Entreprises publiques : un salaire unique maximum pour tous les patrons

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Copyright Reuters - Henri Proglio PDG d'EDF
Copyright Reuters - Henri Proglio PDG d'EDF (Crédits : REUTERS)
La règle sur l'écart de rémunérations concernant les patrons du public devrait varier selon la participation de l'État, révèle lefigaro.fr ce mardi. Lorsque l'État est majoritaire, le calcul sera basé sur la moyenne des 10% des salaires les plus bas dans les 15 entreprises concernées. Lorsque l'État est minoritaire en revanche, la mesure sera soumise aux conseils d'administration.

Le projet de limitation des salaires des grands patrons des entreprises publiques, qui doit être présenté mercredi en conseil des ministres, donnera lieu à un plafond unique pour la rémunération maximale, indique Le Figaro mardi sur son site internet. Selon le journal, qui dit s'être procuré les principales dispositions du décret qui va être présenté mercredi par le ministre de l'Economie Pierre Moscovici, "deux cas de figure" sont prévus.

20 fois la moyenne des 10% des salaires les plus bas lorsque l'État est actionnaire majoritaire

Dans les entreprises où l'Etat est actionnaire majoritaire ou unique, la rémunération des mandataires sociaux sera limitée à 20 fois au maximum la rémunération la plus basse. Cette dernière sera une moyenne calculée avec les 10% des salaires les plus bas de chaque entreprise, qui servira ensuite à faire une moyenne entre les 15 entreprises concernées. En conséquence, la rémunération maximale sera identique pour les mandataires sociaux de toutes ces entreprises.

"De cette manière, on évitera un écart de rémunération trop important entre deux patrons: par exemple, à la SNCF, qui comporte beaucoup d'employés et d'ouvriers, le salaire de base est beaucoup plus bas, en moyenne, qu'à la Française des jeux, qui compte un plus grand nombre de cadres", explique le journal, précisant que "cette disposition ne concernera pas les mandataires basés à l'étranger".

Lorsque l'État est actionnaire minoritaire, les conseils d'administration trancheront

Pour les entreprises où l'Etat détient une participation minoritaire, le "gouvernement demandera aux représentants de l'Etat aux conseils d'administration des sociétés concernées de proposer cette même mesure de limitation des salaires", indique Le Figaro . Il appartiendra dès lors à ces conseils de trancher. Le journal avance que "le risque, à terme, pourrait être de décourager les successions en interne dans les grandes entreprises publiques, plus personne n'ayant intérêt à devenir mandataire social". Le ministère de l'Economie n'était pas immédiatement disponible mardi soir pour commenter ces informations.

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Commentaires
a écrit le 13/06/2012 à 17:02 :
Il y a un autre truc qu'il faudrait interdire, c'est le pantouflage de tous ces "hauts" fonctionnaires dans le privé. Ils rentrent dans les entreprises privées à des salaires de bêtes, et avec des beaux parachutes dorés qui leurs permettent de toucher un pactole avant de repartir dans le public (dans lequel ils sont de toutes façons en "détachement" donc ils y retournent quand ils veulent). Jamais au chomage, et on touche le pactole a chaque coup. Un coup dans le public, un coup dans le privé, un coup dans le public etc ... Ca c'est un vrai scandale !!!
a écrit le 13/06/2012 à 16:05 :
est ce que cette mesure concerne uniquement les dirigeants ou tous les employés des entreprise publique ???
Réponse de le 25/07/2012 à 14:29 :
Réflexion de comptoir de bistrot, sachez que les employés de La poste (fonctionnaires et les autres par exemple) sont payés via le bénéfice et non les impôts. cadre B de la fonction public niveau bac+2 Je gagne 1600 euros net, + 2 primes de 400 euros par an, 25 ans d'ancienneté. votre réflexion est misérable
a écrit le 13/06/2012 à 6:01 :
Ça paraît irréalisable .....
a écrit le 12/06/2012 à 21:40 :
Plutôt que pratiquer une castration généralisée, pourquoi ne pas proposer une part variable , éventuellement très substantielle, aux patrons des boites "d'Etat" ? Une part variable indexée sur la bonne santé de la nation, le désendettement, l'accroissement du commerce extérieur, la réduction du chômage, etc... ? Je suis sur que cela pourrait être acceptable par toutes les parties, et contribuerait a une motivation généralisée de notre économie.
Réponse de le 13/06/2012 à 5:25 :
L idee me parait excellente. Sur que les presidents des groupes publics trouveraient alors des solutions pour l amelioration des indicateurs
Réponse de le 13/06/2012 à 6:58 :
Compte tenu des hommes politiques français, personnellement je demanderai à être intéressé à l'augmentation de l'endettement de la nation.
a écrit le 12/06/2012 à 21:11 :
Communisme!!!
Réponse de le 13/06/2012 à 0:12 :
Justice!!!
a écrit le 12/06/2012 à 21:03 :
"le risque, à terme, pourrait être de décourager les successions en interne dans les grandes entreprises publiques, plus personne n'ayant intérêt à devenir mandataire social". La bonne vieille blague. je ne sais plus qui a dit : Si cela n'etait pas serieux on pourrait en rire... De memoire il devait etre abonne au Figaro.

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