Des chiffres encourageants pour l’industrie européenne

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Bonne nouvelle pour la zone euro : l'activité dans le secteur manufacturier poursuit sa progression à 53,2, selon l'enquête mensuelle mesurant l'indice PMI par Markit. Si cette progression est moins forte qu'en janvier, lors duquel son meilleur niveau avait été enregistré depuis mai 2011, l'Allemagne, l'Italie et l'Espagne enregistrent toutes les trois une amélioration.
La France, elle, voit sa situation s'améliorer. Car si l'activité s'y est encore légèrement contracté, la deuxième économie de la zone euro s'approche en effet tout près de l'équilibre, à 49,7. Un indice à 50 marque la limite entre expansion et contraction.
Il s'agit de son meilleur niveau pour depuis cinq mois. Autre signe encourageant, la composante production de l'indice PMI calculé par Markit enregistre sa première progression dans l'Hexagone depuis juillet, même si la hausse est marginale.
Le secteur manufacturier italien poursuit quant à lui son expansion entamée il y a huit mois, tandis que celui de l'Espagne a enregistré sa croissance la plus marquée en près de quatre ans.
En dehors de la zone euro, la Grande-Bretagne a également enregistré une hausse de son activité manufacturière, à 56,9, avec un pic dans la création d'emplois du secteur.
Au niveau de la zone euro, le secteur manufacturier est d'ailleurs à nouveau créateur net d'emplois en enregistrant plus d'embauches que de licenciements.
Mais, à quelques jours d'une réunion de la Banque centrale européenne (BCE), Markit note toutefois que les prix à l'entrée des usines ont reculé pour la première fois en six mois, une évolution susceptible d'alimenter les craintes de déflation dans la zone euro. Et si les entreprises ont pu augmenter leurs prix légèrement le mois dernier, cette hausse a été moins marquée qu'en janvier.
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En février, l'inflation dans les 18 pays utilisant l'euro a été de 0,8%, niveau bien en deçà de l'objectif de la Banque centrale européenne d'une hausse des prix à la consommation légèrement inférieure à 2%.
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Les analystes ne croient cependant pas que la BCE agira. Selon le FMI, les chances d'une entrée en déflation dans la zone euro ne dépassent pas les 15 à 20%.
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