New Fabris : les syndicats doivent trancher sur la nouvelle proposition

Une proposition de prime de licenciement supplémentaire de 12.000 euros nets a été présentée ce vendredi matin aux syndicats du sous-traitant automobile de Châtellerault. Les salariés doivent encore décider s'ils acceptent ou non cette nouvelle proposition, qui reste loin des 30.000 euros demandés.

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(Crédits : © 2009 Thomson Reuters)

Vers la fin du conflit à l'usine de New Fabris? Les salariés du fabricant de pièces mécaniques automobiles placé en liquidation judiciaire, basé à Chatellerault (Vienne) doivent tenir une assemblée générale décisive ce vendredi en fin de matinée, date limite qu'ils avaient fixée pour obtenir satisfaction sur le montant de la prime de départ.

Le ministère de l'Industrie a annoncé que la proposition de prime de licenciement a été relevée. Une aide de 12.000 euros net sera versée à chacun des 366 salariés de New Fabris -au lieu des 11.000 euros brut promis la semaine dernière- s'ajoutant à l'indemnisation légale de licenciement comprise entre 17.500 et 19.000 euros. Ces mesures ont été présentées par la sous-préfecture aux représentants des salariés, dans le cadre d'un "protocole de sortie de crise".

Dans ce protocole d'accord, les salariés doivent par ailleurs s'engager "à cesser toute forme d'occupation de l'entreprise", et à en rendre "la totale jouissance" au liquidateur judiciaire, "sans y cause de dégradations". Depuis plusieurs semaines, les " Fabris " menaçent en effet de détruire leur site industriel en faisant exploser des bouteilles de gaz, afin d'obtenir satisfaction de leurs revendications. La semaine dernière, les bouteilles de gaz avaient finalement été retirées, mais les salariés ont entretenu depuis un certain flou sur leurs intentions.

Reste à savoir alors si cette nouvelle proposition sera acceptée. D'ores et déjà, le porte-parole CGT des salariés Guy Eyermann s'est dit "déçu" par cette proposition, la jugeant "minable". "On est très loin des 30.000 euros qu'on souhaitait", a déclaré le syndicaliste.

Le secrétaire d'Etat chargé de l'industrie, Christian Estrosi, estime pour sa part "avoir obtenu le maximum d'avancées (indemnités, préretraites...) dans le contexte d'une liquidation judiciaire avec cessation d'activité", et demande "à tous les salariés de new fabris d'accepter, en toute responsabilité, ce protocole qui, même s'il n'est pas totalement conforme à leur attente, vise à assurer au mieux leur avenir".

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