Les professionnels de l'immobilier retrouvent le moral

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Un vent d'optimisme souffle sur l'immobilier dans l'Hexagone. Seulement 37% des professionnels estiment que le marché s'est détérioré au premier trimestre 2015.
Un vent d'optimisme souffle sur l'immobilier dans l'Hexagone. Seulement 37% des professionnels estiment que le marché s'est détérioré au premier trimestre 2015. (Crédits : Reuters)
Plus d'un professionnel de l'immobilier sur deux se veut optimiste sur les 12 mois à venir. C'est le résultat d'une enquête Crédit Foncier/CSA publiée ce mardi.

Ce n'est plus un secret de Polichinelle. Le marché immobilier reprend des couleurs et le moral des professionnels, longtemps morose, est stimulé par un contexte favorable. D'après l'enquête du Crédit Foncier/CSA, ils ne sont plus que 37% à estimer que le marché s'est détérioré au premier trimestre 2015. Lors de la précédente enquête, fin 2014, ils étaient 61%.

Les taux d'intérêt dopent le marché

59% des professionnels de la pierre se sont ainsi déclarés optimistes. Il y a quatre mois seulement, seuls 35% d'entre eux se disaient confiants. Une progression qui s'explique par la baisse historique des taux d'intérêt. Selon une récente étude, les taux d'intérêts des crédits immobiliers s'établit à 2,21%. Cette raison est citée par 87% des professionnels, remarque ainsi l'étude. Pour les plus pessimistes d'entre eux, le contexte économique (92% d'entre eux) et l'évolution du pouvoir d'achat des ménages (81%) sont les deux facteurs qui expliquent leur ressenti.

Une baisse des prix qui se poursuit

L"évolution des prix de l'immobilier n'est pas non plus étrangère à ce regain, 58% d'entre eux citent cette raison. 56% des professionnels pensent que les prix dans l'ancien devraient continuer de baisser "dans des proportions significatives".  Dans le neuf, près de 6 sondés sur 10 pensent que les prix vont rester stables, ou baisser pour 26% d'entre eux. C'est dans l'ouest de la France que l'on trouve les plus optimistes : 65% dans le sud-ouest, 62% dans le Nord-Ouest et en Île-de-France. Le volume des transactions devraient en revanche rester stables.

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Commentaires
a écrit le 11/07/2015 à 18:21 :
Les pourcentages de baisse - on s'en fout. Ce qui compte c'est les prix. Prennons un point de comparaison. En 1998, alors que le taux de chomage était bien meilleur que aujourd'hui, les prix étaient 3 fois moins chers.
Voilà.
Lorsque les prix seront retournés à ceux de 1998-2000, alors je considèrerai (peutêtre - car d'autres facteurs néfastes sont présents) acheter.
a écrit le 06/05/2015 à 15:59 :
C'est relativement peu de peu professionnel. Les principaux concernés (les particuliers) sont ils optimistes ? Vous pouvez vous renseigner sur www.third.fr du marché immobilier. Tant qu'il y aura 2 acheteurs pour 1 vendeur, il n'y aura pas forcément beaucoup de croissance pour le marché de l'immobilier. Malgré des taux extrêmement bas.
Réponse de le 08/05/2015 à 8:05 :
faux dans les grandes villes il existe à présent moins d'un acheteur pour un vendeur
a écrit le 05/05/2015 à 16:17 :
Il sont amusants ces journalistes, il n’y a qu’à ce promener en ville pour voir le nombre de maison à vendre, certaines depuis plus d’an, d’autre au bord de la ruine et d’autres transformées en squattes. Qui peut acheter? même avec des prêts à 2% si t’as pas de boulot t’as pas d’argent ??
a écrit le 05/05/2015 à 14:49 :
Depuis trois mois il y a une volonté à forcer l'optimisme et à absolument trouver quelque chose qui fonctionne. Mais le problème est tout autre : l'état a paralysé progressivement l'économie française en l'asphyxiant par des impôts démesurés pour les entreprises et pour les particuliers d'une part et en lui coupant toute possibilité d'investir correctement d'autre part. Enfin, le décalage par rapport à l’étranger met les entreprises françaises en situation de faiblesse par rapport à la concurrence.
Et aujourd'hui 'état cherche d'une façon désordonnée de petites solutions ponctuelles pour relancer un tout petit peu l'économie pour plaire à Bruxelles et aux électeurs particulièrement mécontent d'une gestion de NOTRE argent sans résultats.
L’Angleterre attire les riches, la France attire les pauvres !
Réponse de le 05/05/2015 à 17:30 :
@Depuis trois mois

"l'état a paralysé progressivement l'économie française en l'asphyxiant par des impôts démesurés pour les entreprises et pour les particuliers "

"entreprises"
Ce n'est pas nouveau : les gouvernements successifs ont tout fait pour que les PME et autres petites entreprises soient écrasées d'impôts (le taux effectif d'Impôts sur les Sociétés est de 31% pour les TPE et 28% pour les PME environ) pour pouvoir exonérer les grandes entreprises (environ 8% de taux effectif d'impôt en moyenne). Parmi les deux derniers vainqueurs à la présidentielle, l'attitude a été la suivante :
- Nicolas : "rien à faire de ces losers de PME, si vous n'êtes pas un grand patron, vous ne méritez pas ma considération". Il a le mérite de la cohérence.
- François : "oui, il y a un problème, on va rééquilibrer ça en faveur des PME et pour faire payer davantage les grands groupes". Enfin quelqu'un qui reconnaît le problème, c'est déjà un pas en avant. Une fois élu, n'a rien fichu pour résoudre le problème.

"particuliers"
Les attitudes de nos deux derniers gagnants sont sensiblement les mêmes que pour les entreprises.
Cependant, le niveau d'imposition est somme toute très raisonnable. Personnellement, je gagne 3 smics par mois et je paye 300€ d'Impôts sur le Revenu, je trouve ça bas. Je pourrais encaisser sans problème un doublement de mes impôts. Ce n'est pas ça qui empoisonne mon existence. Ce qui me tue, c'est qu'à mon niveau (cadre en RP à 3000€ nets par mois), je peux acheter (en endettement maximum sur 25 ans) environ 14m² dans Paris. Avec ma femme qui gagne autant que moi, à nous deux (6000€ nets/mois), nous pouvons espérer acheter 29m². Je parle évidemment en ancien. Pour le neuf, même pas en rêve.
Si vous voulez savoir de quoi le pays crève, c'est de cela, pas des impôts.
Réponse de le 05/05/2015 à 22:07 :
@zola : le pays creve de son hyper centralisme ..vous finirez par partir en province comme je l ai fait à votre âge ..Cela s empire et ce n est pas le grand paris qui améliorera cela .
Réponse de le 06/05/2015 à 9:26 :
Vous confirmez donc la bulle spéculative honteuse en région parisienne, qu'il faut crever à tout prix avant qu'elle ait raison du pays. Merci.
Et vous confirmez donc la tendance croissante qui transforme peu à peu Paris en ville-fantôme remplie de touristes qui prennent des photos de la grandeur du passé, de résidences secondaires vides plus de 11 mois par an, de vieillards dans des 3 pièces de 80m² et autres appartements familiaux, de "jeunes winners" dont le principal effort a consisté à naître en état héritier d'un de ces petits vieux, et pour mettre un peu de vie, de HLM peuplés d'inactifs. Pour le reste (cadres, salaires très bons mais pas indécents, jeunes actifs, travailleurs pauvres, smicards et autres), Paris et sa banlieue deviennent de plus en plus hostile.

Sinon, pour ce qui est de l'hyper-centralisme, je suis d'accord avec vous : il faudrait que la France se réaménage autour de ses 14 régions nouvellement créées avec 14 grandes métropoles (voire plus, pas forcément une seule par région) de taille non-négligeable, chacune mettant en place un grand bassin d'activité.
Réponse de le 06/05/2015 à 9:33 :
@zola : j ajoute que vous êtes toujours hélas dans la désinformation : si vous gagnez 6000 e net par mois et en supposant que vous ayez 2 enfants vous ne payez pas 300e d IR mais 5750 e d impôt
Réponse de le 06/05/2015 à 11:50 :
Vous avez combien de parts où de déductions fiscales pour payer 300e d'impôts par an avec un salaire de 3000e par mois..... expliquez nous l'astuce .....
Réponse de le 06/05/2015 à 13:15 :
@malcomprenant @A Depuis trois mois
Effctivement, j'ai fait une erreur de formulation en supposant le lien entre "3 smics par mois et je paye 300€ d'IR", il fallait comprendre 300 par mois, à moi seul (pas à deux).
Réponse de le 06/05/2015 à 15:35 :
Oui @zola je confirme qu il y a une disparité énorme entre la RP et la province mais qu il n y aucune volonté politique ( la soupe est très bonne à paris?) et l hyper centralisme s accentuera en RP avec le grand paris et qu il est inutile comme vous de faire de "gerontophobie" , c est à vous de combattre cette situation spécifiquement française ou faire comme moi à votre âge : fuir paris ( pas facile ).
Réponse de le 07/05/2015 à 13:34 :
@malcomprenant
C'est possible que j'en arrive là, mais pour l'instant, Banlieusard de naissance et cadre sur Paris (de même que Madame), j'aspire plutôt à vivre sur Paris/petite couronne, ce qui devrait être techniquement possible pour nous, couple qui gagne plus que 91% des couples sans enfants et 98% des célibataires du pays.
a écrit le 05/05/2015 à 14:45 :
Bonjour,
La situation est très simple, les prix baissent à plus de 20Km des grandes agglomérations et s'effondrent à 50Km et plus.
D'autre part les ruines qui étaient vendues 130000 voir 150000€ sont revalorisées au prix du terrain donc en général entre 50K et 100K.
Les vendeurs ne peuvent donc plus vendre tout et n'importe quoi et doivent soit vendre les biens au prix qui sont les leurs, soit investir pour espérer faire une plus-value justifiées.
En dernier lieu le taux de chômage élevé et la stagnation des salaires empêchent de nombreux jeunes (25-35) de devenir primo-accédants alors que leur parents le sont déjà. Le marché a donc atteint un pic de transaction en attendant que les salaires repartent à la hausse ou que les prix baissent significativement. Car des taux bas avec des prix encore trop élevées pour les biens considérés ne feront pas de miracle.
Par rapport à l'Allemagne la France est encore surévaluée de plus de 20% dans son secteur immobilier il y a donc encore de la marge pour la baisse n'en déplaise au professionnels qui sont partis pris et souhaitent protéger leurs profits et leur business.
Il est prévu une remontée sérieuse des taux dans les 24 mois à venir en Europe ce qui annoncera effectivement une explosion de la bulle immobilière française qui est une des dernières d'Europe à n'avoir pas encore éclatée. Sauf si le chômage baisse significativement et que les salaires s'apprécient sérieusement. Et ce ne sont pas les gesticulations actuelles sur les viagers comme placement d'avenir qui changerons quoi que ce soit aux fondamentaux économiques.
L'alternative serait de désenclaver les villages via des transports rapides et décentralisés afin que les familles puissent acheter en bordure des grandes agglomérations tout en profitant de leur emploi en ville. Mais cela nécessite des investissements en terme de transort qui ne sont pas la priorité du gouvernement.
Réponse de le 05/05/2015 à 15:59 :
Vous avez une idee ce que ca couterait des transport public rapide vers des petits villages ? surtout que si c est un village, il n y auara pas grand monde pour en profiter ...
Il serait plus intelligent (et moins cher) d inciter les entreprises a s installer hors de la region parisienne
a écrit le 05/05/2015 à 14:16 :
A cd : désolé une bulle se dégonfle quand les liquidités manquent donc quand les taux montent. Actuellement les taux sont très bas mais la confiance est morte donc les prix baissent. C'est un mauvais signe même si des transactions se réalisent.
Réponse de le 05/05/2015 à 15:57 :
A mon avis, une bulle se degonfle quand les acheteurs refusent de surpayer en se disant qu il revendront encore plus cher demain. C est comme ca que la bulle des tulipes a explose au 17eme sciecle.Rien a voir avec les taux d interet.
Dans le cas de l immobilier, les taux d interet servent juste d amplificateur en solvabilisant des acheteurs qui le le seraient pas, tout comme le PTZ ou les differents dispositifs de defiscalisation
a écrit le 05/05/2015 à 14:05 :
Avec presque un million de petites annonces immobilières par les professionnels sur le bon coin proposant des appartements,des maisons et des immeubles de rapport sur toute la France sans compter les 300000 annonces de particuliers il n'y a que l'embarras du choix surtout avec des taux de crédit aussi bas..d'où mon interrogation pourquoi vendent ils tant si l'immobilier est une si bonne affaire!
a écrit le 05/05/2015 à 13:40 :
Que les professionnels de l'immobilier arrêtent de nous dire en permanence que tout va mal pour arracher encore quelques avantages après des pouvoirs publics. Les chiffre notariaux sont officiels et surtout sans appel: 720 000 transactions dans l'ancien en 2014 au plus fort de la crise. L'immobilier se porte très bien contrairement à ce que serine les pleureuses du secteur.
a écrit le 05/05/2015 à 12:43 :
Des taux bas avec des prix qui baissent, c'est anormal. Ça reflète l'appauvrissement du marché. Les agences immo feront des transactions mais cette situation est inquiétante. Les Français n'ont plus de sous !!!!
Réponse de le 05/05/2015 à 13:42 :
Non, ca denote simplement une bulle speculative qui se degonfle. et heureseument qu ils y a encore des taux bas pour les vendeurs, car sinon ca serait une explosion de la bulle (ce qui serait economiquement probablement mieux qu une baise de 2-3 % pendnant 10 ans)
a écrit le 05/05/2015 à 12:22 :
corollaire, les concessionnaires BMW commencent aussi a se frotter les mains !

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