécrire l'Histoire aussi, M. l'allemand?
Réponse de le 15/06/2015 à 23:46 :
C'est vrai la première guerre mondiale tout le monde voulait la guerre. L'Allemagne n'était pas une nation plus responsable que les autres en 1914-1918. Par contre pour la deuxième, personne ne voulait un nouveau conflit sur ce coup là, sauf l'Allemange. Il n'aurait pas fallu aussi l'accabler à ce point de réparation de guerre... Mais ils sont inexcusables pour les horreurs qu'ils ont commis ainsi que pour le génocide des juifs... Et ça sera la même chose si leur orgueil et leurs grandes idées (stupides) détruisent de nouveau l'Europe et c'est déjà bien commencé.

Ce type de parole me semble dangereusement familière. Si les allemands recommencent à nous emporter dans une nouveaux conflit moderne, ils seront inexcusables et auront pour une très grande partie la responsabilité de la fin de l'UE.

Et après, je me demande qui voudrait parler avec un pays qui pour assouvir ses idéaux ne chercher que la guerre et la domination ? S'il y a personne, elle risque de se retrouver bien seule ; la grande Allemagne...
a écrit le 15/06/2015 à 20:00 :
C est triste de refaire l histoire . L Allemagne est pas le meilleur pays d Europe
Réponse de le 15/06/2015 à 23:00 :
"L Allemagne est pas le meilleur pays d Europe", ou plutôt, l'Allemagne n'est pas le meilleur pays de l'Europe. Bien sûr que non, il y a l'Ukraine et la Pologne devant elle. Ne vous en faites pas, mon cher, il y en a d'autres bien pires, ô combien bien pires…
a écrit le 15/06/2015 à 19:55 :
"Les Grecs ne sont pas les descendants en ligne directe de Platon et c'est pour cela qu'on les a acceptés à tort dans l'Europe ?"

Et encore, ça se trouve ils sont bine les descendants quand on voit la proportion de pied grec en Grèce par rapport au reste du monde et d'après des analyses ADN qui différencieraient le peuple grecs des autres peuples balkaniques (Turquie compris). Il aurait tout faux là!!

Peut-être qu'il voudrait sans doute que ces "faux grecs" détruise les vrais monuments grecs comme le fait Daesh??

Cette nervosité allemande n'est vraiment pas bon pour eux-mêmes, encore aujourd'hui certains politiciens allemands sont en panique totale.
Réponse de le 15/06/2015 à 20:29 :
Rien de tout cela se trouve dans les articles sur le site welt.de. Même pas ce que vous avez mise en guillemets. L'originale est "Die Vorstellung, dass es sich bei den Griechen der Neuzeit um Nachfahren eines Perikles oder Sokrates handeln würde und nicht um eine Mischung aus Slawen, Byzantinern und Albanern, wurde für das gebildete Europa zu einem Glaubenssatz
". Donc rien de ce que vous 'citez'.
Et quand aux rasses et ADN, l'auteur parle des cultures et non pas rasses.
Réponse de le 15/06/2015 à 21:24 :
Moi, je commente l'article de La Tribune et pas celui de Die-Merd!
Et dans cette article, il est mis ceci:

"Bref, Die Welt ne se contente pas de regretter la victoire de l'insurrection grecque qui a détruit ce si bel ordre du Congrès de Vienne, il estime que la composition ethnique de la Grèce moderne la disqualifiait pour entrer dans l'Union européenne. C'est une injure au peuple grec, bien conscient qu'il n'est pas le peuple de l'Antiquité, mais qui tient à la fierté d'en être le descendant, même « impur. »"

Donc, si pour ces bosch, les grecs modernes n'ont rien à voir avec les grecs anciens, et n'ont donc pas leur place en Europe du fait ethnique, le grecs devraient ne pas s'intéresser à la culture et monuments antiques?
Réponse de le 16/06/2015 à 19:10 :
Bon, votre language remarquable ("bosch", "die-merde"), me dit que vous ne voulez pas entendre les arguments, pas parce-qu'ils ne sont peut-être pas valable, mais parce-que votre côté germanophobe ne le permet pas.
C'est aussi remarquable que ce site autorise ce genre d'excès verbale et se plain de la francophobie du journal 'die Welt'. Comme s'il y a des différents poids de mesure...
Réponse de le 16/06/2015 à 22:00 :
sauf qu'il y a une différence entre un article paru dans un journal dit sérieux, diffusé à plus de 200.000 exemplaires et les quelques commentaires ici qui ne vont pas dans votre sens. Plutôt que de défendre votre pays envers et contre tout et vous offusquer contre ses quelques commentaires ici, vous feriez mieux de vous adresser à vos compatriotes allemands du journal die Welt pour vous plaindre de ce genre d'article dont le contenu est plus que douteux. Signé = Ein (Scheiss) Franzoze (souvenir de mon passage en Allemagne)
Réponse de le 16/06/2015 à 22:54 :
Je ne connais pas assez bien l'histoire et surtout pas celle de la Grèce pour critiquer le fond de l'article apparue dans le journal "die Welt". En plus je n'apprécie pas ce chauvinisme de la maison Springer Verlag.
Concernant votre expérience en Allemagne, je peux vous dire qu'on n'apprécie pas une language comme "Bosch"... Les gens à l'étranger ne sont souvent que le miroir de son propre comportement. J'ai passé beau ou de temps avec des amis français en Allemagne et on a pas eu de soucis. Ils ont tous bien aimé le temps passé dans ce pays. Probablement parce-qu'ils venaient avec un esprit positive.
Réponse de le 17/06/2015 à 13:28 :
je pense plutôt que le problème se situait au niveau de vos compatriotes. Les années ont passé mais la mentalité reste la même, malheureusement.
a écrit le 15/06/2015 à 19:54 :
Le national-socialisme, avec Schauble et Cie, est toujours bien exacerbé en Allemagne !!!
L'acceptation de la réunification de l'Allemagne, après 1989, voilà peut être la plus grande erreur de la fin du vingtième siècle !

Cordialement,
Réponse de le 15/06/2015 à 20:36 :
C'est surprenant de lire ce genre de commentaires sous un articles qui réclame des phobies divers du journal "die Welt". Ou peut-être pas, si l'article avait comme objective de semer ce genre de sentiments.
On ne trouvera pas dans les forums allemands sérieux ce genre d'excès. D'ecrire que Schaeuble pratquait de fait du Nationalsozialismus est preuve d'une germanophobisme preque pathologique.
Mais ça est accepté d'écrire sur ce genre de forums. Honi soit qui mal y pense...
Réponse de le 15/06/2015 à 22:18 :
Schaüble national-socialiste. Si ce n'était à pleurer, il faudrait en rire.
Réponse de le 15/06/2015 à 22:42 :
Heureusement que LT est la pour divulguer ce genre d'article Outre-Rhin. Ce ne sont pas les commentaires sur ce forum qui sont honteux mais cet article. Quand la presse allemande parle de la France, ils disent la Grande Nation ou Krankreich. On sent bien chez eux une volonté de se sentir supérieure et de rabaisser tout le monde.
Réponse de le 16/06/2015 à 1:01 :
Etes vous Allemand ? Si oui je tiens à vous dire que vous devriez réellement avoir honte de votre pays. Je pèse mes mots.
Votre volk est allé trop loin. Vous ne le savez sans doute pas tant vous m'avez l'air d'être stupide mais l'histoire de votre pays ne commence pas avec Hitler. Non, elle commence avec les auteurs du courant volkish, des intellectuels racistes du XIXème siècle qui jalousent les grandes puissances du moment qui viennent de se constituer en nation : France, Angleterre, Russie. Pour favoriser la naissance d'une puissance pangermanique ils développent la théorie de la race aryenne.Les aryens partagent le même sang, ils sont un volk, une nation de fait, appelés à s'unir pour se défendre des autres volk. De ce volk sont exclus d'office les juifs qui constituent un volk pour lui même (cela ne vous rappelle il rien ?).
Le traitement par les journaux allemands de la crise de la dette est directement issu de cette tradition intellectuelle nauséabonde : les peuples du sud au sang chaud sont des sous-hommes.
Pour votre information, les pays du sud ont des économies défaillantes à cause de l'euro. Les peuples protestants se sont mieux adaptés à la modernité et à la rationalisation du monde (cf M. Veber) d'où une + grande compétitivité. L'euro bloque les ajustements de change et permet des surplus commerciaux énormes à l'allemagne en même temps qu'il détruit les industries du sud
Réponse de le 16/06/2015 à 19:44 :
@thomas: Je connais bien l'histoire de mon pays pour connaitre l'histoire les courants dites "voelkisch" qui effectivement se sont créés dans la deuxième partie du XIX siècle.
Je connais trop de gens qui se sont engagés contre ces tendances, qui effectivement existent toujours et, grace à tout ceux qui les combattent, je représentent rien. Moi même, je me suis également longtemps engagé comme membre de la SPD contre eux.
Et pour cela, et non pas parce-que que mes grand parents étaient des immigrés (des races inférieurs de l'est), me permet d'avoir aucun sentiment de honte envers cette Allemagne du XXI siècle. Je l'écris, car c'est un sentiment que je partage avec une grosse majorité des jeunes Allemands.
Quand aux arguments de la compétitivité, c'est n'est pas l'Allemagne, mais celle de la BCE, qui poursuit la politique de l'Euro faible. Qua.d il était fort c'était la faut de l'Allemagne, maintenant qu'il est faible c'est pareille. Faut choisir, quand même.
Mais détrompez vous, il y a une majorité de la population et politiciens pour aider les pays du sud et on continuera de le faire, car on a bien compris la valeur d'un Europe en paix.
Quand à la Grèce, l'Allemagne était parmis les seuls de s'opposer que ce pays participait à l'Euro, mais pour la raison d'état Schroeder à accepté (Merci DSK). On connais le conséquences...
La politique de Merkel n'est pas de punir et encore moins guidé par des intérêts raciales, mais par la raison de l'état, dans ce cas celle de la CE. Ce n'est pas pour la Grèce pays pour des générations pour la faite de leur parents. On est bien placé pour savoir que ce serait ridicule. Mais on a bien compris que l'état de Grèce est très mal géré et sans réformes, cet état serait après un cut très vite dans la même situation que maintenant.
On a accusé l'Allemagne pour avoir donné des l'argent à un pays mal géré. Voilà, on essaye de ne pas commettre les mêmes erreurs plusieurs fois. Einstein disait une belle phrase sur la pathologie de refaire la même chose en attendant un résultat différent...
Vous avez donc compris que la différence entre la Grèce et l'Allemagne est seulement le moment pour parler du cut.
Voilà mes arguments que j'exprime dans une, pour moi, langue étrangère. Le sentiment de me sentir supérieur ou plus intelligent que quelqu'un autre est pas le mien et je ne souhaite pas partager.
Réponse de le 17/06/2015 à 9:10 :
ce n'est pas d'Einstein mais c'est un proverbe latin: " errare humanum est, sed perseverare diabolicum". ( l'erreur est humaine mais persévérer c'est diabolique!)
tous les pays et toutes les langues ont leur richesse, même les langues mortes, ce qui n'est pas le cas du grec, du moins du grec moderne.
Il est normal qu'ici on ne soit même avis, mais on peut le dire , comme vous le faites avec courtoisie, j'apprécie!
Personnellement j'aime beaucoup la Grèce, et je sais que beaucoup d'allemands partagent mon amour de ce pays...
En fait le problème ce n'est pas l'Allemagne ou la Grèce, pour moi c'est l'Europe, ou plutôt une Europe qui a perdu au fil de sa construction les idéaux de ses pères,
Dommage....ça aussi c'est le problème de la nature humaine que l'on ne peut pas changer....
Réponse de le 17/06/2015 à 11:05 :
@oresye06 : Ah, ca fait du bien de lire des commentaires comme le votre, pleine de bon sense. Je connaissais pas ce proverbe latin.
J'avais plutôt pensé à la phase de Einstein : "Insanity: doing the same thing over and over again and expecting different results."
Désolé, mais je n'ai pas trouvé la traduction française.
a écrit le 15/06/2015 à 19:49 :
"die Welt" est effectivement un journal chauviniste et représente un courant très conservateur de la CDU (pas celui de Merkel) mais francophobe... Quand on recherche l'historique des article apparus sur le sujet "Frankreich", on va pouvoir surtout constater qu'on ne va pas trouver grand chose. C'est plutôt ignorance concernant la France qui est remarquable et quand on trouve des articles sur la France, on retrouve se style chauviniste typique pour "die Welt" mais pas vraiment du francophobisme.
Tout contrairement à pas mal de journaux en France (comme latribune.fr) qui publient des articles très hostile envers l'Allemagne surtout pour créer des ressentiments et non pas informer (souvent avec beaucoup des erreurs - pour ne pas utiliser un autre mot)
Mais comme souvent : Quand on pointe avec un doigt sur quelqu'un, trois doigts pointent sur soi-même...
a écrit le 15/06/2015 à 19:40 :
Pour dire que les "Grecs modernes ne sont que des Slaves", faut avoir forcé sur le schnapps :-) La grande majorité est physiquement et mentalement de type arabe. Bon, après 3 ou 4 bouteiiles, on peut trouver une ressemblance entre Varouf et Poutine :-)
Réponse de le 15/06/2015 à 21:14 :
Ni en économie, ni en histoire, ni en géographie ... même pas en blague .. tu sers vraiment à rien!
Réponse de le 16/06/2015 à 16:04 :
@V_v: tu parles de toi je pense ???
Réponse de le 16/06/2015 à 16:21 :
On voit surtout que Patrickb n habite pas en Grèce, contrairement à ses affirmations, car les Grecs sont très mélangés. À quoi ressemblent les Grecs ? Vous pouvez par exemple taper "étudiants grecs" ou "greek students" dans votre moteur de recherche et sélectionner "images".
a écrit le 15/06/2015 à 19:39 :
La haine des grecs est inscrite dans la culture allemande, ce n'est donc pas nouveau. Cela ne doit pas nous faire tomber dans la germanophobie,n'oublions pas que c'est Audenaur ( avec Gasperi et Schuman) qui est à l'origine de la naissace de l'Europe. Le paraoxe c'est que c'est Merkel qui va la faire éclater.C'est dommage, car c'était une grande et belle idée.
Réponse de le 15/06/2015 à 20:47 :
Il n'y a pas plus de haine contre les grecs en Allemagne qu'en Grèce de la haine contre les allemands. Probablement même moins. Ce qui est très mal vu en Allemagne est la cleptomanie de la classe politique en Grece qui ne fait rien pour construire un état démocratique digne de ce nom. Mais je accord qu'une certaine presse allemande a complètement exagéré (Burda et Springer)
Mais sinon on admire le classicisme grec et romain. Ce n'est pas pour rien qu'on a encore beaucoup des lycées "Altsprachig" ou on renseigne toujours le grec classique et le latin comme premier langue étrangère.
C'est probablement cette admiration pour cette culture que certains semble déçu par la réalité de la Grèce contemporain...
Réponse de le 16/06/2015 à 12:16 :
"La haine des grecs est inscrite dans la culture allemande, ce n'est donc pas nouveau. "


GROTESQUE. NIETZSCHE ? HOLDERLIN ? HEIDEGGER ? Heu, TOUT LE MONDE ? Les allemands se déclarent depuis longtemps les descendants des grecs.
a écrit le 15/06/2015 à 19:38 :
Si la Grèce est un apparemment un problème allemand, l'Allemagne redevient un problème européen, placée en position de domination par la crise de 2008. Il est clair que les conservateurs allemands gardent dans leur fond anthropologique l'idée que tous les Hommes ne sont pas égaux. Il est vrai que l'article de Die Welt présente l'avantage d'effacer la responsabilité prussienne puis allemande dans deux guerres mondiales ou de faire oublier que l'Allemagne contemporaine a fait trois défauts sur sa dette, notamment puis échapper au paiement des dettes de guerre. Il est bon de rappeler la dureté de l'occupation du Nord et de la Belgique pendant le première Guerre mondiale, le pillage et la destruction du tissu économique. Si l'Allemagne a capitulé c'est pour ne pas connaître sur son sol les destructions qu'elle a imposé sur le territoire de ses voisins. Il est temps que l'Allemagne paye ses dettes aux yeux de l'Histoire.
Réponse de le 15/06/2015 à 20:41 :
Les prussiens ont aussi occupé le nord-est de la France jusqu'au paiement des indemnités de guerre après la guerre de 1870. C'est aussi pourquoi la France s'est dépêché de payer l'intégralité de la dette de guerre aux allemands dès 1872 ou 1873. Cet épisode là est moins connu. Il est explique aussi pourquoi la France a réclamé un traitement similaire pour l'Allemagne lors du traité de Versailles. Mais comme les anglo-saxons n'ont pas suivi, ... . D'ailleurs, un autre point souvent oublié était l'accord naval anglo-allemand en 1935 qui a permis à Hitler de voir que les anglais ne feraient rien contre le réarmement allemand. Ceci 3 ans avant les accord de Munich dont le plus fervent défenseur à l'ouest n'était autre que le premier ministre britannique Chamberlain.
Réponse de le 15/06/2015 à 21:22 :
@rryv: Vous avez tout à fait raison. Ce fait est malheureusement trop peut connu et ce apitoiement de soi à cause du contrat de Versailles me déplait aussi.
Faudrait éventuellement ajouter que Napoléon finançait ces guerres également par les pays conquis... C'est ça qui est compliqué avec l'histoire : Jusqu'où faut on aller pour expliquer les choses d'une manière juste et complet...
Réponse de le 16/06/2015 à 12:19 :
" Il est clair que les conservateurs allemands gardent dans leur fond anthropologique l'idée que tous les Hommes ne sont pas égaux."

Personne ne prétend le moins du monde que les hommes sont égaux, ça serait une connerie scientifique. C'est LE DROIT qui est égal pour tous. Juif, noir ou blancs, tous ONT LE DROIT DE S'ACHETER UN IMMEUBLE. Pourvu qu'ils soient en règle vis a vis de l'administration, évidement (papier d'identité, etc.)
a écrit le 15/06/2015 à 19:26 :
quelle tragédie encore tout pour éviter de parler des dettes de guerre laissées impayées .
Réponse de le 15/06/2015 à 20:06 :
L'Europe à Prête 250 milliards à des grecs qui sont incapable de faire un etat avec cadastre impots etc
Les dommages de la guerre 39 45 et pourquoi pas de l'an 1000
Réponse de le 15/06/2015 à 22:28 :
Si dette de guerre allemande il y a elle a été TRES LARGEMENT compensée par les fonds européens (dont l'Allemagne est le principal bailleur) dont la Grèce a largement bénéficié entre son adhésion et les années 2000. D'autres (comme l'Irlande, longtemps très pauvre) en ont fait meilleur usage. L'exhumation de ce serpent de mer par Tsipras est une tentative assez minable de refiler la patate chaude aux autres, pas vraiment de nature à susciter leur mansuétude. C'est probablement l'une des causes de l'intransigeance allemande. Bref, tant sur les fondamentaux économiques de leur programme que pour leur technique de négociation, Tsipras et sa bande de pieds-nickelés ont tout faux.
Réponse de le 16/06/2015 à 11:11 :
vous devriez aussi parler de Siemens qui arrosait le personnel politique, les hauts gradés et la haute administration grecque pour décrocher des contrats mirifiques . Les pots de vins dépasseraient le milliard d'euros.
L’ Allemagne a refusé d’extrader l’ex-patron du groupe Siemens-Hellas en Grèce.
La construction du métro d'Athènes a donné lieu aussi à 50 million € de pots de vins, dont le bénéficiaire était la compagnie allemande Ferrostall.
En 2007 Scandale des sous-marins allemands U-214 de HDW (Howaldtswerke-Deutsche Werft) d'une valeur globale de 5 milliards d'euros (120 millions de pots de vins) qui plus est défectueux (gitent énormément à gauche et équipement électronique HS).
a écrit le 15/06/2015 à 19:05 :
Et combien de fois l'Allemagne a-t-elle détruit l'ordre européen ?
Ne soyons pas mesquins.
L'histoire ressert le plat putride, mais avec la nouvelle sauce européenne. Die welt oublie que la guerre de libération grecque a marqué la primauté des peuples à disposer d'eux-mêmes, le primat de la nationalité sur la communauté religieuse à l'intérieur de l'empire ottoman. Evidemment dans le contexte d'une Europe où la souveraineté nationale est limitée, c'est-à-dire d'une Europe impériale, toute tentative de se fonder sur une légitimité démocratique attire les foudres.
Réponse de le 15/06/2015 à 20:00 :
Oui mais ça les allemands l'acceptent, c'est comme ça qu'ils conçoivent l'ordre, comme le dit l'article:

"Il y découvrira ce qu'était la violence quotidienne de son ordre européen"

On comprend mieux le génocide de 40-45..
a écrit le 15/06/2015 à 19:04 :
L'Europe ne peut que s'en prendre à elle-même si elle n'a pas détecté que la Grèce ne rentrait pas dans les critères de la monnaie unique même s'il y a eu dissimulation des données financières et économiques. Le rejet de la Grèce de la CEE sonnerait également le glas de l'Europe et risquerait de créer une situation géo-politique dangereuse pour les Européens face aux grands pays qui ne manqueront pas de la prendre sous leur aile et ce serait encore plus néfaste pour les pays européens et créerait une spirale incontrôlable. La Grèce deviendrait une tête de pont pour la Chine, la Russie voire d'autres pays qui voleront, intéressés, à son secours.
Réponse de le 15/06/2015 à 22:31 :
Malgré les appels du pied de Tsipras, la Russie n'a rien apporté à la Grèce.
a écrit le 15/06/2015 à 18:46 :
Du Mélenchon dans le texte ! Quel grand journaliste, ce Godin. Vivement que la Grèce retrouve le tiers-monde dont l'Europe n'aurait jamais dû la sortir.
Réponse de le 15/06/2015 à 19:22 :
Voilà, ainsi comme vous la presse parisienne dérape elle aussi, mais M. Godin ne voit que les dérapages allemandes ! cherchez l'erreur.
Réponse de le 15/06/2015 à 19:30 :
Les grecs nous fatigue avec leur discours de haine contre le FMI et ceux qui leurs ont prêté de l'argent

On peux comprendre les allemands qui se font insulter alors que depuis 5 ans sans l Allemagne les grecs serait comme le Sénégal
Réponse de le 15/06/2015 à 19:46 :
Intelligent...
Réponse de le 15/06/2015 à 19:50 :
Quelle merveille ce commentaire !
Si court et pourtant, il s'y exprime déjà tout !
"Vivement que la Grèce retrouve le tiers-monde dont l'Europe n'aurait jamais dû la sortir." Un mépris grandiloquent, teinté d'une dose d'agacement, d'énervement - un caillou salit apparemment votre tranquille demeure dont vous êtes si satisfait.
Tout ça est grotesque, fat, gras...
Réponse de le 15/06/2015 à 19:53 :
M. Godin, la presse parisienne dérape elle aussi quand elle parle de la Grèce….. j'espère que mes propos ne seront pas censurés, somme toute, "JE SUIS CHARLIE" moi aussi.
Réponse de le 15/06/2015 à 22:38 :
On ne peut souhaiter la punition collective du peuple grec et on sait bien que sans l'UE la Grèce coulera à pic. Mais seul le peuple grec a le pouvoir de chasser Tsipras et Syriza qui en quelques mois d'un pilotage chaotique ont réduit à néant les efforts du pays et les quelques résultats obtenus. Le petit souffle de croissance apparu fin 2014 est retombé bien rapidement après la victoire de Syriza...
Réponse de le 15/06/2015 à 22:53 :
C'est le contraire. Sans le rôle que joue la Grèce, l'Allemagne aurait continué à s'endetter d'une manière considérable et aurait continué également à ne pas respecter les 3%. Il ne faut pas oublier que cette règle a été spoliée par l'Allemagne et la France en 2006, car ni l'un ni l'autre n'arrivait à la respecter. D'ailleurs, ce qui fait peur actuellement n'est pas la Grèce dont le gouvernement allemand n'a rien à faire. C'est parce que si la Grèce refuse de continuer à jouer ce rôle, forcement, un autre pays devra prendre le relais. Et là, ça risque de fissurer la soit disant union d'aujourd'hui.
Réponse de le 16/06/2015 à 0:41 :
Quand le tiers-monde arrivera à ta porte, si t'en auras une, vu que tu seras probablement SDF et chômeur suite à la politique bénie d'austérité que tes maîtres allemands prêchent, et que tu suis comme une autruche... tu continueras à mépriser le tiers-monde??? pas sûr !!!
Réponse de le 16/06/2015 à 9:55 :
Le petit souffle de croissance dont parle bruno-bd, c'etait -4,5% de PIB pour 2014 ... ridicule !
Réponse de le 16/06/2015 à 12:23 :
" Sans le rôle que joue la Grèce, l'Allemagne aurait continué à s'endetter d'une manière considérable e"

Vous faites honte à Aristote. Contentez vous de Cléon
Réponse de le 16/06/2015 à 16:34 :
@Dimitri
Oui, moi aussi j ai bien ri. Une catastrophe économique et une crise humanitaire, inédits dans un pays industrialisé, hors guerre. Merci la Troïka !

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :