Eric Woerth révise en nette hausse les prévisions de déficit

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Dans un entretien publié ce mardi par le site capital.fr, le ministre du Budget a révisé à la hausse le déficit de la Sécurité sociale pour 2009, qui pourrait atteindre 15 milliards d'euros. Et le déficit public dans son ensemble dépassera 4,4% du PIB.

Le ministre du Budget, Eric Woerth, a révisé à la hausse ce mardi le déficit de la Sécurité sociale pour 2009, qui pourrait atteindre 15 milliards d'euros. Les prévisions de déficit du projet de loi de Finances de la sécurité sociale (PLFSS) 2009 faisaient état dans un premier temps d'une impasse de 11,4 milliards portées en janvier à 12,6 milliards d'euros.

Plus globalement, "en 2009, le déficit public dépassera forcément 4,4% du PIB", a poursuivi Eric Woerth, et la prévision d'un déficit budgétaire de 86 milliards d'euros sera "révisée en hausse". Le creusement des déficits tient évidemment à "la dégradation de la conjoncture", a précisé le ministre.

Le gouvernement prévoyait jusqu'alors que le déficit public de l'Etat grimpe à 3,2% du PIB en 2008 puis à 4,4% en 2009. En 2008, le déficit budgétaire avait déjà bondi à plus de 56 milliards d'euros, contre 34,7 milliards fin 2007 (38,4 milliards hors participations financières de l'Etat), une forte dégradation liée au ralentissement économique qui a pesé sur les recettes fiscales.

Le gouvernement avait déjà revu en nette baisse ses prévisions de croissance pour 2009, avec un produit intérieur brut (PIB) annoncé en recul d'"au moins 1%".

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Commentaires
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Sécurité sociale !!! il y avait longtemps....
si sa raporte pas je pense que les ouvrier devrais arreter de cotiser tout comme le chomage et la caisse de retraite comme sa plus de problemes comme ont a plus le droit d etre malade plus le droit d etre sans travaille et plus droit d etre vieux ... et la sacree augmentation de salaire .
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Il faut en finir avec cette bande d'incapables qui révisent leurs prévisions tous les 15 jours au fur et à mesure qu'elles sont démenties par les faits. L'UMP et les Sarkozy de tous bord ça suffit ! Ils sont en train de ruiner le pays.!
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Et toujours 5.5 millions de fonctionnaires à payer plus le coût des monopoles d'état comme la sécu, le train de vie de l'état, etc...ca risque pas de s'améliorer en effet !!
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Si Woerth annonce 4,4% en fevrier on sera probablement à 7% en déc. On en reparle....
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Le gouvernement s?oriente vers la suppression du tiers provisionnel prochain pour les assujettis à la première tranche de l?impôt sur le revenu.

Il me semble qu?on peut faire mieux - c?est à dire beaucoup plus massif et sans coût pour les finances publiques - par le moyen suivant, jamais exploré, et pourtant simple à mettre en oeuvre :
celui du report massif - non pas suppression, mais report - de pans substantiels d?impôts à horizon de deux ou trois ans avec de plus, passé ce délai, remboursement étalé dans le temps ; mais avec, en contrepartie (et c?est sans doute là le plus innovant), paiement, par ceux dont l?impôt aura été ainsi décalé, d?un intérêt, ménager des finances publiques.

Un exemple fera mieux saisir le mécanisme.
Le gouvernement peut dès demain décider que, pour la moitié inférieure de tous ceux qui paient l?impôt sur le revenu (c?est en cela que c?est massif), le prochain tiers provisionnel (ou les prélèvements d?avril, mai et juin pour les mensualisés) sera déboursé non pas à l?échéance prévue, mais seulement en 2011 et 2012 (se rajoutant donc à l?impôt normal qui existera alors), les paiements étant étalés sur ces deux années de façon à en lisser le poids, et étant assortis d?un intérêt égal à l?intérêt moyen qu?aura payé l?Etat pour ses emprunts : pour une famille ayant à payer 1.800 ? d?impôt en 2009, l?allègement serait, dans cet exemple, de 600 ? tout de suite, donnant lieu à des remboursements étalés sur 2011 et 2012 qui resteraient inférieurs à 30 ? par mois, ce qui n?aura pas alors d?effet dépressif.
Ainsi la charge de l?impôt sur l?économie serait allégée au moment même où elle est économiquement et socialement la plus mal venue ; mais l?Etat serait assuré de retrouver fin 2012 l?équivalent de ce à quoi il aura provisoirement sursis, sans coût supplémentaire.
L?opération serait économiquement sensée - et économiquement sensible, car massive (une quinzaine de milliards d?euros dans cet exemple) - mais au final neutre pour les finances publiques.
Pure action contracyclique et vrai pilotage conjoncturel, par simple modulation de l?impôt dans le temps sans creusement structurel du déficit. Ou encore, échange d?un dû immédiat et actuellement contreproductif (l?impôt voté) contre une créance, certaine dans son montant (toujours parce qu?il s?agit d?un impôt déjà voté et qui n?est pas remis en cause) et sûre dans son recouvrement (puisque l?Etat est souverain : il n?aura qu?à inscrire de sa propre initiative le montant à payer, en supplément d?impôt assorti de l?intérêt qu?il aura calculé, dans les avis d?échéance ou les prélèvements qui s?égrèneront tout au long des années 2011 et 2012).

Et cette technique, de report massif et portant intérêt (on pourrait la nommer REPIT, pour : Report Exceptionnel et Portant Intérêt des Taxes, ou encore : ReEchelonnement Provisoire d?Impôts et Taxes), peut être tout aussi facilement appliquée à d?autres impôts d?Etat, à commencer par l?impôt sur les sociétés (report de l?acompte du quart dû en mars 2009, par exemple, réservé aux entreprises payant un impôt inférieur à un certain seuil, c?est à dire à la fraction des plus modestes ou des plus fragiles de nos PME, dont la trésorerie se trouve ainsi, sur simple décision de l?Etat, soulagée juste au moment de plus basse conjoncture et de plus haute difficulté d?obtention des crédits) ; voire même être étendue à la TVA que les entreprises ont pour charge de reverser à l?Etat, ou aux impôts locaux si les élus locaux veulent se rajouter à ce mécanisme : l?idée étant toujours d?accroître tout de suite les moyens des acteurs économiques, en remplaçant une charge due, et qui restera due - mais qui tombe au pire moment -, par une dette à moyen terme dont les échéances de remboursement seront à la fois décalées (moratoire de deux à trois ans) et largement étalées dans le temps (paiement sur deux années par exemple).

Technique simple à mettre en oeuvre, rapide, d?effet immédiat ; et permettant de jouer d?un réglage fin et adaptable dans le temps en fonction des circonstances : il y a ainsi moyen de placer le curseur exactement où on le souhaite s?agissant du nombre des contribuables concernés (on peut par exemple s?en tenir au tiers inférieur pour commencer et décider à la fin de l?été 2009, si nécessité il y a, d?en faire entrer 10%, voire 15% de plus dans le jeu du report), mais également pour ce qui est de la fraction reportée de l?impôt (on peut décider en cours de route d?aller jusqu?à la moitié de l?impôt sur le revenu au lieu du tiers, jusqu?au deuxième acompte d?impôt sur les sociétés au lieu du seul premier, etc...), ou de la combinaison d?impôts retenue (panachage entre impôt sur le revenu reporté et impôt sur les sociétés, etc...). De même, il est loisible le moment venu, si la reprise tarde à se manifester, de décaler d?une année supplémentaire l?échéance du remboursement d?impôt, ou bien de l?étaler sur trois années au lieu de deux, etc...
On dispose ainsi tout au long du processus, et jusqu?à la reprise, d?une panoplie de leviers permettant d?agir souplement et précisément, à bonne dose et dans les temps, sans creusement supplémentaire à terme du déficit public, et donc sans dégradation de la signature internationale de l?Etat (si la présentation du budget de l?Etat était un peu plus moderne, la créance sur impôts reportés, ou créance de REPIT, pourrait être inscrite immédiatement en ressources aux côtés des recettes budgétaires de l?année, laissant inchangé le déficit affiché).

Cette finance-là est raisonnable. Elle pourrait, par sa simplicité même, et par les sûretés qu?elle offre en terme de déficit (aux yeux de pays comme l?Allemagne, par exemple), faire aisément l?objet d?une action concertée, au moins des économies européennes - auxquelles elle permettrait dès aujourd?hui d?aller plus loin dans la relance ; facilement, rapidement, massivement, souplement ; et sans frais.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Déficit de la sécu 15 milliards juste le paquet fiscal donné aux fortunés.
Bravo pour le trou.
Gardons à tout prix notre sécu et demandons le remboursement du PQ.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Bonjour tout le monde
y-a-t-il quelqu'un , un jour, qui m'expliquera pourqoi on parle d'une part du déficit budgétaire en pourcentage, au jour d'hui : 4,4% et d'autre part du déficit de la sécurité sociale en valeur, aujourd'hui 15 millard d'?. merci de m'éclairer
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
et encore très optimiste. Le déficit français fait peur car il ne met pas en route la machine économique depuis + de 30 ans. une question à nos gouvernants DROITE OU GAUCHE: soyez honnêtes arrêtez de raconter des bobards dont le citoyen ne crois plus depuis des décennies.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
bonjour peut-on m'expliquer pourquoi on parle du budget de la france en pourcentage et de celui de la sécurité sociale en valeur , merci
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
si nous restons avec cette bande de bon à rien, nous allons droit dans le mur aucun des ministres n'est en accord sur les chiffres du déficit;nous prenons le même chemin que les Américains avec le deuxième mandat de Busch le Président Sarkozy est un incapable et un menteur.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Nos Ministres voient enfin la réalité.Toute cette bande d'Hommes Politiques nous ont menti car ils savaient depuis longtemps ce qu'il allait arriver mais il avaient ordre sous la baguette du Chef D'orchestre de chanter : Tout va très bien Madame la Marqu....Tout ça pour ne pas remettre en question sa Politique économique désastreuse prévue depuis longtemps par des Economistes qui eux étaient capables d'analyser la situation.

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