Le rapport parlementaire qui distribue les bons et les mauvais points au modèle social français

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Le comité d'évaluation et de contrôle de l'Assemblée nationale a examiné jeudi 15 décembre le rapport de Michel Heinrich (UMP) et Régis Juanico (SRC) sur l'évaluation des politiques sociales en Europe. S'il décerne des bons points à la France, il préconise aussi des pistes de progrès.

La France est un pays de contrastes. Par rapport aux autres pays européens, elle se caractérise par un niveau particulièrement élevé de dépenses sociales qui représentent aujourd'hui plus de 31 % du PIB, mais aussi par leur augmentation plus marquée que la moyenne des pays de l'OCDE au cours des dernières décennies, précisent les dépuéts Michel Heinrich (UMP) et Régis Juanico (SRC), dans un rapport examiné jeudi par comité d'évaluation et de contrôle de l'Assemblée nationale.

Point fort : le dynamisme démographique

Dans le même temps, « dans le domaine social, les performances française sont le plus souvent au-dessus de la moyenne de l'OCDE. Le dynamisme démographique de la société, l'espérance de vie à la naissance, la durée de la vie en retraite ou encore l'efficacité redistribution du système fiscalo-social dans son ensemble apparaissent comme des points forts du modèle français en comparaisons internationale », indique le rapport.

Pour autant, d'autres indicateurs sont moins favorables à la France comme la faiblesse du taux d'emploi par rapport aux autres pays, mais également au regard des objectifs européens. Le rapport indique également que des progrès sont possibles dans le domaine de la santé par exemple. Les députés pointent ainsi la lutte contre les inégalités de santé, la coordination de soins et la réduction des frais administratifs. Ils mettent également l'accent sur « une tendance à l'aggravation des inégalités et de l'exclusion en France.

Développer le recours à l'expérimentation

Pour renforcer la performance des politiques sociales, le rapport préconise tout d'abord d'améliorer leur pilotage et leur évaluation, au regard notamment de s pratiques observées dans plusieurs pays européens. Il suggère d'organiser chaque année un débat au Parlement sur l'efficacité des politiques sociale, de développer le recours à l'expérimentation dans le champ social et de renforcer l'évaluation des politiques locales. Le rapport considère par ailleurs nécessaire une réflexion sur le financement de al protection sociale, compte tenu du poids des cotisations sociales. Il appelle également à une politique volontariste de développement industriel et d'innovation.

Dans le domaine de l'emploi, les députés formulent un certain nombre de pistes, comme le lancement d'une expérimentation avec des collectivités locales volontaires sur le rapprochement des acteurs de l'emploi, de l'entreprise et de la formation professionnelle sous une direction commune afin d'identifier et de promouvoir les meilleures pratiques. Ils préconisent également un « renforcement et la personnalisation de l'accompagnement des demandeurs d'emploi », de « mettre un terme à l'instabilité juridique et financière relative aux contrats aidés et d'adapter « les moyens de Pôle emploi à la conjoncture et au niveau de chômage ».

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Commentaires
a écrit le 16/12/2011 à 14:49 :
Le social a un coût trop important sur les entreprises Françaises ,notamment toutes les petites structures ,impaquetant le coût du produit facturé ;soumis à conccurence.Nombre de PME , TPE ne trouverons pas de repreneur .Il faut fortement diminuer le coût social ,les dépenses d'Etat (fonctionnaires)
a écrit le 16/12/2011 à 13:54 :
Toujours pareil: le client réclame plus, le fournisseur tout le contraire! L'argent ne tombe pas du ciel !! le nombre d'entreprise (cotisant) diminuant et le nombre d'ayant droits augmentant, ca ne fait qu'accélérer la chute du système.... il va bien falloir trouver de l'argent quelque part pour compenser ?... dans les poches des Francais (50%) qui vont râler car les impots augmentent. Les entreprises fuient la France et je les comprends. La France n'a plus les moyens de ses ambitions et elle épuise ses forces vives
a écrit le 16/12/2011 à 13:15 :
La plupart des intervenants partagent la même opinion puisqu'ils sont dispensés des aides sociales. Quand est-il de ceux qui ne peuvent s'exprimer en raison du manque moyen financier pour communiquer sur un sujet qu'ils maîtrisent mieux que la plupart des intervenants ?
a écrit le 16/12/2011 à 9:20 :
D'accord avec"Trop Pompés", la démographie en France ne fait qu'agraver la situation. 31% du PIB c'est énorme et cela risque d'empirer avec la démographie actuelle qui se situe plutôt dans les couches pauvres et immigrées que dans les couches moyennes de la socièté qui pourraient assumer une éducation et une formation de ses enfants. Ce commentaire est général (et pessimiste) et heureusement il existe de nombreuses exceptions.
a écrit le 16/12/2011 à 8:26 :
voilà encore un paradoxe français les parlementaires dont les compétences ne sont pas reconnues à part entre eux mais pas au résultats économiques de notre OPays se ayent le "luxe" de donner un avis sur un sur l'économpie avec toujours les mêmes ou presque idées qui montrent leur inefficacité depuis 40 ans. CES PARLEMENTAIRES QUI REFUSENT DE MODIFIER EN PROFONDEUR LE MILLE FEUILLE QUI LES NOURRIS. Messieurs svp un peu de modestie car pour un e grande partize vous ^tes en poste depuis des décennies et avez montré topute votre incompétece sauf pour maintenir vos prévilèges. Une grande partie de notre représentation nationale est inutile
a écrit le 16/12/2011 à 8:22 :
Le social vient épuiser le travail.. il le saigne jusqu'à sa mort sauf si il s'expatrie pour vivre. Les gens sont trop assistés et ca se sait... la démographie le prouve. France: le pays où il fait bon vivre mais pas pour y travailler.
Réponse de le 16/12/2011 à 12:54 :
Il faut être sacrément épargné pour tenir un tel discours. L'ennemi ce n'est pas les aides sociales, l'ennemi c'est plutôt le manque d'emploi pour l'ensemble de nos concitoyens.
Réponse de le 16/12/2011 à 13:44 :
D'accord sur le fond, mais... le social coûte aux entreprises qui l'incluent dans leur taux horaire facturé et sur le produit final.. qui ne se vent pas car il est plus cher.. donc, pour compenser ce surcoût social, l'entreprise licencie, remplace le personnel par des machines ou délocalise.... d'où perte d'emploi local et national. Une entreprise se moque de faire des prix élevés incluant tout le social possible .. sauf si elle ne peut pas vendre ses produits. De là à penser que trop de social tue le travail.....??
a écrit le 16/12/2011 à 8:08 :
L'effondrement de la compétitivité française, la fuite des cerveaux et des capitaux, la croissance atone financée par la dette et le taux élevé du chômage structurel sont les conséquences "d'un niveau particulièrement élevé de dépenses sociales qui représentent aujourd'hui plus de 31 % du PIB, mais aussi par leur augmentation plus marquée que la moyenne des pays de l'OCDE au cours des dernières décennies". Pas la peine de pondre un énième rapport parlementaire, on le savait déjà, puisqu'on les paye, vos dépenses sociales. Nous sommes déjà trop taxés.
a écrit le 16/12/2011 à 7:53 :
Trop d assistanat , les independants tirent la langue , moi meme commercant , je gagne moins que le RSA depuis plus de 2 ans sans aucune couverture, pas de chomage , pas de conges payes , pas d arret maladie possible en cas de pepin ... Cette annee ( 2012 ) j arreterai mon activite et licencierai le dernier salarie ( 4 au total depuis le debut de la crise)... Faut relancer l emploi car la consommation se contracte violement !
a écrit le 16/12/2011 à 7:50 :
trop de social,c'est certainement vrai,mais aussi trop de subventions que nos impôts n'arrivent plus à combler l'énorme déficit accumulé depuis plus de 30 ans.
Réponse de le 16/12/2011 à 10:16 :
La dette était d'environ 900 milliards d'euros en 2001, et le déficit moins de 3% du PIB. Elle est d'environ 1700 milliards aujourd'hui, soit une augmentation de 800 milliards sous 10 ans d'UMP (surtout depuis 2007) soit autant en 10 ans que les 30 ans précédants. Grâce à une politique fiscale et budgétaire aberrante. Merci qui ?
a écrit le 16/12/2011 à 7:13 :
Le "modèle social" français consiste principalement à réduire le nombre d'actifs réels (jeunes scolarisés en "parking", seniors dégagés tôt, emplois publics ou subventionnés) et à faire porter sur le seul secteur privé actif et la PIB qu'il génère une charge insupportable., à l'insu de son consentement. La "RDF" (ou République "Démocratrique" de France) devrait ainsi connaître le même sort funeste que la RDA. A moins qu'après avoir réuni l'Allemagne de l'Est, l'Allemagne élargie tende ensuite la main à sa cigale voisine nécessiteuse de l'Ouest
a écrit le 16/12/2011 à 4:21 :
demander a un député ump ce qu'il pense de la redistribution en france ,il fallait oser!pauvre chou,il estime la redistribution correcte.il aurait du dire royale pour sa pomme

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