Pourquoi l'utilisation de l'excédent public allemand décidera de l'avenir de la zone euro

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Wolfgang Schäuble défend le maintien d'une politique non coopérative de l'Allemagne au sein de la zone euro.
Wolfgang Schäuble défend le maintien d'une politique non coopérative de l'Allemagne au sein de la zone euro. (Crédits : reuters.com)
Malgré les nombreuses propositions de réformes de la zone euro des candidats à la présidentielle française, la politique future de l'union monétaire sera définie par le futur gouvernement allemand. Et les premiers signes ne sont guère encourageants.

C'est un débat germano-allemand qui, en réalité, a une dimension européenne considérable : que faire des excédents budgétaires accumulés en 2016 ? La « grande coalition » entre la SPD sociale-démocrate et la CDU/CSU conservatrice se déchire en effet sur l'utilisation des quelques 6 milliards d'euros que le budget fédéral (qui ne représente que 62 % de l'ensemble du budget public allemand) a dégagé l'an passé.

Débat politique sur l'utilisation de l'excédent public

La SPD, par la voix de son président, ministre fédéral de l'Economie et vice-chancelier, Sigmar Gabriel, réclame un vaste plan d'investissement dans l'éducation et le numérique, ainsi que des réductions d'impôts sur les petits et moyens revenus. A l'inverse, le ministre fédéral CDU des Finances, Wolfgang Schäuble, a refusé toute baisse d'impôt immédiate : « Il n'est pas sérieux de financer à partir d'excédents dégagés à la fin d'une année des baisses d'impôts durables », a-t-il indiqué dans une interview à la Bild Zeitung ce vendredi 13 janvier. Il a ainsi repoussé à la prochaine législature, après donc les élections de septembre 2017, des baisses d'impôts qui, pourraient, si les plans budgétaires prévus se confirment, s'élever à 15 milliards d'euros par an, a ajouté le ministre dans une autre interview accordée à la Süddeutsche Zeitung.

Ce débat ne peut évidemment se comprendre que dans le cadre d'une campagne électorale qui a déjà commencé outre-Rhin et où la SPD demeure désespérément loin de ses rivaux conservateurs. Les deux derniers sondages, réalisés par les instituts Forsa et FGW, donnent aux Sociaux-démocrates des scores historiquement bas : entre 20 % et 21% des intentions de vote (contre 25% des voix en 2013), soit 15 à 17 points de retard sur les Conservateurs. Pour la SPD, insister sur l'utilisation de l'excédent à trois fonctions : montrer que le parti répond aux demandes du « terrain » en insistant sur les besoins des écoles, par exemple, se distinguer de la CDU/CSU après quatre années de coalition avec elle et, enfin, se donner un profil « de gauche » pour laisser ouverte l'éventualité d'une coalition de gauche avec les Verts et Die Linke.

De son côté, la CDU se doit de se présenter comme « bonne gestionnaire » dans un contexte de très mauvaise humeur de son électorat d'épargnants inquiet de voir l'inflation remonter, mais aussi de contestation de la politique migratoire d'Angela Merkel. Pour le centre-droit allemand, il est essentiel de montrer que le budget est bien tenu et que la dette publique baissera afin d'assurer le financement futur des retraites et de contrebalancer la remontée des prix par une remontée des taux. Pour satisfaire l'électorat libéral et de chef d'entreprise, Wolfgang Schäuble compense cette politique d'amortissement de la dette par une politique assez détaillée de baisse d'impôts sur les entreprises. Enfin, la CDU sait aussi qu'elle doit se différencier de la SPD pour agiter la peur d'une alliance « rouge-rouge-verte » qui lui permet d'asseoir sa domination au centre du jeu politique.

L'enjeu européen de l'utilisation des excédents

Ce débat est essentiel au niveau européen. Le bon fonctionnement de la zone euro suppose en effet une politique d'investissement public soutenu en Allemagne afin d'alimenter la demande du reste de la zone euro, mais aussi de répondre aux besoins futurs, notamment en termes d'investissement de l'économie allemande. Globalement, le problème de l'Allemagne est bien son excédent courant démesuré, compris entre 8 et 9 % du PIB, qui, inévitablement, provoque des déséquilibres forts aux seins de la zone euro. Dans l'intérêt général européen, l'Allemagne doit donc cesser de jouer les fourmis et mener une politique inflationniste afin de conserver durablement un écart d'inflation avec les pays les moins compétitifs. Les choix qui seront faits après 2017 décideront donc si la République fédérale s'engage dans cette politique « coopérative » ou si elle s'en tient à la politique restrictive actuelle. Car, malgré sa croissance de 1,9 % en 2016, l'Allemagne vit clairement en dessous de ses moyens...

L'enjeu est considérable, notamment pour les candidats français à la présidence de la République qui ont tous des projets de « réformes de l'Europe ». La position actuelle de l'Allemagne est qu'en agissant de façon vertueuse sur le plan budgétaire, elle fait son « devoir » au niveau européen. Elle attend donc de ses partenaires, et particulièrement de la France, des « efforts » avant de s'engager dans une politique plus coopérative. Toute la question est de savoir, donc, si la SPD ou les Verts, les deux alliés potentiels de la CDU, sont capables d'infléchir lors de la prochain législature la politique de Wolfgang Schäuble.

Pourquoi Wolfgang Schäuble restera en place

C'est, en réalité, peu probable. Depuis 2009, les Finances appartiennent à la CDU et sont confiées à Wolfgang Schäuble qui a annoncé qu'il se représentait en septembre 2017. Cette annonce signifie clairement que, quel que soit le gouvernement dirigé par Angela Merkel, ce dernier restera à la Wilhelmstrasse, le siège du ministère fédéral des Finances. La CDU demeure, on l'a vu, largement en tête des sondages et, comme dans la coalition actuelle, en mesure d'imposer ses priorités.

Du reste, au sein de la SPD comme au sein des Verts, la politique de vertu budgétaire a également des partisans solides, notamment ceux qui souhaitent conserver une alliance avec le centre-droit. Enfin, la seule alternative « keynésienne » à Wolfgang Schäuble, la coalition des partis de gauche est peu probable : elle n'aura sans doute pas de majorité et elle ne fait pas encore l'objet d'une véritable acceptation au sein des trois partis. Tout ceci signifie que le plan présenté par Wolfgang Schäuble a toutes les chances d'être celui du prochain gouvernement, plus ou moins aménagé à la marge. Autrement dit, l'Allemagne restera attachée à une politique budgétaire restrictive centrée sur la baisse de la dette et les baisses d'impôts. L'excédent courant demeurera élevé.

Le danger des baisses d'impôts

Le choix de privilégier les baisses d'impôts sur les investissements publics est, de ce point de vue, particulièrement préoccupant. Les données publiées ce jeudi montrent que les ménages allemands ont augmenté leur taux d'épargne et que les entreprises investissent peu. Donner du pouvoir d'achat par des baisses d'impôts ne conduira donc que très partiellement à la croissance de l'économie réelle. Elles viendront en revanche alimenter l'épargne et donc le système financier allemand qui investit peu en Allemagne et beaucoup sur les marchés financiers internationaux. Ces fonds risquent donc d'être largement perdus pour l'économie réelle et risquent, en revanche, de renforcer les risques à moyen terme sur le système financier. L'investissement public est donc, de ce point de vue, plus efficace parce qu'il permet (s'il est bien fait) des dépenses ciblées sur les besoins réels de l'économie, notamment en termes d'économie numérique et d'infrastructures.

Du reste, baisser les impôts sur les entreprises en Allemagne relancera la compétition au niveau européen, renforcera la compétitivité allemande et exercera une nouvelle pression sur les pays les moins compétitifs, les contraignant à des politiques d'austérité afin de suivre ce rythme. Les baisses d'impôts en Allemagne peuvent avoir les atours d'une politique de relance, elles ont de fortes chances de creuser encore les déséquilibres en zone euro.

La pression de l'opinion allemande pour les baisses d'impôts

Et pourtant, elles semblent inévitables après les élections de 2017 tant la pression de l'opinion est forte de ce point de vue. La presse ne cesse de titrer sur la nécessité de réduire la charge fiscale depuis des mois. Ce 13 janvier, l'éditorial de la Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ) estime que le « temps est venu » pour des baisses d'impôts. La CDU est prise au piège : en 2010, elle avait renoncé à de fortes promesses fiscales au nom de la consolidation budgétaire. Il est difficile d'y renoncer après trois ans d'excédents des comptes publics. Même la SPD se range d'ailleurs à ces promesses. Quelle que soit la coalition future, le plus petit dénominateur commun des alliés politiques sera la réduction des impôts. La priorité sera sur ce point et, s'il le faut, l'investissement public y sera sans doute sacrifié.

Situation difficile de la France

C'est donc avec cette politique allemande que le futur président de la République française devra agir. Dans ce cadre, sa marge de manœuvre pour « négocier » avec Berlin sera très faible. Certes, Angela Merkel s'est dite, jeudi 12 janvier, favorable à un alignement des taux d'impôt sur les sociétés en zone euro. Mais si la république fédérale réduit elle-même son taux, elle placera la France et l'Italie dans l'injonction de fait d'en faire autant. De façon générale, la compétitivité française sera forcément mise à mal par la politique menée outre-Rhin, alors même que Berlin continuera, pour avancer sur toute réforme de la zone euro, à réclamer des « réformes » à la France. Le nouvel exécutif hexagonal n'aura alors qu'une solution : se lancer dans une politique de dévaluation interne rendue encore plus difficile par la politique allemande. Et sans garantie que cette politique soit jugée suffisante par Berlin pour que s'engage une politique de réduction des déséquilibres en zone euro.

Promesses difficiles à tenir en France

La politique intérieure allemande continue donc de dicter l'agenda économique en zone euro. Et d'imposer une gouvernance économique à la zone euro : celle d'une politique visant à réduire les déficits unilatéralement et à placer les Etats membres dans une concurrence fiscale, sociale et budgétaire. Dans ces conditions, les projets présentés par les candidats français à la présidence de réformes de la zone euro en coopération avec l'Allemagne en profitant de l'élection fédérale semblent peu crédibles. C'est oublier que la droite allemande demeure en position de force et qu'elle n'entend pas favoriser de plan de relance au niveau européen, ni de forme de coopération comme des ajustements non unilatéraux. Dès lors, 2017 risque bien de ne pas changer l'essentiel du fonctionnement de la zone euro.  Et de laisser bien des promesses dans les poubelles, déjà bien remplies des campagnes électorales passées.

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a écrit le 18/01/2017 à 17:00 :
En même temps, si l'Allemagne n'investit pas (alors qu'elle a sous-investi ces dernière années), la conséquence la plus directe sera la diminution progressive de ses excédents commerciaux avec certains pays européens de par la plus faible croissance de sa productivité (deja partiellement en cours, l'Espagne et l'Italie ayant de nouveau des excedents commerciaux) Comme quoi, rien n'est jamais tout blanc ou tout noir. ;)
a écrit le 16/01/2017 à 15:16 :
Il semble donc que, pour conquérir l'Europe de manière durable, le fauteuil roulant de Monsieur Schäuble soit plus efficace que les panzers du général Guderian.
a écrit le 16/01/2017 à 14:03 :
Un excédent budgétaire en France tiendrait du miracle!
Grosse dépression chez nos élus!
Nos gouvernants s'empresseraient d'embaucher encore plus de fonctionnaires car la nature a horreur du vide.
C'est sur que nos voisins allemands avec leur faible natalité, l'apprentissage, n'ont pas à investir pour l'école.
Chez-nous les enseignants travaillent très peu, sont inefficaces, il en faut de plus en plus avec l'absence de résultats et un budget obèse.
a écrit le 15/01/2017 à 16:49 :
Merci a l'auteur de rappeler à tous que l'Allemagne est beneficiaire malgré un reunification et reconstruction de l'ex-RDA. On peut donc etre à l'equilibre, il suffit de faire les vraie reformes fondamentales comme mettre la fonction publique a la diete, et ne pas se chercher des boucs-emissaire facile comme l'UE ou la banque, coupables ideaux flous lointains et incapables de se defendre.
La France le peut aussi, il suffirait de sabrer dans l'assistanat et le parasitisme mais ca serait aliener toute la clientele electorale de la gôche.
Réponse de le 15/01/2017 à 19:25 :
La France s'enfonce inexorablement vers le bas par rapport à l’Allemagne. D'ailleurs, des économistes disent que nous sommes en déclin ( changer de modèle ) .
Dans les primaires de la gauche, vous n'avez personne qui vous parle de réductions du budget de l'état.Ils vous parlent de dépenses mais rien sur les économies que doit faire la France ! L'argent coule à flot !
Encore quelques années ainsi, et cela sera catastrophique pour les Français...la vérité finira bien par arriver !
Réponse de le 16/01/2017 à 10:32 :
@Steph et Les Cigales chantent
Je vous invite à relire l'article car il semble que vous n'ayez pas bien compris la situation.
a écrit le 15/01/2017 à 12:17 :
L ALLEMAGNE S EN SORT MIEUX POURS PLUSIEURS RAISONS IL ONT GARDER LEURS USINES INPORTANTE DE PRODUCTION/ IL NON PAS PAYER LES EFFORT DE GUERRE DES EUROPEENS COMME LA FRANCE./ ILS NEGOSIE MIEUX LE PARTAGE DES RICHESSES AVEC LEURS PEUPLES GRACE AUX SYNDICATS ILS PAYENT PLUS D IMPOTS QUE LES FRANCAIS /MAIS ONT MOINS DE DROIT SOCIAUX QUE LES FRANCAIS QUI DEVRONS FAIRE LECHOIX ENTRE PAYE PLUS D IMPOT POUR FAIRE BAISSE LES CHARGES PATRONNALES TOUS EN AMELIORENT LE SOCIAL EN S ADAPTENT A L AVENIR COMME CETE IDDEE QUI EMERGE LE REVENUE UNIVERSEL/ POUR LES JEUNES. LES HANDICAPES OU LES RETRAITES PAUVRES AINSI QUE LES MERES CELBATAIRES EN CHARGES D ENFANT???
a écrit le 15/01/2017 à 11:04 :
Si le bouchon est poussé trop loin en faveur de l'Allemagne et de ses vieux (très) épargnants, la zone euro explosera et l'Europe avec; y perdra t-on ou y gagnera t-on, j'avoue n'en avoir aucune idée. J'espère qu'on n'en reviendra pas aux fondamentaux (une bonne armée avec de bons avions comme le Rafale) et tout ce qui va avec; là, on a pour l'instant encore clairement l'avantage.
a écrit le 15/01/2017 à 10:58 :
En fait, l'Europe qui devait être l'Europe de la Paix, suite à la répétition des guerres allemandes, est retombées sous le joug de l'allemagne.

Décidemment....
a écrit le 15/01/2017 à 10:52 :
En fait, l'Europe qui devait être l'Europe de la Paix, suite à la répétition des guerres allemandes, est retombées sous le joug de l'allemagne.

Décidemment....
a écrit le 15/01/2017 à 10:07 :
De retour sur le site pour la première fois depuis plusieurs années et rien n'a changé: le fonds de commerce de Romaric Godin, en phase avec la pensée de l’extrême gauche Française dont il vient, c'est toujours la haine, le ressentiment (typique de la mentalité Francaise) vis a vis de la réussite Allemande bouc émissaire facile pour expliquer le naufrage de l’économie administrée à la Française.
Réponse de le 15/01/2017 à 11:58 :
Oui Cette haine et bien visible dans certains propos sur ce forum. Le discours politique actuel en France anti Européen fait craindre le pire pour notre pays dans les prochaines années.
Réponse de le 16/01/2017 à 10:36 :
Beaucoup d'économistes pointent dans les mêmes termes les dysfonctionnements de la zone Euro. M. Godin est loin d'être seul. Il faut lire davantage la presse économique. Vos critiques n'ont aucun sens.
a écrit le 15/01/2017 à 9:18 :
Excedent allemand? à combler le déficit français de 3.5% le plus important de la zone euro (hormis Grèce ou Espagne)
a écrit le 15/01/2017 à 9:10 :
comme les anglais les dirigeants allemands
se serve de l'Europe pour se preserver tout les avantages et laisser
le reste des contrainte aux autres pays
et comme la France et dirige par des vendus
qui ne pense qu'a vendre le pays en morceaux
voir le passe de m fillon
et des autre socialos bobo
aucun ne defend les intérêts de la France
a écrit le 15/01/2017 à 8:01 :
...L'UPR !!
a écrit le 14/01/2017 à 22:50 :
ce qui sera déterminant c'est la hausse des taux d'intérêts que la politique de relance de Trump va accélérer et qui se répercutera en Europe . L' Allemagne sera encouragée à la prudence et les pays du club med n'auront plus qu'à se serrer la ceinture . Les pauvres payeront puisqu'ils sont responsables de la dette !
a écrit le 14/01/2017 à 20:16 :
Pour que l'UE avance, Merkel doit démissionner. L'Allemagne fait depuis 20 ans cavalier seul, dumping fiscal, social, environnemental... pourquoi cela changerait-il ? La consommation ou l'investissement servent à acheter et investir allemand. Ces excédents sont vains.
a écrit le 14/01/2017 à 19:29 :
Merci pour cette bonne analyse.

Entièrement d'accord avec votre pessimisme on ne voit décidément pas ce qui peut réanimer l'union européenne.

Vite un frexit, sauvons les meubles au moins.
Réponse de le 14/01/2017 à 23:26 :
Je suis plutôt d'accord pour le Frexit mais je pense qu'un Deutchraus serai mieux.

Après tout, ce sont eux les profiteurs et moralisateur.
Réponse de le 15/01/2017 à 8:54 :
@Patrickb Je me demande si ce n'est pas pour vous que l'utilisation de :"Looser patenté", est le plus insultant.

Évitez d'insulter, il y a des gens qui essayent d'échanger des idées sans saigner des yeux. Allez sur un site de votre age...
Réponse de le 15/01/2017 à 10:55 :
à apo: C'est vous qui avez raison oui normalement ce serait à l'allemagne de sortir de l'UE mais vu qu'elle profite de la sueur de tous les autres pays elle aurait beaucoup à perdre de sortir, tandis que nous autres, sous cette hégémonie allemande avons tout intérêt à partir de cette UE qui ne fait que nous ruiner, les finances et la santé.
Réponse de le 15/01/2017 à 11:49 :
@Réponse de réponse Citoyen blasé le 15/01/2017 à 10:55 : et Citoyen blasé par rapport à ses propos anti Européen chronique. Vos propos sont affolants pour l'avenir.
Il suffirait qu'un gouvernement populiste se mette en place en Allemagne pour aller dans le sens de vos propos. C'est les Allemands qui se pousserait tout seul hors de l'Europe actuelle pour faire une autre alliance Européenne avec ses pays Satellites du nord et de l'est et probablement avec les Anglais (facile en plus avec l'arrogance de certains Français d’extrêmes gauches ou droites). La conséquence facile à prévoir:.
Nous deviendrons le Mexique avec un beau mur construit par nous même et l'Allemagne au centre d'une puissance Européenne forte qu'on pourrait appeler les États Unis.de l'Europe libérale.
Si vous trouvez ça bien moi non.
Réponse de le 15/01/2017 à 17:47 :
@Apo: si l'Allemagne sort, c'est la fin rapide de l'UE...qui ne tardera pas à passer des acords de libre échange avec notamment la Grande-Bretagne. Ce sera probabl;ement aussi la descente aux enfers pour des pays socialo-communistes comme la France. Personnellement, c'est mon souhait que l'Allemagne sorte, mais pas pour les mêmes raisons que les commentateurs socialos-bobos :-)
Réponse de le 15/01/2017 à 19:38 :
@apo vos propos en parlant des Allemands.
" Après tout, ce sont eux les profiteurs et moralisateur. "
On croit rêver, on connait tous en France un certains nombre de profiteurs improductif qui viennent ponctionner notre richesse. Le nombre de fonctionnaire depuis 1981 a fortement augmenté malgré l'apparition de l'informatique et du développement de électronique. Nous cultivons la culture du gras, commune, communauté de commune, département, région etc .... Sans parler des sénateurs ... Pour rappel l'Allemagne a réformé ses territoires municipaux entre 1967 et 1974 ... Ca fait longtemps. Nous n'avons quasiment rien fait sauf une petite réformette des régions par Hollande I pour se donner bonne conscience. Question moralisateurs dans la famille bobo de gauche il y en a beaucoup il suffit de lire les commentaires.
Réponse de le 16/01/2017 à 9:13 :
Nantes44: Vous regardez trop de films d'horreur, votre façon de voir les choses est alarmantes non pas de la situation mais en ce qui concerne votre santé mentale, il est évident que vous avez des psychoses et sachez que les gens équilibrés n'en ont pas et donc ne voit pas les phénomènes de façon aussi cataclysmique que vous.

Peut-être que vous avez vu cet avenir sombre dans le sang d'un poulet égorgé du matin mais beaucoup de gens prévoient la fin du monde depuis des millénaires et notre monde est toujours là.

"dans la famille bobo de gauche"

ah mais je vois que vous sortez les arguments attention !

Bref, fillon avec des soutiens pareil à beaucoup de soucis à se faire et c'est vraiment dommage car je compte beaucoup sur lui pour une révolte.
a écrit le 14/01/2017 à 18:49 :
Les socialistes ferraient bien de se rappeler que Junker a dit que la démocratie n'est pas une alternative aux traités. Il serait peut-être temps que le pavé arrive sur la table de la primaires socialiste... Je pense qu'ils nous prennent vraiment pour des jambons.

Les programmes de Valls, Fillion et Macron sont les seuls cohérent avec l'austérité a venir et les traités de l'Europe. Si vous voulez une politique de gauche, cela ne se ferra pas avec ces traités et ces partenaires commerciaux Européens.
a écrit le 14/01/2017 à 16:22 :
Je ne comprends pas ... Tout l'argent engrangé par l'Allemagne est toujours parti dans les fonds de pension aux us. Regardez l'état actuel de la deutchbank et aussi ce qui s'est passé avec les subprimes. D'ailleurs, Trump a déjà prévu de siphonner tout le monde : pas seulement les Allemands.
Réponse de le 14/01/2017 à 18:32 :
ce qui va dans les fonds de pension US c'est l'épargne de retraite par capitalisation des salariés américains. Ne confondriez-vous pas fondes de pension et d'investissement ?
a écrit le 14/01/2017 à 13:25 :
C est bien l'esprit français en vouloir au premier de la classe et crier au scandale au lieu de se remettre en cause. En 1959 le Franc nouveau était a parité avec le Mark en 2002 avant l'Euro, il fallait plus de 3 Francs pour 1 Mark.
Réponse de le 14/01/2017 à 18:00 :
Les français sont plus riches que les allemands!
Réponse de le 14/01/2017 à 18:34 :
@gringo : la richesse des français est un peu virtuelle puisque pour l'essentiel ce patrimoine est constitué d'immobilier. Or il est très souvent de meilleure qualité et bien moins cher en Allemagne.
Réponse de le 15/01/2017 à 1:41 :
L'immobilier n'est pas un actif virtuel, il est même considéré (à tord je vous le concède) comme l'actif le plus sur car le plus tangible et compréhensible par les français.

Il n'est pas plus virtuel que nos 1500 milliards d'euros placés dans des obligations d'Etat via des fonds en euros... et même que nos actions!

Je vous concède que quand le bulle immobilière va exploser juste après la bulle obligataire... ça va faire mal, mais pas vraiment à l'Etat mais plutôt aux agents privés.

Au passage l'immobilier Allemand a bien flambé ces dernières années et ils ont maintenant eux aussi une bien belle bulle!

Ça tombe bien ça sera la punition de vieux bourgeois qui auront voté Fillon ou Le Pen!
Réponse de le 15/01/2017 à 18:51 :
le corruption ( même à bas bruit) et la coopération ( fut-elle conflictuelle )

sont davantage des raisons objectives...
a écrit le 14/01/2017 à 11:43 :
Cet excédent pourrait bien compenser les insuffisances des banques allemandes. Bonne nouvelle pour la zone euro. Mais un autre déséquilibre pourrait bien résulter de l'inégalité des montants de créances détenus par la BCE sur les états de la zone euro.
Réponse de le 14/01/2017 à 18:36 :
L'Allemagne a en effet les moyens de sauver ses banques s'il en est besoin.
a écrit le 14/01/2017 à 11:10 :
ils vont devoir baisser les impots sur le revenu, sachant qu'ils sont deja tres eleves......
s'ils ne le font pas, les francais se verront bien utiliser cet argent "qui n'est a personne" pour se financer la retraite francaise a 30 ans pour tous ( au nom de l'exception culturelle) et l'aide au developpement du tiers monde
a écrit le 14/01/2017 à 10:06 :
@Cadepalmæ.
Ni Mélenchon, ni personne, n'a depuis plus de 10 ans les clés pour instaurer un rapport de force favorable à la France vis-à-vis de l'Allemagne.
Je suis convaincu que la position allemande ne changera que sous la pression de facteurs économiques extérieurs, sous la forme par exemple d'une déconfiture des banques italiennes menaçant directement l'euro et la stabilité du continent tout entier (une crise grecque puissance 10 !).
Aux gouvernants français en place à ce moment là d'être à la hauteur de l'enjeu historique pour changer la donne...
a écrit le 14/01/2017 à 9:19 :
6 milliards d'€ !Une misere ,une goutte d'eau dans le budget allemand !Mais au fait pourquoi les autres pays européens n'arrivent pas à faire comme eux !La réussite allemande ,qui ne doit qu'aux allemands ,en fait jalouser certains qui appellent immediatement au partage .C'est typiquement français ça, toujours partager quand on fait moins bien que les autres !Que personne ne se leurre ,si des français ,italiens ,espagnols ou autre ont envie d'acheter des Mercedes ,BMW ,Bosch ext ......rien ne les empechera de le faire et surtout pas ceux qui pronent des idées de partage au niveau européen .En Europe comme ailleurs tout le monde est en competition avec tout le monde !Les états americains pourtant unis au niveau fédéral sont ils tous égaux !Y a t il transfert de richesse entre eux !Et en France y a t il transfert de richesse entre les regions riches ou pauvres ,entre les departements et villes riches ou pauvres !La perequation de la DGF ne resout quasiment en rien l'écart de richesse .Pourquoi au niveau européen il devrait y avoir transfert entre ceux qui réussissent et ceux qui réussissent pas !Je suis sur que si on inversait les situations ,les partageux de la réussite des autres ne serraient plus d'accord !Il faut se retrousser les manches et bosser (investissements ,inovations ext .....)pour faire comme les allemands parce que eux pendant des decenies ils ont sus patiemment tisser leur toile économique avec lucidité ,abnegation ,patience sacrifice et courage .Dans tous les domaines de la vie il y a toujours des premiers qui doivent etre des exemples pour ceux qui sont derriere ,et non pas pleurnicher constamment '''''au partage au partage'''''!Le christianisme est partageux ,la sagesse asiatique non !Donne un poisson à un homme il mangera un jour ,apprend lui à pecher ,il mangera toute sa vie !La France comme d'autres doit apprendre de la réussite de ceux qui sont devant elle ,pas de pleunicher .............
Réponse de le 14/01/2017 à 18:06 :
Vous n'avez pas compris l'article.

Personne ne demande du partage. Personne ne demande aux allemands de partager leur excédent.


On demande juste à l'Allemagne de ne pas faire d'excédents dans une Europe ou la demande est déprimée.

Ils peuvent baisser les impôts, refaire leurs routes, leurs hôpitaux... utiliser ces sommes comme ils l'entendent!

A défaut, la BCE continuera ses politiques "non conventionnelles" qui pourraient avoir un effet redistributif de l'Allemagne vers le reste du continent.
Réponse de le 14/01/2017 à 18:43 :
@gringo : A en juger par le déficit toujours plus abyssal du commerce extérieur français malgré la division par 2 du prix du pétrole et la baisse de l'€ censée doper nos exportations on ne peut vraiment pas dire que la demande soit déprimée en France, notre problème est uniquement un problème d'offre. Et l'Allemagne a suffisamment de dépenses à engager (pour l'intégration du gros million de réfugiés qu'elle a accepté sur son sol ou encore pour augmenter fortement l'effort de défense pour renforcer le pilier européen de l'OTAN en raison du désengagement prévisible des USA sous Trump et faire face aux menaces de l'islamisme et du retour de l'impérialisme russe) pour ne pas jeter l'argent par la fenêtre.
Réponse de le 15/01/2017 à 1:51 :
La balance commerciale de la France qui était excédentaire sous Jospin s'est dégradée sous la droite de façon continuelle.

Sous Hollande elle s'est à nouveau améliorée.

Avons nous un problème d'offre? oui. C'est pour cela qu'il est indispensable d'investir dans l'éducation et la recherche ce que Hollande a fait mais que la droite s'est évertuée à ne pas faire et qui nous coute si cher aujourd'hui (hors crédit impôt recherche)! Je ne parle même pas de la destruction programmée par Fillon qui nous coutera cher!

C'est aussi pourquoi à court terme il faut améliorer la compétitivité cout ce que Hollande a fait via le CICE.

Mais nous avons aussi un problème de demande massif en Europe, et si la balance commerciale pourrait permettre de relativiser ce problème de demande pour la France dans l'absolu nous avons un problème de demande aussi en France.

Cependant sur ce point ce n'est pas à nous d'agir en premier en Europe.
a écrit le 14/01/2017 à 8:51 :
Il me semble que le point le plus important dans cet article est oublié. Pour résorber cet excédent, il faut que les capitaux allemands reviennent dans les autres pays. L économie étant ce qu'elle est, la recherche de rendements des épargnants allemands et les ajustements réalisés dans les autres pays vont finir par réenclencher ce cycle. C'est pourquoi régler le problème des banques italiennes, la situation grecque ou nos déséquilibres est très importants, il faut restaurer la confiance totale dans notre monnaie.
a écrit le 14/01/2017 à 8:27 :
Dire qu'on a refusé aux Allemands qui aiment tellement la France le droit d'y rester... Nos aînés devaient être nuls en économie et n'avoir aucun sens politique : voilà pourtant des gens qui veulent à l'évidence notre bien, pourquoi leur mettre toujours des bâtons dans les roues et les critiquer si méchamment alors que leur intérêt est aussi le nôtre ? Ah ces vaines querelles et susceptibilités gauloises...
a écrit le 13/01/2017 à 22:51 :
Raison de plus de sortir de l'euro...
Réponse de le 14/01/2017 à 9:23 :
Une bonne analyse ne peut pas se limiter à la conclusion...
a écrit le 13/01/2017 à 19:55 :
L'Allemagne peut-elle continuer à prospérer pendant que la Grèce, membre du même ensemble politique et économique croule sous la dette tout conservant sur son sol des migrants qui sont devenus des indésirables chez les Allemands
Relativement au Brexit, comment l'UE pourrait -t-elle refuser à l'Angleterre une entente de livre échange comme elle vient d'en signer une avec le Canada?
Pourquoi la Grande Bretagne ne vise pas le Commonwealth comme partenaire important sur ce territoire où le soleil luit toujours?
Réponse de le 13/01/2017 à 21:26 :
En matière d'accueil de réfugiés l'Allemagne n'a de leçons à recevoir de personne, pas même de la Grèce.
Pour ce qui concerne le brexit, on ne peut évidemment rapprocher la négociation à mener avec le CETA, qui est un accord donnant-donnant, limité à certains secteurs, , négocié secteur par secteur, alors que l'accès au marché européen pour un état membre est total. Si le Royaume-Uni veut un accès libre au marché européen, ce à quoi il faut comparer c'est à la Norvège ou la Suisse qui cotisent au budget de l'UE et appliquent Schengen. Il n'est pas question de refuser au RU un accès au marché européen mais de lui imposer les mêmes règles que d'autres pays en situation semblable. Et si les britanniques ne le veulent pas, alors il pourra toujours se négocier un accord sectoriel type CETA. Par exemple, pour permettre à Nissan et à Mini de continuer à servir le marché européen à partir de leurs usines britanniques (donc d'y rester) , la Grande Bretagne et l'UE pourraient convenir d'un accord de libre échange limité au secteur automobile pour les constructeurs et les équipementiers.
Quant au Commonwealth nombre de ses membres n'ont pas attendu le Royaume-Uni pour se développer économiquement et n'en attendent rien pour continuer à le faire...
Réponse de le 13/01/2017 à 22:48 :
@guy: peux-tu continuer à bosser comme un dingue quand d'autres vont à la plage et se font entretenir ?
Réponse de le 13/01/2017 à 22:50 :
@guy: peux-tu continuer à bosser comme un dingue quand d'autres vont à la plage et se font entretenir ?
Réponse de le 14/01/2017 à 9:29 :
@bruno ;Il est de l'interet commun bien compris qu'il y ait des droits de douanes les plus bas possible entre l'Angleterre et l'Europe .Je pense que les negociations vont aller dans ce sens !Le brexit couterait à la France entre 0.2/0.4 % de PIB annuel !On a vraiment pas besoin de ça.Les regles s'armoniseront .Par contre les anglais ont gagnés sur un point bien précis qui a fait le succés du brexit en Angleterre .Parmi les trois elements des accords de Schengen ,libre circulation des personnes ,des capitaux et des biens ,ils n'auront plus à appliquer la libre circulation des personnes .Cette idée de libre circulation des personnes est trés fortement minoritaire dans tous les pays d'europe de l'ouest et meme les droites européennes veulent le renegotier!Seuls les socialistes s'y accrochent bien que leur électorat y soit aussi farouchement oposé .....
Réponse de le 14/01/2017 à 14:11 :
@dozet : actuellement et du fait de l'appartenance du Royaume-Uni au marché unique, les biens et services britanniques circulent dans l'UE sans aucune restriction. Exemple, une voiture homologuée au Royaume -Uni peut être immatriculée partout en Europe. Même avec des droits de douane faibles ou inexistants ( qui ne protègeraient donc pas le Royaume-Uni et donc ne lui permettraient pas d'espérer la reconquête de son marché intérieur par un mécanisme protectionniste) , les petits constructeurs britanniques comme Ariel ou Morgan devraient faire homologuer leurs voitures, outre au Royaume-Uni, aussi pour l'UE, autrement dit ce serait la fin de leurs exportations vers le continent (par contre ce ne serait pas un problème pour Nissan et Mini, beaucoup plus gros...). De même les banques britanniques perdraient leur psseport européen ce qui réduirait fortement l'activité de la City. Le marché unique ça ne se limite pas aux droits de douane, le Royaume-Uni aurait beaucoup à perdre à ne plus y être. Et les conditions sine qua non pour y rester, c'est la liberté de circulation pour les ressortissants de l'UE (pour les autres étrangers le Royaume-Uni qui n'est pas membre de Schengen fait déjà actuellement ce que bon lui semble...et c'est bien pour ça qu'on a eu la jungle de Calais) et la contribution britannique au budget de l'UE, comme pour la Norvège qui est même membre de Schengen.
a écrit le 13/01/2017 à 19:37 :
Il me semble que la question n'est pas quoi faire de l'excédent mais plutôt de réduire cet excédent qui est en excès par rapport aux règles de gestion européennes approuvées par l'Allemagne mais opportunément oubliée contrairement aux règles sur les déficits qui s'appliquent aux autres.
En effet réduire cet excédent et réduire en même temps les déficits sont les deux faces de la même monnaie mais l'intérêt actuel de l'Allemagne est de ne parler que des déficits avec un langage moral difficilement acceptable vue son hypocrisie. Son but étant clairement et uniquement la conservation de sa position temporairement dominante sans prendre en compte sa responsabilité sur les déficits correspondants de ses partenaires de l'UE.
Mais c'est une question qui ne fait partie ni de l'agenda des élections ni de celui de l'UE. C'est pourtant la base des problèmes actuels.
La définition d'une politique économique commune suite à l'évolution de la situation de l'UE.
Réponse de le 14/01/2017 à 0:22 :
Renseignez-vous de l'origine des excédents allemands! La plus grande partie provient du commerce avec des pays hors zone euro, en forte progression depuis la baisse de l'euro. Pas très étonnant, comme la BCE n'a pas pris en considération que l'Allemagne compte bien plus d'entreprises exportatrices que ses partenaires de la zone euro.
Réponse de le 14/01/2017 à 15:44 :
Vous êtes vous renseigné? Je ne le pense pas!!!

Que l'Allemagne soit plus tournée vers les émergents que les autres pays de la zone euro grâce à ses spécialisations et à son tissus important d'entreprise exportatrice est un fait.

Mais de la à écrire que la "plus grande partie des excédents allemands provient du commerce avec des pays hors zone euro" vous vous emballez fortement!

Le premier partenaire de l'Allemagne c'est la France!

https://unite.un.org/ideas/sites/unite.un.org.ideas/files/public/completed/comtradeBK/index.html#Germany
Réponse de le 14/01/2017 à 19:28 :
@gringo: la publication Destatis du 12/01/17 qui a inspiré l'article de R. Godin du même jour (Pourquoi l'Allemagne...) renvoie à une documentation supplémentaire https://www.destatis.de/DE/PresseService/Presse/Pressekonferenzen/2017/BIP2016/Pressebroschuere_BIP2016.html;jsessionid=A3A6241E7B2B473D926DAB37F12771F1.cae2
selon laquelle l'excédent allemand de 2016 de 242 mrds € (= 7,7% du PIB) résulte à seulement 16% du commerce avec la zone euro, à 30% avec l'UE hors ZE (notamment UK) et à 30% avec d'autres pays (USA etc.). Pour plus de détails pour 2015, vous pouvez aussi consulter https://www.destatis.de/EN/FactsFigures/NationalEconomyEnvironment/ForeignTrade/Tables/OrderRankGermanyTradingPartners.pdf;jsessionid=A3A6241E7B2B473D926DAB37F12771F1.cae2?__blob=publicationFile.
a écrit le 13/01/2017 à 18:37 :
Eh OH les politiques ! Y a ka aller faire la manche chez les allemands...ici on n'a pas d’excédent mais des déficits. On mène la politique kon peut !
a écrit le 13/01/2017 à 18:19 :
Merci pour votre article, j'ai appris des choses.

Il est assez réjouissant pour moi car vous venez de tranquillement démolir les programmes des candidats dits progressistes de la primaire du PS. La seule attitude cohérente qui se fait entendre est la stratégie de désobéissance unilatérale de Mélenchon.
a écrit le 13/01/2017 à 18:13 :
On commence a en avoir plein la tete de ce machin( l'europe) qui va nous péter à la gueule, mais comme en panurgie nos élites sont toujours pour, cela nous pose question ? qu'ils se pose la question de savoir qui est Schaulble ?
a écrit le 13/01/2017 à 18:09 :
un jour en France on a eu une cagnotte de 12 milliards je crois...

on s'est empressé de la liquider résultat 15 ans après on a un déficit abyssal.

les allemands feront ce qu'ils veulent de leur argent. tant mieux pour eux.
en attendant la bonne gestion se fait à 3 ou 5 ans minimum donc un excedent annuel n'a pas de sens si dans 3 and ils ont 18 milliards de côté alors ils pourrront ajuster par ailleurs 6 milliards par rapport au niveau de l'économie allemande c'est une paille.
Réponse de le 13/01/2017 à 21:47 :
Notre "cagnotte" n'a jamais été un excédent budgétaire, simplement un déficit moindre que prévu en raison de recettes fiscales exceptionnelles en raison d'une conjoncture elle aussi exceptionnellement bonnes. On s'est empressé de dépenser cette cagnotte virtuelle en pratiquant des baisses d'impôts elles définitives, notamment une baisse de 1% de la TVA qui na pratiquement pas été répercutée sur les prix, et sur laquelle on s'est bien gardé de revenir lorsque la conjoncture a été moins bonne. Et il est vrai qu'à l'échelle de l'économie allemande 6 milliards c'est l'épaisseur du trait, et c'est loin d'être suffisant pour financer toutes les dépenses auxquelles l'Allemagne va avoir à faire face :
-prise en charge, formation, logement du million de réfugiés qu'elle a acceptés sur son sol qui lui coûteront 10 à 20 milliards par an avant le jour hypothétique où ils seront en mesure de rapporter plus à l'Allemagne que ce qu'ils lui coûtent
-quasi doublement de l'effort de défense pour atteindre 2% du PIB, en raison de la probable baisse voulue par Trump de l'implication US dans l'OTAN dont il faudra bien renforcer le pilier européen notamment face à l'islamisme et à l'impérialisme poutinien ; c'est aussi un coût supplémentaire d'une trentaine de milliards par an.
En face de cette cinquantaine de milliards de dépenses supplémentaires quasi incontournables les 6 milliards d'excédents pèsent bien peu, l'Allemagne n'a certainement pas les moyens de jeter l'argent par les fenêtres, les allemands sont probablement peu disposés à payer plus d'impôts, il faudra donc certainement y pratiquer une sévère austérité budgétaire dans les autres secteurs.
Réponse de le 14/01/2017 à 15:31 :
La cognote fiscale c'était sous Jospin, car évidemment on sait tous qu'il y plus de croissance et moins de déficits sous la gauche que sous la droite!!

Ce qui m'attriste dans votre critique c'est qu'elle est toujours à côté de la plaque, et dans sa grande incohérence vous finiriez presque par être de gauche!

Vous semblez ignorer que la cagnotte était due à une conjoncture haute!

Une baisse de la TVA aurait du stimuler la consommation or cet objectif en haut de cycle semble peu pertinent. Vous avez fait l'économie de cet argument de base, c'est dommage!

Reprocher une non répercussion sur les prix c'est en fait considérer que l’augmentation des profits des entreprises est un mauvaise chose, car s'il n'y a pas eu de baisses de prix c'est qu'il y a eu hausse des marges! Vous ne croyez pas en la politique de l'offre?

Quant à la situation actuelle de l'Allemagne, les réfugiés ont été et seront source de croissance et non un cout.

Les dépenses militaires, auront aussi un impact économique positif au delà de leur cout même s'il reste limité.

Vous ignorez enfin et surtout le problème que constitue le vieillissement de la population.
Réponse de le 14/01/2017 à 19:08 :
@gring@brunobd
"La cagnotte fiscale c'était sous Jospin" l'ai-je nié ? Ceci étant il n'y est pour rien, et il n'a d'ailleurs pas mis le budget en excédent, contrairement à ce qu'avaient fait beaucoup de pays, Espagne, Etats unis, Royaume-uni par exemple. Seule l'Allemagne n'avait pas bénéficié de cette conjoncture exceptionnelle, c'est ce qui a d'ailleurs motivé le lancement par Schröder de l'agenda 2010... avec les effets que l'on sait. Jospin a distribué une cagnotte virtuelle de façon discutable.
Quant au million de réfugiés en Allemagne, pour le moment c'est un coût sans retour sur investissement. La plupart ne travaillent pas et ne vivent que d'aides sociales y compris pour leur logement, ne parlent pas allemand, n'ont pas de formation adaptée au marche de l'emploi allemand +
et en plus certains posent de graves problèmes de sécurité au pays. Peut être n'est-ce pas définitif s'ils finissent par s'intégrer économiquement mais pour le moment c'est un coût net important pour l'Allemagne.
a écrit le 13/01/2017 à 17:50 :
La France qui vit au dessus de ses moyens ne peut visiblement pas comprendre qu'il faut utiliser les excedents pour rembourser la dette et pour avoir des réserves pour les temps plus dificile.
Réponse de le 13/01/2017 à 21:56 :
c'est pourtant la base du keynesienisme de profiter des périodes de conjoncture correcte pour reconstituer des capacités d'intervention publique en prévision de temps plus difficiles. Mais ça, un pays qui depuis 36 ans enchaine les déficits budgétaires et se réveille un matin avec une dette accumulée qui n'est tenable que parce que les taux d'intérêt sont à 0 ne peut manifestement pas le comprendre.
Il est quand même incroyable qu'aucun candidat à la présidentielle n'en parle : une simple remontée des taux au niveau encore très modéré de 3% ferait de la France une nouvelle Grèce, incapable de faire face aux seuls intérêts de sa dette qui grimperait ainsi à l'exponentielle.
Réponse de le 14/01/2017 à 15:18 :
L'histoire des taux qui remonterait à 3% et rendrait la dette insoutenable... c'est du vent pour effrayer les esprits faibles!

Parce ce qui compte ce sont les taux réels, et on se dirige plus vers des taux réels négatifs. Sauf attaque spéculative hautement improbable il n'y a aucune raison que les taux réels remontent à 3%. Vous devriez plus craindre une nouvelle guerre mondiale, vous seriez plus crédible!
Et puis c'est ignorer que la France ne refinance qu'une petite partie de sa dette chaque année, les OAT à 0.5% se rembourseront aisément avec 2 ou 3% d'inflation.
Réponse de le 14/01/2017 à 19:24 :
@gringo@brunobd : la France a pourtant connu des taux d'intérêt réels (c'est à dire inflation déduite) à 4-5% il n'y a pas si longtemps : entre 1988 et 1995, époque bénie pour les porteurs de SICAV monétaires. Et plus près de nous, la perte de confiance sur les dettes grecques (qui l'avait bien cherché) et portugaise (effet collatéral) a poussé les taux auxquels ils se refinançaient à 4-5% voire plus et c'est ça qui les a mis à genoux. Le spread entre l'Allemagne et la France augmente, et la France emprunte actuellement à 50 ans à plus de 2%. C'est dire si des taux évoluant vers les 3% même sans remontée significative de l'inflation n'ont rien d'une vue de l'esprit. D'autant plus que la politique annoncée de Trump va entraîner une tension sur les marchés de la dette donc encore une pression à la hausse des taux.
Réponse de le 15/01/2017 à 2:29 :
Ok jouons à nous faire peur.

Le baril remonte fortement à plus de 100$, Trump fait sa relance au plein emploi source d'inflation, la fed remonte rapidement et fortement ses taux... l'euro plonge, l'inflation importée bondit, la BCE est obligée de couper le QE, l'Italie subit un attaque sur les marchés, crach obligataire et explosion de la bulle immo, faillites bancaires, credit crunch... explosion de la zone euro... extrême droite au pouvoir, guerre en Europe.

Le scénario est envisageable, mais bien pire que la simple remontée des taux réels à 3%. Et puis une simple remontée de taux à 3% ferait des dégâts énormes sur les prix immobiliers et sur le marché obligataire bien plus que directement sur la charge de la dette!

A court terme on a un excès de liquidité qui cherche à s'investir avec des politiques monétaires qui restent expansionnistes. Le risque est modéré.

Et puis le patrimoine des français et de 5 fois la dette, on fera les poches des riches!
Réponse de le 15/01/2017 à 10:56 :
@gringo@bruno :
je parle d'un scenario plausible (la remontée d'1,5 point du taux d'intérêt réel) qui a de fortes chances de se produire (du fait des choix de Trump) et qui du fait du niveau de dette cumulée imposerait de coupes budgétaires en France, vous me répondez par un scénario catastrophe certes pas impossible mais vraiment peu probable.
-l'hypothèse la plus improbable c'est la remontée du baril à + de 100$, les huiles et gaz de schistes ont à peu près décorrélé le prix du baril des décisions de l'OPEP (les récents accords OPEP ont à peine fait frémir le cours du pétrole ; la hausse à la pompe constatée en France est due aux taxes).
-Trump fait sa relance : il peut toujours essayer... son diagnostic de départ étant faux ça n'aura guère d'effet sur la conjoncture US. On n'a jamais vu une économie être durablement dopée par de l'argent public. Son effet le plus probable, avec la déréglementation financière qu'il projette, c'est un 2008-bis. Reste que ça produira effectivement une tension sur les taux.
-L'Italie et la France partagent une dette effectivement bien trop élevée et incontrôlable en cas de hausse des taux, les attaques contre l'Italie s'il en survient ne s'arrêteront pas aux Alpes et à Menton.
-L'€ plonge : l"€ est la monnaie d'une zone économique plus puissante que les USA et certaines économies de la zone € (Allemagne notamment) reposent sur des bases bien plus saines que celle des USA. L'€ peut se déprécier face au $, mais ni très durablement ni dans des prportions monstrueuses.
-Crach immobilier : il est très possible là où les prix de l'immo ont soufflé (notamment Paris). Mais au passage, comme le patrimoine des français est surtout constitué d'immo, si celui perd 50 ou 60% de sa valeur (et est peu liquide), vous aurez du mal à faire les poches des français pour couvrir la dette...
a écrit le 13/01/2017 à 17:45 :
Il suffirait que 'Allemagne augmente fortement son smic de misère digne de la grèce pour rééquilibrer l'Europe !
a écrit le 13/01/2017 à 17:42 :
Toujours aussi difficile pour Mr Gaudin d'accepter l'orthodoxie allemande ;
De son point de vue, assainissement des finances publiques , équilibre budgétaire , maitrise des dépenses , sont autant de "gros mots" . Vive l'endettement , 'quelqu'un paiera un jour ) . Il est sur que le budget allemand en excédent est une anomalie .....pour certains .
Par ailleurs,ceux qui nous expliquent que la "rigueur " ne produit pas d'effets voudraient que des économies qui vivent sous la morphine de l'endettement.depuis 40 ans se redressent en ...18 mois . Oui la rigueur budgétaire avec des efforts partagés par chacun , est la solution , mais elle doit etre appliquée sans faiblir au moins pendant 10 ans .
Réponse de le 13/01/2017 à 22:04 :
"Oui la rigueur budgétaire avec des efforts partagés par chacun , est la solution , mais elle doit etre appliquée sans faiblir au moins pendant 10 ans ."...ainsi que l'a précisément montré l'exemple allemand. Il faut en finir avec la fable de l'Allemagne, bouc émissaire des déséquilibres européens. Personne n'a imposé à la France 36 années consécutives de budgets déficitaires ni les 3 heures qui ont gravement affecté sa compétitivité-coût. Personne n'a imposé à l'Espagne sa trop forte dépendance économique à l'immobilier. Personne n'a imposé à la Grèce de truquer ses comptes ni son absence de rigueur dans le recouvrement de l'impôt.
a écrit le 13/01/2017 à 17:36 :
Le fameux débat sur la cagnotte fiscale. Dans une société démocratique, selon l'article 29-2 de la déclaration universelle des droits de l'homme, le prélèvement d'impôts au-delà du strict nécessaire constitue une spoliation des citoyens : il doit être restitué. Ce n'est pas le fait du prince, socialiste ou non.
Réponse de le 14/01/2017 à 10:16 :
@Boule.
Remballe la déclaration universelle des droits de l'homme !... il a déjà été doctement et maintes fois dit qu'il n'y a jamais eu de cagnotte, mais seulement un moindre déficit... (aucun budget n'a été en excédent depuis Raymond Barre je crois).
Réponse de le 14/01/2017 à 14:19 :
@Leo RB : le dernier budget quasi équilibré (0,2% du PIB de déficit) a été 1980. Le ministre du budget était alors Maurice Papon...
Réponse de le 14/01/2017 à 14:22 :
@Boule : si on suit ce raisonnement, la Déclaration Universelle des droits de l'homme interdit donc une dépense publique qui ne soit pas limitée au strict nécessaire puisque celle-ci, si elle est trop élevée, entraîne un impôt spoliateur.
a écrit le 13/01/2017 à 17:33 :
Une simple question : l'Union européenne signifie-t'elle que les pays riches comme la France, l'Allemagne, etc... donnent de l'argent aux pays pauvres comme la Roumanie, la Pologne etc... ?
Réponse de le 13/01/2017 à 21:12 :
Non seulement les habitants les plus pauvres des pays riches. Les riches eux profitent de l'Europe et de l'Euro au détriment de nous!
Réponse de le 13/01/2017 à 22:42 :
Oui, et l'Allemagne est de loin le premier contributeur (c'était encore plus le cas avant sa réunification d'ailleurs) . Avant l'intégration des pays de l'Est, saignés économiquement à différents degrés par le communisme c'est vers des pays comme l'Espagne, l'Irlande, le Grèce, le Portugal qu'allaient principalement ces aides. Mais des pays comme l'Allemagne ou la France s'y retrouvent indirectement : par exemple l'Allemagne emploie les pays de l'Est, où il se trouve une main d'oeuvre compétente et bien formée comme base de production à coûts modérés de pièces détachées qui participent à la compétitivité-coût du "made in Germany". Et que dire de la Roumanie où Renault a pu créer avec Dacia une véritable pépite qui lui rapporte gros (et donc rapporte aussi beaucoup à l'état français, comme actionnaire de Renault et aussi sous forme d'impôt sur les sociétés, où des agriculteurs français ont pu y racheter des terres, sans doute parmi les meilleures d'Europe et moins soumises aux aléas climatiques qu'en France.
a écrit le 13/01/2017 à 17:31 :
Les allemands ont des problèmes de friche et nous de sdf
Les socialistes sont des cigales affamées qui ne veulent que dépenser
La fourmi allemande qui travaille très dur voudra telle alimenter le puit sans fond ??
Réponse de le 13/01/2017 à 17:47 :
mdr c'est tout le contraire idiote mais ça doit petre a ton niveau !
a écrit le 13/01/2017 à 17:18 :
Les allemands pourraient déjà participer à l'effort financier pour la lutte contre le terrorisme dont nous supportons le prix pendant que nos voisins se contentent du minimum. Le coût des bombes guidées de nos rafale à 350 000 € l'unité ne devrait pas incomber uniquement à la France car nos voisins se payent une assurance vie à bon compte !!!
a écrit le 13/01/2017 à 16:59 :
En tout les cas une chose est sur c'est qu'on est pas sorti pas sorti de la crise avec nos futurs candidats qui se présentent à la primaire de la Belle Alliance Populaire.
C'est reparti pour faire croire qu'on peut dépenser plus sans réforme de fond et équilibre de nos dépenses publiques. Triste hypocrisie qui nous embarque vers les abysses de l'appauvrissement général.
Réponse de le 13/01/2017 à 17:30 :
Hollande a baissé le déficit public de 2 point de PIB, effort historique salué par la commission.

Fillon qui avant laissé 5 point de PIB de déficit propose pour l'instant un projet qui devrait à nouveau faire massivement déraper le déficit à 4.7% du PIB (soit 1.6 point de PIB).

Informez vous un peu!
Réponse de le 13/01/2017 à 23:13 :
@Gringo. Les candidats de droites qui laisseront filer le déficit ne sont pas plus crédibles pour moi que ceux de gauche qui parlent de distribuer à gogo.
Tout cela est de la pure hypocrisie. Laisser filer le déficit c'est se tirer une balle en pleine tête. Les taux ne resteront pas à leur niveau actuel il faut bien en avoir conscience.

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