Corbeil-Essonnes : l'UMP l'emporte de justesse
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Le deuxième tour de l'élection municipale partielle de Corbeil-Essonnes ce dimanche a tenu ses promesses en terme de suspens. Le candidat UMP Jean-Pierre Bechter l'emporte donc avec seulement 27 voix d'avance sur son adversaire Michel Nouaille.
Jean-Pierre Bechter, remplaçant de l'ancien maire déchu et homme d'affaires Serge Dassault (UMP), a obtenu 50,13% des suffrages, contre 49,87% au communiste Michel Nouaille, qui menait une liste d'union née de la fusion avec celles du socialiste Carlos Da Silva et du Vert Jacques Picard.
Mais cette courte victoire ne passe pas pour le candidat communiste. Même s'il "prend acte des résultats officiels", Michel Nouaille n'exclut pas un recours en justice si des irrégularités étaient mises au jour. "Demain nous appelons les corbeil -Essonnois à se manifester auprès de nous, et s'ils ont été témoins de faits qui nous paraissent contraire à la démocratie, nous ne interdisons rien", a-t-il prévenu.
La ville est dirigée depuis 1995 par Serge Dassault. Le 27 septembre, au premier tour, la liste dirigée par Jean-Pierre Bechter (UMP), bras droit de l'avionneur et patron de presse, avait recueilli 30,75% des voix, les trois listes de gauche totalisant ensemble 51%.
L'élection a été provoquée par l'inéligibilité des deux finalistes de mars 2008 : Serge Dassault, en raison de "dons d'argent" à des électeurs en échange de leurs votes - ce que l'ancien maire conteste, et Bruno Piriou (PCF) dont les comptes de campagne ont été invalidés.
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Mercredi dernier, six dirigeants nationaux de gauche, d'Olivier Besancenot (NPA) à Martine Aubry (PS) en passant par Cécile Duflot (Verts), avaient lancé un appel commun pour "mettre fin au système Dassault" et rendre Corbeil "à ses habitants".
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