Terrorisme : la Belgique reprend sa sécurité en main

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Plusieurs terroristes ayant participé aux attentats de vendredi étaient originaires de Molenbeek, quartier déshérité de l'agglomération bruxelloise.
Plusieurs terroristes ayant participé aux attentats de vendredi étaient originaires de Molenbeek, quartier déshérité de l'agglomération bruxelloise. (Crédits : YVES HERMAN)
400 millions d'euros supplémentaires seront consacrés à la lutte contre les violences djihadistes en 2016, a annoncé le gouvernement belge. Les djihadistes de retour de Syrie seront incarcérés et les prédicateurs religieux répandant un discours de la haine pourront être expulsés.

La Belgique, où ont été organisés selon les autorités françaises les attentats commis vendredi soir à Paris et Saint-Denis, tente de reprendre les choses en main. Le gouvernement a ainsi annoncé jeudi 19 novembre un renforcement de sa législation contre le terrorisme.

Le Premier ministre, Charles Michel, qui présentait ses propositions devant la Chambre des représentants, a indiqué que 400 millions d'euros supplémentaires seraient consacrés à la lutte contre les violences djihadistes. Ils figureront dans le budget 2016.

Les perquisitions autorisées 24h sur 24

Première mesure, l'incarcération des djihadistes de retour de Syrie. "Les djihadistes qui rentrent, leur place est dans les prisons", a déclaré le chef du gouvernement.

Parmi les autres mesures annoncées, les policiers belges seront désormais autorisés à mener des perquisitions 24 heures sur 24 (elles sont pour l'heure prohibées la nuit, entre 21h00 et 05h00 du matin) et les cartes prépayées de téléphone portable ne pourront plus être vendues à des acheteurs anonymes.

En outre, la législation va évoluer pour faciliter l'interdiction, la condamnation ou l'expulsion de prédicateurs religieux accusés de répandre un discours de la haine.

Le gouvernement belge défend ses services secrets

Le chef du gouvernement a aussi défendu les services de renseignement de son pays, pointés du doigt depuis que l'enquête sur les attentats a révélé que nombre de ses auteurs avaient vécu ou étaient originaires de Belgique. "Je n'accepte pas les critiques visant à dénigrer nos services de sécurité qui font un travail difficile et tenace", a-t-il déclaré devant les élus de la Chambre des représentants.

Charles Michel a par ailleurs indiqué que dl'assaut donné mercredi avant l'aube à Saint-Denis, dans lequel Abdelhamid Abaaoud, soupçonné d'être le commanditaire des attentats, a été tué, était le résultat d'un renseignement émanant de Belgique.

Abdelhamid Abaaoud était de nationalité belge et originaire de Molenbeek, quartier déshérité de l'agglomération bruxelloise où ont également vécu d'autres terroristes ayant participé aux attentats. François Hollande avait d'ailleurs déclaré lundi devant les parlementaires:

Les actes de guerre de vendredi ont été décidés et planifiés en Syrie, organisés en Belgique, perpétrés sur notre sol avec des complicités françaises".

Dans le même temps, la police belge a mené de nouvelles perquisitions à Molenbeek et dans d'autres quartiers de la capitale en relation avec l'enquête sur les attentats de Paris. Neuf personnes ont été interpellées.

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Commentaires
a écrit le 20/11/2015 à 13:25 :
La Belgique est comme tout les pays d'Europe continentale des démocraties de coalition ou le consensus est total sur l'absence de frontières, d'armée , de service de renseignement , de diplomatie, de prison. La seule chose qui est à peu près efficace c'est la collecte des impôts et les communes.

Les services sociaux des communes sont toujours le premier poste budgétaire , avec une seule mission l'intégration et le soutien d'une immigration massive . La culture de l'antiracisme est le fond de commerce de tous les bords politiques. Cela ne fait pas une politique mais cela fait bien.

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