Le futur européen dans l'impasse

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François Hollande, Matteo Renzi et Angela Merkel se sont réunis hier en Italie pour discuter de l'avenir de l'Union Européenne post-Brexit.
François Hollande, Matteo Renzi et Angela Merkel se sont réunis hier en Italie pour discuter de l'avenir de l'Union Européenne post-Brexit. (Crédits : Reuters)
Les chefs d'Etats français, allemand et italien se sont réunis hier en Italie pour évoquer l'avenir de l'Europe post-Brexit. Mis à part quelques orientations évoquées, l'avenir européen reste bien flou.

Voici le nouveau "club des trois" qui entend donner un second souffle à l'Europe. Hier François Hollande, Angela Merkel et Matteo Renzi se sont retrouvés en fin d'après-midi sur le porte-aéronefs Garibaldi, au large de Naples, pour évoquer l'avenir de l'Union Européenne (UE) après la sortie du Royaume-Uni.

Mais à l'image du sommet tenu à Berlin le 28 juin dernier, juste après le Brexit, cette réunion a offert plus de symboles que de contenu. Les trois dirigeants européens ont échoué à présenter une stratégie économique commune et n'ont donné aucune indication sur les négociations autour de la sortie du Royaume-Uni.

Un mini-sommet plombé par la "course au symbole"

Si certains ont un jour vu dans le Brexit une opportunité pour refonder l'UE sur des bases concrètes et solides, leurs espoirs ont de nouveau été douchés hier. Car les chefs d'Etats français, allemand et italien s'en sont tenus à un appel de refondation européenne presque exclusivement symbolique. D'abord dans la mise en scène. Hollande, Merkel et Renzi ont effectué une courte visite sur l'île de Ventotene en mer Thyrrénienne. Une île symbolique où gisent les cendres d'Altiero Spinelli, militant italien anti-faciste emprisonné pendant la guerre par Mussolini et auteur d'un "Manifeste pour une Europe libre et unie" aux connotations fédéralistes.

Les trois représentants se sont ensuite réunis pour un dîner de travail sur le porte-aéronefs Garibaldi qui fait aujourd'hui partie de la mission Sophia de lutte contre le trafic d'êtres humains organisé par les passeurs en Méditerranée. Un autre symbole, s'il en fallait encore un, de cette Europe des valeurs qu'ont essayé de ranimer Hollande, Merkel et Renzi.

La rencontre a donc pris les airs d'un retour aux racines européennes, où chaque dirigeant a tenu à rappeler, à force de symboles et d'idéaux, le destin de l'UE post-Brexit.

"Nous respectons le choix fait par les citoyens britanniques mais nous voulons écrire un nouveau chapitre. L'Europe après le Brexit relancera les idéaux puissants d'unité et de paix, de liberté et de rêves", a exprimé Matteo Renzi, président du Conseil des ministres italien.

Mais derrière l'habit rhétorique de cette rencontre, les propositions avancées par les trois chefs d'état peinent à soulever l'enthousiasme et l'espoir. Entre flou et divergences, l'avenir européen paraît bien ennuyeux.

Des semblants de propositions

François Hollande a énuméré trois "priorités" pour parvenir à cette relance d'une Union européenne en pleine crise existentielle. La première, selon lui, doit être la sécurité avec la protection des frontières extérieures de l'UE grâce à un corps de gardes-frontières et de gardes-côtes. La seconde, a-t-il poursuivi, doit être la défense avec "davantage de coordination, de moyens supplémentaires et de forces de projection". Et la troisième, la jeunesse avec un programme Erasmus d'échanges universitaires "amplifié".

Sur le plan économique, Matteo Renzi a une nouvelle fois plaidé auprès de la chancelière allemande pour diminuer les politiques d'austérité européennes et pour revenir sur les contraintes d'équilibre budgétaire, arguant qu'il faut prendre des "mesures fortes pour relancer la croissance et lutter contre le chômage des jeunes". Un appel à la reprise économique auquel a fait écho François Hollande en insistant sur le plan Juncker de relance de l'investissement en Europe (315 milliards d'euros de 2015 à 2018) qui selon lui doit "non seulement [être] prolongé" mais également "amplifié".

Si Angela Merkel, en bonne diplomate, n'a pas manqué de saluer les résultats du Plan Emploi de Matteo Renzi et du Pacte de Responsabilité de François Hollande, elle est néanmoins restée très prudente quant à ses appels à la relance économique. "Il faut un examen, y réfléchir", a-t-elle glissé en réponse à François Hollande. La chancelière a préféré mettre l'accent sur le besoin d'améliorer la compétitivité européenne, comme si elle ne pouvait s'empêcher de souligner les divergences de politique économique au sein de l'Union Européenne.

Lire aussi : Après le Brexit, l'Europe à l'heure allemande?

Derrière l'optimisme d'apparence, un véritable flou sur l'avenir

Matteo Renzi a conclu ce mini-sommet sur une note optimiste : "Nous pensons que l'Europe est la solution vis-à-vis des problèmes de notre époque. L'Europe est la plus grande opportunité des nouvelles générations. Nous continuerons mais il faut avoir un rêve plus vaste", a affirmé le dirigeant italien.

Mais force est de reconnaître qu'en dépit de ces paroles d'espoir c'est l'incertitude quant à l'avenir européen qui prédomine. L'Europe pouvait légitimement exiger un grand discours capable de relancer le projet européen, fait de propositions concrètes et d'orientations historiques. Elle n'a eu droit qu'à un réchauffé d'idéaux passés et à une énième langue de bois dissimulant à peine les divergences économiques.

Dans moins d'un mois et alors que les mouvements populistes ont le vent en poupe sur le vieux continent, les 27 Etats membres se réuniront à Bratislava pour un sommet sensé impulser une nouvelle dynamique en Europe. Mais si, à l'instar de Matteo Renzi hier, le but est seulement d'affirmer que "l'Europe n'est pas finie", on en voit mal l'utilité.

Lire aussi : Europe : la débâcle ou l'audace du retour aux sources

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a écrit le 27/08/2016 à 18:25 :
"Nous respectons le choix fait par les citoyens britanniques mais nous voulons écrire un nouveau chapitre. L'Europe après le Brexit relancera les idéaux puissants d'unité et de paix, de liberté et de rêves", a exprimé Matteo Renzi, président du Conseil des ministres italien.

Cette Europe révée , nous l'avons soutenue bien avant que vous l'évoquiez aujourd'hui .
Mais Vous l'avez trahie : l'UE n'est plus qu'un ordre libéral, au service des banques et des lobbies, une direction bruxelloise auto-proclamée ! un semblant de démocratie ! (démocrature)
Respectez le référendum de 2005 !
a écrit le 25/08/2016 à 21:15 :
Un sommet "sensé" à Bratislava! On l'espère, car si l'on en organisait des insensés, ça deviendrait grave!
a écrit le 24/08/2016 à 17:55 :
Paroles, paroles,....
Encore un coup pour rien
tous les trois sont affligeants
Et nous on fait notre Frexit
a écrit le 24/08/2016 à 17:36 :
Mini sommet!!! Sûr que si notre Hollande est là ce sera mini mini. On n'a pas de bol tout simplement
a écrit le 24/08/2016 à 17:27 :
Incapable de s'entendre à 3 comment voulez-vous qu'ils rendent crédible une MONSTRE
A 27 ?
Les pays européens sont EN PANNE DE CROISSANCE et ce n'est ni l'exemple français
ni quelques gardes-frontières qui vont y changer quelque chose.
Malgré leur optimisme nos 3 CLOWNS ne vont pas convaincre grand monde .
a écrit le 24/08/2016 à 13:37 :
L'Union européenne n'est pas dans l'impasse. Hollande a vu juste avec l'aspect défense, il suffit de voir les accords militaires bloqués auparavant par les britanniques tant au plan stratégique qu'industriel. Ils vont pouvoir être débloqués rapidement et c'est un facteur très important d'image et de réalité d'Europe forte capable de se défendre. Poutine qui fait tout pour désintégrer l'Europe avec son armée de trolls l'a compris en Russie même s'il a des retard et surgonfle souvent les capacités techniques de l'armée russe dans certains secteurs l'obligeant à cacher ses soldats morts en Ukraine par exemple. On se renforce et on conforte l'Union sous forme parfois fédérale ou confédérale selon les aspects, çà prend du temps mais l'Europe des Nations est une étape à présent dépassé. Les égoïsmes nationaux ont été responsable des problèmes et les politiciens concernés ont préféré accusé l'Union européenne souvent à tort plutôt que d'assumer leurs erreurs, voilà la réalité mais si l'Union européenne doit être améliorée et n'est pas parfaite comme tout système elle doit aller de l'avant et ne doit pas être remise en cause par des pions admirateurs de Poutine comme le FN ou Mélenchon qui veut encore des vote alors que l'on n'a pas arrếté de voter et qu'il y a 27 pays ! On votera quand il y a aura matière à voter et non pas parce que Mélenchon ou le Pen se rêve président(e)s ! Avec eux on finira soumis sous la coupe des soviets qui au passage nous envoient les migrants pas par hasard avec leurs alliance avec le dictateur Bachar en Syrie alors qu'ils n'en accueillent pas.
Réponse de le 24/08/2016 à 17:40 :
Vous êtes assez amusant avec vos affirmations...
Ce serait bien la première fois que HOLLANDE verrait juste sur quelque sujet
que ce soit...
L'Europe est REJETEE comme un empêcheur de tourner en rond par plus des 3/4 des citoyens des 27 pays restant...
Enfin, Merkel n'a guère plus de crédit dans sonpays que Hollande chez nous
il faudrait croire aux bisounours et laisser prospérer les parasites que sont Junker, la Commission et le Députés européens qui regroupent les pires politiciens de chacun des pays de l'Union !
Sérieusement il va falloir admettre que les citoyens en ont assez de payer des sommes astronomiques pour des "guignols" qui n'ont rien de mieux à faire que de freiner la compétitivité économique des nations avec des règlements imbéciles et des contraintes idiotes ,
Est-il prioritaire de normaliser la longueur des bananes pour aboutir à des données totalement INCONTROLABLES ?
Revenez au réel et le réel c'est la FIN DU FLOU donc de l'EUROPE.
Les nations veulent, à l'avenir MAITRISER LEUR DEVELOPPEMENT sans avoir à en référer à une AUTORITE DISQUALIFIEE par l'INCOMPETENCE de ceux qui la compose .
Réponse de le 24/08/2016 à 20:34 :
Vous blâmez le "C'est pas de la faute à la France, c'est Bruxelles (alors que les règlements de Bruxelles s'imposent à la France)" pour mieux nous vendre le "C'est pas la faute à Bruxelles (si l'EU est malaimé), c'est Poutine".
Excellent.
Quant aux soviets (qui n'existent plus depuis 1989, faut se mettre à jour) et Bachar fautif de pas accueillir des migrants, vous faîtes très fort dans le n'importe quoi !
Réponse de le 24/08/2016 à 23:25 :
PJ36 et **b Vous affirmez n'importe quoi : la majorité des européens est pour l'Union européenne. La crise aide seulement des partis séparatistes pour la plupart financés par le pouvoir dictatorial centralisé et maffieux actuel russe à prospérer. C'est bien l'Europe des "Nations" qui a prévalu et non une Europe fédérale ou confédérale ou une synthèse des 2 selon les aspects. Dès lors ce sont bien les Nations qui ont failli dans leurs décisions prises par les chef de gouvernement et non un président ou gouvernement de l'Europe qui n'existe pas. Mais il est tellement facile de prendre l'Union européenne comme bouc émissaire pour ensuite prétendre qu'elle ne s'occupe que de tracasseries administratives ou de taille de bananes. C'est mal connaître le fonctionnement européen et les très bonnes avancée réalisées pour les 28 et à présent 27 dans de nombreux domaines. Le crédit des chefs d'état va et vient ce n'est pas le problème. Le coût de l'Union européenne est bien plus faible que celui de la France rapportée au personnel administratif, donc là encore vos affirmations sont erronées. A **b Les migrants servent de moyens de chantage notamment à Erdogan et ont été un bon moyen pour Poutine d'influencer la situation européenne en se gardant bien lui-même d'accueillir des migrants syriens alors qu'il y avait des élections à venir en Europe et notamment aussi le Brexit et de bombarder en Syrie à tout va et augmenter fortement le nombre de migrants. C'était parfaitement calculé de sa part pour tenter de faire oublier son fiasco en Ukraine. Vous constaterez qu'il ne se préoccupe absolument pas des migrants syriens alors qu'il est allié de Bachar et que la Russie ne manque pas de place. Il vous faudrait analyser et vous informer un peu plus sérieusement avant de publier n'importe quoi sans réfléchir ni vérifier sur la Tribune.
a écrit le 24/08/2016 à 10:24 :
il faut refuser toutes decision prise par l'allemagne
ou meme favorable a m Merkel
deja le depart des anglais est une de ses responsabilités
suivi de son intolerance vis a vis de la grece
que mme paye les dettes de son pays
a écrit le 24/08/2016 à 10:14 :
L'UE est une sorte de bazar technocratique , un ventre mou dépourvu d'idéal. Les peuples vont s'en lasser.
Les Anglais , malgré le politiquement correct et le battage médiatique
style le Brexit, c'est le chaos, vont probablement s'en sortir très bien. Ils n'ont pas Schengen, ils vont pouvoir choisir la fiscalité qu'ils souhaitent, s'émanciper des règlements de l'UE , machinerie lourde qui bloque les initiatives.
L'UE, c'est creux, pas de politique étrangère commune, pas de fiscalité commune au contraire, dumping social et concurrence exacerbée entre les pays etc..En plus, honnêtement, la vraie question est de savoir si l'on veut rester sous la coupe allemande ou tenter l'aventure d'un Frexit.
Réponse de le 24/08/2016 à 16:41 :
Normal c'est l'Europe des "Nations" donc chacun tire la couverture comme çà l'arrange au dépend de l'Union européenne et la prend comme bouc émissaire ce qui est faux la plupart du temps. Les "ventres mous" sont les politiques qui accusent l'Union européenne pour cacher leurs incompétences. Il faut passer à une vraie Union européenne qui suppose en partie fédéralisme et confédéralisme selon les aspects (défense, fiscalité, bugets etc). En bref une évolution vers l'Union et non le séparatisme alors que les européens ne représentent plus que 6% de la population mondiale. Donc les programmes Le Pen, Upr, Mélechon etc sont à éliminer d'office. Le Frexit on a déjà connu, dans des époques pourtant plus faciles mondialement, çà ne marchait pas et entraînait régulièrement des guerres et crises.
a écrit le 24/08/2016 à 10:00 :
Tant qu'il n'aura pas de souveraineté européenne, tout les États composant l'UE seront retissant a abandonner la leur!
Réponse de le 24/08/2016 à 11:43 :
Oui c'est le defaut initial.
Réponse de le 24/08/2016 à 20:49 :
C'est que les Européistes sont tellement occupé à vomir la Nation, qu'ils ont "bêtement" oublié de construire un nationalisme européen. C'est moche.
Réponse de le 25/08/2016 à 23:47 :
Pour illustrer mon propos, lundi 22 août, Jean-Claude Juncker déclara dans un discours : « Les frontières, pire invention de l’histoire ».
Que dire de plus....
a écrit le 24/08/2016 à 9:31 :
La création d'une Europe économique à laquelle toutes les nations adhéraient a été discrètement détournée vers une Europe fédéraliste à l'Américaine, ce que les peuple refusent catégoriquement. D’où la discrétion des politiciens sur leur vision de l'avenir qui ne correspond en rien à l'objectif initial. Ils proposent de résoudre les problèmes économiques et sécuritaires de l'europe par une europe fédérale, alors qu'ils ont volontairement créé ces problèmes par la mise en place d'un dumping suicidaire. Cela revient a créer la maladie pour mieux vendre le remède. Et les européen ne veulent plus qu'on leur vende du "rêve", mais veulent des actions concrètes.
a écrit le 24/08/2016 à 8:18 :
ce groupement europeen est à bout de souffle et ne répond pas aux attentes des citoyens. il faut refonder une union sur d'autres principes, d'autres objectifs, avec des personnes nouvelles.
a écrit le 24/08/2016 à 5:13 :
Le coiffeur a coupé plus court, ce qui reste, sur demande du service publicité-com du Palais.
a écrit le 24/08/2016 à 5:11 :
L'Europe n'est pas fini. Elle agonise, nuance.
a écrit le 23/08/2016 à 22:25 :
Nous sommes quelques uns à avoir nos élections générales l'année prochaine, ce qui compte c est qu on nous présente des projets à ce moment là. L Europe du PPE ne fonctionne pas et est entrain de la tuer. Donc que les droites discutent éntre elles, que les sociaux démocrates fassent pareil et qu on est un choix.
a écrit le 23/08/2016 à 19:26 :
En 1989, lors de la chute du mur de berlin, j'avais 20 ans.

Je m'imaginais, que tous ensemble, nous allions creer les Etats-Unis d'Europe.

Mon espoir a depuis bien longtemps disparu.

Nos leaders n'ont aucune vision, ils sont dépassés par les événements et ne sont que réactifs.

L'Europe ne pourra se faire que lorsque que nos hommes politiques nous dirons ceux qu'ils veulent accomplir dans 20, 50 ou 100 ans. Ou est passe notre ambition?

Nous devons pouvoir rever. Malheureusement, entre la chute du mur de Berlin et aujourd'hui, l"Europe s'est élargie et les derniers entrants n'ont pas la vision initiale des ses créateurs.

Ils faut tout simplement repartir sur de nouvelles bases, nous faire rêver, quite a creer une Europe a 2 vitesses. Un cercle rapproché qui accepterais un a certain renoncement de souveraineté pour parler au Monde d'une seule voix et être capable de se défendre avec une armée unique.

Nous en sommes loin.

Par ailleurs, j'ai malheureusement quite l'Europe il y a quelques années pour offrir un futur a mes enfants.
Réponse de le 24/08/2016 à 9:21 :
Il ne s'agit pas de renoncer a la souveraineté mais d'en créer une nouvelle, chose, que le monde en dehors de l'Europe et les US en particulier ne veulent surtout pas, donc gardons les anciennes et ne nous laissons pas manipuler!
Réponse de le 24/08/2016 à 10:30 :
simplement nos dirigeants sont a la botte de la finance
et non des peuples
a part vendre les bijoux du pays
ou est l'industrie meme qu'ils sont en train de casser l'agriculture
c'est dire le peux de consideration qu'ils ont pour leur electeurs
seule leur fonction les interesses
le pire est que seule une revolte sauvera l'europe
a écrit le 23/08/2016 à 18:01 :
La base de l'UE c'est "moins de 3% de déficit" et ensuite tout ira bien.
Dans les projets, quand on voit le tunnel Suisse terminé après 14 ans de travaux mais ceux qui doivent permettre d'aller du port d'Anvers à Gène par le train ne sont pas près d'être prêts. Un en Allemagne n'est pas encore fini (2021 ?), celui en Italie ne le sera qu'en 2035, voire après. Ah l'Europe du ferroutage ! Cher à creuser, un tunnel.... (y a un article sur bilan point ch du 31 mai 2016)
Maintenant que la GB va arrêter de faire le grain de sable qui grippait tout et empêchait les Etats-Unis d'Europe, on va se trouver en panne ? Le temps de digérer le choc et reprendre ses esprits ? Ou aucune idée de l'UE n'existe ?
a écrit le 23/08/2016 à 16:36 :
L'UE a toujours était un doute et non un espoir! Elle restera un doute générateur de conflit alors qu'elle promettait la paix! L'espoir, maintenant, pour les populations, c'est d'en sortir!
a écrit le 23/08/2016 à 15:33 :
L'avenir européen n'est pas dans l'impasse car au contraire les britanniques ont par exemple bloqué une défense européenne qui désormais a une autoroute devant elle et notamment dans une coopération industrielle renforcée (voir nombre de projets antérieurement bloqués par les britanniques). Hollande a entièrement raison de voir la défense comme un élément de renforcement de l'unité européenne. Les russes et chinois entre autres font pareil. Dommage que dans cette image il n'y ait pas non plus l'Espagne et d'autres. Plusieurs éléments clés sont à reprendre en main, la fiscalité, les budgets etc. Hollande, Merkel et Renzi ne sont pas du tout dépassés sur ce plan car ont une bonne culture de l'Europe et démontrent qu'ils en ont une bonne vision mais avaient d'autres sujets à traiter. Ce sont les partis populistes et séparatistes qui posent de graves problèmes et fleurtent souvent avec les dictatures invasives comme celles de Poutine qui les finance selon ses propres intérêts et non les nôtres et risquent s'ils étaient élus de nous faire reculer avec les élections dans plusieurs pays européens. On ne voit pas par exemple ce qu'apporte le Brexit aux britanniques et en particulier à ceux qui ont voté pour et qui commencent à être déçus car ils pensaient que l'Angleterre toute seule allait s'en sortir. Ce n'est pas non plus d'euros sénateurs dont on a besoin ni de dérives de budgets qui vont avec mais de vrais parlementaires européens impliqués et d'émissions qui permettent de suivre leurs activités. On se souvient de Rachida Dati envoyée par Sarkozy au Parlement européen en remerciement de services rendus et qui s'y "ennuyait" à nos frais. On ne veut plus de çà.
Réponse de le 23/08/2016 à 17:00 :
Je ne crois pas que la défense européenne puisse avancer. L'Allemagne n'a que des projets mineurs avec nous dans ce domaine. Nos élites n'ont pas confiance en l'Allemagne et l'inverse est vrai. Les Allemands prennent nos dirigeants pour ce qu'ils sont: de braves irresponsables. Les français ont confiance dans les britanniques pour la défense et les américains en partie. Les Allemands n'ont aucune envie d'aller en Afrique, les Espagnoles guère plus, les Italiens un peu. Les Français et les Britanniques n'y rechignent pas. Le projet Européen est mort en 2000, 2002, lorsque la France a fait les 35 heures et que les Allemands ont fait Hartz 4. Depuis, l'Allemagne est très compétitive et la France est moribonde économiquement. Les divergences sont telles que les Allemands n'ont plus vraiment intérêt à partager la même monnaie que nous. Les Britanniques ne semblent pas regretter le Brexit. Leur tourisme et leur industrie se portent nettement mieux que les nôtres. Le seul projet concret en Europe aujourd'hui, c'est les accords de Lancaster House et de Saint Malo entre la France et la Grande-Bretagne. Bruxelles ne sert à rien, à part à entretenir une utopie américaine. Il n'y a aucune volonté politique la-bas et il n'y a plus d'adhésion. La dissolution effective de l'UE ne serait pas forcément une mauvaise nouvelle. Elle permettrait de repartir sur une base réellement politique. Nous ne voulons plus cette dictature douce de l'Europe, car nous ne percevons pas ses bienfaits et nous voyons ses erreurs politiques (économiques, migratoires, religieuses et sociales).
Réponse de le 27/08/2016 à 18:34 :
Défense européenne ! Mais contre qui ? Ah oui les Russes ! Mais cela va faire 25 ans que la guerre froide est finie ! Mettez les compteurs à jour !
Maintenant beaucoup parlent de l'immigration provoquée par la politique aventuriste des deux derniers gouvernements .Cela demande une réponse civile, pas militaire .
a écrit le 23/08/2016 à 14:45 :
Question : qu'est-ce que Hollande foutait là ? Du vent, comme d'habitude. Une habitude qu'il a prise du précédent locataire de l'Elysée. De toute manière, qu'il soit là ou non, cela ne change rien : comme Sarko avant lui, Hollande fera ce que Merkel ordonne; la france étant le docile toutou de l'allemagne et des usa. Beaucoup de bruit et d'argent dépensé pour rien. Mais bon : ce sont toujours les tonneaux vides qui font le plus de bruit. Et question bruit, sarko et hollande, les deux mini-présidents à talonnettes et teinture, tentent toujours d'en faire pas mal... CQFD
a écrit le 23/08/2016 à 14:43 :
Bref, le long terme pour tout homme et femme politique etant la prochaine election, il faudra attendre 2017 pour esperer un quelconque changement.
Soyons patients, et allons voter!
a écrit le 23/08/2016 à 14:03 :
L'Europe ne pourra plus rester longtemps au milieu du gué. Ou elle a le courage de passer sur la rive fédérale ou elle implose et revient aux nations d'il y a 50 ans. Mais qui a du courage ?
Réponse de le 23/08/2016 à 20:46 :
Il y a aussi une troisième solution. Que chacun des pays membres devienne un Lander de la Nouvelle Europe Allemande (avec des droits diminués -évidemment- et des obligations alourdies). Voilà une solution pour l'avenir de l'Europe qui plairait bien à Merkel!
a écrit le 23/08/2016 à 13:36 :
Le véritable frein à toute avancée et Mme Merkel....rien de concret avant son départ et celui de Hollande en 2017.
Ce qu'il faut à notre EU, c'est un vrai saut qualitatif car l’intendance suit toujours.
Transformer la zone euro en vraie Union politique avec des euro sénateurs représentant les Etats, un vrai gouvernement fait de femmes et d'hommes politiques issus des divers états, une vraie police des frontières sur le mode des USA ou de l'Australie, un vrai contrôle des va et vient des étrangers mais aussi des européens, une fusion de nos armées, bref, un vrai plan de sortie et non des paroles creuses car sinon, la GB aura eu raison de partir en disant depuis toujours que l'EU cela ne marche pas. ne donnons pas raison aux nationalistes qui offrent comme seule perspective un retour en arrière de quelque 50 ans.
Réponse de le 23/08/2016 à 17:03 :
Qui est prêt à risquer sa peau pour une politique décidée à Berlin? Qui veut laisser sa vie pour les pays baltes? Le principe de réalité prévaut.
a écrit le 23/08/2016 à 13:36 :
Avant que les renseignements des Pays de l'U.E fonctionnent, qu'il y ait des gardes frontières, il faut parer aux dangers actuels, et suspendre la passoire Schengen, pour une durée indéterminée : rétablir les frontières. Il exagère dans les excessifs dépenses Fr faute d'AUCUNE réforme, de demander un molissement pour l'excessif 3% de déficit maximal. Il faut le durcir à 2% maxi.
Réponse de le 23/08/2016 à 15:48 :
... Bref, le modèle nord coréen : un idéal d'ignorance où ne compte que notre nombril.
Réponse de le 23/08/2016 à 20:55 :
Faut pas oublier que la grande majorité des terroristes qui ont organisé des attentats en France étaient nés en France et ,donc, n'avaient nullement besoin des trous de la passoire Sengen. Faut commencer à se poser des questions sur leur "radicalisation" (quel jol;i mot! Il n'y pas si lontemps,on se serait contentés des termes comme "désespoir", "horizons bouchés", "no future" pour les amateurs du punk). Et si l'ascenseur social n'était pas sabordé dans les années 90? Si on n'avait pas laissé la mondialisation et les délocalisations se développer autant? Si on ne se prosternait pas autant devant ces riches fanatiques obscurantistes qui sont pourtant nos bons clients qui achètent nos armes?

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