Affaire Woerth-Bettencourt : le retrait de 50.000 euros aurait bien eu lieu

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Selon Le Monde, la police aurait retrouvé la trace du retrait de 50.000 euros effectué le 26 mars 2007. D'après l'ancienne comptable des Bettencourt, cette somme était destinée à Eric Woerth.

L'enquête sur les allégations de l'ex-comptable des Bettencourt avance. Selon Le Monde, la police aurait retrouvé la trace du retrait de 50.000 euros dans une agence BNP Paribas le 26 mars 2007. Cette somme était, à en croire les propos tenus par Claire Thibout à Mediapart, destinée à Eric Woerth.

Aucune confirmation de cette information n'a pu être obtenue de source policière et judiciaire dans l'immédiat. Le site internet du quotidien croit cependant savoir que les réquisitions faites par les policiers de la Brigade de répression de la délinquance sur la personne (BRDP) ont permis de retrouver cette trace.

L'ancienne comptable a affirmé aux policiers qu'à la demande de Patrice de Maistre, gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt, elle avait remis 50.000 euros à Liliane Bettencourt et que Patrice de Maistre lui avait indiqué que cet argent était destiné à Eric Woerth. Patrice de Maistre et Eric Woerth ont démenti ces affirmations.

Par ailleurs, la Suisse a précisé que son secret bancaire resterait inviolable au cas où les juges français voudraient vérifier si les comptes bancaires en Suisse de Liliane Bettencourt auraient servi au financement de partis politiques. "Une demande d'entraide judiciaire ne peut être acceptée que si l'état des faits exposé constitue un délit selon la loi suisse aussi, et ce n'est pas le cas pour le financement des partis politiques", a indiqué le porte-parole du ministère suisse de la justice interrogé par l'AFP. Le financement des partis politiques et de campagnes électorales par des entreprises ou des personnes privées est totalement libre en Suisse.

Mediapart porte plainte contre des membres de l'UMP

Mediapart, pionnier de la presse internet en France, joue un rôle en pointe dans le volet politique de l'affaire Bettencourt, qui a fini révélation après révélation par ébranler le sommet de l'Etat. Parti d'un soupçon de complaisance fiscale envers l'héritière de L'Oréal, Liliane Bettencourt, le dossier s'est transformé en affaire de financement illégal touchant le ministre du Travail, Eric Woerth, puis Nicolas Sarkozy.

Sentant le danger, la garde rapprochée du chef de l'Etat tente de discréditer un site qui est devenu la bête noire du gouvernement et, plus largement, la diffusion d'informations par le canal d'internet.

Son fondateur, Edwy Plenel, a annoncé mercredi qu'il allait porter plainte contre les membres de l'UMP cherchant à "calomnier", en parlant de "méthodes fascistes", un site qui dit-il ne fait que son travail d'information. "Eric Woerth est mis par ses amis dans la pire situation parce qu'Eric Woerth sert de bouclier au président de la république. Tout cela est assez indigne, on devrait laisser la justice travailler", a-t-il dit sur France Info. Pour Edwy Plenel, l'attaque concertée menée par la seule "garde rapprochée" du chef de l'Etat, témoigne d'un "mépris profond de la démocratie et de la justice dans sa mauvaise foi".

Le ministre du Budget, François Baroin, avait tiré mardi la première salve à l'Assemblée nationale en dénonçant une "cyber-cabale" qui ne fait qu'additionner "les tweets et les blogs." "Ce fameux site, là! Qui me rappelle une certaine presse des années 30", s'est exclamé ensuite, mercredi, le ministre de l'Industrie, Christian Estrosi, au micro de France Info.

Sur RTL, le secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand, a fustigé "un site qui utilise des méthodes fascistes" à partir d'écoutes qui sont, selon lui, "totalement illégales".

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