Le déficit 2010 sera "inférieur aux prévisions de 8%", selon François Baroin
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Le déficit public de la France à la fin de l'année sera inférieur à la prévision actuelle de 8% du produit intérieur brut, a déclaré mardi le ministre du Budget, François Baroin .
"Nous pouvons dire aujourd'hui que nous serons en dessous des 8% de déficit à la fin de l'année", a-t-il dit sur RTL. "Ça veut dire que la marche à franchir pour l'année prochaine, qui est intangible et qui doit nous ramener à 6% de déficit par rapport à la richesse nationale, sera moins haute que prévu", a-t-il ajouté.
La France s'est engagée devant ses partenaires européens à mener à partir de 2011 un effort de redressement de ses finances sans équivalent dans le pays depuis au moins un demi-siècle. Le déficit public passerait ainsi d'environ 8% en 2010 à 6% en 2011, 4,6% en 2012 et 3% en 2013, soit une baisse d'environ 100 milliards d'euros en trois ans.
Maîtrise des dépenses et réduction des niches fiscales
Comme le Premier ministre François Fillon, François Baroin a dit que la croissance "sera probablement à 1,5%" cette année, soit plus que la prévision du gouvernement (+1,4%), ce qui laisse espérer un rebond des recettes plus rapide que prévu. "Tous les surplus de recettes liés à la relance de l'activité économique seront affectés intégralement à la réduction de l'endettement du pays", a-t-il précisé.
Outre une croissance vigoureuse de 2% l'an prochain, le gouvernement prévoit de réduire les déficits en maîtrisant la hausse des dépenses et en augmentant les recettes, ce qui passera par la réduction de quelque 10 milliards d'euros du niveau des niches fiscales et sociales dès 2011.
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A ce sujet, le ministre du Budget a précisé ce mardi que le gouvernement ne toucherait pas aux dons aux associations et ONG, "parce que c'est un lien de la politique sociale et il n'y a pas de retour sur investissement". "Cette solution [la refiscalisation des dons, Ndlr] avait été envisagée pendant l'été, elle ne l'est plus", a-t-il poursuivi.
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Ces centaines de dispositions fiscales dérogatoires amputent les recettes publiques de plusieurs dizaines de milliards d'euros chaque année.
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