Non, la Grèce n'a pas reçu l'aide à la Grèce...

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La Grèce n'a reçu réellement que 5 % de l'aide versée depuis 2010.
La Grèce n'a reçu réellement que 5 % de l'aide versée depuis 2010. (Crédits : Reuters)
Le quotidien allemand Handelsblatt publie une étude montrant que 95 % de l'aide à la Grèce sont allés à ses créanciers. Un fait connu dont il faut à présent tirer les conséquences ...

Le Handelsblatt est le journal de référence du milieu des affaires outre-Rhin. A ce titre, et comme l'essentiel de la presse conservatrice allemande, il a régulièrement eu la dent dure contre la Grèce, accusée de refuser les « réformes nécessaires » et de réclamer sans cesse de nouveaux fonds à l'honnête et travailleur contribuable allemand. Mais en une, ce mercredi 4 mai, le journal a affiché une « exclusivité ». Une étude inédite nous dit-on de l'ESMT, une école de gestion de Berlin, qui parvient à cette conclusion : 95 % de la supposée « aide » à la Grèce est retournée aux banques et aux créanciers du pays méditerranéen.

Pas nouveau

Le « budget grec » qui a été accusé de ruiner tous les Européens n'en a récupéré que 5 %. On connaît le prix de ces 5 %... Une réduction d'un quart du PIB, une administration réduite d'un tiers, un Etat encore plus défaillant qu'auparavant et aucune perspective de reprise véritable. Cette « exclusivité » du Handelsblatt n'en est évidemment pas une. Ces chiffres étaient connus et avaient été publiés dès décembre 2014 par l'excellent site grec Macropolis, qui en avait donné le détail. L'argument avait été avancé régulièrement par les responsables du premier gouvernement Tsipras durant les négociations avec les créanciers au premier semestre 2015 : il justifiait une remise à plat totale de la politique européenne en Grèce. Mais, alors, on riait de ces chiffres avancés par le « gouvernement d'extrême-gauche » grec qui n'avait d'autre ambition, disait-on, que de ruiner le contribuable européen pour continuer les habituelles turpitudes helléniques...

Retournement des « experts »

Étrangement, voici donc que, un an après, les arguments alors inaudibles des autorités grecques deviennent « respectables ». Certes, la Handelsblatt a besoin pour s'en convaincre d'une étude allemande, ce qui prouve une nouvelle fois l'autarcie intellectuelle du monde économique outre-Rhin, mais voilà que, ces derniers jours, on entend de plus en plus des appels à la restructuration de la dette grecque. Rappelons que voici un an, on faisait des divisions simplistes de l'engagement de la France vis-à-vis de la Grèce par le nombre de Français pour annoncer le « chèque » qu'il nous faudrait rédiger en cas de défaut hellénique... Autre temps, autre mœurs. Mais ce contraste prouve une nouvelle fois que l'acharnement médiatique et l'asphyxie des créanciers qui ont visé l'an dernier le gouvernement Tsipras I n'était rien d'autre que politique. Il fallait faire taire une force politique qui mettait à jour l'ineptie de la politique européenne envers la Grèce. Ce fut fait le 13 juillet 2015. Dès lors, les « experts » peuvent changer de camp comme à leur habitude et la « raison » devient la folie d'antan...

Tirer les conséquences

Mais il ne faut pas se contenter du chiffre mis en avant par le Handelsblatt. Il faut en comprendre les conséquences. Ce chiffre signifie que les prêts accordés à la Grèce en 2010 ne visaient qu'à sauver les banques françaises et allemandes. Le coût de cette aide bancaire cachée à été transmise aux contribuables européens et au peuple grec. Ce fait n'est pas un jugement du ciel ou un coup du sort, c'est le fruit d'un choix politique. Voici un an, on a appris que le FMI avait travaillé sur un défaut grec en 2010. Ce défaut n'aurait pas évité l'austérité en Grèce, mais il aurait évité la construction d'un schéma de Ponzi immense qui a fait plonger le pays dans un cercle diabolique. Le responsable du FMI d'alors, Dominique Strauss-Kahn aurait alors refusé d'évoquer ce plan, devant l'ampleur du coût pour les banques. Le choix politique fait alors consistait à donner du temps aux banques et à reporter à plus tard le coût pour les contribuables européens. Le tout avec l'aide de la BCE qui, par le programme SMP de 2010 et 2011 a racheté à bon prix cette date grecque aux banques... Les seuls qui ont payé, ce sont les Grecs. Et là encore, il s'est agi d'un choix politique.

Le mythe du Grec responsable

Dès lors, pour dissimuler l'absurdité du système mis en place, les dirigeants européens ont trouvé la parade : ce schéma de Ponzi qui ajoutait de la dette pour rembourser la dette était viable si les Grecs « faisaient des réformes ». Un mythe s'est alors construit : l'échec du système était dû à la mauvaise volonté grecque. En réalité, il était fondé sur l'absurdité d'un système qui faisait porter tout le poids du sauvetage des banques européennes aux Grecs eux-mêmes en leur fixant des objectifs absurdes, comme ce fameux excédent primaire de 3 % du PIB auquel est encore attaché l'Eurogroupe. Les dirigeants européens ont donc pu transmettre aux Grecs la responsabilité de leur crime. La victime est devenue coupable.

Pourquoi il fallait faire taire Alexis Tsipras

Après l'arrivée d'Alexis Tsipras au pouvoir en janvier 2015, cette logique s'est déchaînée. On a refusé de discuter du fond pour réclamer des garanties toujours plus lourdes aux Grecs pour les obliger à devoir choisir entre le maintien dans la zone euro ou une nouvelle cure d'austérité. On en est toujours à ce point et l'on demande maintenant aux Grecs des « réformes automatiques » pour s'assurer des respects des engagements. On comprend pourquoi il fallait faire taire alors le gouvernement grec en le cachant derrière des monceaux de calomnies et de délits d'intention. Si l'on reconnaissait la justesse du vote du peuple grec et des arguments de Syriza, on reconnaissait l'erreur originelle des Européens et principalement d'Angela Merkel, Wolfgang Schäuble et Jean-Claude Trichet, les principaux architectes du « plan d'aide. »

Assumer ses responsabilités

Or, cette responsabilité n'est pas que morale. La stratégie de sauvetage des banques au détriment des Grecs a des conséquences bien concrètes. Elle met les pays européens qui ont fait ce choix, autrement dit, tous ceux de la zone euro, face à la nécessité d'assumer leurs erreurs et donc de faire participer leurs contribuables à ce schéma de Ponzi créé pour sauver leurs banques. Assumer sa responsabilité, c'est logiquement accepter une réduction du stock de dette envers la Grèce. C'est le prix des erreurs des dirigeants élus par les peuples de la zone euro. C'est aussi, enfin, chercher à mettre en place une politique de reconstruction réelle de l'économie grecque, en collaboration et non en conflit, avec les autorités grecques. On est loin de tout cela.

Populisme ?

Le réveil du Handelsblatt est bienvenu. Mais la réalité reste sombre : l'Eurogroupe tente encore de mettre à genoux l'économie grecque. L'Allemagne et la France refusent d'assumer leurs responsabilités et de réduire la dette grecque. Les dirigeants de ces pays qui, longtemps, ont accusé les Grecs de populisme et de manque de sérieux révèlent alors leurs vrais visages : celui du refus d'accepter leurs fautes devant leurs peuples. C'est sans doute cela le populisme le plus préoccupant, celui qui consiste à faire croire que les trois plans de sauvetage seront soutenables et indolores pour les populations, celui de faire d'un peuple européen un bouc émissaire, celui enfin de jouer l'avenir de l'Europe pour leur propre popularité. La direction de la zone euro sur ce dossier grec demeure la plus absurde. Et les chiffres du Handelsblatt risquent de n'y rien changer lorsque l'on songe que, l'an dernier, la presse allemande conservatrice s'est complu dans les clichés les plus désolants sur les Grecs. Décidément, la question grecque est loin d'être résolue.

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Commentaires
a écrit le 24/12/2016 à 15:50 :
Mmmh… L'auteur me semble faire un sacré raccourci…
Si la Grèce fait 100 brouzoufs de dépenses publiques, dont 10 pour rembourser ses créanciers (qui ne prêteront plus à la Grèce les 11 que l'État grec demande si elle ne rembourse pas) et que la Grèce reçoit une aide de 11 brouzoufs de la part d'institutions, l'auteur conclue que 10/11 de l'aide ont été aux créanciers ?
a écrit le 23/05/2016 à 22:24 :
Merci Monsieur Godin, puisse vos analyses faire le tour de toute la France, j'ai lu tant de commentaires haineux à l'encontre de ce peuple. Vous êtes le seul, je dis bien le seul, dans tous les médias français à dénoncer. Même les journaux de "gauche" ne l'ont pas fait.
Je ne lisais pas La Tribune avant, maintenant j'en cherche vos analyses. Je ne peux donc que féliciter ce journal de vous avoir accueilli.
Et la liste Lagarde, plus personne n'en parle ?
a écrit le 10/05/2016 à 19:28 :
Merci pour votre honnêteté. Vertu de loin non partagée par les gouvernants du Nord qui ont décidé de détruire la société grecque plutôt que d'appliquer des mesures de bon sens économique. Une absurdité à ajouter au panier des cyniques qui nous gouvernent : pour rentrer dans les clous, il a fallu écraser toute la population d'impôts alors que les revenus se contractaient par la baisse des pensions, des salaires et la chute de la consommation. Résultat ? La fraude fiscale a augmenté ! C'est une question de survie.
a écrit le 09/05/2016 à 21:35 :
Je me souviens encore de l'été dernier où tout l'establishment médiatique français participait à une campagne de désinformation honteuse sur ce qui se passait en Grèce... Le paroxysme a été atteint je crois quand l'on accusait les grecs de ne pas payer leurs impôts. Personne ne semblait se soucier alors des paradis fiscaux qui prolifèrent en Europe (Belgique, Irlande, Luxembourg), des grosses entreprises comme Mcdo, Google, Auchan qui profitent des infrastructures françaises mais ne payent pas d'impôts en France...Bref, entièrement d'accord avec cet article et depuis le début.
a écrit le 09/05/2016 à 17:54 :
Parce que vous vouliez qu'on donne de l'argent à la Grèce pour qu'elle dépense encore davantage. !!
Soyons sérieux.
Aider la Grèce à rembourser ses créanciers, c'est aider la Grèce; sinon, le remboursement des créanciers aurait été ponctionné sur les revenus des Grecs eux-mêmes !
Il faudrait qu'un jour on fasse de la vraie information et de la vraie for-ma-tion économique, plutôt que de manier des slogans.
Parce que le pire c'est que les gens non-avertis colportent ensuite ces slogans, vont dans la rue, font des Nuits Debout en prétendant détenir des solutions économiques !
Puis s'en vont élire un populiste, de gauche façon Mélenchon, de droite façon Sarko ou d'extrême droite façon Marine.
Et pendant ce temps-là, notre pays s'enfoncera un peu plus dans le conservatisme "soit-disant social", qui plombe notre pays.
Réponse de le 17/05/2016 à 18:09 :
Personne n'a dit qu'il fallait leur donner d'avantage... On peux néanmoins se demander s'il est logique ou juste... Que des créanciers privé soit remboursé par de l'argent public.

Ces gens sont censé être rémunéré pour éviter les placements à risque... Les banques françaises et allemandes connaissaient parfaitement la situation de la Grèce à ce moment la. Elles ont engrangé un maximum de bénéfice tant que cela était possible avec la complaisance du gouvernement grec, des européens et de la BCE.

Puis quand on a un peu trop tiré sur la corde... On rembourse ces créanciers malhonnête grâce à l'argent et au sang des peuples grec et européens. Quel risques prennent ces banques privées ?
a écrit le 07/05/2016 à 19:25 :
Titre fallacieux: il est évident qu'en déchargeant la Grèce de payer une partie de ses dettes, l'aide profite bien à la Grèce. Sauf à dire que ces dettes n'auraient jamais été remboursées.
a écrit le 07/05/2016 à 16:12 :
Les créanciers de la Grèce n'avaient donc pas le droit de réclamer d'être payés de ce que la Grèce leur avait acheté ou emprunté alors qu'elle savait ne pas en avoir les moyens ?
Si j'achète un équipement avec l'aide d'un prêt à la consommation en sachant par avance que je n'aurai pas les moyens de le rembourser, que d'autres personnes paient la note au magasin est normal ?
Romaric GODIN a pris sa carte au Front de Gauche ?
Réponse de le 09/05/2016 à 19:10 :
Il y a 3 choses :
1°) quand une société fait faillite, les créanciers n'ont que leurs yeux pour pleurer.
C'est ce qui s'est passé avec la crise internet (ENRON ;WORLCOMM etc..) et celle des subprimes.
2°) Les banques savaient que la GRECE maquillait ses comptes, en plus avec l'aide de banques. Elles ont quant mêmE prêté.

3°) Le plan imposé à la GRECE n'a pas marché. Il faut le reconnaître.
Pour pouvoir rembourser des dettes, il faut un plan qui marche, et cesser d'accuser la GRECE que l'échec de ce qui lui a été imposé est de sa faute..
Il faut que l'irresponsabilité cesse, et que ceux qui imposent des plans rendent des comptes lorsque celui-ci ne marche pas.
a écrit le 07/05/2016 à 7:57 :
N'y a-t-il pas une pétition de soutien pour les Grecs ?
Réponse de le 08/05/2016 à 10:26 :
@rara: vend ta maison et demande le virement de ton salaire et de ton compte bancaire à Athènes :-)
a écrit le 06/05/2016 à 19:42 :
C'est minable et on se sent bien impuissant face à cette machine de technocrates sans aucun lien avec la vraie vie et pas vraiment démocratique. Après, on fait mise de s'étonner deu taux d'abstention, du vote FN, du Brexit, ...
a écrit le 06/05/2016 à 17:04 :
Le Handelsblatt découvre ce que l'on sait depuis le début ! Et les accusateurs de la Grèce ont bonne mine ! Il faudra traduire tous les dirigeants européens, la commission et les technocrates de la BCE, de l'eurogroupe et autres bandes de gangsters banquiers devant le TPI pour crimes contre l'humanité pour avoir fait subir au peuple grec des souffrances intolérables. Vivement la fin de l'UE et de l'euro, avec, en prime, la ruine des retraités allemands !
a écrit le 06/05/2016 à 11:26 :
L'Europe marche sur la tête,on à DONNÉ,( donc jamais remboursé!!!!)6 milliards à la Turquie,et on on assassine le peuple Grec!!!,au profit des banquiers. VIVE LE BREXIT!!!.
a écrit le 06/05/2016 à 10:39 :
faut pas s étonner ! ne peut que conforter le BREXIT §
a écrit le 06/05/2016 à 9:52 :
La Grèce n'a aucun tissus industriel performant pour faire des excédents et rembourser ses dettes et pire l'entrée dans l'Europe avec les sommes d'argents déversés soit par les emprunts soit par les subventions à donné le résultat contraire en explosant par les importations la consommation des ménages sans investir dans l'économie de ce pays.
Réponse de le 06/05/2016 à 17:07 :
Le tissu industriel de la Grèce a été détruit par une concurrence européenne déloyale que n'ont pas compensée les subventions après son adhésion à la CEE. Il a été achevé par le sinistre euro formaté pour remplacer le deutsche mark. Voilà la vérité, Monsieur Je sais tout !
a écrit le 06/05/2016 à 7:16 :
Si vous êtes en surendettement et que vous allez voir votre banquier pour faire une reprise de Credit vous N allez pas recevoir d'argent pour continuer à dépenser plus que vos revenus !!?!!!

La coupe des dépenses publics entraînent la baisse de l économie et donc pour revenir à 000 deficits ils fait faire d énorme d efforts et pendant ce temps là d'être explose
Mais c'est à peut près la seule solution

Les grecs ont dépensés sans compter pendant 40 ans un peu comme nous et un jour la facture arrive
Réponse de le 09/05/2016 à 6:34 :
la grèce paie aujourd'hui pour que les autres pays européens et institutions internationales ou européens puisse s'enrichir davantage à travers les intérêts et la dette, vos propos, qui se basent sur une reflection d'agent privé dans l'économie ne peuvent pas être acceptés, un état ne peut pas être consideré et traité comme une personne privée, ça c'est plutôt approche TTIP
a écrit le 05/05/2016 à 23:45 :
À se tordre de rire
Dommage que cela ne passe pas au 20h et dans la presse écrite .
Comment veut on ensuite que les francais aient confiance dans les hommes politiques et en l'Europe vendues aux banques, aux lobbies de toutes sortes.
Francais réveillez vous!
Il est temps que les peuples reprennent les commandes de leur destin .
Arrêtez de payer vos impôts et allez voter!

Merci pour cet article
Réponse de le 06/05/2016 à 8:37 :
Entre "Francais réveillez vous!" et "allez voter!" il y a une belle contradiction :)
Vous croyez sincèrement que nos politiques peuvent nous aider?
Réponse de le 07/05/2016 à 15:27 :
Vous avez raison. Il faut que de nouveaux hommes et femmes politiques viennent sur le devant de la scène et que les jeunes viennent voter en masse. Ce sont quand même eux les plus concernés par les mesures qui sont prises actuellement par notre gérontocratie qui à de rares exceptions près ne comprend plus le monde actuel. Nos logiciels sont périmés et c'est pas avec 2 heures de codage au sénat que ça va s'arranger.
Réponse de le 08/05/2016 à 11:38 :
eric :
Il ne suffit pas de mettre "nouveaux" devant politiciens pour qu'ils soient différents. Notre système actuel de classe politique est complètement inadapté pour que de nouvelles figures crédibles puissent apparaître. Donc avant de pouvoir faire son choix et aller voter, il va falloir modifier quelques règles du jeu.
a écrit le 05/05/2016 à 23:32 :
Curieux que l'on ne parle jamais de la responsabilité initiale de VGE, l'ex-président accordéoniste de la France dans les années 70, qui aurait, paraît-il, forcé la décision de l'Europe d'admettre la Grèce, qui pourtant ne répondait en rien à l'époque aux critères d'admission, dans ses rangs, en se basant sur l'argument qu'on ne pouvait laisser Platon hors de l'Europe, avec les conséquences que l'on sait!!! (Vrai ou faux?).
Réponse de le 06/05/2016 à 9:40 :
Il n'y avait pas à l'époque de critères économiques contraignants type Maastricht puisqu'il n'était pas question à l'époque de monnaie unique. Les critères étaient alors de nature démocratique (le pays respecte-t-il certains standards démocratiques ?).
a écrit le 05/05/2016 à 18:17 :
mais alors , mr Godin , si l'on vous suis bien , on ne peut qu'en deduire que la Grece s'est desendettée ...en remboursant des créanciers ! ce qui est quand meme une bonne nouvelle pour l'avenir des enfants grecs ? non ? / quant à la " justesse du vote du peuple grec " , elle n'a rien ; absoluement rien à voir avec c'a : le vote du peuple grec n's pas été respecté par Tsiprsas et Syriza ( essayez d'avoir une memoire un peu moins selective ) .
Réponse de le 08/05/2016 à 12:29 :
Vous aurait il échappé que les grecs empruntent de nouveau pour rembourser leurs créanciers?En quoi se seraient ils désendettés?
Réponse de le 17/05/2016 à 22:15 :
Peut être qu'une année c'est trop long pour vous en souvenir, mais je vous rappelle que Yánis Varoufákis Ministre des Finances Grec à l'époque a immédiatement démissionné dès qu'il a vu que Tsiprsas allait accepter l'aide grec contre son avis d'économiste. Et comment lui en vouloir, c'était soit ça soit la Grèce dégageait de la zone euro, voir de l'UE. Cette dernière solution étant impossible vu son orientation politique et son engagement envers le peuple grec. (et ça parle de mémoire sélective....)
a écrit le 05/05/2016 à 17:31 :
Est-ce une nouveauté ?
Tout le monde sait qu'on prête de l'argent à la Grèce pour que ce pays puisse rembourser ses dettes: c'est du crédit "revolving".
Les seules issues tangibles sont les baisses des sommes payées par l'état Grec (retraites, salaires, etc..) L'augmentation des taxes, et en particulier de la TVA, est un leurre.
La France, qui vit au dessus de ses moyens depuis une quarantaine d'années, sera dans le même bain d'ici quelques années.
Cordialement
a écrit le 05/05/2016 à 16:34 :
La zone Europe qui aurait dû donner le pouvoir aux peuples a lamentablement échoué. Se sont les banques et les groupes internationaux qui tirent les marrons du feu. Car il y a le feu mais la solution va venir d'ici une petite décade des USA. Curieux non ? Je m'explique. Bernie Sanders, le socialiste des démocrates a fait une campagne qui va faire basculer les USA vers le socialisme. En effet, dans les votes de sélection Sanders a obtenu dans la tranche d'âge 19 à 25 ans jusqu'à 70 % des votres contre 30 % à Clinton. Et la tendence se confirme, car dans la tranche des 30 50 ans, Sanders obtient 53 %.. Il s'agit donc d'un mouvement de fond, qui va boulverser le monde, c'est certain.
Réponse de le 05/05/2016 à 18:21 :
et ? le faire élire (Sanders ) ? les soixantes huitards en France , ils etaient dans cette tranche d'age ...et Tonton n'a été elu qu'en 1981 ...
a écrit le 05/05/2016 à 14:22 :
Diable, Romaric va nous convaincre que les Grecs sont des victimes de la méchante cupidité allemande. (Il apprécie vraiment ce peuple).
Les Grecs sont donc d'excellnt gestionnaires très travailleurs et seule l'injustice de la CE (pilotée par la méchante allemagne) l'empêche de réussir
Réponse de le 05/05/2016 à 16:32 :
Ce n'est pas ce que Romaric a écrit. A ce degré de mauvaise foi, on n'est pas loin du crét..........
Réponse de le 05/05/2016 à 18:24 :
pour saxy : ah oui ? et quand vous parlez de mauvaise foi , vous parlez de qui ?
Réponse de le 06/05/2016 à 17:10 :
Les Grecs travaillent plus que les Allemands ! Mais la notion de productivité est-elle trop compliquée à comprendre ? Quand à la gestion grecque : je préfère celle des armateurs à celle de Volkswagen ou de Siemens ! Eux, ils sont honnêtes, au moins !
Réponse de le 06/05/2016 à 19:37 :
@bapak: en général, ceux qui prennent de telles positions aveugles sont mariés à des Grecques :-)
Réponse de le 17/05/2016 à 22:02 :
Cette histoire pourrait très bien arriver à la France ou à l'Allemagne. Relis l'article je pense que tu ne l'as pas vraiment compris.
a écrit le 05/05/2016 à 14:00 :
Ceci n'est pas une nouveauté, et avec cet exemple d'autres pays en subissent les effets, la Grèce n'a servi que d'exemple pour ceux qui auraient été tenté de faire défaut.

Le problème c'est que tous les pays sont dans la même situation ou presque (l'Allemagne si économique est à peu près valable, a une banque qui en s'effondrant l'entraînera dans une dette abyssale), donc le système tiendra jusqu'à la prochaine crise et la les domino mettront à genou un système vicié depuis le début.
a écrit le 05/05/2016 à 10:52 :
En 2012 il y a eu une restructuration de la dette privée de la Grèce relativement importante. Le problème est que depuis, la dette publique grecque est à nouveau plus importante en pourcentage du PIB qu’avant la restructuration de 2012. Si on restructure à nouveau la dette aujourd’hui, d’ici quelques années ne va-t-elle pas se reconstituer ?

Le cadre institutionnel de la zone euro n’est pas adapté à la résolution des chocs économiques qui se passent à l’intérieur de celle-ci, d’autant que la monnaie unique accentue les divergences entre bons et mauvais élèves rendant le plus fort (c’est-à-dire le plus performant économiquement pour diverses raisons) de plus en plus fort et le faible de plus en plus faible car affaibli par le ou les forts ayant la même monnaie, l’inverse de ce qui était prévu par les promoteurs de l’Euro qui prévoyaient qu’avec cette monnaie tous les pays l’adoptant, sans exception, seraient alignés vers le haut (une énorme stupidité).

Les solutions, pour la zone euro, sont soient des mécanismes de transferts qui font que par exemple, dans un État, une région pauvre est aidée sous formes de subventions et non pas de prêts à rembourser par l’État central, soit en l’absence de tels transferts à un niveau significatif, un État se débrouille ou asseye de se débrouiller avec sa monnaie nationale s’il en a une, en jouant sur le taux de changes, les politiques non conventionnelles, etc. Ce qui n’est pas possible pour la Grèce qui est dans la zone euro. Peut-être que ses dirigeants auraient intérêt à négocier une sortie accompagnée, concertée de la zone euro, car une sortie non concertée poserait d’énormes problèmes pour un pays qui ne peut même plus imprimer son ex monnaie nationale. Mais vraisemblablement la Grèce n’obtiendrait pas une sortie accompagnée de la zone euro, si elle l’a demandait, car elle s’accompagnerait d’un défaut sur la dette.

En gros il n’y a pas de solution pour la Grèce, à part rester dans l’esclavage de la dette, sa situation actuelle ou tenter la sortie non concertée de la zone euro avec défaut sur la dette, ce qui équivaut à essayer de réparer une voiture pendant qu’elle roule sur la route car le système financier et de paiement de ce pays est totalement intégré dans le système de l’euro conçu pour être irréversible.
a écrit le 05/05/2016 à 10:00 :
on est censé être étonné (ou devoir faire semblant de l'être...) par cette une ?

ce n'est qu'une manifestation de plus du monde merveilleux dans lequel on vit, les profits sont privés, les pertes publiques...
les créanciers on pu prêter à la Grèce, dont tout le monde savait que c'était du grand n'importe quoi, prendre les intérêts, les frais "d'arrangement et de structuration", et quand est arrivé le jour du remboursement du principal... les citoyens européens ont payé l'addition...

soit dit en passant, on est presque étonné qu'il en reste 5 % en Grèce, surement pour corrompre les quelques uns qui aurait pu s'opposer à ce vol à l'étalage !
a écrit le 05/05/2016 à 7:32 :
Les grecs ont utilisaient l argent prête (donné?) par l europe comme ils le voulaient
Évidemment aux vus de leur dette monstrueuse la grande partie à été utilisée pour rembourser les emprunteurs, rien de scandaleux


Le vrai scandale c est que les banques qui ont prêté à la Grèce n est pas subi plus de pertes : quand tout allait bien elles ont touché de gros intérêts (supérieurs à ceux qu elles auraient touché si elles avaient prêter à la France ou à l Allemagne) et quand tout va mal c est l europe qui paie. Quel arnaque !!
Réponse de le 05/05/2016 à 14:11 :
Bien sûr que c'est scandaleux !
Cette "aide", c'est notre argent. Notre argent a servi à rembourser des banques qui ont fait de mauvais placements.
Si vous faite au mauvais placements, votre banque vous remboursera-t-elle ?
Le voilà le vrai casse du siècle !
Réponse de le 17/05/2016 à 21:54 :
Pour résumé, l'Europe a prêté de l'argent (à un taux plus faible) venant des subventions des pays membres de l'UE (nos impôts) pour que la Grèce puisse rembourser les banques privées européennes. Alors que ces dernières savaient pertinemment que la Grèce ne pourrait pas les rembourser au vu ses comptes publics qu'elles savaient truqués
a écrit le 04/05/2016 à 23:48 :
Comme d'hab', je suis banni de toutes publications...merci Romaric

Publication de votre grosse nouvelle 17:49 soit 18:49 heure grecque. Il est 00:43 en Grece, et AUCUN site internet TaNea, Naftemporiki, Tivima, RizoSpatis (tes amsi),ne referent une seule fois a tes nouvelles.
soit (1) ils ne te connaissent pas
(2) ils ne comprennent pas le francais
(3) ils sont tous avec Merckel
ou (4) ils regardaient tous RM-Manchester et on aura le prix Albert Londres pour demain matin

En gros, tout le monde s'en fout en Grece de vos nouvelles, et la grande question est : Pourquoi ?
Réponse de le 05/05/2016 à 8:41 :
Peut être par fatalisme? Nul doute que les grecs, contrairement aux allemands (et toujours pas aux journalistes) ne découvrent pas l'info a l'instant.
Réponse de le 05/05/2016 à 12:02 :
Comme expliaué dans l'article, les grecs le savent depuis très longtemp. Ce n'est pas une info que l'europe se comporte en voyou pour sauver les copains des banques. La seule info est que cela commence à transpirer en Allemagne. Vu ce que les grecs ont subis on comprends que ca ne les interessent plus.
Réponse de le 05/05/2016 à 18:30 :
peut etre tout simplement parce que , les ...envolées lyriques de mr Godin ne les amusent plus ...
a écrit le 04/05/2016 à 22:33 :
Les experts ne changent pas de camp. Ce sont les media en accord implicite avec les gouvernements qui choisissent de donner la paroles à l'un ou l'autre.
a écrit le 04/05/2016 à 22:31 :
on ne comprend pas en quoi les allemands ne prennent pas leurs responsabilites a diminuer la dette des grecs, qui vont faire dans la foulee comme la france, postuler au concours de chef de m'enfoutisme
que chacun paye ses dettes, et ca se passera bien
pourriez vous me preter 10 ou 20 millions que je puisse vous demander par la suite de prendre vos responsabilites? merci d'avance
Réponse de le 05/05/2016 à 9:11 :
Relisez l'article et ça se passera bien....
Réponse de le 05/05/2016 à 9:24 :
l'Allemagne vertueuse est un mythe:a votre avis ,combien la BCE(cad nous tous) paye pour renflouer la Deutsche Bank?
a écrit le 04/05/2016 à 22:28 :
Les banques chypriotes ont aussi prêté à la Grèce et l'Europe les a abandonnées. Ce sont les épargnants russes qui ont payé. Deux poids deux mesures. Les russes se sont ainsi fermés aux importations européennes. L'Allemagne en a été particulièrement touchée et par ricochet la France. Le bon DSK au FMI n'a rien vu venir, pas plus que la crise des subprimes.
Réponse de le 05/05/2016 à 0:54 :
Il est tout a fait normal que les oligarques russes, qui avaient planqués leur roubles dans les banques chypriotes, aient participé aux redressement de ces banques. D'ailleurs, c'était cela ou ils perdaient tout.
En plus, c'est pas eux qui iraient se plaindre au fisc russe.
Quand a la situation russe, elles est désastreuse. Grace a poutine, les salaires et les retraites ont baissé de 10% pendant que l'inflation augmentait de 12%.
a écrit le 04/05/2016 à 22:27 :
et après ? L'aide à la Grèce vient la soulager de ses dettes, c'est déjà énorme, et il est même considérable que 5% de l'aide ait quand même alimenté le budget grec.
Réponse de le 05/05/2016 à 8:40 :
Manifestement vous n'êtes pas troublé d'apprendre que ce n'est pas 200, mais 10 milliards versés aux grecs, contre 190 pour les banques allemandes et françaises?
Vous êtes banquier ?
Réponse de le 05/05/2016 à 14:13 :
Bruno, c'est votre argent qui a payé les banques !
Croyez vous que la banque vous remboursera si vous vous plantez sur vos placements ?
Réponse de le 07/05/2016 à 11:38 :
Le problème c'est qu'en général quand on rembourse sa dette, elle est censée diminuer, et on ne s'attend pas à se retrouver non seulement avec une dette encore plus importante, mais en plus une situation économique encore pire et qui nous permettra encore moins de produire des richesses futures pour se sortir du cercle vicieux, vous trouvez encore ça normal?
a écrit le 04/05/2016 à 21:14 :
Vivement Trump...
Réponse de le 05/05/2016 à 21:56 :
patriot ? encore un qui se sent plus américain que français . Ça fait penser à juin 1940 : 90% des français étaient pour les allemands parce qu'ils étaient les plus forts. Heureusement en juin 1944 ils n étaient plus que 10 %.
Réponse de le 17/05/2016 à 21:58 :
Avec Trump, tous les pays qui auront des politcars corrompus (donc tous les pays) emprunteront aux banques privées jusqu'à plus soif au point que ça sera directement aux citoyens de rembourser les banques rien que pour vivre dans ton pays.

Bon courage alors :)
a écrit le 04/05/2016 à 20:26 :
Toujours à charge de l'Allemagne et à décharge de la Grèce, en oubliant qu'elle a maquillé ses comptes, recouru aux artifices financiers de G. Sachs, différé depuis presque 10 ans les mesures d'économie, promis par M. Papandreou sans tenir, permis de nombreux enrichissements personnels.
Pas inutile de rappeler que les banques n'ont été remboursées que de 50% de leurs créances, elles en ont perdu 50%, et préciser que les banques prêtent l'argent des épargnants.
Certes il y a des flux financiers considérables vers (nouveaux prêts 100) et depuis la Grèce (remboursements 95), en sorte qu'elle n'obtient pratiquement pas de nouvelles ressources (5%), mais continue ainsi à accroître sa dette.
Il est des pays européens dont les habitants ont un niveau de vie bien inférieur à celui des grecs ; c'est vers ce modèle que la Grèce devrait tendre par baisse, si nécessaire autoritaire, des revenus, des rentes et des prix.
Réponse de le 05/05/2016 à 11:26 :
"qu'elle a maquillé ses comptes, recouru aux artifices financiers de G. Sachs, différé depuis presque 10 ans les mesures d'économie, promis par M. Papandreou sans tenir, permis de nombreux enrichissements personnels"
Et tout ça avec le soutien explicite des institutions qui l'ont rentrée dans la zone euro! Tous complices. Ce n'est pas parce que les allemands et les français se cachent derrière leur statut de pays "développés" qu'ils sont plus honnêtes que les autres. Loin de là.
Réponse de le 05/05/2016 à 16:50 :
en Grèce les revenus et les rentes baissent mains les prix augmentent avec une TVA qui vient de passer à 24%.
Coût de la vie en gros la même chose qu'en France. pour des revenus et des retraites nettement inférieurs.
a écrit le 04/05/2016 à 19:22 :
Quand on est endette, et que l'on recoit une aide supplementaire, il semble assez normal de rembourser d'abord ses creanciers, avant de recommencer a s'empiffrer?

Romaric, votre avis?
Réponse de le 04/05/2016 à 21:23 :
On est peut-être pas pret à rèflechir comme ça ici mdr
Réponse de le 04/05/2016 à 22:12 :
Et vous prêteriez de l'argent à qqn qui en doit déjà beaucoup à Paul, juste pour qu'il rembourse à Paul ce qu'il n'est pas capable de lui rembourser aujourd'hui, et qu'il vous devra donc au centuple demain (en étant donc encore moins capable de vous rembourser) ?
Et si en plus vous pensez que Paul va vous remercier pour cet acte de bon samaritain...

Les créanciers ont leur responsabilité, tout autant que le débiteur. On n'oblige jamais à qqn à prêter de l'argent (avec taux d'intérêts) à autrui.

PS: ici Paul = les banques françaises et allemandes
vous = les contribuables
Réponse de le 04/05/2016 à 22:59 :
Sauf que ce n'est pas "on" qui est endetté, c'est un Etat avec ses 11 millions d'habitants à qui l'on veut faire payer toutes les errances économiques de la zone euro.
Si les Grecs se sont "empiffrés", je suis curieux de savoir selon vos critères, ce que font les autres Etats européens actuellement.
Les créanciers ne veulent fondamentalement pas être remboursés. Les forts taux d'intérêts sont bien plus intéressants, et s'essayer à la destruction d'une démocratie au passage, c'est un plus.
Il existe des mécanismes de surendettement pour les particuliers.
Si les créanciers voulaient revoir leur créance, ils n'agiraient pas de façon aussi désinvolte et irréaliste.
Lisez davantage M. Godin, c'est instructif, pour peu que l'on soit prêt à réfléchir autrement que selon les critères des dominants irresponsables.
Réponse de le 05/05/2016 à 16:38 :
les grecs s'empiffrent ? comme c'est curieux, ce n'est pas évident quand on va dans ce pays, ils doivent bien planquer leur fric, car c'est plutôt la misère qui transpire, pas l’opulence .
a écrit le 04/05/2016 à 19:00 :
Shadock
a écrit le 04/05/2016 à 18:39 :
Pas besoin de lire Handelsblatt ou Macropolis pour savoir que les banques ne sont pas de bons samaritains. Qui n'a pas constaté avoir payé sa maison 4 fois son prix en raison des intérêts cumulés ? Cela dit, le système bancaire (mais pas seulement) est corrompu. Certains auront aussi remarqué que lors des malversations, les banques sont condamnées à des amendes colossales, mais aucun dirigeant ne va en prison, ce qui veut dire que ce sont les clients qui s'appuient l'ardoise :-)
a écrit le 04/05/2016 à 18:35 :
Donc monsieur Godin Tsipras inconscient ou compliçe ???? Les créanciers vous ont donner la réponse....
Réponse de le 17/05/2016 à 22:24 :
A ce niveau c'est un bouc émissaire

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