La rigueur pourrait malheureusement se durcir en 2013
Fabien Piliu
Fabien Piliu
A chaque jour son pronostic. Après le Fonds monétaire international (FMI) mardi, la Banque de France mercredi, c?est au tour des économistes interrogés par l?agence Reuters de livrer leurs prévisions sur la croissance de la France en 2013. Celles-ci ne sont pas vraiment fameuses, loin s?en faut.
Le consensus Reuters est particulièrement pessimiste
En effet, le consensus s?établit à +0,6%, soit une performance deux fois moins importante que celle espérée par le gouvernement qui tablait il y encore quelques semaine sur une hausse de 1,7% du PIB en 2013. Les estimations varient fortement. Les plus pessimistes anticipent une récession, le PIB reculant de 0,2%, les plus optimistes visant une croissance juste égale à celle que le gouvernement attend. Christian Noyer estime qu?une croissance de 1% est atteignable quand le FMI et le consensus Forecast visent respectivement 0,8% et 0,9% de croissance l?année prochaine.
L?objectif de déficit public devient de plus en plus difficile à atteindre
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Dans ce contexte, atteindre l?objectif de 3% de déficit public l?année prochaine paraît illusoire, à moins d?un tour de vis encore plus important sur les dépenses de l?Etat et des collectivités, et d?une augmentation des impôts plus forte que celle prévue. Pour atteindre cet objectif de 3%, avec une croissance attendue de 1,2%, la Cour des Comptes avait estimé que l?effort à produire devait s?élever à 33 milliards d?euros. A cette somme s?ajoutent 5 milliards, conséquences de procès perdus au niveau européen, notamment dans les dossiers de la fiscalité des OPCVM et du précompte d'impôt sur les sociétés. Ces 38 milliards sont à comparer aux 7,2 milliards de hausses d?impôts que le projet de loi de finances rectificatif actuellement en discussion au Parlement prévoit.
Fabien Piliu
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