Grèce : un prêt de 8,5 milliards d'euros validé, sans accord sur l'allègement de la dette

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Après des mois de négociations, Christine Lagarde, la directrice générale du FMI, a annoncé que l'institution internationale participerait en principe au programme mais ne débloquerait des fonds qu'après avoir obtenu davantage de précisions sur l'allègement de la dette grecque.
Après des mois de négociations, Christine Lagarde, la directrice générale du FMI, a annoncé que l'institution internationale participerait "en principe" au programme mais ne débloquerait des fonds qu'après avoir obtenu davantage de précisions sur l'allègement de la dette grecque. (Crédits : Reuters François Lenoir)
Le FMI a donné son accord de principe sur sa participation à cette nouvelle aide, vitale pour Athènes, mais sans débloquer les fonds. L'institution ne le fera qu'après un accord sur des mesures d'allègement de la dette.

Le Fonds monétaire international a conclu jeudi un accord de principe avec la zone euro pour participer au troisième programme d'aide internationale en faveur de la Grèce, qui va en attendant pouvoir bénéficier d'un prêt de 8,5 milliards d'euros lui permettant d'honorer des échéances en juillet.

Après des mois de négociations, Christine Lagarde, la directrice générale du FMI, a annoncé que l'institution internationale participerait "en principe" au programme mais ne débloquerait des fonds qu'après avoir obtenu davantage de précisions sur l'allègement de la dette grecque. Le Fonds pourra débloquer un soutien "d'environ deux milliards de dollars" seulement après un accord complet sur des mesures additionnelles d'allègement de la dette, a-t-elle dit à sa sortie de la réunion de l'Eurogroupe à laquelle elle a participé.

Le ministre grec des Finances Euclide Tsakalotos s'est félicité de l'accord en parlant d'un "grand pas en avant" par rapport à ce qui était sur la table à la précédente réunion de l'Eurogroupe. "Cela apporte beaucoup plus de clarté aux marchés et au peuple grec", a-t-il dit.

Au tour du Parlement allemand de se prononcer

La commission des finances du Parlement allemand aura à se prononcer sur l'accord de principe conclu jeudi entre la zone euro et le Fonds monétaire international en vue d'une participation de ce dernier au plan d'aide en faveur de la Grèce, a déclaré le ministre des Finances Wolfgang Schäuble. Il revient aux députés de dire si l'accord modifie la nature du programme d'aide existant, a-t-il expliqué à la chaîne ARD après la réunion de l'Eurogroupe à Luxembourg.

Le FMI a accepté d'apporter un soutien financier à la Grèce - une condition qui avait été posée par le Bundestag au versement de nouvelles aides - mais ne débloquera des fonds que plus tard, a-t-il dit. "Notre interprétation est que ceci ne constitue pas un changement fondamental du programme", a dit Schäuble. "Mais c'est à la commission des finances de décider." Cette dernière se réunira vendredi, a-t-il précisé par la suite.

(avec Reuters)

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a écrit le 16/06/2017 à 18:14 :
Christine Lagarde vous avez di Christine Lagarde! Cette femme qui a l'idée de nous prendre 10% sur toutes nos économies pour rembourser la dette. Et elle se permet encore de vouloir soutenir la Grèce. Mais c'est du délire le plus complet!
a écrit le 16/06/2017 à 17:58 :
Je l'avais dit dans un sujet précédent, les grecs nous tiennent et personne ne sifflera la fin de la partie !
a écrit le 16/06/2017 à 16:06 :
La Grèce a besoin, selon son gouvernement, de deux mesures qui ne dépendent pas d’elle, à savoir une restructuration de la dette et un quantitative easing de la BCE sur sa dette souveraine, afin de restaurer la confiance et relancer l’économie. Pour l’instant elle n’a ni l’une ni l’autre en dépit des mesures d’austérité mises en œuvre à la demande de ses créanciers.

Si la Grèce avait sa totale souveraineté avec une monnaie nationale quelles seraient les actions qui pourraient se substituer à ces deux mesures qu’on lui refuse ? Après les deux guerres mondiales la France s’est retrouvé avec un énorme endettement public. Son cocktail de mesures pour se désendetter était en gros le suivant : la Planche à billets de la Banque de France pour financer, en douce, l’État (jusqu’à 1972), les dévaluations du Franc, l’Inflation souvent très importante, par exemple dans les années 70 de l’ordre de 10% certaines années (l’inflation bouffe la dette mais pose des problèmes de pouvoir d’achat à la population. Cela dit la dévaluation salariale dans la zone euro réduit également le pouvoir d’achat mais dans un contexte déflationniste peu propice au désendettement). La France se débrouillait aussi pour avoir une économie réelle performante avec une forte industrialisation et des périodes de reprises d’activité. Ça a été surtout le cas pendant les 30 glorieuses. A la fin des années 90 ça pouvait encore aller pour elle, par exemple sa croissance du PIB était en 1998 de 3,6%, en 1999 de 3,4%, en l’an 2000 de 3,9% ! Après les choses se sont progressivement dégradées et aujourd’hui ce sont des chiffres de croissance irréalisables pour la France car elle s’est trop affaiblie depuis, notamment du fait d’une désindustrialisation importante.

Pour en revenir à la Grèce, l’absence de souveraineté est un problème, pour elle, mais seulement dans la mesure où elle saurait se servir de la souveraineté si elle l’avait, et même dans ce cas, avec un gouvernement qui saurait ce qu’il doit faire dans la durée, le retour à une situation à peu près normale prendrait sans doute un temps considérable.
a écrit le 16/06/2017 à 16:04 :
Ce nouveau prêt est honteux, scandaleux!

La preuve qu'en Europe c'est l'Allemagne qui décide de tout. Europe dont il est impossible de s'émanciper à cause de cette fichue monnaie qu'est l'Euro, seul la Grande Bretagne pouvait s'extirper et ils ont raisons de le faire, de sortir de cette Europe qui a maintes fois bafoué la démocratie.

Le gouvernement grec démocratiquement élu contraires aux parlementaires européens, contrairement à Juncker, à Dijsselbloem qui traitent le peuple avec mépris, a perdu toute sa légitimité et a été humilié à plusieurs reprises.

J'ai honte de faire parti de cette Europe ...
Réponse de le 17/06/2017 à 7:56 :
Ce n'est pas l'Allemagne qui décide de tout, c'est la France qui est dans la fuite en avant. Les allemands avaient non dans le dernier plan de sauvetage et la France à décider de payer deux fois plus que les Allemands pour ne pas dire stop.On attend avec impatience l'avis de Mr Macron sur cette incapacité à trancher !
a écrit le 16/06/2017 à 12:18 :
Avec ça vous le tailler en pointe et vous vous la mettez (les Grecs vont je pense commencer à comprendre) du moins on l'éspère....

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