Brexit : et maintenant ?

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Theresa May, Premier ministre britannique.
Theresa May, Premier ministre britannique. (Crédits : Reuters)
Après neuf mois de préparatifs, Theresa May a lancé mercredi les négociations sur la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne avec de grandes ambitions et un projet qui, espère-t-elle, lui permettra d'obtenir un divorce bien plus avantageux que beaucoup ne prédisent.

Mercredi à l'heure du déjeuner, l'ambassadeur britannique Tim Barrow a remis au président du Conseil européen la lettre signée la veille au soir par Theresa May confirmant la demande britannique de sortie de l'Union européenne.

« Les voilà, les six pages... », a déclaré Donald Tusk quelques minutes plus tard dans une brève allocution.

« Je n'ai pas de raison de prétendre qu'il s'agit d'une belle journée... Vous nous manquez déjà », a-t-il ajouté.

D'ici au divorce effectif, au terme des deux années de négociation prévues par le traité, la route, toutefois, sera encore longue.

Les Vingt-sept se donnent un mois pour arrêter leur position

Le prochain rendez-vous a été fixé le 29 avril, date à laquelle Donald Tusk a convoqué un sommet européen. Les chefs d'État et de gouvernement se prononceront alors sur des « lignes directrices », en clair des principes de négociation, et sur un mandat pour leur négociateur en chef, Michel Barnier. Ces principes commenceront à circuler dans les capitales à partir de ce vendredi, ce qui annonce une intense activité diplomatique entre capitales dans les semaines à venir.

Une des questions clés à laquelle il faudra répondre concerne la séquence des discussions. Dans sa lettre, Theresa May insiste - l'expression revient quatre fois - sur son souhait de « s'entendre sur les termes du partenariat futur en même temps que sur ceux du retrait de l'Union européenne ». Ce n'est pas tout à fait la musique qu'a fait entendre ces derniers jours Michel Barnier. L'ancien commissaire français a au contraire insisté sur la nécessité de se mettre préalablement d'accord sur quelques principes de sortie, concernant en particulier le « solde de tout compte » britannique, le traitement des citoyens « étrangers » et la frontière irlandaise, avant de parler de l'avenir.

Tout le monde s'attend à ce qu'une période de transition sépare la sortie de l'entrée en vigueur du nouveau « deal ». Thesera May appelle de ses vœux une transition « la moins perturbatrice » possible. Mais, sur le continent, on ne veut pas de quasi statu quo après 2019.

Un jeu de billard à multiples bandes

Si le Royaume-Uni reste membre à part entière de l'Union européenne jusqu'à sa sortie officielle, l'Union européenne fonctionnera à partir de maintenant selon deux « formats » : à vingt-sept pour tout ce qui concerne les négociations avec Londres, à vingt-huit pour le reste. Une fois dotée de son mandat, la Commission européenne rapportera donc à une formation spéciale du « CAG », le conseil des ministres des Affaires étrangères où ne siègera pas le Royaume-Uni. Tout l'enjeu, pour Bruxelles, sera donc de préserver l'unité du groupe des vingt-sept, ne serait-ce que pour ne pas faire le jeu de Londres. Il ne fait aucun doute que la négociation va rapidement devenir un enjeu de politique nationale, qu'il s'agisse du traitement des citoyens britanniques sur le Continent et continentaux au Royaume-Uni, de la concurrence entre places financières ou encore de la défense. Michel Barnier s'y prépare, qui a d'ores et déjà averti qu'il voulait assurer une certaine « transparence » à l'exercice. Une façon de prendre au mot les capitales nationales qui ont toutes fait vœu d'unité à Rome.

Le rôle exact que jouera le Parlement européen dans ce jeu reste une inconnue. En se choisissant comme « coordinateur » l'ancien Premier ministre belge Guy Verhofstadt, actuel chef du groupe libéral et personnalité connue pour ses positions intransigeantes sur la vocation fédéraliste de l'Union européenne, il a marqué son intention de ne pas rester un « silent partner ». Il sera, comme les parlements nationaux, invité à voter sur l'accord final, mais ne sera pas autour de la table des vingt-sept aux côtés de la Commission européenne.

Que Londres reste autour de la table pour tout ce qui ne touche pas au Brexit ne manquera pas non plus de soulever des problèmes. Quel jeu jouera notamment Londres quand il s'agira par exemple de négocier la réglementation financière ou d'entamer la négociation, toujours très conflictuelle, du budget européen pour 2018 ou 2019 ?

Et les vingt-sept, dans tout cela ?

Bruxelles a tout fait pour sanctuariser la négociation avec Londres, en créant des équipes ad hoc tant à la Commission qu'au Conseil européen. Il n'empêche : la sortie du Royaume-Uni pose la question de l'avenir de l'Union tout court. Comme l'a écrit l'historien Luuk van Middelaar dans le quotidien Le Monde, les crises successives de ces dernières années ont introduit dans son fonctionnement une dose inédite d' « improvisation ». Cette « politique des évènements », qui s'impose à côté de la « politique des règles », paradigme traditionnel d'une construction essentiellement basée sur des traités et sur la dialectique entre ses institutions politiques et sa cour de justice, a chamboulé les règles du jeu et révélé le rôle dominant de Berlin. Or sur la route du Brexit, des « évènements » ne manqueront pas de continuer à chahuter la routine bruxelloise, qu'ils résultent des ratés de la politique économique de la zone euro ou d'évènements extérieurs, comme les migrations ou les relations avec Moscou et Washington. Selon cet intellectuel néerlandais, le projet européen ne pourra survivre que s'il accepte, enfin, la contestation en son sein.

Or, pour l'instant, les instances européennes n'ont pas réellement réussi à intégrer cette contestation, qu'elle vienne du Premier ministre hongrois, Viktor Orban, de son homologue grec Alexis Tsipras ou de l'ancien ministre des Finances Yannis Varoufakis. Il semble difficile d'attendre deux ans que la « question britannique » soit réglée avant de s'interroger sur la manière d'avancer vers cet optimum de sécurité et de prospérité que réclament les citoyens européens.

Le sommet de Bratislava de septembre 2016, convoqué immédiatement après le référendum britannique, visait justement à acter la nécessité d'une « relance » sur le terrain de la sécurité et de la politique migratoire, notamment. Depuis, bien peu a été décidé, faute notamment d'impetus franco-allemand.

2019 : année de tous les dangers

Michel Barnier a annoncé qu'il souhaitait conclure la négociation du Brexit à l'automne 2018, de façon à laisser le temps aux gouvernements nationaux de faire ratifier, par leur parlement ou par référendum, le traité de sortie et, éventuellement, un nouveau partenariat. L'expérience a montré que l'exercice de ratification était pour le moins périlleux, tout vote sur un traité européen étant pris en otage par des enjeux de politique intérieure qu'il est pour l'instant impossible de prévoir.

Les ratifications interviendront de surcroît au moment où les partis européens se mettront en ordre de bataille pour renouveler le Parlement européen, au printemps 2019. En 2014, ils avaient obtenu de faire dépendre la présidence de la Commission européenne du résultat de ce scrutin en faisant des « Spitzenkandidaten », leur tête de liste les candidats à la présidence de la Commission européenne. C'est ainsi que Jean-Claude Juncker, chef de file du parti populaire européen, accéda à la présidence de la Commission. Mais cette expérience visant à « politiser » Bruxelles pourrait être contrecarrée sous la pression des évènements. Rien ne dit qu'elle sera reproductible.

Le Brexit ne peut que renforcer le poids, déjà prédominant, de l'Allemagne dans le concert européen. Le prochain chancelier - ou la prochaine chancelière - jouera-t-il (elle) la carte des institutions communes ou pas ? La question reste entière. Finalement, la seule chose dont les Européens puissent être certains à ce jour est qu'en 2019 ils ne seront plus que vingt-sept.

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a écrit le 31/03/2017 à 13:48 :
Et maintenant ? La liberté retrouvée pour les anglais !

Vive le FREXIT !
a écrit le 30/03/2017 à 16:11 :
Barnier est incompétent ! Cela se voit déjà par ses questions: 1) le traitement des étrangers est simple. Pour avoir un permis de travail, il faudra une carte de séjour en règle. 2) les frontières du Royaume-Uni, y compris en Irlande, ne sont pas du ressort de l'UE. 3) le solde de tout compte sera probablement du style "I want my money back" dans la mesure où le RU est un contributeur majeur :-)
Réponse de le 31/03/2017 à 9:39 :
Je ne sais pas si Barnier est incompétent, mais je suis certain que vous ne comprenez pas 1% des problèmes liés à l'Europe.
Permis de travail : cela va créer une énorme incertitude pour tous les résidents (les européens en UK, les british en Europe). Quels seront les critères ? Que se passera t'il ? Pendant 2 ans, ces populations ne vont pas pouvoir se projeter à long terme.
Frontières : il y a libre circulation entre Irlande et continent (c'est l'UE). Il y a libre circulation entre Irlande Nord et GB (c'est l'UK). Si il y a libre circulation entre Irlande Nord et Sud, cela entraine de fait une libre circulation entre UK/UE. Donc pas si simple, étant entendu que l'Irlande ne veut pas être "coupée" en 2 par une frontière.
Solde de tout compte : combien valent les différentes infrastructures Européennes dans lesquels UK a investi ? C'est de la compta mais c compliqué.
Au bout du compte, c'est une négo ultra complexe, et les incompétents sont ceux qui pensent que cela se traitera sur un bout de table.
a écrit le 30/03/2017 à 14:54 :
«So, what?»...Comme par le passé...Il y a l'Europe et les Îles adjacentes!...
a écrit le 30/03/2017 à 13:42 :
François ASSELINEAU candidat du Frexit sera élu président, pourquoi ...?

1) " la droite et la gauche " symbolisée par Sarko et Hollande rassemble tout le dégoût d'au moins la moitié des français pour la politique. Ils ont déjà donné et n'en veulent plus.

2) Le peuple a appris à se méfier des loups de la finance tel Macron et des "professionnels de la politique" tel Aignan ou Hamon, y compris le FN qui n'a plus du tout l'air de la probité et stagnera à son plafond de verre. Le peuple veut du neuf.

3) Seul Melenchon, vieux baroudeur de la gauche fait encore office de solution en drainant large avec un grand présentoir qui fait plaisir et qui n'est pas dénué de bon sens. Sauf que c'est impossible à réaliser ! Mais il rassure dans un concept d'orientation et c'est au moins ça se disent beaucoup de français. Les déçus qui n'abandonnent pas et ne sont pas nantis s'y retrouvent.

4) Vu que les partis "traditionnels" s’effondrent et que l'heure est au sérieux c'est Asselineau qui va convaincre face au doute et au flottement général.
Il y aura donc le symbole de la gauche traditionnelle, mais uniquement le symbole, et un renouveau simple, puissant, désormais inévitable avec Asselineau.

5) Melechon est devenu le centre, le point de bascule, les politicards chutent et l'UPR crève le plafond. Deuxième tour : Melenchon et Asselineau. On sait qui sera président, ASSELINEAU !
a écrit le 30/03/2017 à 12:15 :
Bravo ! Magnifique décision ! Maintenant les autres doivent réfléchir encore 1 mois, j'ai oublié qu'ils ont déjà eu 9 mois mais bon cette belle Europe doit occuper ses fonctionnaires ! J'espère que cette escroquerie va finir et qu'on va pouvoir reconstruire un nouveau projet.
a écrit le 30/03/2017 à 11:48 :
L'événement est historiquement acté, après plus de 60 ans de collaboration, réduite à néant en quelques mois. Quel gâchis, car les dommages collatéraux risquent d’être incalculables.
Le pire est malheureusement à venir, en tous cas ce n'est pas une « sortie par le haut ».

Il faut tout de même continuer à analyser les raisons de cet échec, pour en corriger les erreurs.
Cela prouve, s'il en était besoin, que l’Europe est fragile et que le simple marché commun et l’évitement des conflits ne suffisent pas à créer la cohésion et la solidarité.
Comme le dit intellectuel néerlandais Luuk van Middelaar, il faut que l’UE accepte « la contestation en son sein », c’est tout de même un signe de démocratie. Un peu plus de discernement et d’adaptation aux situations seraient certainement plus efficaces que le respect à la lettre de procédures ou e recettes magiques. Pour exemple : on aurait pu éviter à la Grèce de plonger dans l’austérité budgétaire et dans une impasse économique.

Dans le contexte mondial actuel, c’est un peu l’épreuve du feu et il faut arriver à présent à contrer aussi bien les attaques internes qu’externes.

Interne : Une meilleure organisation, avec un axe démocratique fort et intransigeant sur les priorités et des valeurs communes (plus que sur les 3 %), devrait aider à la résolution des problèmes. Et aussi à la compréhension des actions, permettant de distinguer clairement ce qui est fondamentalement de la responsabilité de l’UE et ce qui relève du National. Sinon il est trop facile pour les irresponsables, les incompétents, ou les "passagers clandestins" de s’exonérer de toute responsabilité. Il faut tout de même reconnaitre qu’il y a des démagogues égoïstes et ingrats qui sévissent et se cachent derrière l’UE, pour faire valoir leurs propres intérêts. C'est statistiquement logique au sein de tout groupe, mais il faut tout de même pouvoir contrer cet espèce de "parasitage".

Externe : car il suffit de regarder quels malveillants sont à la manœuvre pour comprendre que l'Union Européenne dérange. En raison de sa puissance économique et aussi du pouvoir dont elle pourrait priver des dirigeants nationalistes. Qui en général n'ont d'autre moyen de se mettre en valeur que l'exutoire du "c'est la faute des autres".

En tous cas il faudrait que l’UE soit mieux armée contre les populismes. Qu’elle communique mieux et autrement que par les seules directives. Qu’elle soit plus pédagogue et qu’elle assure le service après vente.

L’Union Européenne fait la force de chaque pays qui la compose.
Réponse de le 30/03/2017 à 15:28 :
Bien sure ,mais allez faire comprendre cela à la majorité de ploucs!
a écrit le 30/03/2017 à 10:47 :
Et ça commence, Merkel a lâché la première bombe:
'Angela Merkel derails Theresa May's Brexit plan by rejecting parallel trade talks'

- Angela Merkel fait dérailler le plan de Theresa May pour le Brexit en rejetant des négociations parallèles.
a écrit le 30/03/2017 à 10:28 :
2019 c'est très loin de nos jours... D'autant que c'est une date écrite mais théorique, je crois d'ailleurs qu il est déjà acté qu'on pourrait aller jusqu'à 3 ans. 2020 c'est aussi la prochaine élection générale (sauf imprévu) au Royaume (plus ou moins) Uni...
Ils entrent dans un territoire inconnu, on verra bien ce qu il en sortira...
a écrit le 30/03/2017 à 9:40 :
Après le BREXIT, le FREXIT ;;

Est-ce que vous voulez que l’État français emprunte obligatoirement à des banques privées et que les contribuables paient les intérêts avec leurs impôts ?

Est-ce que vous voulez que les lois françaises soient décidées hors de France par 28 commissaires européens non élus ?

Est-ce que vous voulez que la justice française soit vassale, inférieure, à la justice de l'Union européenne ?

Enfin, est-ce que vous voulez que la France ne puisse pas décider des guerres dans lesquelles elle engage, au péril de leur vie, ses soldats ?

Si vous répondez oui à ces 4 questions, votez pour n'importe lequel ou laquelle des 10 candidat-e-s qui veulent rester dans l'Union Européenne (en prétendant renégocier ou pas les traités).

Si vous répondez non à ce 4 questions, votez pour François Asselineau. UPR.fr
Réponse de le 30/03/2017 à 11:14 :
Si l'Etat n'emprunte pas aux banques et aux particuliers , il emprunte à qui ?
Les lois françaises sont décidées par le parlement, les commissaires Européens mettent en musique des décisions gouvernementales décidées par des régimes démocratiques.
La justice Française n'est pas inférieure à la justice européenne, elle doit prendre en compte les avis de la CJE.
La France décide de ses guerres, et surtout on est bien content de ne pas avoir à les faire seul.
Bref, si vous voulez d'un programme mensonger, inapplicable dans le monde actuel, et de promesses farfelues, votez Asselineau.
Réponse de le 30/03/2017 à 13:04 :
@Brice : qui est-ce qui est farfelu, ceux qui disaient qu'on ne pouvait pas sortir de l'UE ou encore que si le peuple suédois ne votaient pas pour l'euro, ce serait l'apocalypse ?? Asselineau a été le premier à dire qu'on pouvait sortir de l'UE par l'article 50, résultat aujourd'hui le RU sort de l'UE légalement sans avoir à demander l'autorisation de celle-ci ou de la CJEU, Asselineau a été le premier à dire qu'il n'y aurait pas d'apocalypse pour la Suède. Vous ne voulez encore, j'en ai en réserve !!!
Réponse de le 30/03/2017 à 14:11 :
On croit réver...
Asselineau a été le premier à découvrir l'article 50 !!! Vous prenez les gens pour des andouilles ? Tout ceux qui se sont intéressés au traité européens sont au courant de cela. Et l'article 50 ne permet pas de sortir de la zone Euro,; c'est un autre sujet. Si la France veut sortir de l'UE, elle peut activer l'article 50 mais il n'y a pas de processus de sortie de la zone Euro. Allez expliquer à M Asselineau.
Quant à la Suède, je n'ai vu aucune info comme quoi le non à l'euro aller entrainer une crise. Vous avez des sources ? UN article de M Asselineau ?
a écrit le 30/03/2017 à 8:38 :
Brexit: et maintenant? Au suivant... de sortir de cette zone administrative qu'est l'UE de Bruxelles!
Réponse de le 30/03/2017 à 9:01 :
Vous devriez aussi préconiser de sortir de cette zone administrative qu'est à la France de Paris.
Réponse de le 30/03/2017 à 12:56 :
@Brice : A la différence de l'UE, la France a UN peuple et c'est ça qui fait le ciment et la force du vivre ensemble et pas un patchwork de peuples qui n'ont parfois rien en commun. D'ailleurs, votre UE a montré avec la Grèce que la solidarité européenne n'existe pas et qu'elle n'existera jamais car l'Allemagne ne voudra jamais payer pour les pays du sud.
Réponse de le 30/03/2017 à 14:37 :
@TC : on peut discuter sur la notion de peuple Français, mais vous devriez vous rendre compte qu'il y a parfois d'avantages de points communs entre un Français et un Allemand qu'entre 2 Français.

Mais utiliser l'exemple de la grèce sur la solidarité, c'est une blague.
Les pays de l'UE ont déversé des Md€ sur la grèce, pour la sauver du pire. D'ailleurs, les europhobes disent que les grecques coutent à la France, ce qui est vrai. Mais nous sommes solidaires - on peut considérer que ce n'est pas assez etc...mais tous les pays de l'UE (dont l'Allemagne) ont donné de l'argent aux grecques.
Arrêtez de raconter n'importe quoi
a écrit le 30/03/2017 à 8:06 :
L'histoire de la finance retiendra que le jour de l'activation de la sortie du Royaume-Uni de l'union européenne : le CAC 40 a clôturé en hausse de 0.45 % à 5069 points, et surtout le FTSE 100 a clôturé EN HAUSSE de 0.41 % à 7374 points (comme les départements de la Savoie et de la Haute-Savoie réunis !).

La prochaine activation de cet article 50 est pour la FRANCE, qui redeviendra pleinement SOUVERAINE et LIBRE :-)

Programme : www.marine2017.fr/programme/
1. Retrouver notre liberté et la maîtrise de notre destin en restituant au peuple français sa souveraineté (monétaire, législative, territoriale, économique).
Réponse de le 30/03/2017 à 9:03 :
Les marchés anticipent, cela fait 6 mois qu'on sait que ce courrier partirait fin mars, la nouvelle est digérée dans la baisse de 15% de la livre.
Les grands groupe cotés en bourse ont des intérêts dans le monde entier, les problèmes de l'économie britannique liés au brexit ne les concerneront qu'à la marge.
a écrit le 30/03/2017 à 7:42 :
C'est qui est drole c'est que les banques qui veulent partir de la City, pensent a Francfort ou Dublin mais absolument pas Paris. La legislation du travail et les taxes sont trop rigides dans notre pays.
a écrit le 29/03/2017 à 21:33 :
Un nouveau coup de Trump ! Avec l'appui a T. May de l'oncle Sam , de l'Empire , de la Chine , du Tsar la cacophonie europeenne aura du mal a ne pas se soumettre voire se désintégrer .
Le front commun des 27 et même des 11 est une utopie . Que pourra Macron ? Merkel a des intérêts de puissant alors que la France patauge dans les marécages d'outremer .... La douce France ne mérite pas son peuple de minables .
a écrit le 29/03/2017 à 21:19 :
Brexit, une belle entourloupe. La Bourse anglaise se porte bien, et les Anglais s'aperçoivent que les prix ont augmenté de 12 à 15% en peu de temps.
a écrit le 29/03/2017 à 21:03 :
Patience, après le Brexit d'autres pays européens suivront. . .
Réponse de le 30/03/2017 à 9:04 :
Facile de détruire, pas facile de construire.
Réponse de le 30/03/2017 à 9:42 :
@Brice
Quand les fondations sont pourries dès le départ, la maison ne peut pas tenir debout longtemps.
Vous faites beaucoup de commentaires stériles et d'invectives mais sans réels arguments contredisant.
Si votre seul argument est la méthode Coué, c'est triste.
Réponse de le 30/03/2017 à 14:02 :
@Simoner
La maison tient depuis 60 ans, c'est déjà pas mal.
Que voulez vous répondre à 'Patience après le Brexit d'autres pays européens suivront".
Quel pays ?
a écrit le 29/03/2017 à 20:37 :
Enfin on mentionne le sort des Français résidant au Royaume-Désuni et celui des British résidant sur le continent européen : que vont-ils devenir ? devront ils demander la naturalisation ? devront-ils repartir dans leurs pays d'origine ? devront-ils demander des cartes ou permis de séjour ?
Réponse de le 29/03/2017 à 21:36 :
tout ça est à négocier, voire les prendre en otage pour faire levier. 1million et qq de GB en France, 3millions d'étrangers en GB.
Certains britanniques installés en France ne veulent pas apprendre le français, ils ne risquent pas de vouloir devenir français.
Tout est à (re)(dé)faire.
Réponse de le 30/03/2017 à 4:45 :
N'en doutons pas une seconde, le souhait brit est "on ferme les frontieres" raison principale du vote brexit. La regle a appliquer en ces circonstances sera: Visa de travail + permis de sejour renouvelable aux gree des autorites comme dans tout pays. Les activites privees non vitales a l'Angleterre et pouvant etre realisees par les citoyens brit seront reservees & confiees aux brit.
C'est malheureux, mais c'est comme ca. Anticipant cette situation nombres de relations en Angleterre font deja leurs valises et mettent en vente pour ceux qui sont proprios. Le plus tot sera le mieux. Attendre la date d'application sera suicidaire. les anglois seront ferme.
Pour les ambitieux et les voyageurs , il existe heureusement d'autres opportunites dans les pays du Commonwealth, l'Inde en particulier fait un tres fort lobbying, meme ici en Asie. J'ai meme ete sollicite alors que je vis en Coree, c'est dire la demande. Avoir a vivre semblable situation, je n'hesiterai pas une seconde. Ce Brexit est une occasion pour faire autre chose ailleurs et ainsi connaitre d'autres mentalites.
L'avenir appartient aux audacieux....
a écrit le 29/03/2017 à 20:08 :
"Ça fait 10 ans que je le propose aux Français et c’est une proposition extrêmement responsable. Je trouve un peu singulier le fait qu’aucun des candidats ne réponde à mes objections. Nous savons que si nous restons dans l’Union Européenne, nous aurons une politique obligatoire qui va nous être imposée par la commission. Cette commission va nous dicter les grandes orientations politiques et économiques fixées -GOPE- pour 2017. "

http://rmc.bfmtv.com/emission/brexit-ca-fait-10-ans-que-je-le-propose-aux-francais-declare-francois-asselineau-1131617.html
Réponse de le 30/03/2017 à 9:06 :
L'Europe c'est l'avenir de la France. Nous ne pesons rien face aux puissances continentales CHine/USA, la France seule ce n'est plus rien dans le monde d'aujourd'hui.
Asselineau voit la France dans le monde d'il y a 100 ans, mais cela a changé. Voyagez un peu.
Réponse de le 30/03/2017 à 12:50 :
@Brice : Ah bon ! Alors une majorité de pays qui ne sont pas dans une union et qui s'en sortent très bien sont dans le monde d'il y a 100 ans ?!?! La Suisse, la Norvège, l'Islande, Singapour... Je peux continuer, la liste est longue !!!
a écrit le 29/03/2017 à 19:45 :
bye bye et bon debarras des brits cousins de Trump et qui n'ont rien de continentaux : il suffit de regarder leur histoire . Merci theresa !
a écrit le 29/03/2017 à 19:16 :
Elle risque de se mettre le finger dans le eye.....
a écrit le 29/03/2017 à 18:57 :
Un gouvernement qui écoute son peuple, c'est peu commun surtout en Europe. Vive les Anglais et maintenant à nous le Frexit avec l'UPR !!!
Réponse de le 30/03/2017 à 9:07 :
Va falloir réfléchir, car le Peuple de France est viscéralement attaché à l'Euro, donc pas de Frexit.
Si le peuple dit qu'il veut rester dans l'Europe, vous arrêterez de nous faire du populisme démago ?
Réponse de le 30/03/2017 à 12:47 :
@Brice : ça c'est vous qui le dites que le peuple est attaché à l'euro. Et oui, si à l'issue d'un referendum, les Français choisissent de rester dans l'UE, il faudra bien que je m'y plie, c'est ça la démocratie !!! Il n'y a ici aucune place pour le populisme. Les Anglais nous ont montré la voie et je vous donne rendez-vous dans 2 ans (fin des négociations du divorce entre le RU et l'UE), pour voir qui s'en sortira le mieux de la France ou du RU.
a écrit le 29/03/2017 à 18:43 :
Ah le "danger" n'est plus immédiat maintenant il est pour 2019, c'est plus pratique je comprends.
a écrit le 29/03/2017 à 18:30 :
C'est vraiment une lettre de british. On quitte mais on essaie de garder ce qui nous rapporte. La position de M Barnier est cohérente. Ils quittent et ensuite on voit si il y a matière à un accord nouveau. Il faut espérer que ce Brexit ne durera pas 2 ans car pendant ce temps il faut craindre qu'il ne se passera pas grand chose d'autre dans l'UE. T May précise qu'il ne faut pas ralumer le feu en Irlande, mais le gouvernement britannique n'hésite pas à allumer la mèche.
Réponse de le 30/03/2017 à 16:13 :
Bien de votre avis.
a écrit le 29/03/2017 à 18:19 :
De Gaule avait raison : les brits , cousins des ricains , ne sont pas des européens :
Ciao,bye bye et bon débarras .
Réponse de le 29/03/2017 à 19:05 :
Bof, on les reverra toquer à la porte bien assez tôt.
a écrit le 29/03/2017 à 18:18 :
Les bêlants décampent, les traîtres de l'Europe salivent. Yeaaaaaaaaaaaaaaaah !!!!!!!!
a écrit le 29/03/2017 à 18:05 :
' preparatifs', c'est peut etre un peu galvaude, non?
la surprise etait totale, l'impreparation aussi
on va coller des rustines et sauver ce qu'on peut

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